La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Main basse sur le grisbi ?
Du haut de son perchoir Jean-Lou, le fils à Michou, futur Président du Conseil Constitutionnel, avait fait très fort.
Ça ne s’est pas passé en séance de nuit, en début d’année, mais c’est tout comme.
L’information aurait dû être relayée comme tout autre, mais il y a eu comme une lourde chape de plomb sur le sujet : seul le « Canard déchaîné » s’en fit l’écho le 7 février 2007 et le « Midi libéré » le 1er mars suivant, plus quelques « posts » de blogueurs, ici et là : pas grand-chose !
Pour le reste, point barre, silence complet, aucun relais de la presse pas encore muselée, mais toujours prompte à s’enflammer pour quelques « Sarkozynades » (comme il y eut des « Raffarinades » et même des « Jospinades », à l’époque où on voulait nous faire croire que Yoyo avait aussi de l’humour !… Sans doute celle des portes de prison ?).
Il a fallu que je « range » mon « bordel personnel », à la recherche d’une facture, pour me souvenir…
Souvîntes-vous, la campagne électorale s’annonçait « sévère » pour une Présidentielle qui porta en triomphe notre Ô combien vénéré Président.
Plus grave, c’était le sort promis aux élus d’opposition d’alors – qui le sont toujours pour certains – dès le mois de juin : les futurs nouveaux retraités n’ont donc pas vraiment « dénégué » la proposition pour le moins honnête !
C’est donc dans le silence total et sans voix discordante, autrement dit à l’unanimité consentante que fut adopté un nouveau système d’indemnité de chômage pour nos députés bien-aimés, une sorte de « golden parachute » pour « service rendu à la patrie » reconnaissante, eux qui enviaient déjà le régime commun des Assedic auquel ils n’avaient pas droit.
Pensez donc, sous et avant « Mythe-errant », un « députacrouille » élu à la vénérable Assemblée Nationale était à la merci d’une dissolution anticipée. Autrement dit, il pouvait se retrouver en « inactivité forcée » du jour au lendemain.
Autant il était chaudement entouré pendant son mandat, voire courtisé par une multitude, autant, il ne devenait plus rien à l’issue de celui-ci.
Pas bien grave, il pouvait toujours pointer à l’ANPE et avec un bon carnet d’adresse, il avait quelques chances de se recaser.
Par mégarde, à la première cohabitation, la « cellule reclassement » des déposés du pouvoir législatif étaient fort nombreux : Dans « sa très grande sagesse », le « Législateur » a donc pris la mesure du désarroi des impécunieux, pas assez présents en circonscription pour se faire connaître de leurs électeurs, et s’est montré généreux à soulager leur misère pour leur garantir 6 mois d’indemnités complémentaires… de reclassement, puis en 2003, trois ans mais de façon dégressive.
Pas suffisant pour des personnes qui ont tout donné à la Patrie toujours reconnaissante !
Par conséquent, avant même d’avoir anticipé quoique ce soit dans les virements et revirements d’opinion fantasques de ce peuple indocile, UMP, UDF, PS, PCF n’ont pas moufeté quand il s’est agi de prolonger à 60 mois l’indemnité de chômage des futurs ex-élus et à la porter à 100 % de l’indemnité de fonction (mais sans les divers avantages, secrétariat, frais postaux, frais de bouche, de double résidence, de déplacements et autres).
Ce n’est pas un « golden parachute », pensez donc, mais tout juste une « indemnité d’occupation »… à rester opposant !
Juste le temps de revenir dans le cadre d’une alternance !
Bref, pour un siège, en définitive, vous en payez deux ! (Je vous rappelle que, personnellement, je ne paye plus rien que mes taxes sur le tabac).
Ça s’appelle sans doute payer plus pour avoir moins : j’adore !
Mais ce n’est pas tout : la Patrie encore reconnaissante aux grands hommes, (elle en fit même un Panthéon bâtit par Soufflot, juste en face de la Mairie du Vème d’un côté et de l’autre de la fac de droit de Cujas), octroya un droit viager à versement d’une indemnité égale à 20 % du traitement d’élu, soit environ 1.390 €/mois, au-delà des 5 ans, pour « tout ex » qui se contenterait de rester définitivement dans l’opposition.
Même quand ils se serait décidé à ne plus que « cultiver son jardin » le restant de ses jours, façon Voltaire (qui justement réside au Panthéon, en face de J-J.R) !
C’est-y pas merveilleux, ces gens là ?
Et après on a râlé parce que notre « Ô combien vénéré Président » s’est offert une petite augmentation substantielle pour améliorer son pouvoir d’achat personnel !
Vous avouerez que nous sommes vraiment des médisants inféodés !
Quand je serai Président, ce n’est pas comme ça qu’on comptera : Seul sera responsable de la finance publique, sur ses biens personnels, le Pédégé – hors la dette antérieure, naturellement – et par délégation les ministres pour leur propre budget, les représentants du peuple pour chacune des propositions de lois déposées (d’origine parlementaire, donc, à la différence des projets de loi qui sont d’origine gouvernementale), pour tous ceux qui l’auront voté.
Au moins, il s’agira de gérer avec parcimonie, la peur aux tripes pour les dits « politiques aux affaires » !
Après tout, c’est un métier que de gérer l’argent des autres, leurs intérêts, voire de redresser, en qualité de mandataire social, les boîtes qui ne vont pas bien, avec les engagements personnels que cela représente, le tout pour un salaire de misère et même pas un petit bonus d’objectif : les consultations d’un toubib et les soins pratiqués sont bien tarifés !
Et il ne viendrait à l’idée de personne de lui verser 50 % de tous vos gains à vie si il vous la sauve, la vie !
Par contre, s’il commet une « bourde », il y a de fortes chances pour qu’il se retrouve à vous dédommager promptement et lourdement !
Et sa prime d’assurance personnelle de s’envoler à des sommets rarement atteints.
Pourquoi pas la même règle déontologique pour « le personnel politique » ?