Monsieur le Maire,
Puisqu’à l’heure où je vous écris, vous restez le grand vainqueur « in Paris on ze beach » des dernières élections, avant toute chose, je vous présente toutes mes vives, républicaines et démocratiques félicitations !
Vous l’avez bien mérité
Je vous avoue honnêtement ne pas être objectivement de vos partisans. C’est pourquoi, mes félicitations, sincères et réfléchies n’en ont que plus de valeur, reconnaissez-le !
La campagne que vous avez menée, depuis presque 9 années en budgets de communication et festifs volumineux (avec mon argent) d’autant mieux depuis au moins 7 ans pour disposer à votre guise du fauteuil de premier magistrat le mieux « indemnisé » du pays et du plus gros budget citadin, trouve aujourd’hui z’encore sa juste récompense !
Bravo !
Finalement, la façon dont vous avez su faire avaler autant de si grosses couleuvres sur votre gestion municipale à une si grande majorité de vos koncitoyens a dû être épuisante.
C’est qu’il en faut du génie pour faire gober autant de contresens et de contrevérités en autant de temps !
Je vous admire : je n’aurai pas su faire mieux à votre place.
C’est tout dire !
D’ailleurs, pour vous convaincre du bien-fondé de mon admiration sans limite, j’ai un « deal honnête » à vous proposer :
– Je vais poursuivre la liste de vos promesses électorales non tenues d’il y a 7 ans, pour mieux montrer votre génie véritable à faire prendre des vessies pour des lanternes à d’autres pauvres abrutis qui ne voient rien à rien et ne comprennent décidément pas tout à tout.
Naturellement, dès que les suivantes me seront accessibles, je me permettrai de poursuivre ce travail pour la présente mandature.
Vous trouverez ce « travail bénévole » sur ce site qui vous est désormais dédié (et à quelques autres) à la rubrique « 2001 – 2008 : Le bilan ». Travail éprouvant et qui m’a vite épuisé : pas moins de 12 articles de plusieurs pages !
Je finirai de publier tranquillement, puisque de toute façon, ce travail là tout à votre gloire éternelle est parfaitement inutile pour gâcher trop fréquemment ma bonne humeur naturelle au détriment de ma famille et de mes compagnons du devoir à moi-même.
C’est dire à quel pinacle je vous porte
– Par ailleurs, je vais prendre une carte de votre « Fédé de Paris », là où vous voudrez bien m’indiquer et paierai ma cotisation régulièrement pour œuvrer à votre élection à la tête de ce parti là en novembre de cette année.
– Mieux que ça, j’exigerai que vous soyez le candidat, et nul autre, à la prochaine présidentielle.
J’espère ne pas avoir à attendre 2012, c’est loin, mais c’est de tout cœur – et de toute raison – que je souhaite ardemment que vous remplaciez au plus tôt « Bling-bling », notre Ô combien vénéré président actuel.
Entre vous et lui, je sais que c’est presque une histoire d’amour, « fraternelle » à défaut d’autre chose et, franchement, les français n’y verront que du feu (sauf à l’occasion des « soirée d’épouse de dirigeants »… mais comme ils se sont habitués à tout changement, ce n’est pas bien grave).
En échange de quoi, je vous demande une faveur, une seule, qui me vient du fond du cœur, croyez le bien :
– Je veux juste vous faire remarquer un échec local, parmi d’autres, dans mon sixième personnel, là où je vis. En pointant une chose qui n’a pu vous échapper.
Les résultats de la « bataille de la rue de Rennes », vous savez, cette artère qui traverse mon univers du sud au nord, pour laquelle vous avez dépensé sans compter le denier public en études et projets (pas moins de 4), en sondages et enquêtes d’opinion diverses, en subventions à divers représentants du « monde associatif » à votre botte et pour laquelle vous nous fîtes l’honneur de votre « présence éructante » à plusieurs reprises (au lieu de fuir à potron-minet presque tous les matins votre home de la rue du Cherche Midi, au moment où je vous croise).
Vous auriez mieux fait d’offrir des vins d’honneur aux quidams du quartier, ressuscitant la vie de « village », ç’aurait été plus productif… Mais de ce que je vous en dis, n’est-ce pas !
Vous vous souvenez, la rue de Rennes ?
La plus grosse artère commerciale de la rive gauche de la Seine…
Vous qui aimez, soi-disant, la « démocratie participative de proximité », vous aurez compris, espère-je, le bien fondé de l’ineptie de vos ambitions dans le quartier : c’est beaucoup d’argent et d’énergie pour pas grand-chose, avouez-le.
– S’il vous plaît, épargnez cette artère aux 1.000 visages, ce lieu de vie qui ne vous a rien demandé, que je puisse y vivre tout encore tranquillement pendant les quelques années où je vous promets de faire comme vous, fumer clope sur clope pour que le tabac ne m’emporte à tour : épargnez moi des mois et des mois de travaux, de bruits, de tressautements, de pollution abusive et de poussière !
Je veux mes voitures, mes embouteillages bruyants, mes odeurs d’hydrocarbure imbrûlés, mes coups de klaxons, mes gentilles bousculades du samedi après-midi !
Je les adore trop !
D’autant que j’ai de grands pieds, ce qui me permet, le samedi, en baladant mon double quintal d’en faire aux filles, en toute innocence, à celles qui me serrent un peu trop sur moi par inadvertance !
C’est la seule joie qui me reste encore (à part mon tabac).
Merci bien à vous.
Dans l’attente de votre acceptation, je vous renouvelle mes très vives félicitations.
Bien démocratiquement à Vous, Majesté !
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