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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Pas de quoi rire

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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Lundi 23 juin 2008

 

L'Académie obligée de jouer les constitutionalistes...

 

C'est une idée de « Bling-bling » ! Le matin du lendemain du soir où sa Miss aurait eu sa migraine de la veille ?

Peut-être : Ce sont des choses qui arrivent...

Une idée à moi, en tout cas, Ô ! « bling-bling », le triste plagiaire !

Mais comme d'habitude, dévoyée par un esprit... « de peu de talent ».

 

Je résume : Il serait temps que les langues régionales aient une reconnaissance républicaine officielle et légale. Soit !

On a déjà bien des épreuves du « bac-à-lauréats » en patois langues régionales diverses, y compris venues de l'autre extrémité de la planète, depuis quelques années...

Alors pourquoi pas une réalité légitime et ubuesque sur le territoire hexagonal de la « Gauloisie » ?

 

Pan v'là t'y pas que les immortels s'insurgent de leur bord sur Seine, excipant l'article 2 pris en son premier alinéa de la Constitution de l'actuelle Vème République qui affirme : « La langue de la République est le français. »

Dont acte.

Si « Bling-bling », notre « Ô combien vénéré Président » veut aller plus loin, il lui faudra réunir le Congrès et qu'il s'autorise à un large coup de couteau dans le pacte républicain !

C'est beau l'ambition...

Mais sur coup-là, il a tout faux !

Le gueux !

 

Car le problème est mal posé. Personne ne sait, en « Gauloisie avancée », ce qu'est vraiment le « français officiel » : la preuve, on doit au Cardinal de Richelieu d'avoir créé la vénérable institution de l'Académie française, il y a quelques siècles (et toujours au boulot depuis), en 1635 sous le règne Louis XIII, avec justement pour mission de la définir...

La tâche est tellement titanesque qu'elle n'est toujours pas terminée, puisque parmi ses missions intangibles et irréfragables, l'Académie est en charge de fournir un dictionnaire complet de tous les mots de la langue française... Et ils n'en sont qu'au mot « Piécette », nos verts académiciens !

Les zyxomes (qui sont aux araignées ce que sont les papes*, comme chacun le sait) auront disparu bien avant d'avoir reçu leur définition baptismale !

En vous rappelant que « Zyzy », putatif dernier mot, n'est que la version hellène du prénom supposé de Jeanmaire, la célèbre meneuse de revues des quartiers « chic & chaud » de la Capitale, prénommée Renée Marcelle à l'état civil.

Zyxome clôturera la longue liste des 200.000 et quelques mots d'usage courant de la langue française, dans de très nombreuses décennies seulement !

 

Force est donc de constater que le Français n'existe toujours pas, ni vraiment, ni définitivement...

D'autant qu'on peut aussi suspecter les « vénérables immortels » d'avoir « parti pris » exclusivement pour le « francilien » !

Eh oui !

Réunis entre intellos « rive gauche » (de la Seine), se reproduisant par générations spontanées rien qu'entre-eux-mêmes (clonage ou parthénogénèse, je ne sais pas trop !), ils ne causent donc que du patois local : celui des intellos !

Tellement « intello » qu'il est d'ailleurs rendu difficile à enfoncer de gré ou de force dans les neurones de nos chères « têtes blondes », que même leurs profs n'en corrigent plus leurs fautes z'à l'écrit et encore moins z'à l'oral !

Phénomène qui ne date pas d'hier : souvenez-vous du « les moutonsssssse » de feu la dictée, non pas de Mérimée, mais de Louis Jouvet dans un de ces films cultes dont je ne me rappelle plus le titre sur le moment.

Passons : ma sénilité personnelle prospère décidément à vive allure !

 

En un mot comme en cent, le français officiel n'a rien de « gaulois », ou pas plus que les autres dialectes des nombreuses provinces de la Gaule : il est avant tout francilien !

 

Puisqu'il s'agit d'une ordonnance qui délégua pouvoir aux académiciens de faire ainsi, il est normal qu'une autre ordonnance - du successeur de roi, moi-perso quand vous m'aurez porté en un élan enthousiaste et irrésistible vers les caves du Palais de l'Élysée, vous en convîntes par avance - puisse définir le « franco-gaulois natif » de façon un peu différente !

 

Et ce n'est pas que pour rire, vous allez comprendre.

La règle sera que tous les 5 ans - le temps d'une mandature présidentielle, désormais - on puisse changer le français : pas la Constitution, non, qui restera une et entière, mais la définition du français.

Avec moi, elle sera « Corsu », naturellement et pour 5 ans !

Mais « corsu » du nord, parce que ceux du sud, ils ont beau accentuer l'avant-dernière syllabe de chaque mot comme moi (à la différence des ritaux - un rital des ritaux comme un lavabal des lavabos - qui accentuent la seconde : ça se recoupe sur les mots courts...), ils ont aussi tendance à remplacer les « i » par des « e » au pluriel et les « u » (prononcez « ou », Svp) par des « o » au masculin singulier...

Les « a », pour marquer le féminin, ça roule.

Du coup, parfois, je ne comprends pas tout !

 

Et que voilà tout le personnel de la République bien aimée, du ministre des affaires étranges au technicien de surface local affecté aux demies-dalles de la Cour des miracles, bien obligé de causer « Corsu » pour passer les concours ou pondre une loi ou un règlement quelconque.

Trois conséquences immédiates :

 

1° - Ça va donner du boulot de traduction à tous mes « cousins », ne serait-ce que pour traduire dans les textes tout ce qui est officiellement publié au nom du Peuple gaulois, jusque dans les décisions de justice... Quant aux débats parlementaires à retranscrire, je ne vous raconte pas : il n'y a pas le même nombre de noms d'oiseau (un « Corsu », c'est fier et c'est respectueux de la fierté d'autrui...) !

Ce n'est pas plus mal !

D'autant que l'usage du français est devenue langue obligatoire en France, jusque et y compris les « contrats privés », depuis 1976...

 

Sauf pour la légion étrangère, naturellement : ils continueront à se causer entre eux avec leurs 50 ou 60 abréviations habituelles, c'est largement suffisant !

 

2° - Du coup, dans les écoles, des maternelles aux « hautes écoles de la République », l'enseignement se fera en langue officielle du moment et par la force des choses, en langue locale à titre optionnel.

Ce sont les bretons et leurs écoles Diwan qui vont être contents !

Le francilien peut tout aussi bien être repris au titre des langues étrangères, comme l'anglais, l'allemand, l'espagnol ou l'italien, dès le plus jeune âge. Il n'y a pas de raison que ça change...

 

Au moins, nous aurons des « têtes bien formées » à glisser d'un langage à un autre, à en faire devenir multilingue plusieurs générations, un peu comme les bataves du Benelux qui en manipulent chacun 4 ou 5 en plus des mathématiques et des notes de musique !

Il était temps...

 

3° - Par ailleurs, sous « mon règne », le Code du travail disparaît pour être totalement assimilé par le Code de la fonction publique. Au moins, pas de jaloux !

Et puis c'est une façon de faire disparaître la notion de « travail », vous savez, ce truc qui fatigue les jours ouvrables et que c'est une maladie chantée par Henry Salvador, que même ça se soigne : La preuve, ils ont aussi inventé la médecine du travail, sur le continent !

 

Bien sûr, il faudra adapter ce nouveau code, histoire de ne pas faire fuir les entrepreneurs de ce magnifique pays aux richesses humaines insoupçonnées et nombreux talents « que le monde entier nous envie » en supprimant le CDI pour le remplacer, selon le cas et uniquement, par des CDD de 2, 3 ou 5 ans, voire moins.

Mais pas plus.

 

D'abord c'est très mauvais pour le moral - et pour le progrès social - que de s'enfermer dans une fonction plus de 3 ans. 5, grand maximum ! Sclérosant pour le neurone...

Ce qui n'interdit pas, au moins dans les entreprises qui l'auront prévu par voie d'accord collectif, de renouveler l'ex, selon la bonne procédure et seulement si les deux parties en sont d'accord, pour une nouvelle période et autant de fois que l'on veut.

Vous me direz, ça ne change pas grand-chose, alors !

Bé si justement !

 

Car ce genre « d'arrangement entre amis », s'il peut être toléré en entreprise l'ayant prévu, est naturellement prohibé dans la fonction publique où la procédure exclusive reste le concours.

Et il est hors de question d'avoir des accords d'entreprise dérogatoires dans aucune des trois fonctions publiques puisque ce ne sont pas des... entreprises !

Logique.

 

Donc au terme du CDD, chacun sera en devoir de repasser le concours au poste qu'il souhaite in ou réintégrer (même à la légion étrangère), concours réalisé dans la langue du pays, naturellement.

Le « Corsu » en l'occurrence (puis le basque, ou le breton, ou l'occitan, le savoyard, le ch'timi, le francilien, pourquoi pas ?) selon le moment de l'époque...

 

Que là, ça va nous faire quand même un grand coup de balai dans la nécessaire « réduction des effectifs », du Préfet de région, en passant par le procureur général à la Cour et jusqu'à « madame l'aide pique-pique » en cornette blanche qui se promène dans les couloirs des hôpitaux à la recherche désespérée de nouveaux souffre-douleurs !

On y verra plus clair au final !

 

Naturellement, « Bling-bling », il n'est pas capable de penser à tout ça en même temps, trop petit du neurone qu'il est, bien qu'il ait raconté partout et à qui voulait bien l'entendre, qu'il ne remplacerait qu'un fonctionnaire sur deux qui partirait à la retraite !

Tu parles : Le fou !

 

Il suffit de rendre les « concours provisoires »... dans un monde de la précarité absolue et universelle, ce serait bien naturel. Et le tour est joué.

Pas bien malin, notre « Ô combien vénéré Président » !

Lui, carrément, il nous colle un coup de pied dans la Constitution à propos du « Gaulois natif » !

Que même (c'est dire !) les Académiciens s'en alarment !

Pas banal que tout ça...

 

 

Nota* : « Un nouveau pape est appelé à régner ! Araignée, araignée ! Et pourquoi pas libellule ? »

Le « zyxome », dernier mot de l'encyclopédie Pierre Larousse, version XIXème siècle, la vraie, n'est qu'une espèce de libellule ailée en voie de disparition.


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Mercredi 7 mai 2008

 

Permettez que je prolonge mon dire !

 

Deux idées clés, émises dans mon « courrier » méritent quelques précisions.

La première concerne les « dogmes », la seconde « l'unité d'œuvre » universelle.

 

La plupart des personnes comme vous, qui proposent des solutions à tous nos soucis d'êtres mortels, partent de constats parfaitement clairs et rassembleurs, largement consensuels, pourrait-on dire !

Pour asseoir leurs analyses et pratiquer une « dissection » des mécanismes logiques.

Je vous sais honnête. Je vous fais donc totalement confiance sur ce point.

Et pour tout vous dire, je pratique exactement comme vous quand il s'agit de résoudre un problème juridique, social, fiscal ou financier : je modélise la situation et une fois correctement fait, je regarde ce que ça donne si l'on change une ou deux variables « à portée de changement ».

C'est de l'ingénierie pure...

Et j'en déduis que pour atteindre tel objectif, il faudrait modifier tel ou tel paramètre : s'ils sont à ma portée et peu coûteux ou contraignant, je les propose à mes clients.

S'ils sont coûteux et/ou contraignants, je le fais aussi (par conscience professionnelle), mais pour mieux les écarter.

 

Le problème entre le « micro-situationnisme » et le dogme, c'est que beaucoup pensent qu'on peut répliquer une solution à l'infini, dès lors qu'elle est bonne dans les éprouvettes d'un laboratoire.

C'est un peu ce que vous faites et ça construit votre force de persuasion qui va se présenter en dogme.

C'est un « truc d'ingénieur » : ça ne sait pas s'arrêter à un moment donné.

 

Par exemple, et c'est du vécu, un jour, du temps où j'étais « esclave salarié », servant consciencieusement un « négrier esclavagiste de patron », il arrivait le matin en me disant de cesser de perdre mon temps à faire l'abruti pour construire un tarif : « L'IBM 400 doit pouvoir te calculer tout ça en appuyant sur un bouton, laisse tomber ta calculette ! ».

Qu'à cela ne tienne : on convoque une armée de « sachants » informaticiens qui nous pondent un truc en deux temps trois mouvements. Et qu'on passe des mois à incrémenter toutes les variables.

Boum, à la première promotion, le truc explose : trop de données ! Je le finis donc à la main pendant le week-end pour que les représentants aient leur « promo de la semaine » dès le lundi matin dans leur casier !

Il a fallu 2 ans pour avoir un truc à peu près propre, et encore, il a fallu sortir du circuit environ 2 % des références... que je faisais toujours à la main (enfin faisais, faire, parce que ras-le-bol, qu'il en avait le « chef » que j'étais).

 

Idem pour la gestion des palettes marchandises. Ah le « truc zire », sur le papier, c'était génial ! Il n'empêche qu'il partait régulièrement en vrille et qu'il a fallu créer un poste supplémentaire pour saisir les erreurs au service informatique pour que ça soit à peu près correct !

Je ne raconte pas quand on a mis des robots pour bouger les palettes... et faire des économies sur les postes de caristes !

Bé, une palette de marchandises, surtout quand elle arrive par le train (et la SNCF, Société Nationale Casse et de Fauche), ça n'a plus rien à voir avec celle du fournisseur : elle a vrillé, elle a désaxé, elle est de guingois, elle se prend pour la tour de Pise !

Résultat, on a bien eu des caristes en moins, mais des « redresseurs de palettes » en plus...

Et puis, il y a eu les 2 % de la marchandise qui ne passaient pas par les robots : ça aurait coûté trop cher !

 

Tout ça pour dire que de la théorie à l'aspect quotidien, il y a parfois une limite qui n'est pas marquée dans les livres qui l'ignorent superbement.

Le « dogme » n'est jamais applicable à 100 % : il restera toujours des exceptions, qu'il faudra gérer autrement, c'est dans la nature humaine !

Pour l'avoir oublié, le marxisme léninisme appliqué s'est lourdement planté ! Et avec lui deux générations d'humain qui ont parfois vécu l'horreur !

Ce qui est tout autant vrai du nazisme, du maoïsme, etc, etc. L'Histoire en est plein !

 

Le « dogme qui monte », c'est celui dont vous faites la promotion à la marge. Il est juste, il est équitable, il est raisonnable, il est indispensable, il est nécessaire et urgent et en plus il est assis sur des réalités incontestables !

Parfait !

Et pourtant, il va se planter, j'en suis profondément persuadé !

Foin de théorie comme d'une « vérité transcendantale », incontestable.

Oui à des propositions empreintes d'humilité et amendables à volonté, sans polémique aucune.

Mais pas de dogme ou de contre-dogme !

 

De toute façon, plus un « dogme » s'impose par la règle contraignante, plus il est violé. Plus de 3.100 articles dans le Code du travail, des milliers de conventions collectives, des centaines de milliers d'accords d'entreprise, des millions de contrats de travail, ça donne au bout des dizaine de milliers de contentieux devant les conseils de Prud'homme, presque autant en devant les Cours d'Appel et des erreurs démentes comme on en rencontre tous les jours (pour ne citer qu'un cas, ce gars qui vient 2 fois 2 semaines étalées sur un an et qui touche 24 mois d'indemnité de travail... C'est autre, dans la même affaire, qui n'a jamais été salarié de ladite entreprise qui touche 18 mois, parce que l'avocat du syndicat a fait regrouper toutes ces affaires en une seule et à piquer son nom au hasard sur le bottin téléphonique, gardant les indémnités payées par l'entreprise pour lui : de l'authentique pour avoir été vécu !)

 

Le deuxième point concerne « l'unité d'œuvre » qui pourrait servir d'unité d'échange en contrepoint de la monnaie devenue marchandise.

Un bon « ingénieur en organisation » ramène tout en « unité de temps » (alors qu'un expert-comptable doué dépasse le problème et cause en « UO » rapportée en unités monétaire et qu'une bonne PAO croisent les index).

 

C'est donc le temps (temps-machine, temps-œuvrés, temps-méthodés, temps-payé) le plus petit dénominateur commun.

Et sa valorisation...

Quand on ramène la rémunération d'un pédégé du Cac 40 en temps-payé pour mieux le comparer à celui du smicard qui pousse des cartons d'un endroit à l'autre dans son usine, on est effaré !

Que vaut le boulot de celui-là par rapport à l'autre ? Y'en a-t-il un des deux qui doit arrêter, jusqu'à nier sa propre existence de « prolétaire » ?

Quand Michel (déjà cité) nous parle de « monnaie molle » (voire fondante !), c'est le temps qu'il tente de valoriser... en le dévalorisant en terme monétaire.

Une idée géniale, mais en même temps loufoque : comptera-t-il le temps de pousse du germe de blé qui finira sur sa table sous forme de pain de la même façon que le temps pour autrui à vous le faire ingérer si vous êtes dépendant de ce geste pour survivre ?

 

Personne n'est capable de valoriser tous les temps. Ce sont les « marchés », la loi de l'offre et de la demande, qui le font. Et entrepreneur que je suis, si je suis capable de produire moins cher que le prix de vente, normalement, je dois vendre ces temps-là autant de fois que possible !

Mais alors, qu'elle est la valeur du temps que j'ai consacré à inventer le processus (qui ne m'appartient déjà plus puisque ce sont mes salariés qui se l'approprient tous les jours pour produire), à l'organiser, à le contrôler, à le financer ?

Je n'en ai aucune idée...

Vous non plus, ni personne, n'apporte la solution.

 

En bref, même en maîtrisant les unités d'œuvre, je suis bien incapable de faire un prix hors référence marché, même par voie règlementaire.

Or, le dogme, c'est bien une forme de règlement. Il dégénère forcément en règle, un jour ou l'autre.

Il ne peut donc pas répondre aux soucis du quotidien.

Et c'est justement ce qui sous-tend votre propre démarche, à laquelle je ne peux décidément pas souscrire.

 

Ceci étant, grâce à vous, je me suis pris pour « LE Président ».

Et je compte bien poursuivre. Juste pour le plaisir... celui retrouvé de Platon écrivant sa « République » idéale.

Merci à vous.


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Mardi 6 mai 2008

 

Cher André-Jacques,

 

Tout d'abord, une première réaction : Je ne sais pas comment vous êtes arrivé à m'identifier comme un « correspondant valable » à vos yeux, mais je me sens flatté au plus haut point qu'un aussi illustre personnage que vous puisse donner quelque importance à mes propos !

Et naturellement, je vous en remercie vivement !

 

Quoique, en même temps, votre lettre m'a bien obligé à occuper « mon neurone » pendant cette période où je comptais le mettre au repos, loin, planqué de tout, histoire de voir « pousser ma nichée » dans un endroit où je plante volontiers mes racines personnelles et qu'elle ne reconnaît pas z'encore à sa juste valeur...

Finalement, c'était un peu contrariant. Même si je ne vous en veux pas pour autant.

Et puis, je me suis permis de lancer une première réponse, décalée, naturellement, qui n'en était pas vraiment une.

 

À la réflexion, il convient d'ajouter quelques réactions à votre diagnostic : Il est naturellement parfaitement juste ! Comment le nier ?

En quelques décennies, cette espèce menacée depuis toujours qu'est l'homo sapiens, a connu un essor sans précédent, jusqu'à façonner son univers immédiat, son environnement, quasiment dans les moindres détails, par son activité laborieuse et son talent.

Vous conviendrez avec moi que cette espèce de vertébré est assez originale dans le panel de la création pour n'avoir aucune défense naturelle, aucune spécificité congénitale qui la rendrait résistante plus que d'autres, aucune « arme » qui lui permettrait logiquement de faire face à toutes les agressions de son environnement et à l'agressivité de ses prédateurs naturels, sinon son cerveau !

Et encore, celui-ci est si petit en comparaison à d'autres espèces (éléphant, baleine,...) qu'on se demande comment il a pu être aussi complexe.

Tout en remarquant également, que tout cela ne serait rien, si nos lointains ancêtres n'avaient pas su maîtriser le feu, qui permet de cuire des aliments, facilitant la digestion, refoulant le sang en surabondance ailleurs que dans le tube digestif, donc vers le cerveau !

Mais ce n'est pas le plus important...

 

Vous touchez « juste » quand vous affirmez que l'espèce est sortie de la phase « agro-pastorale artisanale », il y a très peu de temps (par rapport à la durée de son histoire qui remonte à l'aube de l'Humanité), entrant de plein pied dans une ère d'abondance fondée sur deux postulats complètement faux : l'abondance illimitée des ressources naturelles mises à disposition (c'est le « choc de 1968 », lorsque Bormann et ses équipiers sont allés faire un tour autour de la Lune) et la monnaie limitée.

C'était au XIXème siècle, et je me souviens encore de ma grand-mère m'expliquant qu'elle était persuadée que le progrès des connaissances serait tel, qu'arrivée à son tour à un âge canonique, même la mort serait vaincue ! Certes, elle n'est plus là pour témoigner : faites moi confiance, c'était bien son propos, sa vision de l'avenir quand elle était à son tour « petite fille »...

 

Vous touchez « juste » en constatant qu'aujourd'hui, nous nous rendons compte enfin que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables et que la monnaie est abondante au point de paraître illimitée !

Ça, pour être un ex-enfant post-soixante-huitard, non seulement j'en suis persuadé depuis que je suis né, mais autant le rapport du Club de Rome que les mouvements de la jeunesse de la fin des années 60, ont fini de convaincre tout le monde : c'est d'ailleurs symptomatique et étonnant qu'un Cohn-Bendit, soit passé directement de la contestation d'un ordre établi à une vision « écologiste », voire malthusienne de l'humanité !

Très révélateur...

 

De même, il n'est pas faux, car c'en est la conséquence, d'imaginer que le modèle économique occidental du « toujours plus », de la croissance à deux chiffres, est une impasse.

D'ailleurs, cela fait 4 ans que je guette les prémices d'un cycle long et ascendant de l'activité économique (les cycles de Kondratiev, dont l'évidence a finalement été confirmée par les « destructions créatrices » de Schumpeter des années 80/90 et le « choc » du 11 septembre 2001), sans rien détecter de probant à l'horizon, même à deux ans !

Le « modèle » défaille, semble-t-il...

 

Quelle que part, nous faisons donc le même diagnostic.

Et sachez combien je suis heureux « d'avoir raison »... avec vous !

Vous démontrez le bien-fondé de « mon pressentiment ».

 

Mais, ça s'arrête là !

Vous souhaitez que l'on rationalise l'épuisement programmé (le mot est fort, j'en conviens) de la ressource naturelle ! De mieux la gérer entre populations en devenir et celles qui ont atteint un haut niveau de vie.

Vous préconisez, d'une façon ou d'une autre, de rationner la quantité de monnaie dans le monde, pour en stabiliser la valeur. Il est vrai que ce serait une solution idoine.

 

Mais convenez avec moi que si l'abondance de monnaie génère nécessairement perte de sa valeur, que ce soit de façon rampante via l'inflation, ou brutale par « crises », par « hoquets », de destruction et correction de valeur, de façon redondante et réminiscente les excédents (l'or des Incas, mais c'est un peu loin pour que vous en souvîntes, la « bulle » immobilière des années 80, la « bulle » Internet des années 90, le « subprime » de la fin des années 2000, etc.), autant la restriction de monnaie a été toujours été accompagnée de « crises » sociales (je me souviens encore de la chute de l'empire Romain, du « mal-vivre » du Moyen-Âge, du scandale des assignats, de celui des emprunts russes, de la crise  de 1929... tous manquants d'argent !) parfois plus qu'explosives et destructrices !

En bref, ce n'est vraiment pas la solution.

 

Quant à rationaliser l'exploitation des ressources naturelles, les « marchés » s'en occupent tout seuls par le jeu des cours.

Je ne sais plus quel prix Nobel franco-gaulois expliquait qu'il ne croyait toujours pas que l'on manque de pétrole un jour ou l'autre, vous savez, de celui que l'on brûle bêtement dans nos moteurs thermiques pour faire du mouvement...

Plus il deviendra cher, plus des solutions de remplacement apparaîtront, plus on pourra en extraire dans des conditions techniques difficiles, plus on pourra adapter l'offre et la demande, etc. Le cycle de l'or noir n'est donc pas près de se tarir...

 

Dès lors, exploiter mieux plutôt que plus, ça j'en conviens, mais pas par voie réglementaire ou interventionniste. La méthode n'est pas la bonne et j'y reviendrai.

Ça se fera tout seul... C'est déjà inscrit dans les gènes de l'économie moderne, le « capitalisme sauvage » tant décrié, le « libéralisme » honni par tant d'intellectuels sûrs de leur fait !

 

Je pressens personnellement, que c'est ce qui est en train de se mettre en place, là, sous notre nez et sans qu'on ne le discerne encore avec acuité ; une sorte de modèle de développement universel qui va vers le « durable », le perpétuellement renouvelable.

Bon d'accord, les initiatives du « Chi » sur le sujet, pour revenir au monde de la « Gauloisie avancée », celles de Borloo sont en soi une bonne idée.

Je ne crois pas que ce soit la solution : elles ne feront que cristalliser, peu ou prou, des « dogmes » qui vont s'opposer jusqu'à se neutraliser !

Globalement et avec mille nuances, il y a d'un côté le dogme de la « croissance raisonnée », totalement connecté à la technostructure ambiante, qui va y voir un moyen supplémentaire de s'enrichir, d'asseoir son pouvoir de « sachants » et pouvoir perdurer de façon totalement anti-démocratique, justifiant ainsi son existence.

Et par, opposition un dogme « écologiste malthusien » dont on sait par avance qu'il engendrera une « misère raisonnée » et une « liberticide attitude ».

On finira par ne plus pouvoir pisser qu'à certaines heures, parce que les engins de retraitement des eaux usées ne fonctionneront pas à toute heure, par souci écologiste de préserver la qualité de l'air ambiant, vous verrez !

 

L'un comme l'autre sont inadaptés à mon concept de l'humain... (et tant pis si je suis tout seul à le penser dans mon grand désert personnel !)

Car l'un comme l'autre mettent au cœur du problème l'homme... mais pour mieux l'asservir !

Or, l'Homme naît Libre, par nature, par essence, et toute tentative d'asservissement de l'Homme par un quelconque Léviathan est vouée à l'échec. Partout, tout le temps, tôt ou tard (et parfois tard, mais il vaut toujours mieux tard que jamais, ce jamais qui reste impossible, tout autant que le toujours) !

 

Et pourtant, c'est justement l'homme qu'il faut replacer au milieu de tout. L'homme et sa Liberté qui vivent, se nourrissent et consomment. L'homme qui produit et s'épanouit !

Le reste, la monnaie qui marque la valeur de ce travail de production, c'est du flan !

C'est du flan parce que la monnaie est devenue un marchandise, déconnectée de la valeur des créations de richesse des activités laborieuses qu'elle est censée représenter !

Ça fait 20 ans que je vis de découverts en découverts réguliers, voire épuisants et je ne suis toujours pas mort !

Pire, je me suis finalement enrichi à force de labeur (tout en restant au « rouge » chez mon banquier) ! Et maintenant je travaille pour « ma nichée ».

Mais d'argent, je n'en ai toujours pas (ce qui parfois m'escagasse au plus haut point, j'en conviens), vivant « au plus juste » pour faire bouillir la marmite : le reste est démonétisé !

 

La véritable réforme à envisager, c'est seulement de permettre au plus grand nombre de se passer de montagnes de pognon, et quand je dis le plus grand nombre, je pense « planète », telle que la masse monétaire ne serait plus que le reflet des échanges, là, immédiatement, au jour le jour !

On peut la remplacer par n'importe quel étalon, n'importe quelle « unité de compte » et l'universaliser !

 

Rappelez-vous André-Jacques, l'unification des monnaies à la Renaissance, a été le début de la sortie du Moyen-Âge économique sur le territoire du futur pouvoir absolu de Louis XIV.

Galvaudé par Louis XVI qui vidait les caisses plus vite qu'il ne pouvait les remplir.

Exactement comme actuellement avec l'État et ses comptes publics très contemporains.

Rappelez-vous, la Révolution française a imposé une unification des mesures (le système métrique), qui a permis à cette Nation là d'être le centre du monde scientifique et intellectuel, puis de surfer sur l'âge industriel !

 

L'arrivée de l'Euro annonce une nouvelle ère monétaire : il s'est apprécié du double de sa valeur en même pas un décennie (et se dépréciera tout aussi facilement si il devient une marchandise, ce qui ne va pas tarder).

Maintenant, il faudrait juste le « cadrer » avec une unité d'œuvre (UO) en volume de temps de travail pour qu'il ne reste qu'un étalon d'échange (et non pas une marchandise) : mais c'est une invention indispensable... que je ne sais pas faire tout seul.

 

C'est le défi de ma génération, pour préparer le devenir de nos gamins !

Et j'attends avec impatience celui qui parviendra à théoriser là-dessus de façon claire : ce serait le début d'une ère nouvelle pour toute l'humanité !

 

Mais peut-être suis-je un pauvre « nul du neurone » qui rêve tout éveillé !

On verra bien...


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Jeudi 24 avril 2008

 

J'ai mal dormi

 

Depuis qu'André-Jacques s'adresse à moi... Parce que je ne suis rien du tout et encore moins que ça !

Pourtant, au réveil, je m'y voyais très bien.

 

Sans doute serai-je replié en Corsica Bella Tchi-tchi depuis l'avant-veille, après un dernier meeting en Provence où j'aurai « allumé le feu » dans les arènes d'Orange et alentours (un endroit magnifique), juste après avoir emmené tous mes supporteurs enthousiastes au cirque de Giverny, au-dessus de Lourdes (autre endroit magnifique, juste à ma mesure !).

Quelques paparazzi tenus à l'écart par « le » cordon de gendarmes en tenue (il n'y a qu'une route qui mène à mon repaire, tout en haut de ma montagne).

J'imagine très bien, ce soir là, recevoir les résultats des derniers sondages, des rumeurs, des inquiétudes de quelques amis ou de proches, directement par hélicoptère puisque Internet n'arrive pas jusque là, ni même les ondes des relais des téléphones portables (c'est encore du maquis, que voulez-vous !).

 

Ce jour là je serai redescendu dans la vallée, pour aller me baigner au matin en baie de Calvi si le temps le permet, plage déserte, chaud soleil d'Austerlitz pour me sécher. Un petit tour à vélo pour aller voter au bureau de vote du coin qui vient juste d'ouvrir. Un détour pour aller chercher des croissants frais et croustillants pour mes dormeurs en grasse matinée professionnels (nous sommes le week-end).

Le midi sur le port pour enfiler une calzone chez Dumé ou au Pinu (très bons les Saint Jacques), ou au Belgodère (parfait le figatellu, vraiment !) sur la plage. Puis « sieste industrieuse », à donner des instructions pour que l'avion soit près à partir pour la capitale dès 16 heures, dès que j'aurai reçu le feu vert de mes potes des « RG » confirmant « mon avance » !

 

Bref, je suis à Paris sur le coup des 18/19 heures. Au QG une heure plus tard, à rejoindre, Inco, Michel, Dédé, Momo, Cindy, Jacques, Jasmin, le carré des fidèles, Marie-Jo et ses cousines, Marie-France et ses cousins, Marie-Luce et ses groupies, tout le staff de campagne pour préparer la suite, Leelou et ses fans !

C'est qu'on s'agite place du Panthéon, la place des « grands hommes » la Patrie reconnaissante, cela va sans dire, là où l'on va faire une petite fête d'enfer dès 20 heures chez mon beauf' dans la quartier de la Mouff' avant de filer à « la soupe à l'oignon » que j'avais promis sur l'un des sommets gastronomique de la Capitale : tout est déjà en place d'ailleurs ! Il n'y a plus qu'à se faire confirmer les 10 points d'avance qu'annoncent les instituts de sondages.

 

Boum ! 20 heures et une confirmation : plus de 10 points d'avance, presque 11, sur l'adversaire, qui, comme il se doit, fait déjà tourner les broyeuses ! C'est que ça paye bien la démagogie, depuis « Sarkoléon 1er » et sa langue du vrai !

C'était déjà du tout cuit, même si la boule au fond de l'estomac commençait à rendre le souffle un peu court et la « galopante » plus fréquente.

Faut filer faire un tour sur les Champs-Élysées pendant que les troupes vont faire de la présence sur les plateaux télé, moi je reçois à un buffet ouvert au Jules Vernes (deuxième étage de la Tour Effel) : le menu gastronomique y est excellent.

Et puis l'ambiance est vraiment au délire !

Pour finir par me frayer un chemin à pied à travers le boul'mich, des écrans géants partout, et comme tout le quartier latin, noir de monde jusqu'au Panthéon.

Discours de remerciement à tous les militants. Ils le valent bien ! Chaleureux si possible. Du genre, « sans vous tous, sans chacun d'entre-vous, rien n'aurait été possible ». Ou : « Ce n'est pas ma victoire, c'est la vôtre ! ». Voire encore : « Demain la France c'est vous ! ». « Grâce à vous, nous allons vivre des jours meilleurs ! Et pour longtemps ».

 

Bref, on s'extrait comme on peut, et on rentre. Pas question d'aller sur la yacht de Vincent ou celui d'un autre : RDV de travail à huit heures sur le pont demain matin.

C'est que maintenant, on a du taf et pour 5 ans.

Une boîte de 5 millions de salariés à redresser, je n'avais pas encore fait et c'est mon défi personnel pour les jours à venir !

Les pauvres...

Quand j'y pense, ils sont cinglés !

Mais allons-y puisque j'ai reçu mandat de faire.

 

Je l'avais dit et annoncé, promis une main sur le cœur, l'autre sur la Bible, nous allons mettre en route nos promesses. Toutes et tout de suite. Pas attendre des mois entiers comme tous les autres à tergiverser et discutailler !

Question de parole donnée. Et comme un Corsu n'a qu'une parole, pour qu'il la reprenne, il faut qu'on la lui redonne d'abord. Donc en avant la démagogie la plus cynique !

 

J'ai dans l'idée qu'Inco devra s'occuper des finances. À lui de nous dépoussiérer le CGI et le LPF. Il faut qu'il me garde un œil sur l'évolution de la trésorerie.

Dédé devra s'occuper de mettre de l'ordre à l'intérieur et la fonction publique. Va falloir qu'il explique à tous les flics de France et aux gendarmes, mais également à toutes les autres administrations, qu'ils devront caserner jusqu'à l'été, se faire tout petit, et n'ouvrir les portes que pour recevoir les plaintes. Un par guichet, un guichet ouvert par site et relève toutes les demi-heures (technique des croupiers de casino). Sans ça personne ne va pas tenir.

Momo à la tête d'une grande administration des affaires étrangères, européennes et de la défense. C'est lui qui va pouvoir raconter la plus forte densité d'âneries en anglais. De façon à ce que personne ne comprenne ce qui se passe au pays et surtout qu'aucun des gaulois ne comprenne ce qu'il dit. Je suis tranquille de ce côté là : il a un accent texan pas piqué des hannetons, je ne vous raconte pas !

Mais il a intérêt à être clair : il n'y a pas de crise politique en France et encore moins économique !

Juste une petite remise en ordre de marche qui va demander 12 mois. Peut-être moins.

 

Cindy héritera des affaires sociales, de la solidarité. En espérant qu'elle n'y connaisse rien. De toute façon, ce n'est pas important d'y connaître quoique ce soit !

Leelou va nous faire l'aménagement du territoire jusqu'au Dom-Tom, histoire qu'elle voyage un peu et puisse rencontrer son « Grand amour » : elle le vaut bien !

Si Michel veut bien, il fera l'industrie, le commerce, l'artisanat, le commerce extérieur, la vie associative et cultuelle. Il va pouvoir tester grandeur nature ces modèles.

Je verrais bien Jasmin à l'agriculture (pour son goût avéré pour les fleurs) ou à la justice et l'intégration ou à l'enseignement et la recherche. Je ne sais pas encore ce qu'elle préfère. Elle va nous le dire.

Ma cousine Marie-France (celle au bonnet double D) et la décoiffante Marie-Luce au sourire ravageur se partagent le reste : Petite équipe resserrée qui n'est pas ministre, mais « administrateur provisoire »... avec rang de ministre.

Tout est dans la nuance !

Jacques sera mon conseiller très spécial... pour tout le reste : on verra bien !

 

On n'est pas là pour faire vivre les députés et les sénateurs, mais juste pour faire remonter l'information jusqu'entre mes deux oreilles personnelles, que je puisse piloter les réformes en direct pendant que d'autres iront aux élections législatives qui suivent.

 

Bref, chacun avec ses responsabilités provisoires, qu'ils se mettent déjà en chasse de CV brillants dans leur carnet d'adresse : on veut des jeunes, aux dents longues, non encartés pour les principales directions et autres nominations. Dédé sera à la manœuvre et au tiroir caisse : les enveloppes, c'est pour lui ! Il en a toujours rêvé.

 

Pendant ce temps là, je me prépare pour le JT du soir (du lundi). Et que je récupère des beuveries de la nuit.

Faut qu'on veille à refiler les bonnes questions à PPDA, pour que je puisse quand même lui indiquer les bonnes réponses, et dans l'ordre de préférence, que je ne m'emmêle pas trop les pinceaux.

 

Cravate ? Non, en jean ! Là, je suis en vacances jusqu'à ce que l'autre taré « Ô combien vénéré » se tire, d'ici huit jours. Je ne suis rien qu'un touriste de passage sur un plateau quelconque (et je n'irai pas sur la deuze, j'aime pas Arlette, ni celles du « midi » : trop blondes pour moi, je serai capable de ne pas pouvoir dire non !)

 

Naturellement, dès que la passation des pouvoirs à lieu avec ses buffets et son protocole, on file avec quelques copains essayer la cave de l'Élysée !

Là encore, une promesse électorale : nous on boit et pas que de la bibine !

Il faut que ça se sache... qu'on tient l'alcool mieux que d'autres ! Medvedev, il a intérêt à s'accrocher s'il veut porter le toast !


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Mercredi 23 avril 2008

 

Sortir la société de la crise

 

« Monsieur Infreequentable,

 

Vous le savez sans doute, nous vivons une période exceptionnelle de l'histoire où l'Humanité est confrontée à des défis d'un niveau jamais atteint :

- La population terrestre est passée en 60 ans seulement de 2,5 milliards à 6,5 milliards. Un bond gigantesque par rapport aux centaines de milliers d'années qu'il a fallu pour atteindre la population des années 40.

- Au cours de cette même période d'une soixantaine d'années, l'humanité a développé des technologies capables de modifier l'ensemble de notre écosystème.

 

Les sociétés humaines se sont organisées tout au long de l'histoire autour de deux postulats aujourd'hui erronés :

- ressources naturelles illimitées,

- rareté de l'argent.

Or de nos jours, une bonne part des ressources naturelles se révèle presque épuisée tandis que l'argent moderne, totalement dématérialisé et en grande partie issu du crédit, est devenu « illimité ».

 

Le système économique actuel plonge ses racines dans la genèse du capitalisme, c'est-à-dire dans la réalité humaine telle qu'elle se présentait au début du XIXème siècle. Sa logique et ses outils sont donc par nature impropres à répondre de façon adéquate aux défis actuels. Cela se traduit dans notre monde par les problèmes insolubles suivants :

- Les plus pauvres sont toujours plus nombreux et plus enfermés dans la misère que jamais. La précarité, la marginalisation et l'exclusion qui en résultent génèrent une fracture sociale grandissante qui favorise tous les excès et toutes les violences.