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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Jeudi 15 novembre 2007
 
Suite et fin : la démocratie en marche ! Commentaires…
 
56. Disponibilité des parlementaires. Interdire tout cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale.
 
57. Droits de l’opposition et commissions d’enquête. Systématiser la pratique : un parlementaire de l’opposition rapporteur ou président de chaque commission d’enquête.
 
58. Donner à chaque groupe parlementaire le droit de demander la création d’une commission d’enquête par an.
 
59. Reconnaissance de la place de l’opposition. Mieux représenter l’opposition dans les manifestations officielles.
 
60. Droits de l’opposition. Permettre l’octroi de garanties particulières aux partis, groupements politiques et groupes parlementaires qui ne sont pas dans la majorité, en levant l’obstacle opposé par la jurisprudence constitutionnelle.
 
61. Élaborer une charte des droits de l’opposition recensant l’ensemble des droits de l’opposition et garantissant les bonnes pratiques d’une démocratie parlementaire.
 
62. Représentation des courants d’opinion à l’Assemblée nationale. Introduire une part de proportionnelle pour l’élection des députés (vingt à trente sièges) pour assurer la représentation des formations politiques minoritaires.
 
Déjà commentés !
 
63. Actualisation du collège pour l’élection des sénateurs. Mieux tenir compte de la démographie dans la composition du collège électoral sénatorial.
 
Pourquoi pas ? Mais comme on ne nous dit pas comment, selon quel règle plus précise, on ne voit pas bien !
Sauf à ce dire que c’est encore la porte ouverte au « charcutage électoral »… où Pasqua (un autre cousin) était très fort !
Faudrait plutôt nous rédiger un principe clair…
 
64. Égalité du suffrage. Instaurer une procédure impartiale de redécoupage périodique (tous les dix ans) des circonscriptions électorales pour tenir compte des évolutions démographiques.
 
La voilà !
Là encore, c’est une bonne idée, qui reste quand même incompatible avec une montée en puissance de la « part proportionnelle » des élus à conduire au Parlement.
 
65. Conseil économique et social. Reconnaître au Conseil économique et social un pouvoir consultatif en matière environnementale.
 
Encore une fois, du domaine de la loi organique. Par ailleurs, le rôle consultatif du CES reste bien faible. C’est surtout un « machin » qui sert à caser des potes : On en aura une idée avec le dernier numéro du « Cri du contribuable », en vente dans tous les bons kiosque à journaux !
 
66. Moderniser la composition du Conseil économique et social.
 
Idem !
Moderniser vers quoi ?
 
67. Droit d’initiative populaire. Article 11. « (…) Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa du présent article peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. La proposition des parlementaires est transmise au Conseil constitutionnel qui, après déclaration de sa conformité à la Constitution, organise la collecte des pétitions des électeurs et, après vérification de leur nombre et de leur validité, les transmet au Parlement. Si la proposition n’a pas été examinée par les deux assemblées parlementaires dans le délai d’un an, le président de la République soumet la proposition au référendum. »
 
Très bonne idée… 3,3 millions de signatures, et 20 % des deux chambres, et le Président ne peut pas « pouvoir », mais soumet la proposition au verdict des électeurs !
Voilà qui va réjouir le bon peuple pour une mesure… qui ne servira à rien !
Faut quand même être totalement idiot pour ne pas voter une loi sur une proposition ou une révision de la Constitution qui obtient avant tout débat autant de signature…
Ou alors, c’est que vraiment, José Bové nous fait sa dictature personnelle dans un élan citoyen dont il a le secret : Exemple, fermeture de tous les restaurants de « mal bouffe » (qui ne serait pas au « Gô & Miaou » !
D’ici à ce que nous passions notre vie rivés aux urnes… y’a du chemin !
 
68. Procédure de révision de la Constitution. Permettre à l’article 89 qu’en cas de refus de révision constitutionnelle par l’une des deux assemblées tandis que l’autre a adopté le texte à la majorité des trois cinquièmes, il soit organisé un référendum de telle sorte que le peuple souverain soit appelé à trancher.
 
Déjà commenté !
 
69. Justice : présidence du Conseil supérieur de la magistrature. Mettre fin à la présidence du CSM par le président de la République et lui substituer dans cette fonction une personnalité indépendante.
 
Choisie par qui ?
 
70. Justice : composition du CSM. Élargir la composition et ne plus faire du garde des sceaux un membre de droit.
 
Pourquoi pas ?
Rachida Mimi ne plaît pas à Monseigneur ?
 
71. Justice : attributions du CSM. Lui reconnaître une compétence consultative pour la nomination des procureurs généraux (et non plus seulement, s’agissant du parquet, pour les procureurs de la République et substituts).
 
Là encore, pourquoi pas ! Consulter n’est pas décider…
Et pourquoi pas tous les juges, tant qu’on y est ?
 
72. Justice : saisine du CSM par les justiciables. Permettre aux justiciables de saisir le CSM à titre disciplinaire.
 
Ah oui ! Les juges un peu plus responsable devant le justiciable et pas seulement devant leurs pairs représentants la hiérarchie et peut-être qu’on aurait un peu moins d’incompréhension.
Mais attention aux abus.
Et puis d’un autre côté, cette situation devrait être étendue à tous les fonctionnaires : il n’y a aucune raison d’être discriminatoire vis-à-vis des seuls magistrats !
Même le personnel politique devrait se soumettre à une procédure disciplinaire : ça éviterait aux maires de France de raconter n’importe quoi et à celui de Puteaux ou de Paris de submerger leurs administrés de procédures abusives dès lors qu’on est pas de leur avis (voir Mon Puteaux point com ou le Perroquet libéré)…
 
De la coupe aux lèvres… n’est-ce pas !
 
73. Stabilité du droit. Interdire les lois rétroactives hors motif déterminant d’intérêt général.
 
Là, je m’esclaffe à gorge déployée. Et moi qui croyais que le Code civil napoléonien ne valait déjà que pour l’avenir (art. 2) !
Soit on l’a modifié sans m’en avertir… et de façon rétroactive,
Soit nos sages sont de vulgaires ignorants,
Soit ce sont des voyous qui n’ont voté que des lois par le passé pour le passé (quand ils furent aux affaires) !
Bref, il y a de quoi mettre tout ce travail à la poubelle…
 
74. Droits fondamentaux et contrôle de constitutionnalité. Article 61. « Le Conseil constitutionnel peut, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, être saisi par voie d’exception aux fins d’apprécier la conformité d’une loi aux libertés et droits fondamentaux reconnus par la Constitution. Le Conseil constitutionnel est, à la demande du justiciable, saisi dans les conditions fixées par une loi organique sur renvoi du Conseil d’État, de la Cour de cassation, des juridictions qui leur sont subordonnées ou de toute autre juridiction ne relevant ni de l’un ni de l’autre. »
 
Voilà donc la rétroactivité des effets de la loi qui revient par la bande, mais pour la défaire…
La question préjudicielle existe déjà en droit.
Mais pas jusque devant le Conseil Constitutionnel : c’est à la Cour de cassation ou au Conseil d’État d’expliquer en quoi une loi n’est pas applicable à telles circonstances car une autre (ou un principe supérieur) s’applique alors !
 
75. Composition du Conseil constitutionnel. Appliquer à toutes les nominations au Conseil constitutionnel la procédure d’encadrement du pouvoir de nomination (…) ; tirer les conséquences de la juridictionnalisation des missions du Conseil constitutionnel en prévoyant pour l’avenir que les futurs anciens présidents de la République n’en seront pas membres de droit.
 
Exit « Sarkoléon 1er » ! Déjà, « Giskard à la barre » en vieux beau un peu déjanté et le « Chi » en gâteux avancé (ce sont les bruits que font courir son entourage pour lui éviter d’avoir de la mémoire devant ses juges), ce n’est pas vraiment une bonne idée, mais permet d’être immunisé contre l’action desdits juges, voilà que notre « Vénéré Président » ne pourrait pas s’y réfugier !
Pas banal !
Quant à encadrer la procédure de nomination, on fait quoi au juste ?
 
76. Droits fondamentaux. Instituer un défenseur des droits fondamentaux reprenant tout ou partie des attributions du médiateur de la République, du défenseur des enfants, du contrôleur général des lieux de privation de liberté, de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et habilité à saisir le Conseil constitutionnel ; permettre à toute personne de saisir directement le défenseur des droits fondamentaux.
 
Magnifique ! Après « super-résistant », voilà un « super » juge des enfants, des prisons, de la HALDE, de la CNIL et du Médiateur de la République réunis !
Vous aviez eu le « plus blanc que blanc », nouvelle couleur lancée par Coluche.
Vous aviez eu le « trois en un »,
Vous allez adorer le « Cinq en un » !
 
Bref, à préciser ce qui n’est plus de la compétence des uns et des autres pour devenir celle du nouveau « zinzin », à moins qu’il s’agisse de soumettre à sa nouvelle autorité tous les autres !
 
77. Pluralisme. Créer dans la Constitution un Conseil du pluralisme reprenant notamment les attributions du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Commission des sondages.
 
Conseil du pluralisme : « Ballamou » a vraiment peur de devenir comme le Parti Communiste ! Une caisse de résonance creuse et vide de « droit à jacter » !
Autant ne rien avoir à dire, Monsieur le Premier.
 
Conclusion : C’est bien facile de se moquer comme nous venons de le faire !
(Faut dire que je suis bien déçu : il n’y a rien de bien nouveau, comme nous le signalait Incognitoto, fidèle lecteur et commentateur !)
 
Les propositions « Ballamou » ont toutefois le mérite d’exister.
Pour combien de temps ?
Quel est l’avenir de ce catalogue ?
 
Même l’opposition – puisqu’il n’y en a qu’une digne de ce nom dans l’esprit des rédacteurs de ce chef-d’œuvre – n’en cause même pas, ne rebondit pas.
Nous aurons ainsi noté que notre Vénéré Président repousse lui aussi la plupart de ces propositions de réforme, pour ne retenir que la possibilité d’aller donner la piqûre aux Parlementaires et « partager » le « pouvoir de nomination ».
Pour le reste, l’encadrement de la procédure du « vote bloqué » tout comme celle des « pouvoirs exceptionnels », il nous a dit qu’on peut y réfléchir…
Reste l’annonce d’un projet de loi pour le 15 décembre, pour tout ce qui peut améliorer le travail du Parlement, notamment le nombre des commissions !
C’est en effet du domaine de la loi organique et non pas de la réforme constitutionnelle…
 
Promesse tenue du candidat ?
À vous de décider.

En vous remerciant d’avoir fait l’effort de nous suivre jusque là…


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Mercredi 14 novembre 2007
 
L’Europe ! Commentaires (part three)
 
Après le détail, le pouvoir exécutif et les améliorations parlementaires (ici et ), chez Ballamou, on ne manque pas de bonnes idées, un petit tour du côté de chez l’Europe :
 
49. Europe : organisation du Parlement pour suivre les affaires européennes. Constituer au sein de chaque assemblée un comité des affaires européennes chargé notamment d’un contrôle du principe de subsidiarité.
 
Voilà donc un comité de contrôle de l’Europe et du principe de subsidiarité issue du traité de Maastricht, enfin à la marge et avant celui de Nice.
Que nenni pour le contrôle du traité de Rome, voire de celui de Lisbonne !
Juste le « bon côté » de la subsidiarité…
Deux commissions de plus, pourquoi deux ? Pour avoir deux sons de cloche, voyons !
La belle affaire : mais toujours pas de révision de notre Constitution, juste une loi organique de plus…
 
50. Europe : élargissement. Aligner la procédure applicable à la ratification des traités d’élargissement de l’Union européenne sur celle qui régit les révisions de la Constitution à l’article 89.
 
Voilà une façon de fermer la porte à la Turquie, élégante et au choix du « chef » après l’abandon de l’idée d’un Congrès actif aux réformes constitutionnelles, on lui redonne un rôle en matière d’élargissement… puisqu’il n’existe plus !
Très drôle !
 
51. Europe : contrôle des actes européens. Étendre l’obligation de transmission au Parlement à l’ensemble des documents, projets et actes émanant d’une institution de l’Union européenne.
 
Comme si la documentation européenne n’était déjà pas à la disposition de n’importe quel parlementaire avant même toute adoption de quoi que ce soit ?
Même les cabinets d’avocats et autres spécialistes peuvent retrouver tous les projets en cours et en ligne depuis n’importe où, y compris des provinces reculées du Japon !
D’accord, pas du haut de ma montagne Corse où l’Internet est manifestement brouillé par les nuages qui passent paresseusement…
 
52. Europe : transposition des directives. Utiliser les nouvelles procédures d’examen simplifié.
 
Ah bé oui : on veut plus de contrôle de la subsidiarité et des projets, mais pas de doute, évitons les débats – sauf en commission des lois – sur les questions de fond quand on se plonge dans le détail des mesures : ça pourrait se savoir !
Vive la démocratie parlementaire !
 
53. Politique étrangère et de défense. Informer sans délai le Parlement de toutes opérations militaires hors du territoire national et soumettre à autorisation législative la prolongation de ces interventions au-delà d’une durée de trois mois.
 
Là encore, comme si le Parlement n’avait toujours pas la possibilité de poser des questions au gouvernement sur tous les sujets, lors de la séance des « questions au gouvernement », sur tout sujet, et d’en débattre éventuellement, voire en commission défense !
Faut croire que le gouvernement peut envoyer la troupe n’importe où dans le monde dans le silence absolu de l’information…
 
54. Politique étrangère. Tenir informées les instances parlementaires compétentes des négociations diplomatiques.
 
La diplomatie est parfois… feutrée ! L’information circule déjà entre personne… autorisée.
Comment mieux informer sans la détruire par souci de transparence immédiate ?
Ces Messieurs ne nous en disent pas grand-chose.
 
55. Politique de défense. Porter à la connaissance des commissions compétentes les accords de défense.
 
Les accords de défense sont donc tenus secrets de toutes les instances politiques de ce pays ?
Pour pouvoir se renseigner, faut-il donc « prendre le pouvoir » et se faire livrer les dossiers par les services concernés ?
De qui se moque donc les « sages » de la commission « Ballamou » ?
 
Conclusion : meubler les vides, c’est un peu l’exercice auquel s’est attaché le « catalogue » pour cette partie là, semble-t-il !
Rien de vraiment innovant, de pertinent ni même d’intéressant !
Et toujours pas matière ni à changer le régime, ni à révision de la Constitution !
Un coup pour rien !
Mais où sont donc les bonnes intentions affichées par le candidat « Sarkozy » lors de la campagne présidentielle ?
Souvenez-vous : plus de démocratie !
Alors que sa concurrente nous avait chauffé les oreilles avec sa « démocratie participative »…

Lui en tournerait donc définitivement le dos ?


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Jeudi 8 novembre 2007
 
Le Parlement : commentaires (part two)
 
Après avoir vu que les pouvoirs de l’exécutif pourrait être étendu, un petit tour du côté du pouvoir législatif :
 
17. Retour des anciens ministres au Parlement. Permettre aux ministres de retrouver leur siège lorsqu’ils cessent d’exercer leurs fonctions gouvernementales.
 
Pour l’heure, il faut que le suppléant démissionne pour provoquer une élection partielle dans la circonscription de l’ex ministre ! C’est dire si le suppléant doit être choisi avec soin…
Dans la proposition du comité « Ballamou », l’ex veinard déchu se retrouve donc sans sa voiture de fonction et se doit d’aller à la pêche aux voix avec sur le dos l’étiquette infâmante d’avoir déplu : Pas facile !
« Ballamou » qui pense à tout, espère donc qu’avec un « mécanisme automatique », pépère pourra retrouver son fauteuil sans dépense d’énergie… démocratique !
Sympa le bonhomme.
Mais quel intérêt pour le peuple ?
 
18. Cumul des mandats pour les ministres. Interdire tout cumul entre une fonction ministérielle et un mandat électif.
 
Voilà bien une des seules mesures intelligentes. Le cumul est interdit entre fonction législative et fonction exécutive (toujours le principe de la séparation des pouvoir). Ça eut d’ailleurs failli poser problème lors de la première cohabitation : trop de ministres choisis parmi les élus du peuple, et plus de majorité lors de la première déclaration de politique générale et la motion de censure qui suit en général.
 
Reste qu’il apparaît difficile d’être ministre à plein temps et maire à plein temps. Voire Président de région et député. Mais là, il n’en est rien dit !
Ce qu’on sait assez peu, c’est qu’un ministre devient d’abord un élu à l’Assemblée Nationale. Que pour autant, pouvoir mener une campagne qui déborde de la commune, il faut aussi pouvoir disposer d’une mairie et de son intendance : sans les listes électorales nominative, sans les voitures de fonction, sans le téléphone et la photocopieuse, ce n’est pas si facile que ça !
 
Mais, admettons que cela reste intelligent, il n’en demeure pas moins qu’on ne retrouve plus dans cette proposition, aucune trace de la « jurisprudence balladurienne » qui voulait aussi qu’un ministre se défasse de son portefeuille, s’il était par ailleurs soumis à une instance judiciaire…
Sans doute au nom du principe de « la présomption d’innocence ».
 
19. Ordre du jour. Donner à la conférence des présidents de chaque assemblée parlementaire le pouvoir de fixer son ordre du jour.
 
Elle l’a déjà, sauf urgence décrétée par le gouvernement. Ce qui n’est pas si rare, car il en use et abuse.
Réaffirmer avec force ce principe, paraît sain.
Reste donc que les « Présidents » de chaque assemblée doivent donc être désignés avec un soin extrême : soit ils « ralentissent » les travaux de leur assemblée, soit ils ouvrent en grand les débats autour des thème gouvernementaux.
Bref, de toute façon, ce n’est pas du domaine de la Constitution, mais bien plus de la loi organique ou tout simplement du règlement des assemblées…
 
20. Limiter à la moitié du temps de séance (contre la totalité aujourd’hui) la faculté pour le gouvernement d’imposer l’examen de textes ou débats préparés ou acceptés par lui.
 
Réduire le temps d’une session consacré aux projets gouvernementaux.
Pourquoi pas ?
Pour discuter des propositions parlementaires ?
Ou peigner la girafe ?
Ça reste du domaine de la loi organique ou du règlement des chambres.
 
21. Article 48. « (...) Une semaine de séance sur quatre est réservée à la discussion des projets et propositions de loi. Un jour de séance est réservé par priorité à l’ordre du jour fixé par les groupes parlementaires qui n’ont pas déclaré appartenir à la majorité qui soutient le gouvernement (...). »
 
Deux mesures en une seule : 1 semaine sur 4 pour discuter des lois nouvelles… Et 3 semaines sur 4 pour faire quoi sinon « produire » des lois ?
1 jour sur 7 (quand les séances se prolongent au-delà de tout) rien que pour l’opposition, toutes les oppositions ! Mais seulement celles capables de former un groupe.
Ils sont deux, avec des alliances bancales.
Et 6 jours sur 7 pour ceux acquis au gouvernement ?
Il paraît que c’est « plus démocratique », comme d’un renforcement des droits de la future opposition !
Encore une mesure qui est du domaine du règlement du Parlement.
 
22. Article 48. « (...) Une semaine de séance sur quatre est réservée au contrôle de l’action du gouvernement et à l’évaluation des politiques publiques. Un jour de séance est réservé par priorité à l’ordre du jour fixé par les groupes parlementaires qui n’ont pas déclaré appartenir à la majorité qui soutient le gouvernement (...). »
 
Ah bé voilà : 1 semaine sur 4 pour faire des lois et 1 autre pour contrôler le gouvernement et évaluer sa politique !
Restent 2 semaines à ne rien faire que de se la péter ?
Et de nouveau une répétition de la mesure 22…
C’est cela le vieillissement du neurone : on ne sait déjà plus ce qu’on dit l’instant auparavant !
À moins que ce soit une « erreur de plume » des journalistes (du valeureux Monde) chez qui j’ai piqué le texte mis en ligne.
En attendant, idem : pas du domaine de la constitution…
 
23. Article 49-3. Limiter la portée de l’article 49-3 aux seules lois de finances et de financement de la Sécurité sociale.
 
Vil-pain, l’apparatchik à la crinière et aux dents blanches, s’y été frotté et a été à l’origine d’un truc extraordinaire : Une loi à peine votée et pas encore promulguée que déjà le « Chef de l’époque », nous faisait une déclaration comme quoi elle serait abrogée encore même avant d’être née officiellement !
En toute inconstitutionnalité, naturellement : mais c’était le « Chi » ! Une autre ère…
Quand on vous dit que l’on vit dans un monde merveilleux !
Donc, portée limitée du « vote bloqué » aux seules histoires de pognon, le nerf de la guerre.
Pourquoi pas…
La sagesse de la majorité parlementaire qualifiée de législateur l’aura finalement emporté !
Voilà une autre bonne mesure.
Mais qu’en est-il au moment de voter les mesures d’urgence, voire de contrôler les nominations ?
 
24. Procédure d’urgence. Permettre aux Assemblées, par un veto conjoint, de s’opposer à l’usage de la procédure d’urgence.
 
On en a déjà causé.
 
25. Préparation des projets de loi. Imposer des études d’impact préalables au dépôt des projets de lois, avec une procédure spéciale de contrôle par le Conseil constitutionnel.
 
Allons bon ! Qu’est-ce donc une étude d’impact ? Un long discours sur l’environnement ? Sur le principe de précaution ? Sur les conséquences économiques ? Sur les valeurs de la République ?
Que cela aurait-il donné au moment de voter l’IVG ? De créer le Pacs ?
Pour le contrôle du Conseil Constitutionnel, aujourd’hui il ne censure, après coup mais avant promulgation la conformité du texte voté avec la Constitution.
Il faut rappeler qu’un projet de loi (d’origine gouvernementale) et d’abord adopté en Conseil des Ministre, puis transmis au Conseil d’État qui en vérifie la cohérence avec d’autres textes, y compris la Constitution et les traités, puis, sur demande de quelques députés ou sénateurs et renvoyé au Conseil Constitutionnel.
Une proposition de loi (d’origine parlementaire : ils n’en font pas beaucoup), ne passe pas par les cases Conseil, mais peut tout autant être modifié par le Conseil Constitutionnel selon le même procédé.
Rende la chose préalable peut être intéressant pour renforcer la solidité juridique : il faut se souvenir qu’un tiers seulement des lois votées sont finalement applicables… parfois avec des contorsions juridiques magnifiques et sublimes, des rédacteurs des décrets d’application et plus sûrement avec celles de la Cour de Cassation ou du Conseil d’État.
Alors rendre la cohérence de l’ensemble du corpus législatif, rendrait sans doute l’inflation législative et judiciaire un peu plus acceptable.
Moyennant une surcharge malvenue du travail des sages du Conseil Constitutionnel. Pas bien grave !
 
26. Instituer un contrôleur juridique dans chaque ministère.
 
La grande rigolade : Que va-t-il pouvoir bien y faire ?
Quels seront ses pouvoirs ? Devant quelle hiérarchie devra-t-il répondre de ces faits et méfaits ?
Quelles seront les suites données à ses avis ? Voire ses injonctions ?
On verra plus tard : Ils font seulement des rapports.
Domaine de la loi simple ou de la loi organique ? Je ne suis pas assez « constitutionnaliste » pour en causer doctement.
 
27. Rendre publics les avis du Conseil d’État sur les projets de loi.
 
À qui est malin, il peut déjà se les procurer. Surtout quand on est parlementaire.
Pour le reste, c’est imbitable !
Si ça amuse les citoyens lambda, pourquoi pas ?
C’est manifestement du domaine de la loi simple, même pas organique…
 
28. Soumettre pour avis des propositions de loi au Conseil d’État.
 
C’est ce que nous expliquions au point 25.
Bé oui ! Il faut aussi un contrôle de cohérence préalable pour les propositions de loi !
Domaine de la loi organique. Pas besoin de refondre la Constitution pour cela, si je ne vous abuse.
 
29. Portée de la loi. Permettre le vote de lois de programmation dans tous les domaines.
 
Si le gouvernement veut faire une loi de programmation, quel qu’en soit le domaine, il peut déjà.
Le seul intérêt – mais est-ce bien de ça dont on cause ? – serait que le Parlement puisse initier des lois de programmation.
De toute façon tout le monde s’en tape : elles ne sont qu’un cadre sans valeur contraignante.
Et rarement appliquée dans leur ensemble.
Domaine de la loi organique, pas de nécessaire révision de la Constitution, il me semble.
 
30. Respect des articles 34 et 37 de la Constitution. Permettre aux présidents de chaque assemblée de déclarer irrecevable les amendements intervenants dans le domaine réglementaire.
 
On en a déjà causé.
 
31. Encadrement du pouvoir d’amendement du gouvernement. Article 44. « (...) Le gouvernement ne peut introduire, par amendement à un projet de loi, de disposition nouvelle autre que celles qui sont en relation directe avec une des dispositions du texte en discussion ou dont l’adoption est soit justifiée par des exigences de caractère constitutionnel soit nécessitée par la coordination avec d’autres textes en cours d’examen au Parlement. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux projets de loi de finances ou de financement de la Sécurité sociale. »
 
Merveilleux ! De toute façon, l’essentiel des amendements reste l’apanage des parlementaires !
On se souvient de la marée submergeante à l’occasion de la « pseudo privatisation » de GDF.
Mais il est vrai que « l’amendement Mariani » sur les tests ADN dans la loi sur la migration n’était pas le fait, officiellement, de Brice le bienheureux.
Et de toute façon, deux choses :
Il existe des lois dites DDOEF et DDOES : « Dispositions diverses d’ordre économique et financier » u « ordre économique et social » ;
Tout comme d’innombrables amendements aux lois de finances, lois de finances rectificatives, lois de dotation budgétaire qui regorgent d’amendement qui modifie profondément l’intérêt porté par telle ou telle mesure législative (portant sur d’autres domaines du droit des personnes ou des biens).
Là on ne l’interdirait pas !
Juste un exemple : l’opposition à « Giskard à la barre » avait tenté de passer la suppression du budget pour l’entretien de la guillotine, espérant abolir la peine de mort par ce biais !
 
Pour des « raisons techniques » (la plateforme de l’hébergeur de ce site n’aimant guère les textes trop long), nous coupons cet article en deux.
 
Nous prions de bien vouloir nous en excuser en cliquant ici pour accéder à la suite.

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Jeudi 8 novembre 2007
 
Le Parlement : commentaires (part two) bis.
 
Suite du texte précédent…
Pour ceux qui n’ont pas tout lu, retour au texte précédent : cliquez ici 
 
32. Droit d’amendement parlementaire. Article 40. « Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit [la création ou] une aggravation des charges publiques. »
 
Là, je ne comprend pas bien : C’est déjà le cas !
C’est un des principe de la finances publiques : aucune dépense nouvelle sans une recette nouvelle.
Évidement, le gouvernement reste pouvoir le faire en « glissant » telle dépense vers telle autre : c’est de son rôle d’exécutif !
 
33. Organisation du débat législatif. Lutte contre l’obstruction. Permettre à chaque assemblée de fixer, de manière concertée, une durée programmée des débats pour éviter l’obstruction.
 
Faut dire qu’avec les deux semaines de « gandouillage » nouvelle des points 21 et 22, ils ont de quoi s’occuper !
Domaine du règlement desdites Assemblées
 
34. Nombre de commissions. Permettre à chaque assemblée de constituer en son sein jusqu’à dix commissions permanentes, contre six aujourd’hui.
 
Bé voilà à quoi ils vont jouer : 4 commissions de plus !
 
35. Présidences de commission. Répartir les présidences de commission parlementaire à la proportionnelle des groupes.
 
Pas mal comme idée ! Reste que c’est encore « marchandage de tapis au plus haut niveau ». Mais au moins toutes les oppositions auront du grain à moudre et les moyens de faire de l’obstruction !
Mais là encore, même pas besoin d’une réforme : la preuve, la commission des finances, la plus importante avec la commission des lois, est aux mains d’un socialiste minoritaire !
On se débrouille donc avec les textes actuels.
 
36. Rôle des commissions et organisation du débat législatif. Permettre l’examen approfondi de certains textes en commission avec simple ratification en séance publique après explications de vote.
 
Quels textes ?
Ne faisaient-ils déjà donc rien en commission qui ne soit pas « approfondi » pour nécessiter l’absence de tout débat simplifié ?
Assez extraordinaire de prendre ainsi les « députacrouille » pour des petits péteux !
C’est un vrai déni de démocratie élective ou quoi ?
Domaine du règlement desdites assemblées : Pas de nécessaire modification de la Constitution.
 
37. Textes soumis au débat en séance publique. Discuter en séance publique sur le texte issu des travaux de la commission, et non plus sur le projet du gouvernement.
 
Ah bé voilà donc une autre curiosité : Le gouvernement pond un projet, mais on vote sur un autre texte, sans possibilité pour le gouvernement de l’amender (cf. point 31).
Ça va être le boxon !
Imaginons qu’il faille une loi pour interdire la propagation du nuage de Tchernobyl. Devant l’urgence de la situation, le ministre des risques majeurs nous pond un texte en Conseil des ministres, le fait passer fissa par la case Conseil d’État (ou constitutionnel selon les modifications de ladite commission « Ballamou » qui retenues).
Il se présente au bureau des deux assemblées. Il est examiné par la commission adéquate.
Au palais bourbon, on discute et amende sur la teneur en vapeur d’eau et au Sénat, on cause aussi des produits contaminés par retombées.
Et le gouvernement serait tenu de la fermer ?
 
38. Amélioration de la préparation des débats législatifs. Article 42. « (...) En première lecture, la discussion d’un texte en séance ne peut intervenir qu’à l’expiration d’un délai de deux mois après son dépôt puis, dans la seconde assemblée saisie, à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de sa transmission. Les dispositions de l’alinéa précédent ne s’appliquent pas si, à la demande du gouvernement, l’assemblée intéressée le décide. »
 
Trois mois pour enfin discuter des choses en séance publique ! Intéressant…
Sauf si le gouvernement le demande (arf !) et que les élus le décident (re-arf !).
Y’en a qui n’ont pas peur de se précipiter. Ce n’est plus « l’allure d’un train de sénateurs » (à l’heure du TGV), mais bien de l’obstruction parlementaire…
 
39. Transparence des travaux des commissions. Article 33. « (…) Les auditions auxquelles procèdent les commissions instituées au sein de chaque assemblée sont publiques, sauf si celles-ci en décident autrement. »
 
Ça, c’est pour que les « gros mots » et « autres noms d’oiseaux » échangés dans le feu du débat à huis clos ne soient pas connus de tous : vous apprécierez !
D’autant qu’on verra en direct qui fait quoi dans ces commissions : de quoi charmer et alimenter l’ordre du Tartuffe ! Je vote POUR… naturellement !
 
40. Commissions d’enquête. Lever l’interdiction faite aux assemblées parlementaires de créer des commissions d’enquête sur des faits faisant l’objet de poursuites judiciaires.
 
Voilà le parfait projet pour phagocyter le pouvoir judiciaire que l’on veut par ailleurs indépendant !
Merveilleux… Rigolo, comme mesure !
Les élus veulent se mêler du domaine régalien de la Justice, en foulant aux pieds le principe de séparation des pouvoirs ?
J’adore !
 
41. Rôle du Parlement en matière de contrôle. Inscrire dans la Constitution la mission de contrôle et d’évaluation des politiques publiques dévolue au Parlement en plus du vote de la loi.
 
C’est déjà prévu… une semaine sur 4 (cf. point 22) ! De la semoule ? Non, imagine-je : enfoncer le clou ! Évaluer, contrôler, soumettre le Président qui détermine ou conduit, à la censure du Parlement sans pour autant pouvoir le faire. Magnifique aussi !
Voilà qui peut être un intéressant glissement vers un régime parlementaire.
Encore faut-il qu’il sanctionne : comment ?
Comment avec un « grosse majorité » qui soutient le gouvernement ?
Silence absolu…
On aura remarqué aussi que si il faut inscrire cela dans la Constitution de notre pays, c’est dire combien le rôle du Parlement quant au contrôle et à l’évaluation des politiques publiques peut rester mince et lettre-morte actuellement !
On aurait pas cru : à croire qu’une opposition parlementaire ne sert strictement à rien aujourd’hui !
Pourquoi ne pas la supprimer ?
D’ailleurs les soviétiques savaient s’y entendre : leur constitution bicamérale était au moins autant démocratique que la nôtre… sur le papier.
Mais pour être éligible, il fallait juste être membre du parti stalinien ! Ce n’était pas marqué comme ça, mais c’était bien plus pratique… entre Kamaraden !
 
42. Contrôle : les moyens du Parlement. Prévoir que la Cour des comptes assiste les assemblées parlementaires dans leur mission de contrôle et d’évaluation.
 
Comme si ils n’avaient que ça à faire avec 100.000 élus à contrôler par ailleurs quand il s’agit du sou du contribuable !
Mais en définitive, ça veut dire qu’une commission d’enquête, actuellement, qui demande à la Cour quelques chiffres ne se verrait recevoir qu’une fin de non recevoir ?
Je n’y crois pas une seule seconde.
Domaine de la loi organique, me semble-t-il.
 
43. Créer au sein de chaque assemblée un comité d’audit parlementaire (…) chargé d’organiser les activités de contrôle.
 
Et les audits de la Cour des comptes ? Ses rapports jamais suivis d’effet ?
Domaine de la loi organique ou du règlement intérieur des chambres.
 
44. Questions au gouvernement : extension des droits de l’opposition. Accorder un temps de parole équivalent à l’opposition et à la majorité dans les séances de question au gouvernement.
 
Quelle opposition ? Y’en a-t-il qu’une ou autant que de partis représentés ?
Que fait-on aussi d’une marée de soutien au gouvernement qui se verrait alors contraint de s’abstenir au silence au profit d’une toute petite minorité ?
Curieuse conception du respect dû à l’électeur…
 
45. Questions au gouvernement : extension des droits du Parlement. Prévoir l’organisation de plein droit de séances de questions au gouvernement pendant les sessions extraordinaires.
 
Ça paraît logique : Aujourd’hui, dans les session extraordinaire, on ne discute que de l’ordre du jour de la session convoquée… extraordinairement par le Président.
Ce serait bien l’occasion, puisqu’il ouvre les débats de façon « extraordinaire », que son gouvernement puisse aussi répondre à quelques interrogations du moment, n’est-ce pas ?
 
46. Contrôle de l’exécution des lois en y associant l’opposition. Instituer dans les commissions permanentes des équipes de contrôle de l’exécution des lois, composées d’un parlementaire de la majorité et d’un parlementaire de l’opposition.
 
Là encore : quelle opposition ?
Toujours du domaine du règlement des chambres…
 
47. Contrôle de l’exécution des lois : le rôle des contrôleurs juridiques des ministères. Permettre aux contrôleurs juridiques institués dans les ministères (cf. proposition nº26) de faire rapport aux commissions parlementaires sur l’exécution des lois.
 
Ah ! Enfin ! Ils font donc un rapport.
Point barre. À une commission permanente, l’une des dix, pense-t-on. Tant mieux !
Au moins ils auront de la lecture pour la digestion.
 
48. Le droit de résolution. Permettre à chacune des assemblées de voter des résolutions dans tous les domaines (politique intérieure, extérieure et européenne).
 
Puisqu’elles seront maître de leur emploi du temps et de leur ordre du jour, au-delà des questions au gouvernement et des projets de loi qui lui sont soumis, pourquoi pas voter des résolutions.
Quelle est la force juridique, contraignante, de ces textes adoptés (ou rejetés) après débat par rapport à une loi ?
Mystère…
 
56. Disponibilité des parlementaires. Interdire tout cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale.
 
Parfait ! Être député ou sénateur à plein temps empêcherait ainsi d’être aussi un élu local ! (Voir point 18).
Avec les mêmes remarques, qui aboutiront à… ce que jamais cette mesure ne soit votée !
Ce qui reste curieux quand même aujourd’hui, c’est de constater que tous ces braves élus cumulards sont drôlement compétents pour parvenir à être efficient ici et là-bas !
C’est dire où ils placent leur niveau de confiance quant aux générations à venir pour les remplacer !
Une véritable injure… si j’&eacu