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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Jeudi 5 juin 2008

 

Match Industrie/Commerce.

 

La volonté du législateur est claire : faire baisser les prix à la consommation !

Méthode Attali : Casser la réglementation des ouvertures de magasin de vente de détail, interdire d'interdire la vente à perte !

 

Traduction dans la « très grande sagesse du législateur » :

  • - On interdit les marges arrières une bonne fois pour toute en « libérant la négociation des prix », en contrepartie de quoi, il s'agira de fixer les obligations du vendeur à l'égard de l'acheteur et réciproquement, par écrit dès la promulgation de la loi (premiers effets fin 2008, plus sûrement saison 2009) !
  • - On autorisera à ouvrir 1.000 m² de surface de vente sans autorisation en 2010, mais en respectant le cahier des charges de Monsieur le Maire.
  • - D'ici 2012, on paye la marchandise à 45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires (alors que le délai est de 30 jours, mais uniquement pour les produits périssables, les autres étant laissés à l'appréciation des cocontractants professionnels: pas question que vous ne payiez, vous consommateur, à 90 jours la marchandise sortie de votre supermarché préféré)!
  • - On réduit la « Taxe sur les grandes surfaces »,
  • - Et on rajoute 25 % au fonds d'investissement pour les services, l'artisanat et le commerce,
  • - On fixe les périodes de soldes à deux fois 5 semaines une fois pour toute, plus 2 semaines « flottantes », hors le mois précédant des périodes fixées;
  • - Naturellement, on se fait une « grosse administration de contrôle de tout ça » sous l'appellation de « Haute autorité de la concurrence », histoire du donner du taf et de l'importance aux fonctionnaires de la DGCCRF!

 

Baisser la « TACA », qui est de 8,32 € par mètre carré pour les entreprises de plus de 400 m² qui vendent aussi du carburant et font au moins 600.000 € de CA par an (6,75 € pour celles qui ne vendent pas de carburant), c'est une bonne chose.

En notant que celles qui font 12.000 € par m²/an payaient 35,70 € au m² si elles vendent du carburant (34,70 € pour les autres).

Quand on a une « pissotière », on est déjà exonéré de tout : ça ne va pas aider le « piti commerce » cette affaire-là !

Et encore faut-il compter avec un abattement de 20 % pour les surfaces de vente au détail comprises entre 400 et 600 m² si le CA est inférieur à 3.800 € (les « crevards » à 2,28 M€/an), de 30 % quand on s'amuse à vendre des meubles, des voitures, des machines agricoles ou des matériaux de construction (ah, la puissance des syndicats professionnels lobbyistes !) et d'un abattement général de 1.524,49 € dans les zones urbaines « sensibles » !

Une règle, 2 tarifs progressifs, 3 « niches » !

Un truc à faire plaisir à Monsieur Heurtault...

Avec un hectare couvert ça nous donne, pour un hyper pas tout à fait milliardaire (en chiffre et en feu le franc Pinay) 357 K€.

 

Désormais, il en coûtera 90 K€ dans les mêmes conditions, soit une diminution de... 0,175 % des prix de vente (sauf si le magasin est « hyper milliardaire », toujours en CA et en franc Pinay) : Bel effort !

La formule magique...

Il suffisait d'y penser : Merci M'ssieur Attali !

Ah ? Ce n'est pas une de vos idées ni celle de votre Vénérable commission ?

Dommage !

Faut aussi dire que là, on pousse vraiment le bédouin jusqu'au fin fonds des allées des hypermarchés, avec une mesure pareille : C'est Édouard (Leclerc) et les petits gars du syndicat des hypers, qui vont bicher un max !

 

Qu'à cela ne tienne, on retient des « 316 mesures incontournables et urgentes qui vont changer la vie des français » de surtout redonner la main aux maires de France pour les implantations de nouveaux magasins (et leur ouverture, naturellement).

Tellement il n'y avait pas de raisons que le trafic des « petites enveloppes qui entretiennent l'amitié et les bons rapports de voisinage » soit capté uniquement par les membres des commissions départementales d'équipement commercial, vu que les maires collectent déjà celles relatives au permis de construire à délivrer...

Peut-être qu'ainsi, ça finira par devenir moins cher à force de cumuler les obstacles.

Peut-être que les « tarifs d'entrée » vont devenir plus coûteux : à suivre !

 

Plus de marge arrière ? Faut tout mettre sur facture ? Mais c'est déjà le cas...

Écrire les relations « industrie/commerce » noir sur blanc ? Mais pourquoi pas !

Alors, en quoi cela va-t-il faire baisser les prix ?

Les industriels voudront tout mettre sur le papier, pour ne pas être pris en défaut de « favoritisme » pour telle ou telle enseigne : on les comprend.

Les distributeurs aussi : au moins, ils n'auront pas à réclamer leur dû une fois les quantitatives et conditionnelles acquises, les plans d'approvisionnement respectés à la lettre, puisque ce sera « payé sur la facture » : c'est autant de trésorerie en plus qui permet des achats promotionnels à offrir à leurs clients.

 

Bé justement, c'est autant de moins quant aux escomptes obtenus pour paiement comptant !

Et on appelle cela un progrès ?

Admettons !

 

En fait, le seul vrai progrès qu'on peut y voir, c'est le fisc qui va le faire (depuis le temps qu'il courait après).

En effet, jusque-là, les RRR (Remise, Rabais, Ristourne) à obtenir ou à verser étaient normalement le résultat d'accords écrits, passés en centrale d'achat ou dans le bureau du directeur des achats après négociation.

Ça peut même se calculer au centime près (en général rapporté à des pourcentages de volume d'affaires : on fait simple dans ces métiers-là !)

Seulement voilà, les industriels ont tendance à « provisionner » des charges à payer à leur maximum écrit, ça réduit l'impôt, d'autant que c'est dû même si c'est payé plus tard pour rester une garantie de bon paiement en cas de défaillance de l'acheteur.

Quant aux distributeurs, sachant qu'il faut toujours courir après, ils avaient tendance à ne prendre en considération que ce que les RRR qu'ils avaient effectivement reçues, au moins le temps de faire les comptes et de publier leurs bilans aux centres des impôts : de toute façon, le reste, s'il arrivait, serait comptabilisé sur l'exercice suivant, personne ne vole personne !

Et c'est 10 % de « flottant » qui vont devoir être réintégrés ici et là !

De quoi faire faire un bon d'autant pour l'Impôt sur les sociétés dû en 2010 (pour le solde, les acomptes devant être corrigés dès 2009)...

Mais alors pas du tout dans la poche du consommateur !

 

Autrement dit, qui va payer ? Sûrement pas ni les industriels ni les distributeurs, qui remettent tout ça dans leurs prix de vente public, naturellement !

 

Ça plus la réduction des délais de paiement, il va y avoir des morts entre août 2010 et août 2012 !

Remarquez, si au moins les contrôleurs des impôts se retrouvaient au chômage technique, mais même pas, il faudra les occuper à autre chose : d'où la Haute Autorité de la Concurrence !

 

Enfin, entre-deux, on aura eu le mérite de prévenir Harold's et les boutiques transalpines, transpyrénéennes, outre-rhénanes, luxembourgeoises et belges des moments « astucieux » pour faire leurs propres soldes à elles : encore du chiffre qui ira se faire voir ailleurs !

 

Quand on vous dit que franchement, ils ne savent pas grand-chose de quoi qu'ils légifèrent... ce n'est hélas pas une blague !

 

Perso, j'aurai mis la TVA à 15 % et là, on aurait vu la différence...

Augmentation du pouvoir d'achat garantie de 4,6 % et baisse des recettes compensée pour la phynance publique par ma fameuse « cotisation sociale sur les produits importés » 20 à 25 points (sur un quart du PIB, le compte y est !).

Au moins, ça aurait boosté les industries locales respectueuses de l'environnement - au lieu de bouffer du kérosène ou du fioul lourd qui polluent nos airs et jusque nos plages de sable fin - et aurait réduit le chômage et l'exode des d'jeuns !

Mais de ce que j'en dis ou rien, n'est-ce pas.


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Mercredi 2 avril 2008

Mister « FF » veut le plein emploi !

 

Il l'a dit dimanche soir dernier, en plein décalage horaire ! Et qu'il a donc raison, le brave homme !

Imaginez un peu une France sans soucis de croissance, sans chômeur (ou presque) et où toute personne en âge de travailler et le souhaitant ardemment aurait travail digne et rémunéré (autrement qu'avec un ersatz de minimum légal) à la mesure de ses justes compétences et ardeurs !

Nous en avions déjà fait le rêve récemment ensemble.

 

Plus besoin de cotiser pour le chômage.

Des recettes d'assurance maladie en hausse de plus de 14 % pour pas plus malades pris en charge. Finis les 11 milliards de déficit chroniques !

Des recettes fiscales qui s'envolent que nous en épuiseront peut-être un jour enfin nos déficits répétitifs, voire l'endettement public abyssal qui courent depuis tant d'année : 14 % à 16 % de recettes supplémentaires, sans rien avoir à réformer, pour des agents des impôts qui n'aurons même pas à travailler plus : le rêve !

Un pouvoir d'achat global qui viserait les sommets.

Un PIB à forte valeur ajoutée qui nous ferait champion d'Europe toutes catégories.

Une part étatique revenue à la portion congrue toutes choses égales par ailleurs, dans cet ensemble, se cantonnant à ses quelques missions régaliennes et se barricadant encore en des domaines où l'action publique reste indispensable comme l'entretien et l'amélioration des infrastructures (routes, ponts, ports, aéroports, voies ferrées) que nous aurions toujours plus denses et rénovés tous les ans tellement l'argent coulerait à flot !

Et puis, plus de problème de retraite pour une population vieillissante.

Des garanties nouvelles pour les fonctionnaires pensionnés, ceux qui émargent directement à ne rien faire en travaillant pô beaucoup sur une vie sur votre feuille d'impôt et votre ticket de caisse !

Nous ne parlerions même plus des « neuf iniquités »...

Je fermerai ce blog et partirai, le nez au vent, des fleurs dans les cheveux sur les routes de Navarre et d'ailleurs, guetter la gueuze au coin des chemins.

 

Mais, ah que voilà, du rêve à la réalité, c'est encore pire que de la coupe aux lèvres.

J'expliquais encore l'autre jour, que ce qui fait toute la différence, ce sont justement les « dix derniers centimètres », que ce soit entre une fille et un garçon, entre une idée et son application, entre une envie, une pulsion, un désir et sa mise en œuvre, sa satisfaction.

Parce que les 260 milliards d'euros que cela générerait sous le sabot du cheval, il faut bien que quelqu'un les paye !

Et là, même à l'étranger, ça ne se bouscule pas au portillon, pour cause d'insolvabilité générale de la planète (qui n'en finit pas de vivre à crédit pour payer ses barils de pétrole et autres billevesées).

 

Car juste pour en rire, question retraite du civil, complémentaire, quand vous cotisiez 1.000 €, vous-même en piquant sur votre feuille de paye à titre obligatoire, ou votre patron en spéculant sur votre sueur, vous avez acquis 169,76 points à l'Agirc en 2007 (176,04 en 2006 et jusqu'au 1er avril 2007 ; un peu moins de 3,7 % pour vous faire « manger l'inflation », n'est-ce pas...).

Pour recevoir, à vie, naturellement, peut-être un jour seulement (parce qu'il faut y arriver quand même) 69,14 € de rente (hors les charges, CSG et CRDS plus quelques retenues diverses).

Soit 14,5 ans à espérer dépasser l'âge de 79,5 ans pour « rentrer dans vos frais » !

Et encore, je n'ai pas compté les diverses cotisations supplémentaires de base, dont la Contribution Exceptionnelle Temporaire, (qui dure, qui dure...).

Un truc pas pour moi, ça ! Je serai mort et enterré sous mes châtaigniers depuis belle lurette !

 

L'année dernière, le même calcul donnait 70,50 € (et pan ! 1,9 % d'inflation dans les dents), soit un « retour sur amortissement » de 14 ans et 2 mois !

Les effets de la canicule de 2003 figurez-vous !

Parce qu'on a anticipé de quelques mois les décès des plus fragilisés, à cette époque là, pour cause de « coup de chaud sur les vieux » sous le règne de notre bon « Raff la main sur le cœur », bé, depuis on s'occupe mieux de ceux qui nous restent sur les bras pour s'être décidés à survivre encore un peu et qu'ils en vivent depuis lors plus longtemps ai-je entendu dans le poste l'autre fois !

 

Bon, ça, c'est pour les cadres. Pour les « non-cadres », c'est un peu différent. Arrco ne calcule pas de la même façon ses complémentaires. Toujours pour 1.000 €, il faut compter une rente de 67,98 € en 2007 et 69,31 en 2006.

Pourquoi moins ? Bin je ne connais pas tout de la vie du « bétail » ! Peut-être qu'ils sont plus nombreux. Ou qu'ils meurent encore plus tard, allez savoir ?

C'est vrai que s'est épuisant à être « cadre ». Surtout de direction générale... Stressant : j'en sais quelque chose, de faire bosser les autres !

 

En bref, je vous raconte tout ça, parce qu'à chaque poisson d'avril, (autrement dit hier : je n'ai pas osé, figurez vous, vous auriez encore cru que ce n'était même pas vrai !) nous avons droit à un nouveau barème. Normalement, pour 1.000 €, on va obtenir 67,84 € de rente chez les « cadres » et 66,71 € chez les non-cadres.

Soit une espérance de vie à atteindre de 79 ans et presque 9 mois chez les premiers et presque 80 ans pour les autres.

À ce rythme là, les « petits jeunes » nés à compter de 1968 devront tous vivre centenaire pour s'y retrouver !

Tous les autres en seront de leur poche !

 

Mais pas dans la fonction publique naturellement, qui reste en dehors de ces affreusetés de mécanismes « du privé », donc reste à avoir de beaux jours devant elle, puisque qu'on s'en tape vu que c'est le kontribuable qui paye.

Le jour où tout le monde sera fonctionnaire dans mon beau pays, tout finira par être gratuit, puisque chacun payera finalement pour lui-même !

Encore un effort et on rentrera dans la phase utopique du communisme intégral !

Parce que là, la soviétisation de la France, elle n'en est encore à cusser lamentablement et depuis des années à 52/53 % du total de toutes les activités.

 

J'adore la perspective.

Car ce « chacun pour soi » final de la phase ultime de la dictature du prolétariat, comme d'un aboutissement de la soviétisation rampante, c'est exactement le modèle de la « gouvernance globale » du libéralisme le plus débridé, sauvage et tant décrié des alter-quelque chose (mais ils ne le savent pas encore, rassurez-vous) !

« Communistes libéraux, au pouvoir ! »


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Jeudi 13 mars 2008
Petit tour européen du « côté de chez le chômage »
 
Vous vous souvîntes des quelques chiffres alignés hier pour m'éduquez me rappeler des réalités du monde, le jour où l’on me posera la question ?
L’exception culturelle économique gauloise, c’est que nous avons non seulement un fort « minimum légal » de la rémunération du travail salarié, mais tout autant un nombre élevé de personnes bossant pour le prix de la « voiture balai » : 1 sur 6 !
 
Explication avancée hasardeusement : faut bien financer les couvertures sociales et les dépenses publiques. Si on ne refile pas du pognon par voie réglementaire aux citoyens cotisants, ils ne vont plus pouvoir assumer.
Donc on oblige les entreprises à supporter d’une façon ou d’une autre ces financements là (en leur promettant qu’elles auront accès à la manne des marchés publics plus facilement : de la « soviétisation rampante », en somme), ce qui permet d’aller le repiquer à tous ceux qui sont encore un peu solvables.
 
Sont-ils en nombre suffisant pour pouvoir assumer, par leur travail, ces ponctions là ?
Ah que oui, à entendre nos gouvernants bien aimés et vénérés, qui se glorifient d’avoir un taux de chômage qui se réduit de mois en mois. Du jamais vu depuis un quart de siècle, paraît-il !
À les entendre, nous allons devenir les champions du plein emploi dans le monde européen.
 
Pour reprendre les chiffres donnés hier, on note que, en les comparant avec ceux du reste de l’Europe que nous n’avons retrouvé que pour 2006 seulement (faut pas rêver, nous aurons ceux de 2007 bien plus tard), ça donne l’état des lieux suivant :
 
         92 € de smic et 9,0 % de chômeur en Bulgarie, 114 € de smic et 7,3 % de chômeur en Roumanie, 172 € de smic et 6,8 % de chômeur en Lettonie, 174 € de smic et 5,6 % de chômeur en Lituanie, 217 € de smic et 13,4 % de chômeur en Slovaquie, 230 € de smic et 5,9 % de chômeur en Estonie, 246 € de smic et 13,8 % de chômeur en Pologne, 258 € de smic et 7,5 % de chômeur en Hongrie et 288 € de smic en République tchèque avec 5,3 % de chômeur.
        470 € de smic au Portugal pour 7,7 % de chômeur, 522 € de smic en Slovénie pour 6,0 % de chômeur, 585 € de smic à Malte pour 7,3 % de chômeur, 666 € de smic en Espagne et 8,5 % de chômeur, et 668 € de smic en Grèce pour 8,9 % de chômeur.
        En France « métro » il fallait compter avec 1.254 € de smic et 9,4 % de chômeur, en Belgique 1.259 € et 8,2 % de chômeur, aux Pays-Bas 1.301 € de smic et 3,9 % de chômeur, en Irlande 1.403 € de smic et 4,4 % de chômeur et au Luxembourg 1.570 € de smic et 4,7 % de chômeur !
 
En bref, si aucune corrélation n’est possible entre niveau du Smic et taux d’emploi, c’est quand même en France que nous sommes les champions européens de la paupérisation des « classes prolétaires » (et des classes moyennes), puisque nous cumulons à la fois un taux officiel de chômeurs parmi les plus élevés et un taux de « smicards » parmi le plus fort.
Nous l’avons dit, la faute à cette couverture sociale que « le monde entier nous envie » (à en venir migrer toujours de plus en plus loin et de plus en plus nombreux) qui justement entraîne des besoins en financement toujours plus élevés, en masse et en taux, augmentant les prélèvements obligatoires, en masse et en taux, sans pour autant enrichir les plus pauvres, tout en accélérant la paupérisation des « un peu mieux » lotis !
De la « soviétisation rampante », vous dit-on…
 
Et encore ! En fait, on ne compte pas tous les chômeurs, vous le savez bien. D’autant que c’est très officiel.
Nous n’en avons que huit catégories :
        Catégorie 1 : Chômeurs immédiatement disponibles, cherchant un emploi à plein temps et à durée indéterminée (CDI) ;
        Catégorie 2 : Chômeurs immédiatement disponibles, cherchant un CDI à temps partiel ;
        Catégorie 3 : Chômeurs immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée déterminée (CDD), temporaire ou saisonnier ;
        Catégorie 4 : Chômeurs non immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée déterminée (CDD) ou indéterminée (CDI), à temps plein ou partiel ;
        Catégorie 5 : Personnes en activité, cherchant toutefois un autre emploi ;
        Catégorie 6 : Chômeurs non immédiatement disponibles (exerçant une activité supérieure à 78 h par mois), cherchant un emploi à plein temps et à durée indéterminée (CDI) ;
        Catégorie 7 : Chômeurs non immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée indéterminée (CDI) et à temps partiel ;
        Catégorie 8 : Chômeurs non immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée déterminée (CDD), temporaire ou saisonnier !
 
Naturellement, on ne compte que la première catégorie ! Et là, ça fait déjà 2.300.000 personnes, rien qu’en « Gauloisie postérieure » (hors les DOM-TOM) !
On devrait compter au moins jusqu’à la catégorie 3, puisqu’il s’agit toutes de « personnes immédiatement disponibles cherchant du boulot » (norme BIT).
Plus les stagiaires au chômage que l’on décompte pour 192.117, et tous les autres dans les DOM, soit environ 150.000 !
 
Naturellement, les « dispensés de chercher du travail » par mesure de bienveillance compte tenu de leur âge avancé, sont de toute façon pas en recherche de travail et attendent gentiment d’être pris en charge par leur régime de vieillesse.
Ce n’est pas tout !
Il faut aussi voir les 1.200.000 foyers à qui la CAF verse régulièrement le RMI (ou RMA, je ne sais plus), et les très officiels 55,7 % personnes radiées des listes de l’ANPE (la neuvième catégorie… celle qui n’existe pas) !
Ça fait un total de presque 6.000.000 de personnes concernées, soit un bon cinquième de la population en âge de travailler.
Ou presque trois fois plus que les « excellents chiffres » du mois dernier.
 
Constat : La rupture promise l’année dernière en avant-veille des élections majeures du mois de mai n’a jusqu’alors même pas ralenti le processus (même si nous avons éviter de l’accélérer) sans résoudre pour autant les problèmes de cette « nationalisation rampante » de la vie économique de chacun (et le clientélisme électoral et syndical qui va avec), quand on rajoute les 5 millions de fonctionnaires et assimilés (5 + 6 = 11 à rapporter au 27 millions de « salarisables »), ça fait beaucoup de monde qui vivent sur le travail des z’autres.
Conséquence, notons qu’un, fort taux de chômage semble aller de paire avec niveau de prélèvements obligatoires.
Mais là encore, ne confondons pas la cause et les effets (comme le font hélas trop d’économistes patentés et autres pourfendeurs divers : nous en avons déjà parlé. Suivez les liens !).
 
Le gaulois ayant découvert avec le passage aux 35 heures qu’on peut survivre en travaillant moins, farnienter tranquillement devant les machines quand on n’est pas poussé aux fesses, se remet mollement au boulot, préférant importer sans compter, voire « produire en zone dollar » comme le préconise le big boss d’EADS avant-hier encore, à faire bosser plus pauvres que soi !
Mais ce n’est pas le premier : J-L. Beffa de chez Saint-Gobain, m’avait déjà fait la même démonstration éblouissante, quand j’avais voulu lui vendre ma soupe il y a une bonne décennie, en me rigolant au nez !
Complètement bluffé…
 
De tout ça, je n’invente rien : c’est dans le rapport d’Alain Tapie, missionné par Lagarde pour la promotion des heures supplémentaires de la loi TEPA d’août dernier, qui est tombé hier.
Pas plus de 8 heures supplémentaires par trimestre (2,666 h par mois) et par salarié, et encore dans seulement 308.000 entreprises parmi les 1,5 million qui emploient des salariés, pour tout juste 144 millions d’heures…
Assez loin des 900 millions attendus pour un trimestre (le dernier de 2007) traditionnellement chargé en heures sup tous les ans !
Aucune rupture. Tout juste des effets d’opportunité, comme nous l’avions prévu en notre « think tank » personnel à faire du cash (et que j’avais vaguement rapporté ici même il y a quelques temps).
 
Remarquez, je vois bien le prochain « best seller » chinois parodiant l’ancien ministre gaulliste : « Quand la France se réveillera »…
Le monde tremblera.
6 millions de types qui glandent à 1.600 heures de boulot par an, 9,6 milliards d’heures à 27 €/h de création de valeur ajoutée, 259 Giga € (des « mignards »), c’est presque le budget 2007 payé cash, y compris son déficit !
14 % de PIB de plus sous le pied. Je ne vous raconte pas.
De quoi faire rêver !

Une autre dimension que le minable 144 millions d’heures sup (1,5 % du « potentiel » inemployé en heures « normales »).


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Mercredi 12 mars 2008
Économies comparées
 
Pendant que plein de sœurs jumelles à la « Nouvelle France » marseillaise voient le jour un peu partout en « Gauloisie postérieure », (soyez sûrs que nous y reviendrons tellement s’en est drôle), que les « marchés boursiers de valeurs » reprennent du « poil de la bête » rien qu’à l’annonce de 200 petits mignons de dollars de plus de liquidités immédiates, alors même que notre petit CAC 40 national en a dégagés plus de la moitié, 99,1 M€ rien que pour 2007, mes incendies perso éteints, j’ai fait un petit « tour idiot » sur les chiffres du « pouvoir d’achat » européen.
De quoi je me mêle, faut dire ?
 
Ainsi, d’après Eurostat, l’INSEE européen, copie conforme à l’original de Malakoff, en janvier 2007, vingt des vingt-sept États membres de l’UE disposaient d’une législation nationale établissant un salaire minimum légal. Celui-ci variait fortement, de 92 € par mois en Bulgarie (mesuré en SPA 2 pour tenir compte des particularités économiques des États membres) à 1.570 € mensuel au Luxembourg.
 
On note ainsi les chiffres suivants :
        92 € en Bulgarie, 114 € en Roumanie, 172 € en Lettonie, 174 € en Lituanie, 217 € en Slovaquie, 230 € en Estonie, 246 € en Pologne, 258 € en Hongrie et 288 € en République tchèque.
        470 € au Portugal, 522 € en Slovénie, 585 € à Malte, 666 € en Espagne et 668 € en Grèce
        En France il fallait compter avec 1.254 €, en Belgique 1.259 €, aux Pays-Bas 1.301 €, au Royaume-Uni 1.361 €, en Irlande 1.403 € et au Luxembourg 1.570 € !
À titre de comparaison, le salaire minimum au niveau fédéral aux États-Unis s’élevait à 676 € par mois en janvier 2007.
 
Pauvres z’habitants du premier groupe, direz-vous ! Bien sûr. Mais attention aux gags !
Quand on y regarde de plus près, on n’a plus envie de rire : on a même la gorge serrée…
Il faut remonter à 2005 pour avoir des statistiques comparatives effarantes !
 
La proportion de salariés ne percevant que le salaire minimum était :
        De 0,8 % de la population en Espagne, 1,5 % à Malte, 1,7 % en Slovaquie, 1,8 % au Royaume-Uni et 2 % en Tchéquie libérée.
        Et de 10,3 % en Lituanie, 11 % au Luxembourg, 12 % en Lettonie, 16 % en Bulgarie et…
        16,8 % en France !
À titre de comparaison, 1,3 % des salariés percevaient le salaire minimum au niveau fédéral aux États-Unis.
 
Avez-vous tout compris du « malaise franco-gaulois » ?
La voiture balai gauloise est d’un niveau tellement élevée, pour une économie ruinée par les prélèvements sociaux, qu’elle concerne le plus de monde !
Ça tombe sous le sens, remarquez ! Non pas que nous devions renoncer à « nos avantages acquis » de hautes luttes syndicales, mais parce que notre « performance », comparativement à d’autres, est tellement élevée, qu’on va tous finir smicarisés, tôt ou tard, puisqu’on ne peut pas suivre tous ensemble le rythme imposé !
La preuve : le pouvoir d’achat semble régresser, mais le Smic augmente plus vite que le PIB (qui mesure le volume de toutes les richesses produites), et à la même vitesse que la masse des prélèvements obligatoires (qui proportionnellement ne diminuent pas par rapport à ce PIB).
 
Pourquoi ce niveau si élevé et pour un si grand nombre de personnes (une sur six) ?
Mais tout simplement pour mieux financer lesdits prélèvements obligatoires, pardi !
Si les gueux ne pouvaient plus payer, vous n’imaginez pas les dégâts.
 
Pensez donc, 5 millions de fonctionnaires ou assimilés dont les traitements seraient réduits à néant !
À peu près autant qui survivent avec bien du mal de la « grande générosité » des minimums sociaux, en ne comptant pas que les « chômeur catégorie 1 », mais tous ceux sans le sou !
Vous mettez dans la balance les quelques 10 millions de jeunes et moins jeunes qui ne sont plus formés à rien et l’équivalent pour nos seniors trop vieux pour être utiles (et tout juste bon à générer des actes médicaux), et vous avez 30 millions de personnes dans le rue !
Voilà où donc passe le pognon que nous avons bien du mal à faire rentrer, jour après jour.
 
Et encore, ça ne suffit pas, parce que bêtement, depuis une trentaine d’années, nos z’élites se sont arrêtées au système décimal.
Résultat, l’année ne compte décidément que 10 mois pour ces gens là.
Dès le mois d’octobre, on boucle, même s’il y a encore deux mois à fournir pour lesquels il faut « faire l’impasse budgétaire » et emprunter de l’argent qui n’existe pas encore…
Que d’autres, qui n’existent pas encore non plus pour n’être pas nés, rembourseront, peut-être !
Heureusement qu’ils ne comprennent rien à l’informatique, depuis le « Plan calcul » et les déconvenues de « Bull » et « Goupil » : ils nous forceraient à compter en octet, si ce n’est pas en binaire, janvier, février et le reste à découvert !
 
Personne n’envisage heureusement de ralentir la croissance démographique : entre mon prof de droit social et du travail, l’inimitable J-J. Dupeyroux qui lançait dans le grand amphi « Baisez ! Mais baisez donc ! » à 1.000 studieux z’étudiants aux prises avec leurs hormones surchauffées d’il y a plus d’un quart de siècle, en passant par Michou (Debré, le père de Nanard et de Jean-lou) qui s’inquiétait déjà d’un déclin des naissances il y a un demi-siècle.
Imaginez que ceux-là oublient de naître ou se cassent avant, comme « Dany le Rouge » (cf. § 2, d’avant-hier) « Pour n’avoir pas à assumer leurs obligations citoyennes dans leur pays de naissance », franchement, on aura bien besoin de DSK planqué au chaud au FMI.
Perso, je me bidonne sévère, là, quand j’imagine des trucs pareils !
 
J’espère que vous vous en amusez bien et que je vous ai mis de bonne humeur pour la journée.

Que je vous souhaite excellente quand même, (vous le valez bien !).


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Jeudi 6 mars 2008
Le beau tableau de l’INSEE, c’est scientifique.
 
Depuis quelques jours, vous ne le saviez pas encore, je suis tombé un peu par hasard sur les inimitables statistiques de l’immensissime Institut National de la Statistique Économique et des Entreprises.
 
Car, je m’en suis déjà fait l’écho, il paraît que nous sommes entrés dans une période de déflation provisoire assez exceptionnelle pour être vérifiée.
C’est officiel, puisque publié il y a un peu plus de 15 jours au Journal du même nom (Officiel de la République Française elle-même). Le temps de feuilleter le bidule (je vous avez dit avoir quelques jours de retard depuis quelques années), je me retourne pour comprendre de quoi il s’agit.
 
Bé tout bêtement du coût mensuel de vos consommations à vous tous réunis : Du savant art !
Que dis-je : de la science appliquée du meilleur niveau, qui touche à l’excellence !
Car vous ne le saviez pas, mais on sait tout de vous, jusqu’où vous nichez et ce que vous faites de votre pognon.
 
Tout part de l’idée que « votre panier » de dépenses compte 10.000 dans le mois. 10.000 quoi, on ne sait pas.
Peut-être des kilomètres, des litres, des tonnes, des petits pois, des allumettes, mais sûrement pas des euros sonnants z’et trébuchants puisque tout le jeu consiste à savoir combien ça vous a justement coûté, en euros.
 
Donc, quand vous dépensiez 10.000 allumettes au mois de janvier dernier, vous achetiez, sans le savoir, pour :
1.488 allumettes de produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont 59 allumettes de pain, 54 allumettes de pâtisserie fraîche et autres viennoiseries, 47 allumettes de gâteaux et pâtisserie de conservation, autant de céréales, 84 allumettes de viande de bœuf, 29 allumettes de veau, 23 allumettes de mouton et de cheval, 159 allumettes de charcutaille et viande de porc, 57 allumettes de volaille diverse, 46 allumettes d’autres viandes et de plat cuisinés à base de viande, 37 allumettes de poisson frais et de crustacés,79 allumettes des mêmes produits de la mer, mais préparés en conserve ou surgelés, 50 allumettes de lait et de crème, 44 allumettes de yaourts et de desserts lactés, 113 allumettes de fromage, 15 allumettes d’œuf, 18 allumettes de beurre, autant d’huile et de margarine,88 allumettes de fruits frais, 10 allumettes de fruits surgelés appertisés ou sec, 84 allumettes de légumes frais, 48 allumettes de légumes préparés ou surgelés ou en conserve, 36 allumettes de produits à base de sucre, 42 allumettes de produits à base de chocolat, 18 allumettes de crèmes glacées, glaces ou sorbets, 55 allumettes de sel, épices, sauce et autre produit alimentaire du même acabit, 19 allumettes de condiments et assaisonnement, autant d’éliment préparés pour les enfants ou de produits diététiques et 17 d’autres produits alimentaires divers, pour un total de 1.360 allumettes de produits alimentaires hors boisson.
Mes cochons, je ne sais pas où vous mettez tout ça, d’autant que ce n’est pas fini !
 
Il faut compter aussi avec tout ce que vous pouvez boire : 10 allumettes de produits chocolatés, 28 allumettes de café, 4 allumettes de thés et autres infusions 38 allumettes d’eaux minérales ou de source, 48 allumettes de boissons gazeuses, jus et sirops, 44 allumettes d’alcools, 34 allumettes d’apéritifs, 10 allumettes d’eaux de vie et liqueurs, 65 allumettes de vins, 28 allumettes de champagne, mousseux et cidres, 18 allumettes de bières !
Heureux veinards, va !
Et vous fumez pour 183 allumettes de tabac ! Gag !
Vous avez raison : l’alcool conserve les bons fruits et la fumée les bonnes viandes, pardi !
 
C’est qu’il faut aussi vous les « fringuer », les « bons fruits et les bonnes viandes » : Rien qu’en tissus d’habillement, vous ne dépensez pas plus que l’euro symbolique par mois, mais 49 allumettes de vêtements « de dessus » pour Monsieur, 88 allumettes « de dessus » pour Madame, 26 allumettes pour vos marmots, moyennant quoi vous pouvez vous offrir 34 allumettes de vêtements de sport, 49 allumettes de bonneterie et de lingerie pour homme, 80 allumettes des mêmes choses pour dames et 36 allumettes pour votre marmaille, prunelle bénite de vos yeux !
Ce qui vous laisse le loisir de dépenser 37 allumettes d’autres articles vestimentaires et accessoires d’habillement, de consacrer 13 allumettes pour nettoyer tout ça (vos vêtements), les réparer (ou les louer), consacrer 61 allumettes à vous chaussez en chaussure de ville et 37 allumettes pour les réparer ou vous offrir d’autres types de pompes.
 
Vous ne sauriez pas entreposer tout ça sans consacrer 624 allumettes en loyers, dont 597 allumettes pour votre résidence principale, 27 allumettes dans votre résidence secondaire, 28 allumettes pour l’entretien et les menues réparations de vos logements successifs, 117 allumettes pour louer les services nécessaires à l’entretien et aux réparations de ces mêmes lieux de vie, dont 17 allumettes pour les revêtement des sols et de vos murs.
 
Naturellement, pour rendre l’ensemble agréable, vous vous fournissez pour 170 allumettes d’eau et autres services liés à ces logements, dont 43 allumettes juste pour avoir de l’eau courante au robinet, 38 allumettes pour qu’on vienne ramasser vos poubelles et les traiter comme il convient, 43 allumettes pour assainir votre environnement de vos pollutions personnelles et le solde, soit 46 allumettes, en divers autres services, genre le syndic de copropriété, le nettoyage des parties communes, etc.
 
C’est que pour vous faire un nid douillet et chaleureux vous allez devoir aussi consommer un peu d’énergie, ne serait-ce que pour aller signer correctement votre chèque de tiers provisionnel à poster avant le 15 février (oui, je sais, le délai est passé : tant pis pour vous !).
Rien qu’en électricité, il faut compter sur 198 allumettes, 89 allumettes pour le gaz de ville (histoire de manger chaud), 18 allumettes en gaz liquéfiés (votre bombonne à oxygène, probablement ? Faut bien ça pour aider à la digestion !…), 81 allumettes en combustible liquide et 5 allumettes en combustible solide rien que pour vous chauffez.
Ah oui, vous ne seriez rien sans 15 allumettes d’eau chaude, de vapeur ou de glace, polissons que vous êtes tous !
 
Et puis il vous faut meubler correctement tout ça, bande de coquins : 38 allumettes pour le mobilier de la chambre à coucher, 36 allumettes pour celui du séjour, 32 allumettes pour la cuisine et la salle de bains, 19 allumettes les fauteuils et le canapé, 28 allumettes pour meubler ou réparer le mobilier du jardin, 5 allumettes pour vos tapis et autre revêtements de sols.
Voilà qui est coquet !
 
Ce n’est pas tout : il vous faut aussi 26 allumettes d’articles pour literie (ce n’est pas de la soie, mais c’est quand même bon), et 17 allumettes d’autres textiles d’ameublement.
Comme vous êtes feignasse au moins autant que moi, vous dépenserez 24 allumettes d’appareil de lavage, 19 allumettes d’appareil à cuire votre tambouille, autant pour la conserver au frais ou au congélateur et 12 allumettes à autres choses, mais 17 allumettes en petits appareils électroménagers quand même en plus et 6 allumettes à réparer ces derniers.
Et comme nous ne vivez pas chez les sauvages, vous mangerez et boirez dans 25 allumettes de verrerie, faïence et porcelaine, userez de 26 allumettes d’ustensiles de ménage en métal et 19 allumettes en autres articles de ménage.
 
Une fois rassasié et abreuvé, vous n’oublierez pas d’aller dépenser 49 allumettes en outillage et autres matériels pour la maison et le jardin.
Faut pas dék !
Et puisque vous êtes soigneux, vous vous porterez acquéreur de 56 allumettes de petits articles pour l’entretien du logement, 41 allumettes de savons de ménage et produits d’entretien, à moins que ce soit les 81 allumettes dépensés par les services domestiques, qui le fasse à votre place, sans oublier « la pièce » à 8 allumettes pour « autres service pour l’habitation »…
 
Le compte n’y est pas encore : Faut bien vous tenir au mieux de votre forme ! Et là vous n’hésitez pas à payer « cash » 385 allumettes de préparations pharmaceutiques, plus 8 allumettes en produits de parapharmacie (il n’y a pas que les petits délices qui comptent), vous consacrerez 101 allumettes à des matériels et appareils thérapeutiques, que vous aurons prescrits vos bons médecins pour le prix de 230 allumettes préalablement payés, sans oublier votre dentiste préféré (parce qu’il a la main douce), pour 97 allumettes, quand le « petit » personnel paramédical vous aura taxé de 183 allumettes !
 
Ah oui, vous n’êtes pas tous bicyclopédistes verdoyants et hallucinants, le « pétard » au bec : Votre automobile neuve, vous aura coûté 275 allumettes, mais il vous faut rajouter 119 allumettes d’automobile d’occasion, 34 allumettes de motos ou cycles pour être complet.
Les posséder ou en avoir l’usage est une chose. Faut quand même penser à dépenser 20 allumettes en pneumatiques, 272 allumettes en autres pièces de rechange et accessoires, passer à la pompe pour 396 allumettes et songer à lui offrir pour 3 allumettes de lubrifiant…
Dans la même optique, vous aurez dépensé 85 allumettes à entretenir ou réparer votre véhicule personnel, 121 allumettes rien qu’à le réparer (des fois qu’on vous abîme votre tas de boue monté sur pneu), tout en rajoutant 89 allumettes d’autres services liés à votre auto (histoire de retirer la boue à force de rouler n’importe où ou sur des routes pas soignées), et 64 allumettes rien qu’en parking et péage.
Mais comme vous savez aussi vous déplacer « malin », vous irez dépenser 49 allumettes en transport ferroviaire, 49 allumettes en transport routier, 19 allumettes de taxi, 83 allumettes de billet d’avion, 25 allumettes en transports combinés de voyageurs et 11 allumettes en autres services de transport, y compris fluviaux et maritimes !
Si, c’est marqué !
 
Vous êtes un citoyen moderne, donc vous communiquez !
Pour 20 allumettes par la poste, 19 allumettes en équipement de téléphonie et autres télécopies (le mien ne marche plus, mais tant pis, j’irai les dépenser), le tout pour dépenser 284 allumettes rien qu’en service de télécommunications !
D’ailleurs, vous vous serez équipés de 76 allumettes d’équipements audio-visuels, 30 allumettes d’appareil photo et cinéma, instruments d’optique, 80 allumettes de matériels de traitement de l’information y compris le micro-ordinateur qui vous sert aussi à lire ces lignes, 41 allumettes de supports d’enregistrement de l’image et du son, et aurez dépensé 14 allumettes en réparation de ces équipements audio-visuels, photographiques et informatiques (comme quoi, ce n’est pas si solide qu’on le dit).
D’ailleurs, il faudra rajouter 22 allumettes pour réparer les « biens durables importants » pour les loisirs et la culture.
 
Bon, à l’occasion vous aurez dépensé 49 allumettes en jeux et jouets, car vous êtes aussi un « ludique bobo » qui s’ignore, 47 allumettes pour vos petits équipements de sport, de camping et de loisirs de plein air, 45 allumettes de fleurs et plantes (veinarde, Madame : vous savez entretenir les jolies plantes !), 18 allumettes de plants et graines, claqué 62 allumettes en bestioles d’agrément, sans doute pour les gamins (ou pour faire l’économie d’un système d’alarme).
Pas assez pour convenir à tout le monde chez vous ?
 
Qu’à cela ne tienne : Vous allez consacré 108 allumettes rien qu’en « services récréatifs », plus (mais là il s’agit de culture) 13 allumettes à regarder des navets au cinéma, 44 allumettes en autres spectacles culturels et musées, 69 allumettes en redevance et abonnements télévision divers, histoire de prendre la crampe à regarder des cartes météos pas fichues de placer la Corsica Bella Tchi-tchi à sa place et consommer pour 28 allumettes d’autres services culturels !
Les livres sont comptés à part : 39 allumettes dans le mois. Car vous aimez lire, même des crottes males z’écrites et bourrées de fautes de typographie : Pas grave, je ne vous en veux, puisque vous lisez aussi les miennes avec assiduité !
Les journaux, vous y consacrerez 27 allumettes quand même mais préférez dépenser pour 51 allumettes en magazines.
Faut compter aussi avec 20 allumettes en papier (vous le mangez ou quoi ?) et 14 allumettes en articles de bureau divers !
Pour vos loisirs, essayez également de garder 28 allumettes pour vos voyages touristiques : c’est la norme !
 
Ce n’est pas suffisant pour faire 10.000 allumettes, je vous rassure. L’air de rien, malgré votre vue basse et vos airs de sainte nitouche, vous avez aussi dépensé au passage 26 allumettes rien que pour vous éduquez !
C’est dire si il y a encore du chemin à parcourir.
Ne vous en faites pas, vous avez eu l’occasion de vous réconforter en allant au restaurant craquer pour 337 allumettes, ce qui est nettement plus instructif, picoler dans les bar-bistrots pour 71 allumettes (je ne le répéterai à personne, promis !), tout en vous tapant pour 75 allumettes de cantine scolaire ou de restaurants universitaires, sans compter les 50 allumettes laissés au comptoir de votre restaurant « d’entreprise ou d’administration ». Ah, les nourritures terrestres…
 
Là encore, je ne le répéterai pas, mais sachez que vous avez découché pour 76 allumettes (en hôtellerie y compris la pension), qu’on vous a retrouvé pour 20 allumettes en internat scolaire ou universitaire (mais si !) et pour 24 allumettes en hébergements de vacances (les auberges de jeunesse, peut-être ? Coquins !).
C’est qu’il faut savoir aussi se faire beau pour plaire : Paf ! 80 allumettes rien que pour un passage mensuel chez le coiffeur. Pour peu qu’il fasse aussi esthéticien, il vous en aura coûté 17 allumettes de plus !
J’oubliai : vous avez aussi dépensé 105 allumettes rien qu’en produits de beauté et autres parfums, 50 allumettes en produits d’hygiène (vous le valez bien !), et 40 allumettes juste en appareils et autres articles de beauté !
Formidable !
Sans oublier, pour mettre en valeur votre charisme méditerranéo-slave naturel, que vous avez dépensé 62 allumettes en horlogerie, bijouterie et joaillerie, 24 allumettes en maroquinerie et