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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Dimanche 5 juillet 2009

 

 

Après quelques commentaires, l'original.

 

Il fallait bien clore cette série de « L'état des comptes de l'État », ne serait-ce que pour prendre date, par le « corpus » du texte lui-même...

Des 133 pages en comptant les annexes on ne reprendra que les conclusions : c'est déjà pas mal d'en prendre de la graine.

 

« Chapitre I : Une dégradation accentuée dès 2008

 

L'alourdissement du déficit public, déjà sensible en 2007, s'est poursuivi en 2008 (3,4 % du PIB après 2,7%). Cette augmentation est imputable au ralentissement de l'activité à hauteur de 0,4 point, ce qui signifie que le déficit structurel a poursuivi en 2008 sa dégradation sous l'effet des baisses d'impôts et cotisations sociales, notamment celles inscrites dans la loi TEPA, et en dépit d'un ralentissement des dépenses publiques en volume. Ce ralentissement résulte d'une stagnation de l'investissement public et de l'effet d'une inflation forte et non anticipée.

 

La dette publique a augmenté de 118 Md€, pour un peu plus de la moitié du fait du déficit et pour le reste du fait des apports financiers au secteur bancaire et d'une augmentation de la trésorerie de l'Etat. Elle a atteint 1 327 Md€ fin 2008 et représenté 68,1 % du PIB, ou 47 400 € par actif. Elle a généré 55 Md€ de charges financières, soit 1 950 € par actif, en hausse de 7,3 %.

Le solde primaire, avant paiement des intérêts, est redevenu nettement négatif en 2008 (-0,6 % du PIB) et conduit donc à devoir financer par l'emprunt non seulement la totalité des charges d'intérêt de l'année mais, en sus de ces charges, un volume additionnel de dépenses équivalent à 0,6 point de PIB.

Les soldes publics se sont un peu plus fortement dégradés dans les autres pays européens en 2008 mais leur niveau moyen est resté sensiblement meilleur que celui de la France (-1,5 % pour la zone euro hors France), l'Allemagne se distinguant par un solde quasiment stable au voisinage de l'équilibre. La dette française a crû plus fortement que la moyenne et elle a, en particulier, dépassé celle de l'Allemagne.

 

La situation dégradée des finances publiques fin 2008 résultait principalement de l'incapacité quasi constante de la France depuis de très nombreuses années à rééquilibrer ses comptes publics et à réduire le poids des dépenses publiques, contrairement aux autres pays européens.

Le niveau du déficit structurel (de l'ordre de 3,5 % du PIB), qui est particulièrement élevé au regard de celui des pays voisins (1,4 % pour la zone euro hors France et 1,0 % pour l'Allemagne), en est l'illustration. Il signifie que le déficit français est, indépendamment des effets de la conjoncture, sensiblement au-delà du seuil de 3 % résultant des traités européens.

 

Chapitre II : Une dégradation quasi générale pour toutes les catégories d'administrations

 

La dégradation du résultat de l'Etat, quel que soit le référentiel comptable retenu, explique presque entièrement l'augmentation du déficit et de l'endettement publics en 2008. Son déficit a représenté 20,2 % des dépenses et 25,4 % des recettes nettes. Cette dégradation, qui doit encore peu (de l'ordre de 4 Md€) au ralentissement de l'activité, résulte surtout de la perte de 14 Md€ de recettes fiscales, pour l'essentiel du fait d'allégements d'impôts et de la compensation d'exonérations de cotisations à la sécurité sociale. En outre, l'objectif de croissance « zéro volume » des dépenses, mesuré d'exécution 2008 à exécution 2007, n'a pas été atteint. Du fait de ce déficit, de la reprise de dettes d'autres organismes et d'une augmentation de la trésorerie, la dette financière de l'Etat a crû de presque 100 Md€ pour atteindre 1 044 Md€.

 

Le régime général de sécurité sociale aborde la récession avec un déficit de 10 Md€ en 2008, à peu près stable depuis six ans malgré la croissance dynamique de cette période, et de nature essentiellement structurelle. En effet, ses dépenses ont certes légèrement ralenti, mais leur croissance est restée supérieure à celle de ses recettes. Sa situation est donc préoccupante et le transfert à la CADES de la dette résultant de ses déficits cumulés jusqu'à 2008 n'a fait que reporter dans le futur le financement d'une partie des prestations.

 

Le besoin de financement global des administrations sociales n'a été maintenu au voisinage de l'équilibre que grâce aux excédents, très précaires, de l'assurance chômage et des régimes complémentaires. La dette globale de ces administrations, en y ajoutant la CADES, n'a ralenti sa forte croissance des années passées que grâce à la reprise par l'Etat de la dette du régime agricole.

Le besoin de financement des administrations locales n'a été quasi stabilisé en 2008 qu'en raison d'une baisse de l'investissement, alors que leurs dépenses de fonctionnement, malgré une légère inflexion, ont continué à augmenter nettement plus vite que leurs recettes de fonctionnement. Cet effet de ciseau est particulièrement fort dans les départements. La dette brute des administrations locales s'est accrue de

10 Md€ et, si elle reste soutenable au regard de leurs ressources, les collectivités abordent la crise sans qu'aient été réalisées les réformes de leurs structures et de leurs financements qui permettraient de maîtriser la croissance de leurs dépenses.

 

Chapitre III : Un impact massif de la crise en 2009

 

L'Etat perdra plus de 25 Md€ de recettes fiscales en 2009 par rapport à 2008, dont une dizaine en raison des mesures de relance, en principe temporaires. Ses dépenses croîtront fortement, du fait du plan de relance mais aussi d'une progression de 1,2 % en volume des crédits affectés aux autres dépenses. Celles-ci peuvent encore rester dans la limite des crédits votés, sous réserve d'un effort de redéploiement important, mais avec la perspective que l'Etat ne parvienne pas à réduire le montant des dépenses exigibles et impayées en fin d'année.

Le déficit budgétaire dépassera 120 Md€ et l'augmentation de la dette financière pourrait être supérieure à 100 Md€.

 

La récession creusera fortement le déficit du régime général de sécurité sociale qui, même si l'évolution des dépenses est conforme à la LFSS, dépassera 20 Md€. La question du traitement de sa dette va donc très vite se poser à nouveau. La crise touchera aussi particulièrement l'Unédic dont les résultats financiers sont très sensibles à la conjoncture et qui devrait donc voir réapparaître un déficit significatif. Les régimes complémentaires basculeront dans le déficit. Le besoin de financement des administrations sociales pourrait atteindre 1,3 à 1,5 % du PIB.

 

La hausse du taux des impôts locaux et l'inertie de leurs bases devraient permettre aux collectivités locales de maintenir à peu près leur autofinancement, malgré le dynamisme persistant de leurs dépenses de fonctionnement. La croissance de leur investissement est très incertaine mais, malgré l'incitation à l'accroître apportée par le remboursement anticipé du FCTVA, elle sera sans doute assez faible et leur besoin de financement ne devrait donc pas beaucoup augmenter.

 

L'ensemble des éléments ci-dessus amènent à conclure que le déficit global des administrations publiques devrait dépasser 140 Md€, soit plus de 7,0 % du PIB, en 2009 avec une baisse du PIB de 3,0 %.

La crise et le plan de relance n'en expliqueraient qu'environ la moitié, le reste étant de nature structurelle, avec un déficit structurel tendant à légèrement s'aggraver. Malgré un plan de relance moins important, le déficit français resterait supérieur à la moyenne des autres pays européens, car notre pays part d'une position beaucoup plus défavorable.

Sans même compter les emprunts de la SFEF, la dette publique dépasserait 75 % du PIB. Avec eux, elle progresserait d'environ 220 Md€ et serait voisine de 80 % du PIB.

 

Chapitre IV : La perspective de déséquilibres encore massifs à l'horizon de 2012

 

La perspective d'une réduction sensible du déficit et de la dette à l'horizon de 2012 n'est pas réaliste à défaut d'un effort majeur de redressement. Même si la croissance de l'activité redevenait supérieure à

2,0 % par an à partir de 2011, comme le suppose la programmation des finances publiques, la croissance des recettes pourrait être durablement faible.

En outre, faute de nouvelles mesures d'économie, le ralentissement des dépenses sera insuffisant.

Le déficit public risque d'être encore supérieur à 6,0 % du PIB en 2012 et la dette approcherait alors 90 % du PIB, sans même compter les emprunts de la SFEF. Les charges d'intérêt pourraient être supérieures de 20 Md€ à leur montant de 2008, soit l'équivalent de deux points de CSG. Chaque actif paierait alors 2 700 € de charges d'intérêt par an, 750 € de plus qu'en 2008.

 

La Cour a souhaité l'adoption d'une loi de programmation des finances publiques et d'un budget triennal de l'Etat. Ils demeurent des instruments essentiels, mais d'une portée limitée au regard des circonstances exceptionnelles que connaissent les finances publiques. En outre, la loi de programmation ne peut pas avoir d'emprise sur une partie importante des administrations publiques.

Ses principales orientations, maîtrise des dépenses et sécurisation des recettes, sont encore appropriées mais les objectifs de croissance des dépenses ont été infléchis à la hausse et des évolutions fiscales récemment annoncées, dans la mesure où elles ne sont pas compensées, contribueront à réduire durablement les recettes.

 

Le budget triennal constitue la traduction la plus opérationnelle de la loi de programmation mais sa portée serait affaiblie si la répartition des crédits pour 2010 inscrite dans ce budget devait être trop modifiée dans la loi de finances initiale.

 

Chapitre V : Les risques liés à une dérive incontrôlée de la dette

 

Dans la situation actuelle de la France et des marchés, la dette brute est l'indicateur central. Il doit être complété par un suivi plus vigilant des engagements implicites, compte tenu des problèmes de soutenabilité posés par le cumul d'une dette brute massive et d'engagements implicites élevés. La dette à un instant donné n'est cependant que l'accumulation de déficits passés et, pour maîtriser l'endettement, il faut évidemment d'abord limiter les déficits.

Compte tenu du niveau qui sera atteint par la dette et par le déficit primaire en 2009, l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle. Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part disproportionnée des ressources publiques (toutes les recettes de TVA pourraient finalement y être consacrées) ; un risque pèserait sur la signature de l'Etat, avec la perspective de charges d'intérêt encore plus fortes (une hausse d'un point du taux d'intérêt sur la dette publique coûte à terme 14 Md€, soit plus que le produit de la taxe d'habitation) ; le succès de la politique de relance pourrait enfin être remis en cause.

 

Il serait peu prudent d'attendre que des remèdes comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation, qui ne se décrètent pas et qui, pour la seconde, a de multiples effets pervers, exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ses comptes publics.

Si le creusement des déficits publics est inévitable en phase de récession, leur résorption à moyen terme est indispensable. Pour maintenir la confiance des ménages et des investisseurs dans la signature de l'Etat, il faut donc démontrer rapidement que la France n'est pas engagée dans un processus d'alourdissement continu de sa dette publique.

Plus la réduction de l'endettement sera retardée, plus elle sera douloureuse et difficile.

 

Chapitre VI : Les voies de l'ajustement nécessaire

 

Il faut s'engager dès maintenant vers les mesures nécessaires pour réduire rapidement la dette dès que la croissance sera repartie. L'effort structurel de redressement nécessaire est de l'ordre de 3,5 points de PIB.

 

Il serait seul conforme au respect dans la durée de l'objectif d'équilibre des comptes publics, désormais assigné par la Constitution aux lois de programmation des finances publiques. Le gouvernement allemand a d'ailleurs manifesté son intention de limiter constitutionnellement le déficit structurel à un niveau très faible.

 

L'ampleur de l'effort à réaliser n'est pas exceptionnelle au regard des ajustements budgétaires menés dans les autres pays de l'OCDE dans le passé. L'essentiel doit passer par la réduction du poids des dépenses publiques dans le PIB pour le rapprocher de la moyenne des pays comparables. Plusieurs pays européens ont réalisé un tel effort de maîtrise des dépenses au cours des dernières années et la France, dans son histoire, a su prendre des mesures de redressement drastiques de son économie.

 

La limitation des dépenses prévue par le ministère des finances (en mars 2009) à l'horizon 2012 ne peut contribuer que pour environ un point de PIB à ce redressement et les économies annoncées dans le cadre de la RGPP, qui ne sont pas toujours bien documentées, sont encore loin de s'élever à un point de PIB. Des réformes beaucoup plus ambitieuses sont nécessaires. Si la maîtrise des dépenses s'avérait insuffisante, une hausse des prélèvements obligatoires deviendrait nécessaire.

 

L'ampleur des déficits sociaux, en particulier de la branche vieillesse, rend toutefois inévitable une hausse ciblée des prélèvements sociaux, passant notamment par une révision des niches sociales.

En tout état de cause, les baisses d'impôts non compensées ne sont plus compatibles avec la situation dégradée de nos finances publiques.

 

UN AJUSTEMENT INÉCTABLE

 

Pour ce qui concerne l'Etat, des économies supplémentaires pourraient venir d'une meilleure gestion budgétaire « en mode LOLF », d'une réforme de la gestion des ressources humaines et d'une refonte des rémunérations. L'extension aux opérateurs de la réduction des effectifs est bienvenue, mais pourrait être de plus grande ampleur.

La perspective d'un net infléchissement du rythme de croissance des dépenses locales est hypothétique, leur maîtrise ne pouvant venir que de réformes restant à engager. Encore faudrait-il que l'Etat n'appelle pas les collectivités à financer à sa place les politiques dont il n'a plus les moyens budgétaires. Un encadrement de leurs dépenses facultatives et une rationalisation de l'intercommunalité seraient nécessaires.

La réforme de la fiscalité locale doit être accompagnée d'une refonte des concours financiers de l'Etat.

La forte croissance des prestations sociales appelle aussi la poursuite des réformes visant à la ralentir. La dégradation rapide des comptes de l'assurance vieillesse devait conduire à ne pas différer de nouvelles négociations sur les retraites, y compris sur les avantages familiaux. Dans le domaine de la santé, une révision du cadre des négociations conventionnelles, une refonte de la prise en charge des affections de longue durée et la poursuite de la réorganisation du système hospitalier sont nécessaires.

 

Conclusion générale

 

La France a abordé la crise avec, en 2008, un déficit public de 3,4 % du PIB, nettement supérieur à celui de la moyenne des pays européens. Ce déficit est marginalement le résultat de la crise, dont les effets sur les finances publiques ont encore été très limités en 2008. Il est surtout le résultat d'une maladie chronique, l'incapacité de la France à rétablir l'équilibre de ses comptes en raison d'une insuffisante maîtrise des dépenses publiques et de baisses répétées des prélèvements obligatoires. Cela se traduit par un déficit structurel de l'ordre de 3,5 % du PIB.

 

C'est l'Etat qui a contribué le plus à ce déficit. Pour autant, la persistance d'un déficit du régime général de sécurité sociale d'environ 10 Md€ depuis six ans était, dès avant la crise, très préoccupante et la stabilité en 2008 du déficit des collectivités locales n'a tenu qu'à une baisse de l'investissement.

La dette publique a augmenté de 118 Md€ en 2008 pour atteindre 1 327 Md€, soit 68,1 % du PIB, et elle a généré 55 Md€ de charges financières, plus que le produit de l'impôt sur le revenu.

Le déficit public pourrait plus que doubler en 2009, du fait de la crise et des mesures de relance, et la dette dépasserait 75 % du PIB, hors emprunts de la société de financement de l'économie française (elle approcherait 80 % avec). Cette dégradation touchera plus particulièrement l'Etat, dont le déficit devrait représenter plus de la moitié du total de ses recettes nettes, et le régime général de sécurité sociale.

 

Le déficit public sera probablement encore supérieur à 6,0 % du PIB en 2012 et la dette approchera alors 90 % du PIB (hors SFEF). Les charges d'intérêt seraient alors supérieures de 20 Md€ à leur montant de

2008, soit l'équivalent de deux points de CSG, et représenteront 1000 € de plus par personne occupée.

Dans ces conditions, l'endettement pourrait augmenter de manière exponentielle. Les charges d'intérêt mobiliseraient alors une part excessive des ressources publiques et un risque pèserait sur la signature de l'Etat.

 

La reprise de la croissance est fondamentale et le rétablissement des finances publiques en dépendra largement. Le creusement des déficits publics est inévitable en phase de récession mais le succès de la politique de relance pourrait être remis en cause si le redressement à moyen terme des finances publiques n'était pas assuré et si la confiance des ménages et des investisseurs venait à faiblir.

Il serait peu prudent d'attendre que des remèdes hypothétiques, comme la hausse de la croissance potentielle ou la reprise de l'inflation, exonèrent la France des efforts de redressement nécessaires de ces comptes publics.

Il faut donc démontrer rapidement qu'elle n'est pas engagée dans un processus d'alourdissement continu de sa dette publique. Plus la réduction de l'endettement sera retardée, plus elle sera difficile.

Dans un contexte de différentiels significatifs des taux d'intérêt entre Etats et de concurrence croissante des émetteurs publics, il est souhaitable de définir une stratégie d'assainissement pour accompagner la sortie de crise. Le niveau de la dette déjà atteint en 2008 et la progression qu'elle enregistrera avec la crise rendent d'autant plus important l'effort qui devra être mené. En tout état de cause, un ajustement de l'ordre de 3,5 points de PIB sera nécessaire pour revenir à un équilibre à moyen terme des comptes publics et réduire rapidement l'endettement.

 

Cet assainissement doit d'abord passer par une réduction du poids des dépenses publiques, suivant ainsi l'exemple de bien d'autres pays. Si leur réduction s'avérait insuffisante, une augmentation des prélèvements obligatoires serait nécessaire.

L'objectif de croissance des dépenses affiché à l'horizon de 2012 dans le rapport de présentation de la deuxième loi de finances rectificatives de 2009 ne correspond toutefois qu'à un ajustement insuffisant, d'un point de PIB seulement, et les économies que pourraient permettre les réformes déjà engagées sont elles-mêmes très loin de cet objectif.

 

De nouvelles réformes doivent donc être entreprises sans délai : la réduction progressive des effectifs de l'Etat, bien engagée maintenant, doit être poursuivie et ne plus négliger le champ des opérateurs. De même, il sera nécessaire, tout en tenant compte de leurs spécificités, d'amener la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, à dégager également des gains substantiels de productivité.

 

La maîtrise des dépenses d'intervention de l'Etat, par la recherche d'une plus grande efficacité, doit être engagée. Les exemples étrangers montrent, en effet, que c'est dans ce domaine que se situent les gisements d'économies les plus importants.

Les dépenses locales ne sauraient échapper à l'effort général d'assainissement. Au-delà des économies qui pourraient résulter de la maîtrise des effectifs de la fonction publique territoriale, la révision des interventions facultatives et une meilleure gestion de l'intercommunalité sont des chantiers prioritaires.

 

Enfin, la persistance d'un déficit très important du régime général, qui pourrait atteindre 30 Md€, est de nature à compromettre la pérennité de la protection sociale. L'accumulation, depuis trop d'années, d'une dette sociale qui a atteint 6,7 % du PIB en 2008 conduit à un transfert de charges sur les générations futures que rien ne saurait justifier.

L'ampleur des déficits sociaux est telle que la maîtrise des dépenses ne suffira pas. La nécessité d'un retour rapide à l'équilibre implique une réduction des dépenses fiscales et niches sociales, ou une hausse des prélèvements sociaux, afin de dégager, parallèlement aux réformes à lancer pour modérer l'évolution des dépenses, des ressources supplémentaires.

 

Compte tenu de l'ampleur des réformes à mener et des délais nécessaires à leur plein effet, il est indispensable d'engager leur préparation dès maintenant, afin d'éviter le maintien, à la fin de la crise, d'un déficit trop important entraînant une dérive dangereuse de la dette, et d'envoyer rapidement des signaux en ce sens aux marchés, aux entreprises, mais aussi à l'ensemble des Français. »

 

Nous voilà prévenus : maintenant, on ne pourra plus dire que nous ne savions pas.

On ne pourra pas non plus soutenir qu'il n'y avait rien à faire.

 

Désormais, nous attendons des actes.


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Mardi 28 avril 2009

Contre-enquête de l'IFRAP

 

Les salaires des Français ont-ils réellement été sacrifiés au profit de la rémunération du capital, se demande le « think-tank » de  l’Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques ?

 

 

C'est que Jean-Philippe Cotis, Directeur général de « l'IN-sait », a été chargé début février par « Bling-bling » de conduire une mission d'analyse sur le partage de la valeur ajoutée.

Le rapport final devrait sortir début mai, après le « chaud 1er mai » promis par B. Thibault, et servira de base à une discussion entre les partenaires sociaux voulu par notre inénarrable Président de la République (qui a quand même la bonté de ne pas picoler toute la cave du Palais de l'Élysée avant que vous ne m'y portiez dans pas trop longtemps)...

 

La stagnation du niveau de vie et du pouvoir d'achat est dans tous les esprits en ces temps de crise absolue.

Mais les coupables ne sont pas les entreprises, et encore moins les actionnaires.

Car, d'après les travaux de l'IFRAP, qui travaille plus vite que les fainéants fonctionnaires de « l'IN-sait », montrent au contraire que les véritables causes se trouvent dans la faiblesse des gains de productivité de notre économie, et dans son incapacité à créer des richesses.

 

Et de rappeler que la valeur ajoutée (au sens économique, pas celui ni de la TVA ni de la Taxe professionnelle) est la différence entre ce que l'entreprise a produit, et ses consommations intermédiaires en biens et services.

La somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises, à laquelle on ajoute la valeur ajoutée des administrations (évaluée à son coût, à défaut de pouvoir calculer une production), constitue le Produit Intérieur Brut (PIB) de la France.

La valeur ajoutée rémunère le travail par les salaires, les créanciers par les intérêts, et l'État par les impôts.

Ce qui reste, le profit, est dépensé en investissements, pour moderniser l'outil de production, et rémunère les propriétaires de l'entreprise à travers les dividendes.

Du classique...

 

Première question : Existe-t-il un partage optimal de la valeur ajoutée ?

On peut constater que la répartition de la valeur ajoutée a subi des variations importantes depuis 1960, dues notamment aux effets des chocs pétroliers sur l'économie.

Néanmoins, les valeurs sont aujourd'hui très proches de leurs moyennes sur une longue période.

« L'équilibre entre salaires et profits » et les déterminants de ce partage sont néanmoins difficiles à apprécier.

En fait, la théorie économique enseigne que la répartition de la valeur ajoutée repose sur les fondamentaux de l'économie, et doit fluctuer autour d'une valeur d'équilibre quasi-immuable.

Dans les faits, en « Gauloisie supérieure », la valeur d'équilibre de la part salariale, soit la moyenne observée sur la période, se situerait autour de 67 %.

Assez loin du « tiers » proposé par « Bling-bling » dans sa tête, comme nous vous l'avions indiqué.

Mais à Nanterre, où il a été formé, ce n'est pas une fac qui sait compter, surtout chez les « juristes » (qui n'aiment décidément pas les chiffres).

Bref, personne ne peut être parfait.

Mais du simple à la moitié, y'a comme qui dirait un « grand écart » entre le « verbe et les réalités »...

 

On peut néanmoins noter que d'après « l'In-sait », deux grandes périodes :

 

- De 1959 à 1973, la part des salaires est demeurée relativement stable autour de 67 %.

Durant cette période de forte croissance, les salaires et les profits augmentaient rapidement, soutenus par des gains de productivité élevés et des investissements massifs.

 

- Au-delà des années 70, au contraire, les profits s'effondrent, tandis que les salaires continuent d'augmenter et que l'inflation bat des records historiques.

Le partage de la valeur ajoutée s'en retrouve profondément déformé en faveur des salariés.

 

La rigueur « babariste » et économique, l'ouverture du pays au commerce mondial de la fin des années 80 et les délirants plans de relance « mauroytesques » ont eu pour effet très logique de ramener le partage à un niveau proche de sa moyenne sur longue période.

 

On peut noter toutefois une lourde augmentation de la part de l'État à travers les impôts (il fallait bien commencer à songer à rembourser les « écarts de conduite » du premier premier ministre « Mythe-errandien »), qui passent de 5 % de la valeur ajoutée en 1972 à près de 10 % en 2007.

Un petit doublement effarent qui ne rend pas compte des impôts d'aval, à savoir les TCA (ou autrement dit la TVA sur les consommations, on passe de 17,6 à 19,6 avec un détour par 20 % pendant ladite période), les impôts directs sur les personnes physiques et l'envol de la fiscalité locale, ni encore moins « la rémunération salariale différée » à travers les cotisations salariales (plus qu'un doublement en taux et en assiette, compensée pour partie par l'inflation).

 

Le partage de la valeur ajoutée est aujourd'hui stabilisé, et il n'y a aucune raison de remettre en cause cette stabilité.

La part des salaires dans la valeur ajoutée depuis 1987 est d'environ 65 %, et celle des profits d'entreprise d'environ 25 %. Les 10 % restants constituent la rémunération de l'État.

Les coupables ne sont donc pas les entreprises.

 

Mais, pour qu'une entreprise soit capable de produire des biens et des services, il faut en premier lieu qu'elle dispose aussi de capitaux.

Ces fonds sont apportés par les actionnaires, les véritables propriétaires de l'entreprise.

Leur unique rémunération est le dividende, quand on peut en distribuer.

 

Notez que le dividende est la contrepartie du risque pris par les actionnaires sur leurs fonds propres. Par conséquent, son évolution ne doit pas être appréciée en proportion de la valeur ajoutée, mais en proportion de la quantité de capitaux apportés.

 

Or, le graphique, qui débute en 1981, témoigne de la baisse continue de la rentabilité pour les actionnaires depuis 25 ans.


 

Elle s'établit en moyenne à moins de 4 % l'an, soit guère plus qu'un contrat d'assurance vie classique qui ne comporte, lui, aucun risque, qui est exonéré d'IR et qui va financer les émissions de Bons du Trésor.

Les actionnaires ne peuvent donc pas non plus être considérés comme les coupables du « hold-up » dénoncé par les « alter-machin-quelque chose » ou mister Oliver Besancenot et sa clique « anti-tout ».

 

Ils ont vu fondre la rémunération de leurs apports en capital.

 

Les véritables causes de ses effondrements seraient plutôt à rechercher dans les faiblesses structurelles de l'économie française


 

Les salaires réels n'augmentent que très faiblement en France depuis une vingtaine d'années parce que le poids de l'industrie décline dans l'économie du pays et que les secteurs à fort contenu technologique ne se développent que trop lentement.

Or, seuls les gains de productivité permettent d'augmenter les salaires.

Et depuis les années 1990, ils sont beaucoup plus faibles en « Gaulosie magnifique » qu'en Allemagne, en Angleterre ou aux États-Unis.

Faut dire que là où on travaille plus (pour gagner plus) partout ailleurs, nous, sous l'impulsion de « Tonton Yoyo » et de « Tata Titine », on a bossé moins pour... gagner autant !

 

L'essentiel des créations d'emploi en France se fait d'ailleurs actuellement que dans des secteurs qui ne génèrent que très peu de richesses (services à la personne, par exemple, distribution et ses cohortes de sous-simcards précarisés).

 

Si ces services peu qualifiés créent un certain nombre d'emplois, ils sont le plus souvent peu productifs et mal rémunérés.

Et d'autres secteurs de l'économie doivent au préalable produire des richesses, qui seront elles-mêmes dépensées en services, ex-post.

 

Or, cela n'est véritablement possible que dans les pays où l'effort d'innovation est une priorité.

Et en « Gauloisie sublime », on n'investit pas suffisamment dans l'éducation et la recherche, et c'est pourquoi elle dépose peu de brevets. Le retard est énorme, et sera vraisemblablement difficile à combler.

Dépense de R&D : Japon = 3,39 % du PIB = 111,35 brevets par millions d'habitant.

USA : 2,68 % du PIB = 53,91 brevets par millions d'habitant.

Allemagne : 2,53 % du PIB = 74,86 brevets par millions d'habitant.

« Gauloisie » : 2,08 % du PIB = 39,86 brevets par millions d'habitant.

Tout est dit !

 

Le taux de profit des entreprises françaises est déjà extrêmement faible, de l'ordre de 10 points inférieur à la moyenne de la zone euro.

Les dividendes ne cessent de baisser, et il est donc impossible d'en attribuer une part croissante aux salariés.

Les dividendes restants seraient si faibles qu'il ne resterait plus aucun actionnaire prêt à investir ses deniers.


D'autant plus que les trois-quarts des entreprises (y compris celles du CAC 40 tout confondu) ne distribuent pas de dividende...

La faute à ne pas pouvoir et de donner la priorité aux effets de levier propres aux fonds propres pour assurer une petite part des investissements nécessaires pour ne « pas mourir ».


Notons de plus que les besoins en « capitaux propres » des géants de notre économie sont tels pour soutenir l'activité de notre économie que, malgré la « fonte » des rendements, il faut bien noter une réaffectation, une mobilisation récente d'une part grandissante de l'EBE pour soutenir la levée des capitaux.


 

Mais c'est aussi une des causes « mécaniques » de la crise de d'avant celle des subprimes !

Comme quoi, dans la course à la performance, les courbes ont fini par se croiser... dans le mauvais sens !

 

Bref, le partage de la valeur ajoutée ne se décrète pas.

Pas plus que la croissance du PIB ou la hausse des salaires.


Pour améliorer durablement le niveau de vie, la solution passe par des réformes structurelles en faveur du travail et de l'innovation, pas en augmentant encore les « plans de relance ruineux » financés par l'impôt et la dette publique (qu'il faudra bien rembourser un jour), pas au profit de l'arrogance du « capitalisme d'État » qui de toute façon ne sait gérer, que bien médiocrement, que les intérêts bien compris d'une « technocratie » qui est de moins en moins méritoire et toujours de plus en plus anti-démocratique.

 

Mais bon, depuis que tout le monde se met à taper sans vergogne dans le portefeuille du Kontribuable, on n'est pas prêt d'en sortir !


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Jeudi 23 avril 2009

Un bon prétexte pour augmenter le prix des services publics

 

C’est dans une des lettres récentes de l’OFCE que l’on peut lire : « La contrepartie à l’accroissement de la dette publique est le maintien du fonctionnement du système économique et financier.(…)

La faillite globale du système coûterait beaucoup plus cher aux générations actuelles et futures que quelques dizaines de points de PIB de dette en plus. Pour éviter le scénario d’une longue récession et briser les anticipations déflationnistes, l’intervention publique doit être massive. Seul l’Etat a les moyens d’éviter que la mécanique récessive ne s’emballe ».

 

Raisonnement inquiétant pour l’avenir mais sans doute inévitable quand il concerne les investissements et baisses de charges pour les entreprises privées.

Il devient pernicieux quand il s’agit d’augmenter les dépenses de fonctionnement du secteur public.

De « dépensons plus d’argent public » la tentation est forte de passer à « ne réduisons surtout pas les effectifs publics » mais « augmentons les impôts ».

 

Alors que l’on fait la chasse aux grandes surfaces qui augmenteraient leurs prix plus que l’inflation, les coûts des services publics, eux peuvent se permettre d’exploser !

Avec le seul consentement des « sachants », ceux-là mêmes qui ont vu leur système au bord de l’effondrement et n’ont d’autres ressources que de le conforter très… démocratiquement !

Qu’entendrait donc le « vulgus peccum » des affaires d’État, de l’intérêt général bien compris, n’est-ce pas ?

Ils nous ont menés au bord du gouffre et c’est tout juste s’ils ne nous recommandent pas de faire un « grand pas en avant », selon la formule suicidaire en vigueur !

La preuve : Les salaires des fonctionnaires en place, qui ne connaissent pas la précarité de leurs emplois, eux, ont augmenté de 3,7 % en 2008 alors que l’inflation n’a été que de 2,8 %...

 

Pour 2009, l’augmentation sera à nouveau supérieure à l’inflation selon le ministre Eric Woerth bien que les finances publiques soient exsangues et que partout ailleurs dans le monde, on gèle les salaires publics et diminue les effectifs !

Pas chez nous…

 

De l’autre côté, les prix des pommes de terre et des pâtes sont surveillés par les associations de consommateurs et la répression des fraudes.

À la moindre dérive, producteurs et distributeurs sont cloués au pilori par les médias déchaînés.

Cette chasse à la sorcière touche au Maccarthysme appliqué !

Par exemple, pour l’essence, c’est Bercy lui-même qui veille et a même créé un site Internet où chaque station-service doit publier ses prix.

Le prix des logements et des loyers baissent.

Mais dans le secteur public, les tarifs continuent à augmenter.

 

Pourtant, du 1er février 2008 au 1er février 2009, l’envolée des prix n’a été que de 0,9 % nous assure-t-on !

Alors que les augmentations de l’été à venir vont être sévères :

+ 1,82 % pour les timbres ;

Environ + 3,5 % pour la SNCF et le trafic voyageur et TGV ;

+ 4 à 6 % pour la RATP ;

+ 3,5 % de hausse des impôts locaux dans les villes de plus de 100.000 habitants ;

+ 5,6 % pour la taxe d’habitation dans les 40 plus grandes villes ;

+ 6,4 % pour la taxe foncière dans ces mêmes villes (11,4 % et 4,7 % rien qu’à Paris…) ;

+ 1,6 % de taxe professionnelle (celle qu’on retrouve dans les prix à la consommation sans le savoir) ;

+ 7,9 % rien qu’à Paris (et des « taux de délire » à Montreuil par exemple, ville passée sous le règne de « Voy-née » la verdoyante : 45,60 % !…) ;

+ 20 % pour le stationnement à Paris et les amendes de police…

Et cætera, et cætera…

 

Les droits de mutation étant en chute libre avec l’effondrement et du nombre des transactions (– 47 % en tendance) et en « prix du m² » (– 8 %), les mêmes « z’élites » qui réclament à cors z’et à cris un plan de relance massif et national par le pouvoir d’achat, n’hésitent pas, eux, à taper au portefeuille !

Dans les 36 plus grandes villes de France, aucun conseil municipal n’a eu l’idée de baisser le taux d’imposition de la taxe foncière ou de la taxe d’habitation…

Ç’aurait pourtant rendu du « pouvoir d’achat » là où ils le demandent eux-mêmes !

 

Motif ?

« Il faut qu’on investisse » ou « pendant la crise nos rentrées baissent ».

C’est que « l’argent des z’autres », quand on peut les racketter en toute légalité, ça monte au neurone et ça se traduit par un grand « Pourquoi se priver ? »

 

Dans le secteur privé quand les rentrées baissent, on diminue les dépenses.

Et pour investir, on trouve à emprunter, si les projets sont utiles.

Là, les banques ont non seulement pu refaire leurs marges (le taux d’emprunt est toujours de 5 à 5,5 % mais le refinancement est descendu à 1,25 %), mais en plus, il y a tellement de liquidité en circulation par voie de recapitalisation qu’on se demande même quoi faire de tout ce fric !

 

Pendant ce temps-là, et depuis le début de la crise, les consommateurs ont réorienté leurs achats vers des voitures plus petites et à bas coûts, et vers les marques distributeurs.

Les industriels et les commerçants ont tous réduit leurs marges à en prendre le risque de ne pas tenir la distance, au point que le taux de destruction d’emplois et celui des dépôts de bilan commencent à grimper les fortes pentes himalayennes.

La grande lessiveuse est en marche et va « broyer » les plus fragiles au profit des plus forts.

On en parlait déjà il y a presque deux ans à propos des « futures taxes à venir »

 

Pour 2009, Bruxelles prévoit une baisse de – 1,8 % de la richesse produite en France.

D’autres parlent de – 2,9 %...

Les prévisionnistes se sont de toute façon toujours trompés.

Mais les tarfifs publics, on peut en être sûr (pas besoin d'être prévisionniste diplômé pour ça), vont augmenter lourdement...


Conclusion : En augmentant ses prix plus rapidement que l’inflation et que le Produit Intérieur Brut, le secteur public va encore accroître sa ponction sur les richesses produites par les « Gaulois résidents ».

Un véritable « plan d’anti-relance » s’est donc mis en place et va exactement à l’encontre des recommandations des quelques économistes sérieux.

Chaque euro supplémentaire prélevé par le secteur public entraînera une augmentation des licenciements dans le secteur privé : c’est mécanique !

 

Et c’est pourtant très exactement l’avenir immédiat que nous préparent nos édiles locaux : Magnifique de cohérence !

 


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Mardi 7 avril 2009

 

Janvier 2007

 

Vous en trouverez une version développée sur : http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS

Sortir la société de la crise.

L'original est « en italique », mes réactions ne le sont pas...

 

« Madame, Monsieur,

 

Vous le savez sans doute, nous vivons une période exceptionnelle de l'histoire où l'Humanité est confrontée à des défis d'un niveau jamais atteint :

- La population terrestre est passée en 60 ans seulement de 2,5 milliards à 6,5 milliards. Un bond gigantesque par rapport aux centaines de milliers d'années qu'il a fallu pour atteindre la population des années 40.

- Au cours de cette même période d'une soixantaine d'années, l'humanité a développé des technologies capables de modifier l'ensemble de notre écosystème. »

 

Pour une espèce menacée de disparition brutale durant la « guerre froide », ce n'est pas trop mal, finalement...

 

« Les sociétés humaines se sont organisées tout au long de l'histoire autour de deux postulats aujourd'hui erronés :

- ressources naturelles illimitées,

- rareté de l'argent. »

 

Ça, c'est un postulat « ex-post »...

À aucun moment de l'histoire de l'humanité il n'a été question d'une vie économique « aux ressources illimitées », au contraire : ça a toujours été un état des lieux de « pénurie subie », au point d'aller piquer chez le voisin ce qui manquait là où on en avait besoin, par la rapine ou la guerre !

 

Part ailleurs, la rareté de l'argent a disparu avec l'époque des Conquistadors : 5 siècles d'opulence monétaire ont suivi.

La suite ne peut donc pas vraiment être du meilleur effet... quand on démarre ainsi sur deux âneries historiques !

 

« Or de nos jours, une bonne part des ressources naturelles se révèle presque épuisée tandis que l'argent moderne, totalement dématérialisé et en grande partie issu du crédit, est devenu « illimité ». »

 

C'est à la fois vrai et faux : La pénurie de matière première en renchérira le « coût d'extraction », y compris en matière alimentaire (je pense d'abord à l'eau potable), permettant des financements de l'ouverture de nouveaux sites ou technologies de substitution (la désalinisation de l'eau de mer, en commençant par le Jourdain et la mer-morte actuellement en projet avancé).

Par contre, le « crédit illimité » est resté vrai jusqu'au crépuscule de l'année 2008.

Depuis, l'implosion de la « bulle monétaire » à travers le « trou noir des actifs pourris et toxiques » semble donner tort à cette assertion.

 

« Le système économique actuel plonge ses racines dans la genèse du capitalisme, c'est-à-dire dans la réalité humaine telle qu'elle se présentait au début du XIX ème siècle. Sa logique et ses outils sont donc par nature impropres à répondre de façon adéquate aux défis actuels. Cela se traduit dans notre monde par les problèmes insolubles suivants :

 

- Les plus pauvres sont toujours plus nombreux et plus enfermés dans la misère que jamais. La précarité, la marginalisation et l'exclusion qui en résultent génèrent une fracture sociale grandissante qui favorise tous les excès et toutes les violences. »

 

Pour la genèse, c'est juste.

Pour les effets sur les Nations des plus pauvres, autant que je sache, et le continent asiatique et le subcontinent indien, en sont des contre-exemples parfaitement viables.

Passons !

 

« - La seule réponse actuelle des différents systèmes économiques réside dans une croissance forte ; mais les effets d'une telle croissance sont d'une part incompatibles avec les exigences écologiques auxquelles l'humanité est confrontée et d'autres part sans effet sur l'emploi du fait de l'amélioration constante de la productivité, qui est en soi un bien. »

 

C'est en effet ce que l'on constate et que l'on redoute.

Mais on ne peut guère tracer un trait destructeur sur le « besoin de consommer » dignement d'un plus grand nombre : il ne faudrait pas non plus imaginer que la solution serait un holocauste majeur ou une politique de dénatalité exacerbée (comme justement en Inde ou en Chine).

C'est un non-sens : les enfants d'aujourd'hui sont les consommateurs/producteurs de demain ! Ils sont le moteur du progrès de l'Humanité toute entière en marche.

 

« - Les modes de production et de vie des pays industrialisés ne sont pas transposables à l'ensemble de la planète. »

 

Ah ?

On ne doit pas partir du même sens des valeurs de l'humanisme bien compris du XVIIIème siècle.

Voilà bien une régression qui est un peu vite postulée comme nécessaire, une fois de plus.

 

« Que faire pour sortir de ces impasses ?

 

Notre proposition consiste à introduire, au sein même de l'espace économique existant, un nouvel « Espace Complémentaire Sociétal » (ECS).

 

Sa vocation est l'obtention de ce que nous appelons « le bénéfice sociétal », c'est-à-dire tout ce qui favorise l'épanouissement de l'être humain au sein de la société. Par sa dynamique interne l'Espace Complémentaire Sociétal sera capable de résoudre « mécaniquement » un grand nombre de problèmes écologiques et humains que la logique capitaliste comptable ne sait pas traiter et amplifie même parfois. »

 

La bonne question c'est : comment ?

Nous sommes toutes z'ouïes z'ouvertes :

 

« Les moteurs de l'Espace Complémentaire Sociétal (ECS)

 

- Une monnaie libérée qui libère l'action

 

Comment le système ECS financera-t-il les investissements nécessaires et ses acteurs ?

Ce ne sera ni par l'impôt, ni par l'emprunt, mais par utilisation d'une monnaie sociétale complémentaire à l'euro, émise par l'État à hauteur des besoins déterminés par les projets décidés ; Monnaie gratuite (elle ne peut produire d'intérêts) elle serait permanente (ce n'est pas une monnaie de crédit), électronique et nominative. »

 

Avec l'État une fois de plus comme garantie de la valeur des échanges en « monnaie sociétale » ?

Admettons : c'est déjà son rôle délégué à la BCE en Europe. Pourquoi ne pas réinventer l'eau chaude, après tout ?

 

« Elle serait également non convertible en devises étrangères mais a cours forcé (toute personne, physique ou morale, sur le territoire national, devra accepter en paiement cette unité de compte sociétale dont la valeur faciale serait équivalente à l'euro). »

 

Un retour au contrôle des changes ?

Marrant, ça !

Toutes les nations qui l'ont voulu se sont cassées la tronche en de vitupérantes dévaluations qui a, comme qui dirait, fait fondre la valeur des sous des quelques laborieux qui faisaient confiance à Pinay et compagnie...

 

« Précisons qu'au départ, la masse monétaire en monnaie sociétale à mettre en circulation sera déterminée par l'estimation des besoins que révèleront les enquêtes nationales, régionales et communales préalables, en tenant compte des effets produits sur le bien être des citoyens dans un cadre écologique et non des effets produits sur la simple « consommation ». »

 

Chouette-chouette ! Le retour des plans quinquennaux de la brillante technostructure qui a fait voler en éclat la deuxième phase du communisme avancée dans les pays du bloc de l'Est et jusqu'en Chine, avant même d'en arriver à la troisième phase du communisme.

Une erreur historique qu'on veut nous refaire faire ?

J'adore la perspective.

 

« Afin de garantir cette monnaie sociétale, l'État, par le biais du Trésor Public, émettra des bons du Trésor spéciaux en unités sociétales, sans intérêt ni échéance, qu'il cèdera à la Banque de France. Cette dernière ouvrira un compte en monnaie sociétale du même montant, à partir duquel les banques privées pourront s'approvisionner selon les besoins dont elles auront connaissance, grâce aux prévisions qui leur auront été données, tant en capital qu'en exploitation par les entreprises à finalités sociétales engagées dans la réalisation des différents projets sociétaux. »

 

Une économie fondée sur de la monnaie de singe ?

Un banquier qui distribue du pognon sans même quelques agios ?

Pas mal comme idée...

 

« Par la suite, c'est l'équilibre entre la masse monétaire et la valeur de la richesse réelle créée par l'activité sociétale qui déterminera s'il est nécessaire d'injecter plus de monnaie ou d'en retirer.

Ainsi, cette monnaie permettra la réalisation de tout ce qui participe au bien être et au bonheur des individus mais qui ne peut ni être proposé par les entreprises commerciales faute de rentabilité, ni financé par l'État qui ne peut plus augmenter les prélèvements ni s'endetter plus lourdement. »

 

M'enfin, pourquoi donc l'activité entrepreneuriale serait-elle à bannir ?

En « Gauloisie éclairée », il y a aujourd'hui plus d'associations sans but lucratif employant des salariés que d'entreprises dans la même situation !

Voilà qui touche à l'autisme...

 

« - Une reconnaissance de l'activité sociétale

 

Le champ d'activités qu'ouvre la création de cet espace complémentaire est immense (services à la personne et à l'environnement notamment).

L'expression des besoins que révèlera l'enquête nationale suscitera sans nul doute des vocations chez beaucoup de personnes qui aujourd'hui cherchent un travail à reculons, ne se reconnaissant pas dans la logique du système actuel ; sans parler de celles qui ont déjà un projet sociétal mais qu'elles ne peuvent mettre en œuvre faute d'être « rentable » !

Ainsi pourra-t-on recréer rapidement un contexte de plein emploi grâce auquel les personnes actuellement marginalisées retrouveront une place à part entière dans la société, du pouvoir d'achat et un sens à leur vie par la nature même de leur activité. »

 

Moi je veux bien, mais s'il s'agit de créer de l'activité essentiellement « non rentable », c'est-à-dire qui ne se paye pas elle-même, a minima, la monnaie créée va directement à la valeur zéro et c'est encore l'impôt qui devra faire la soudure !

Exactement l'inverse de ce qui est dit ci-avant : « ni impôt, ni endettement » !

Faut-il être niais du bulbe pour ne pas saisir ça ?

 

« L'idée directrice est de créer à l'intérieur de cet espace économique nouveau et complémentaire des conditions de vie qui assurent à ses acteurs un haut niveau de sécurité afin qu'ils puissent utiliser leur énergie, leurs talents et leur créativité à leur mission sociétale au lieu de les inféoder à la nécessité de « gagner sa vie » à n'importe quel prix. »

 

Mais inféodé à une « technostructure » qui elle n'a rien de démocratique et aurait le droit de décider après étude préalable ?

C'est un non-sens absurde...

 

« L'exemple français (une autre révolution)

 

Précisons encore un point d'une grande importance. Le projet dont nous parlons ici est conçu pour une mise en œuvre en France : le porter au niveau européen dès à présent risquerait de le voir s'embourber à jamais.

 

Nous misons sur la valeur d'exemple qu'une réalisation de ce genre, dans notre pays, pourrait avoir sur le reste du monde. Ne voyez donc à aucun moment le désir de nous replier frileusement derrière nos frontières.

 

Ce projet ne vise pas à créer un décalage par rapport aux autres pays de l'Union européenne et du monde pour en tirer un avantage concurrentiel quelconque. Ce projet a pour vocation de stimuler l'engagement des autres nations, à commencer par celles qui composent l'Union européenne, dans la voie ainsi tracée.

 

Ainsi, les plus démunis pourraient non seulement sortir de leur dépendance et atteindre la suffisance, mais encore l'ensemble des nations pourraient enfin coopérer pour une gestion équitable et pérenne des richesses de la planète. »

 

Comment ?

Je n'ai pas bien compris, là !

En leur proposant un « système » qui porte en lui sa propre faillite ?

Faudrait vraiment qu'ils soient tous totalement aveugles...

 

« Nous aimerions conclure la présentation très succincte de ce projet par une citation de George Bernard Shaw : « Dans la vie il y a deux catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi, et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent pourquoi pas ? »

 

Puissiez-vous faire partie de ces derniers et réaliser que l'avenir de l'Humanité n'est freiné ni par ses connaissances ni par ses moyens, qui sont amplement suffisants, mais par une barrière imaginaire : l'accès à l'argent.

Par votre action auprès des élus et décideurs vous avez aujourd'hui la possibilité de lever cette barrière

 

Avec nos respectueuses salutations.

 

Philippe Derudder

André-Jacques Holbecq »

 

Les barrières imaginaires ne le sont que dans l'esprit de quelques-uns, dont les auteurs de ce courrier.

Et je fais partie des gens qui œuvrent à changer, même qu'un tout petit peu, ce monde que je n'ai pas choisi mais dans lequel je vis en faisant tous les jours des « choses qui ne sont même pas marquées dans les bouquins ».

Autrement dit, je donne raison à Shaw sans même l'avoir lu jusque-là dans le texte !

 

Mais encore faut-il ne pas tomber dans l'utopie : car « l'utopie est la trappe par laquelle l'Humanité est menacée de disparaître, car c'est aussi la trappe par laquelle s'épanouissent toutes les folies, tous les poisons de l'Humanité ».

Ç'aurait pu être du Lénine, mais c'est tiré de... je ne sais plus qui (je n'ai pas retrouvé).

 

Et on peut citer cette idée de Morus, le maître ès-utopies : « L'utopie a un défaut, mais il est capital : Il s'occupe trop du bien-être des hommes et pas assez de leur Liberté ! »

 

Bref, une perte de temps que d'élaborer, mais tout autant lire la bafouille ci-dessus reproduite : on a mieux à faire pour les générations futures (et nous-mêmes) !


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Lundi 30 mars 2009


Encore une vérité qui n'est pas bonne à dire

 

On peut estimer à près de 65 milliards d'€ [4 % du PIB] l'ensemble des aides publiques aux entreprises, dont 90 % sont financées par l'Etat, et à au moins 6.000 le nombre cumulé des dispositifs d'aides, dont 22 aides européennes, 730 aides nationales et, par exemple, 650 pour l'ensemble des collectivités de la seule région Ile-de-France.

Ce total de 65 milliards d'€ représente un peu plus que le total du budget de l'Éducation nationale, près de deux fois le budget de la Défense, le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières, plus de trois fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les subventions coûteuses aux entreprises accaparent des fonds que la France pourrait utiliser de manière plus efficace.

 

Le Parlement vote des mesures sans s'être assuré qu'elles ne font pas double emploi, puis sans vérifier par la suite leur efficacité pour supprimer celles qui étaient inefficaces.

Pas d'évaluation.

Et il en va encore de la contribution mal connue de l'État à l'ensemble des aides, qui s'élève en réalité à près de 90 %, alors que l'opinion commune surévalue la part des collectivités territoriales. 

 

Les exonérations de charges et les dépenses fiscales, dont le nombre ou l'importance croissent chaque année, se voient au total compensées par d'autres prélèvements puisque l'observation est faite d'une grande stabilité du taux de prélèvements obligatoires depuis plus de vingt ans.

En somme, l'État reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre, sans créer aucune richesse, mais en lésant ainsi les entreprises surtaxées au profit des entreprises trop aidées.

Personne n'est capable de connaître les diverses aides disponibles dans une situation donnée.

C'est ainsi que M. Méhaignerie, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a estimé dans l'émission « C dans l'air » d'Yves Calvi du 06 mars 2006 à 17h50, qu'il y a environ 2.500 mesures d'aide aux entreprises en vigueur destinées à favoriser l'emploi.

Il était loin du compte, puisqu'il y en désormais a plus de 6.000, nombre en augmentation constante.

Et parmi les PME susceptibles d'en bénéficier, il n'y en a que 10 % qui en profitent.

 

L'incohérence de ces dispositifs est aussi le fait de la droite comme de la gauche. À l'évidence, les deux ont essayé de combattre le chômage en recourant aux mêmes méthodes interventionnistes, qui ont eu pour effet principal de gaspiller des fonds publics du fait de leur inefficacité.

 

En France nous sommes à juste titre fiers de notre culture et de ce qu'elle a apporté à la démocratie au cours des siècles passés. Mais le manque de culture économique est aussi énorme et flagrant que notre histoire est incroyable.

Du coup, ne connaissant rien à l'économie, les citoyens ont des attentes irréalistes concernant l'emploi et le niveau de vie, leurs deux principales préoccupations.

Et de nombreux politiciens qui sollicitent leurs suffrages en profitent pour faire des promesses et proposer des mesures économiquement aberrantes.

 

Voici quelques exemples de promesses et de mesures que la majorité des Français croyaient valables et qui sont des absurdités économiques :

 

- Gagner plus sans travailler plus : la relance à contretemps du Premier ministre Pierre Mauroy en 1981-82, s'est terminée par un désastre : 3 dévaluations dont deux en moins d'un an, et la France endettée et ridiculisée. Pourtant n'importe quel économiste pouvait prévoir le résultat, documenté depuis des décennies ;

 

- Maintien systématique du pouvoir d'achat quels que soient les progrès de la productivité. Or si un pays augmente le pouvoir d'achat plus que la production, il ne récolte que l'inflation, c'est mathématique ; et s'il le fait par augmentation des dépenses de l'Etat, c'est-à-dire par déficit budgétaire, il augmente la dette publique à la charge des générations suivantes, c'est tout autant mécanique ;

 

- Augmentation annuelle autoritaire du SMIC, c'est-à-dire du salaire minimum de millions de travailleurs, sans se préoccuper de ce qu'ils peuvent rapporter aux entreprises. Beaucoup de salariés deviennent ainsi trop chers. Ces mesures empêchent certaines entreprises d'embaucher et les encouragent à délocaliser.

 

- Aucune économie ne peut se permettre de faire croître les salaires plus vite que la productivité, qui progresse d'environ 1,8 % par an. Or le gouvernement Raffarin a aligné les SMICs vers le haut, avec des augmentations pouvant atteindre 11 %...

 

- Création d'emplois pérennes par une politique volontariste du gouvernement, alors que celui-ci ne peut créer que des emplois de fonctionnaire et des emplois aidés, aux frais des contribuables, donc impossibles à pérenniser car ce serait à la fois trop coûteux et injuste pour ceux qui paient.

 

Bref, les seules mesures favorables à l'emploi qu'un gouvernement peut prendre produisent leurs premiers effets à moyen terme, c'est-à-dire après les élections.

Et leur coût politique est élevé, car elles demandent des sacrifices à des groupes de citoyens qui ont du poids électoral.

Sachant les électeurs ignorants de ces réalités, les gouvernements successifs ne se sont préoccupés ni de les informer, ni de mesures à moyen terme.

 

Pourtant des pays comme le Canada et la Suède en ont pris et s'en trouvent bien mieux que nous. Depuis des décennies les Français sont persuadés que l'emploi se décrète, qu'il suffit d'une volonté politique pour l'imposer aux entreprises, ou de leur offrir des subventions ou des détaxations pour qu'elles en créent.

C'est une erreur magistrale aux conséquences incalculables, parce que largement exploitées par les politiciens et les syndicalistes pour justifier des mesures idéologiques et démagogiques !

 

Et au total, en France, la protection de l'emploi est une des causes principales de notre chômage élevé, car :

- Elle décourage les entreprises d'embaucher autrement que de manière précaire (CDD, intérim) ;

- En attirant l'attention du public sur la protection d'emplois CDI existants, elle a évité de s'attaquer aux deux problèmes de fond, le chômage structurel et le manque de croissance, problèmes qui n'ont que des solutions à moyen terme ; c'est-à-dire après les élections.

 

Un gouvernement n'a pas le pouvoir de décréter des embauches privées et une entreprise n'embauchera que si elle y a intérêt. On voit donc parfois des entreprises privées répondre aux sollicitations gouvernementales en faisant semblant de faire leur part du « devoir patriotique d'embaucher » par quelques embauches en nombre insignifiant (Renault - Clio à Flins 400 postes revenus de Slovénie) qui améliorent leur image auprès du public.

 

De nombreux rapports, honnêtes et de bonne qualité, existent sur tous ces problèmes. Et il faut aussi reconnaître l'habitude de transparence des pouvoirs publics qui fait qu'en général ils sont publiés.

Le problème est que les politiciens au pouvoir s'en servent le plus souvent seulement pour faire croire qu'ils se soucient des problèmes de l'emploi et étudient des solutions, alors qu'en réalité ils enterrent le plus souvent ces rapports.

C'est ainsi que de nombreuses recommandations de la Cour des comptes ne sont guère suivies d'effet, et que des rapports excellents comme le Rapport Camdessus passent à la trappe.

 

VCRM

 

Note de I² : Je te signale, l'Ami, que pour le Clio de Flins, c'est d'abord que la demande explose (+ 500 voitures à fabriquer en 4 mois et qu'en Slovénie, il aurait fallu pousser les murs : ils sont déjà en surchauffe !

Mais ça veut dire que la Safrane et la Laguna... elles ne se vendent plus.

 

Par ailleurs, tu t'en prends aux « politiciens » à plusieurs reprises !

Ils se trouvent que se sont des « élus ». Ils étaient boulanger, crêpier ou dentiste, par expert-comptable.

Ils s'appuient donc sur leur « technostructure » environnante, énarques, polytechniciens, ponts, mines, piston plus où liés aux ministères dont ils ont la charge.

Ce sont eux les coupables : ils ne les forment pas et les enfument sévère !

 

Pour l'anecdote, je me souviens parfaitement de Jean Tiberi éphémère sous-secrétaire d'État aux industries agro-alimentaires, entourés de konnards d'énarque qui lui en mettaient plein la vue sous le premier gouvernement du « Chi » d'avant qu'il ne sa fâche d'avec « Giskard à la barre ».

Tu penses bien que le petit juge de l'école de Bordeaux, il ne connaissait strictement rien à la grande distribution et à l'industrie alimentaire.

Bé il n'a pas trouvé de mieux que de commencer à décréter que les « intermédiaires devaient disparaître » !

Et vive la distribution directe de l'usine de Saint-Quentin à la cantine de la SMS de Biarritz !

Du grand n'importe quoi trouvant son origine dans la tête d'énarques farfelus qui ont fait brillante carrière depuis... Mais ailleurs !

 

Voilà pour les « politichiens ».


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Mardi 9 septembre 2008

 

Commentaires...

 

Vous vous souvenez : il y a un an, alors qu'on attendait tous une augmentation du taux de TVA, éventuellement sous forme de « TVA sociale », suite à la « bourde » de « Borloo le cheveu en pétard » en direct entre 2 tours de législative, confirmée par « Fifi », Monsieur le Premier.

 

Il aurait été logique, effectivement, de procéder à des « redistributions » à somme nulle (l'État ne créant rien d'autres que des taxes, des déficits et des règles coercitives et emmerdantes) en piquant ici ce qu'il redistribue ailleurs.

 

Jusque-là, il y a deux logiques : La première est vécue depuis 30 ans avec le succès que l'on sait !

Je pompe plus de pognon par voie d'emprunt, pour en supporter la charge étalée sur plusieurs années et plus tard, pour redistribuer là où le besoin s'en fait sentir (emploi, consommation, investissements, œuvres sociales, etc.).

C'est la « méthode soce » qui consiste à « calquer du fric » qu'on n'a pas encore, par la dépense publique.

Tout en admettant aussi qu'entre « Giskard à la barre » (et « Barbiturique » tellement shooté aux « manettes » qu'il en vu le bout du tunnel longtemps bien avant tout le monde et très longtemps avant de mourir, qu'il en est mort que tout le monde est encore dedans d'ailleurs) et « Ballamou », le mot « rigueur » étant synonyme de perte d'élections, ils n'ont pas été les derniers à user de tels artifices.

Artifices d'ailleurs recommandés depuis des lustres par les théoriciens drogués au keynésianisme...

 

La seconde consiste à pomper plus de pognon, directement dans la poche de chacun pour le redistribuer là où le besoin s'en fait sentir (emploi, consommation, investissements, œuvres sociales, etc.).

Mais évidemment, quand on « met la pression » sur quelques-uns au profit de quelques autres, on accentue la « fracture sociale », on crée des mécontentements et souvent on parle de « rigueur », le mot à bannir, pour accompagner la méthode : demandez donc au « Chi » !

La méthode « Chi/Pasqua » (le cousin), elle leur a fait perdre les élections de 1988. Ça, plus quelques fourberies du « Scapin élyséen » (Mythe-errant soi-même) et vous aurez tout compris : on ne parlera plus jamais de rigueur au pays !

 

On pouvait imaginer un troisième modèle, qui d'ailleurs fleurit partout ailleurs, sauf entre les « 4 coins de l'hexagone » Gaulois : Globalement, ça consiste à réduire la voilure de l'activité publique pour mieux laisser fleurir l'initiative privée, terreau qui s'il est fertile fournit quantité de fruits et subsides au secteur public lui permettant ainsi de « renvoyer de la toile ».

C'est d'ailleurs ce que nous racontait « Fifi le Premier » encore l'année dernière (souvenez-vous : « Les caisses sont vides ! », donc marges de manœuvre similaires à celles d'une « structure failliteuse »).

Toujours le même poursuit actuellement : « Ce n'est pas une récession. Tout juste un ralentissement ! » Et de préférer encore une politique économique de réformes structurelles, plutôt qu'une politique de relance, ni souhaitable ni faisable...

 

Il fallait compter avec « Bling-bling » au moins aussi « grand économiste » qu'il est petit par la taille (à en rivaliser avec Bouvard qui se gausse de son côté des mensurations de géant de Phelps dans son billet publié dans le Corse Nice-Matin n° 22059 du 20 août dernier), mettant « aux manettes » une non moins spécialiste de l'économie pour être... avocate.

Quand les juristes apprendront à compter (et les « compteurs » apprendront à faire du droit), la face du monde changera.

On n'en est hélas pas encore là, dans le progrès de la pensée de l'humanité :

 

1 - Mesure phare, l'exonération des heures supplémentaires a coûté 967 millions d'euros aux régimes sociaux sur les 6 premiers mois de l'année 2008. Et 4.600 millions d'euros au Trésor public...

Il paraît que près de 6 millions de personnes, travailleurs laborieux s'il en est, en auront bénéficié.

Soit une splendide augmentation de pouvoir d'achat de 927 € par tête (en moyenne) !

Comme par ailleurs l'Acoss nous indique que le salaire moyen dans le privé en 2007 - ayant fait un bond de 3,9 % en 5 ans - est de 2.136 € en moyenne - on aura assuré ainsi quelques 3,6 % d'augmentation, par la finance publique, comme d'une subvention à l'activité salariée...

Le reste, à la charge des entreprises (mais nous n'avons pas les chiffres) !

Qui d'ailleurs ne sont que 38 % à sauter sur l'aubaine (1 sur 3 parmi les TPE de moins de 10 salariés, plus d'1 sur 2 pour les autres, 55 %)...

Miraculeux, n'est-ce pas ?

 

Compte tenu de la « résistance » des salariés des TPE, à mon sens, il ne s'agit que de faire réapparaître à la pleine lumière des « coûts cachés » déjà préexistants, mais non retraités en comptabilité... d'entreprise.

Encore des gens qui ne savent pas ce que « compter » veut vraiment dire dans notre beau pays (que j'aime tant).

Un peu comme la même opération que le passage de la TVA de 19,6 à 5,5 quant aux travaux d'aménagement dans les habitations principales : le secteur du second œuvre ne s'en était ni mieux ni moins bien porté qu'auparavant.

Mais que de « black » revenu en pleine lumière !

 

2 - Autre mesure phare, le « bouclier fiscal ». Vous allez rire !

Sous « Vil-pin », alors que le taux n'était que de 60 % et n'incluait pas la CSG et la CRDS, le Trésor avait fait une série de 93.000 chèques pour 247 millions d'euros (2.656 € de moyenne, un peu plus d'un 13ème mois du salaire moyen) !

« Notre Dame de La Garde », en abaissant le plafond à 50 % et en incluant la CSG et la CRDS avait fait mouliné le « Grand Ordinateur de Bercy » (« GOB » le bien nommé) pour simuler le coût : 600 millions d'euros avait craché la bestiole électronique !

Part malchance, au total le Trésor n'aura reversé que 213 millions d'euros à quelques 4.600 kontribuables...

C'est dire si même les plus riches se seraient encore appauvris cette année !

 

Mais ils sont contents et s'attendent toujours à faire 235.000 chèques d'une valeur moyenne de 2.553 € dans les mois qui viennent !

D'ailleurs, dans les semaines à venir, on va mobiliser quelques fonctionnaires pour rappeler à leurs devoirs ces citoyens oublieux de leurs droits à l'égard de l'État et de les obliger à venir réclamer ce qu'il leur est dû !

Y'a pas de raison à ce que « GOB » se soit trompé, pensez donc !

 

3 - On note le « succès » de la réduction d'ISF proposé à travers son paiement (partiel) en fonds propres dans les PME.

 

Là où « GOB » avait prévu 410 millions d'euros, il fallait compter presque 50 % de plus avec un montant de 600 millions !

Dont 50 millions seulement aux fondations, entreprises d'insertion et universités... les parents pauvres du dispositif qui n'ira pas améliorer le pain quotidien de l'autonomie financière toute nouvelle des belles « écoles du savoir » du pays que le monde entier nous envie.

 

Ce n'est peut-être pas « GOB » qui se trompe systématiquement finalement : c'est peut-être les énarques (juristes de formation) qui pondent la méthode d'utilisation qui se plantent ?

 

4 - Beau succès pour l'exonération des droits de succession : Pour 1,6 milliard d'euros, il ne reste plus que 5 % des 650 à 700.000 successions ouvertes chaque année qui sont encore imposables dans la « grande douleur des proches » de ces « êtres chers ôtés prématurément à l'affection » des survivants !

 

Bon, ça laisse quand même du boulot aux notaires et aux conservateurs des hypothèques, parce que « la formalité », elle existe toujours, elle.

 

5 - Bide total pour les intérêts déductibles pour l'achat de son logement. Ils ont bien été 320.000 à se partager 400 millions d'euros (1.250 € en moyenne par foyer fiscal, soit un demi 13ème mois pour un célibataire, un quart pour un couple marié ou pascé).

On attendait 9 fois plus...

 

Curieux quand même, cette manie indécente de toujours donner tort aux prévisionnistes patentés...

 

6 - Quant à la défiscalisation des « jobs d'été » et aux limites imposées aux « golden parachutes », si pour le premier, on ne sait pas encore, parce que l'été n'est pas terminé, pour le second, on est à peu-près sûr que c'est l'équivalent d'une piqûre dans une jambe de bois !

 

Il suffit de mettre des critères de performances exigés par la loi TEPA suffisamment probable pour que « Miss Lucent » accompagne sa « dém' » d'un chèque de 6 millions d'euros (ça aide à prendre la décision « en toute conscience et liberté d'esprit »), alors même qu'elle a réussi le joli coup, avec son complice - l'homme de l'entreprise sans usine - à ruiner des milliers d'épargnant qui avait tant cru aux miracles de l'ex-futur major des télécoms...

 

J'en rigole encore.

Même si c'est d'un rire jaune, que de constater les cohortes de « sans emplois » nouvelles que ce management-là a su fabriquer en si peu de temps...

 

Total : 7,413 milliards d'euros de recette en moins - là où « GOB le bien nommé » attend toujours presque 2 fois plus... mais maintenant à l'horizon 2011 (peut-être 2012...) !

 

Pour l'heure, 2,7 % du budget pour être précis ! Très loin du déficit budgétaire prévu...

À peine 3,9 pour 1.000 du PIB...

 

Et « Fifi le Premier » de compter sur un peu moins, 0,3 %, de gain de PIB avec ça ?

Il rêve...

 

Tout comme ces « kons de gauche »... Qu'auraient-ils fait de mieux avec 2,7 % de plus dans les poches ? Quelle « politique de relance » pour avoir quelques chances de succès, avec moins que l'inflation « presque officielle » ?

Que s'en est décidément ridicule !

À comparer ces « délires » avec ceux de feu la « cagnotte fiscale » d'antan !

 

La « quatrième voie » empruntée par « Bling-bling » le sublime, qui n'a décidément rien de gaulliste, naturellement, consiste à refiler du pognon « aux pauvres-gens z'heureux » qui n'en avaient pas besoin pour être « riches parmi les riches ».

Pour en faire quoi au juste. Importer encore un peu plus de berlines étrangères, grosses consommatrices de produits pétroliers importés, pour leur fiston, histoire de fêter leur Bac tout neuf ?

Et la balance des paiements dans tout ça ?

Sans ma « TSPM », ça ne peut qu'appauvrir notre économie nationale, tout le monde sait ça !

 

Sans compter que c'en est tellement ridicule, et dans ses montants et dans ses effets à en attendre sur le quotidien de millions de « salaud de pauvres », qu'une fois de plus, on a décidément le sentiment du « faire du sur-place »...

Comme à la belle époque du « Chi », pourtant parti en croisade contre la « fracture sociale ».


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Lundi 7 juillet 2008

 

Contribution de Momo...

 

Pas piqué des hannetons, l'ami fidèle, commentateur omniprésent, aux quelques pointes d'humour !

Il m'a envoyé une belle missive internautique que je reprends presque intégralement afin que vous puissiez juger duquel d'entre les deux - lui z'et moi - est finalement le plus ignoble !

 

« La crise du subprime

 

Elle est en train de transformer en « crise économique mondiale comparable à celle de 1929 », nous affirme Olivier Pastré (prof à Paris VIII).

Et ce sont les « pauvres » (salauds de pôvres aurait dit Gainsbourg), ces kons de ménages américains qui croyaient à tort que l'on pouvait emprunter 400.000 $ avec un revenu annuel de seulement 20.000 $ pour s'offrir le confort du XXI° siècle !

 

Mais les vrais responsables, ce sont aussi les banques, qui le leur ont fait croire au « rêve américain », les banques les plus « pauvres », pauvres en fonds propres, pauvres en dépôt, pauvres en profit qui ont toutes été contraintes de se refinancer sur le marché de la titrisation depuis des années et ce jusqu'à l'agonie pour que le rêve ne tourne pas au cauchemar...

Et ce sera justice que ce soit les plus pauvres qui payent leurs inconséquences !

Car cette crise va immanquablement se traduire par une contraction des volumes de crédits octroyés par les banques dans un vaste « credit crunch » qui commence déjà à licencier, à réduire la voilure par temps calme, écrasant la plaie de la titrisation au moins pour un temps, et par une augmentation de la « prime de risque » que les PME qui veulent investir pour fournir leurs clients - et des emplois à ceux qui se sont follement endettés - ne pourront pas supporter !

À moins d'avoir des marges colossales, payées par quelques clients encore fortunés...

 

Les premiers à payer les « pots cassés » seront les pays les plus pauvres, ceux qui ne disposent ni de matière première comme la Turquie, ni des moyens de s'endetter à taux fort !

Bien sûr, les PME de tout le globe, les plus pauvres et les plus fragiles, par manque de fonds propres et manque de résultats, sans perspective de développement auto-finançable sur leurs maigres niches commerciales, notamment celles qui œuvrent dans l'immatériel, sans garanties tangibles, feront parties du lot, avec leurs cortèges de plans sociaux emportant des plus brillants cerveaux au plus simple des lambdas !

 

Et puis de nouveau, les ménages « pauvres », leurs ex-salariés, frappés par l'exclusion bancaire, par le surendettement, finiront dans l'exclusion tout court : encore longtemps, les clients « pauvres » se verront fermer les portes des établissements bancaires, à moins d'être capables de faire croire à des banquiers devenus encore plus méfiants qu'ils peuvent payer le prix fort, enchaînant encore plus les plus appauvris parmi les « ex-riches » qui se la pétait (pour reprendre une expression propre aux d'jeuns et à Infree, l'ignoble).

Ils ne possédaient finalement que leurs dettes, leur fortune d'avoir un toit, une voiture, un congélateur, un écran plat ne valant désormais plus rien !

 

C'est le loto, mieux que le paquet fiscal de la TEPA pour ceux qui ne sont pas endettés, qui autofinancent leurs investissements, qui parviennent à maîtriser leurs frais fixes, leurs consommations obligées, par une réduction contrôlée de leur niveau de vie, toute de discipline stricte, en entreprise et au foyer qui vont encore leur donner la leçon !

Ce n'est que justice faite au bon sens...

 

Des remèdes ? Relance par la consommation ? Qui va profiter aux importateurs, comme en 1981/83 ?

Sûrement de l'argent jeté par les fenêtres pour soutenir des activités des pays du sud (encore plus pauvres que « nos pauvres »)...

Infree le démontrait jeudi dernier...

 

Relance par l'investissement public ? Avec quel argent ? Les États sont les premiers à être surendettés !

Même Fillon nous racontait l'année dernière que les caisses étaient vides.

Et vu la politique de gribouille du « Vénéré Président à l'autre », elles ne sont pas prêtes de se remplir !

Piquer l'argent à ceux qui en ont ? Mais depuis 30 ans, c'est ce que l'on fait sans grande réussite dans ce pays : Un, ils en ont toujours plus (même si ce n'est pas forcément les mêmes) ;

Deux, voler aux « riches » n'a jamais enrichi les « pauvres », et ce depuis des millénaires ;

Trois, pour en faire quoi ? Effacer les dettes ?

En commençant par qui ? Nos propres « pauvres » à nous, ceux par qui le scandale est arrivé ou ceux encore plus miséreux de part le vaste monde qui n'en demandaient pas tant à en faire des émeutes du pain ?

 

On ne manquera jamais de couillons près à tout risquer pour sortir de la misère. Et cette misère est à nos portes, par simple cupidité : L'argent facile des années Tapie est une utopie qui a flambé à travers plusieurs explosions de bulle spéculative.

Et on continue toujours de vous proposer des crédits, jusque dans les panneaux publicitaires annonçant la météo !

Ces criminels-là, les seuls vrais responsables - au moins tout autant que les « politiques et technocrates » qui ont laissé faire voire encouragé le processus - ils font de telles marges sur les « pauvres », qu'ils peuvent longtemps continuer à se payer le parrainage de la météo en cachant bien que le monde leur appartient, tant que les « pauvres » resteront stupides !

Alpagués par le miroir aux alouettes qui leur est tendu !

(...)

 

En bref, « la faute aux pauvres » et comme a écrit Philippe Bouvard l'année dernière dans un petit billet dont il a le secret, « on finira par ne prêter plus qu'aux riches ». Et tout rentrera dans l'ordre !

« N'est stupide que la stupidité ». Parole de Forest Gump ! »

 

Bon j'ai coupé quand même quelques passages, Momo... Le carnage anti-pauvre, le massacre ethnique de la pauvreté, ne sont évidemment pas dans les solutions imaginables.

Car imaginer un vaste charnier des « pauvres » ne fera pas disparaître la misère, au contraire : il faut relire le « Schtroumpf financier »

Et puis l'appel à la violence est formellement interdit par la loi. Et vous me savez respectueux de nos lois !

 

Mais il y a du juste dans le propos de Momo : Si tous les gars du monde avaient eu un peu plus de jugeote, un peu moins le regard tourné vers leur nombril, des ambitions un peu plus mesurées et beaucoup plus raisonnables, des femmes un peu moins dépensières, peut-être qu'on n'aurait pas couverts les vastes prairies de tous les continents de logements sans habitants et ruinés autant d'épargnants.

 

En fait, je crois que la solution se met en œuvre toute seule sous nos yeux : la réapparition de l'inflation.

C'est une forme de destruction de valeur monétaire, aveugle et quasi-égalitaire, générationnelle, même !

Elle permet de rembourser les dettes avec de la monnaie de singe et de faire galoper le monde entier après des prix stables... toujours plus hauts et donc spéculatifs et enrichissant.

Comme quoi, si cela s'avérait juste, la « stagflation » ne serait finalement plus qu'une utopie économique parmi d'autres.

L'écologisme-malthusien un signe annonciateur (comme le fut Mai 68) de l'époque ?

Qui va mourir dans la crise qui se présente ?

 

Alors que dans mon laïus de lundi dernier, j'ai omis de mettre en exergue cette fabuleuse invention qu'est l'Euro fort. Était-ce seulement inconscient ?

Aujourd'hui, je ne regrette pas, pour ne plus être sûr de rien !

 

Merci mon Momo...

Maintenant, de nous deux, lequel est-il le plus ignoble, quand on réfléchit un peu à toutes les conséquences de tes dires ?


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Jeudi 5 juin 2008

 

Match Industrie/Commerce.

 

La volonté du législateur est claire : faire baisser les prix à la consommation !

Méthode Attali : Casser la réglementation des ouvertures de magasin de vente de détail, interdire d'interdire la vente à perte !

 

Traduction dans la « très grande sagesse du législateur » :

  • - On interdit les marges arrières une bonne fois pour toute en « libérant la négociation des prix », en contrepartie de quoi, il s'agira de fixer les obligations du vendeur à l'égard de l'acheteur et réciproquement, par écrit dès la promulgation de la loi (premiers effets fin 2008, plus sûrement saison 2009) !
  • - On autorisera à ouvrir 1.000 m² de surface de vente sans autorisation en 2010, mais en respectant le cahier des charges de Monsieur le Maire.
  • - D'ici 2012, on paye la marchandise à 45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires (alors que le délai est de 30 jours, mais uniquement pour les produits périssables, les autres étant laissés à l'appréciation des cocontractants professionnels: pas question que vous ne payiez, vous consommateur, à 90 jours la marchandise sortie de votre supermarché préféré)!
  • - On réduit la « Taxe sur les grandes surfaces »,
  • - Et on rajoute 25 % au fonds d'investissement pour les services, l'artisanat et le commerce,
  • - On fixe les périodes de soldes à deux fois 5 semaines une fois pour toute, plus 2 semaines « flottantes », hors le mois précédant des périodes fixées;
  • - Naturellement, on se fait une « grosse administration de contrôle de tout ça » sous l'appellation de « Haute autorité de la concurrence », histoire du donner du taf et de l'importance aux fonctionnaires de la DGCCRF!

 

Baisser la « TACA », qui est de 8,32 € par mètre carré pour les entreprises de plus de 400 m² qui vendent aussi du carburant et font au moins 600.000 € de CA par an (6,75 € pour celles qui ne vendent pas de carburant), c'est une bonne chose.

En notant que celles qui font 12.000 € par m²/an payaient 35,70 € au m² si elles vendent du carburant (34,70 € pour les autres).

Quand on a une « pissotière », on est déjà exonéré de tout : ça ne va pas aider le « piti commerce » cette affaire-là !

Et encore faut-il compter avec un abattement de 20 % pour les surfaces de vente au détail comprises entre 400 et 600 m² si le CA est inférieur à 3.800 € (les « crevards » à 2,28 M€/an), de 30 % quand on s'amuse à vendre des meubles, des voitures, des machines agricoles ou des matériaux de construction (ah, la puissance des syndicats professionnels lobbyistes !) et d'un abattement général de 1.524,49 € dans les zones urbaines « sensibles » !

Une règle, 2 tarifs progressifs, 3 « niches » !

Un truc à faire plaisir à Monsieur Heurtault...

Avec un hectare couvert ça nous donne, pour un hyper pas tout à fait milliardaire (en chiffre et en feu le franc Pinay) 357 K€.

 

Désormais, il en coûtera 90 K€ dans les mêmes conditions, soit une diminution de... 0,175 % des prix de vente (sauf si le magasin est « hyper milliardaire », toujours en CA et en franc Pinay) : Bel effort !

La formule magique...

Il suffisait d'y penser : Merci M'ssieur Attali !

Ah ? Ce n'est pas une de vos idées ni celle de votre Vénérable commission ?

Dommage !

Faut aussi dire que là, on pousse vraiment le bédouin jusqu'au fin fonds des allées des hypermarchés, avec une mesure pareille : C'est Édouard (Leclerc) et les petits gars du syndicat des hypers, qui vont bicher un max !

 

Qu'à cela ne tienne, on retient des « 316 mesures incontournables et urgentes qui vont changer la vie des français » de surtout redonner la main aux maires de France pour les implantations de nouveaux magasins (et leur ouverture, naturellement).

Tellement il n'y avait pas de raisons que le trafic des « petites enveloppes qui entretiennent l'amitié et les bons rapports de voisinage » soit capté uniquement par les membres des commissions départementales d'équipement commercial, vu que les maires collectent déjà celles relatives au permis de construire à délivrer...

Peut-être qu'ainsi, ça finira par devenir moins cher à force de cumuler les obstacles.

Peut-être que les « tarifs d'entrée » vont devenir plus coûteux : à suivre !

 

Plus de marge arrière ? Faut tout mettre sur facture ? Mais c'est déjà le cas...

Écrire les relations « industrie/commerce » noir sur blanc ? Mais pourquoi pas !

Alors, en quoi cela va-t-il faire baisser les prix ?

Les industriels voudront tout mettre sur le papier, pour ne pas être pris en défaut de « favoritisme » pour telle ou telle enseigne : on les comprend.

Les distributeurs aussi : au moins, ils n'auront pas à réclamer leur dû une fois les quantitatives et conditionnelles acquises, les plans d'approvisionnement respectés à la lettre, puisque ce sera « payé sur la facture » : c'est autant de trésorerie en plus qui permet des achats promotionnels à offrir à leurs clients.

 

Bé justement, c'est autant de moins quant aux escomptes obtenus pour paiement comptant !

Et on appelle cela un progrès ?

Admettons !

 

En fait, le seul vrai progrès qu'on peut y voir, c'est le fisc qui va le faire (depuis le temps qu'il courait après).

En effet, jusque-là, les RRR (Remise, Rabais, Ristourne) à obtenir ou à verser étaient normalement le résultat d'accords écrits, passés en centrale d'achat ou dans le bureau du directeur des achats après négociation.

Ça peut même se calculer au centime près (en général rapporté à des pourcentages de volume d'affaires : on fait simple dans ces métiers-là !)

Seulement voilà, les industriels ont tendance à « provisionner » des charges à payer à leur maximum écrit, ça réduit l'impôt, d'autant que c'est dû même si c'est payé plus tard pour rester une garantie de bon paiement en cas de défaillance de l'acheteur.

Quant aux distributeurs, sachant qu'il faut toujours courir après, ils avaient tendance à ne prendre en considération que ce que les RRR qu'ils avaient effectivement reçues, au moins le temps de faire les comptes et de publier leurs bilans aux centres des impôts : de toute façon, le reste, s'il arrivait, serait comptabilisé sur l'exercice suivant, personne ne vole personne !

Et c'est 10 % de « flottant » qui vont devoir être réintégrés ici et là !

De quoi faire faire un bon d'autant pour l'Impôt sur les sociétés dû en 2010 (pour le solde, les acomptes devant être corrigés dès 2009)...

Mais alors pas du tout dans la poche du consommateur !

 

Autrement dit, qui va payer ? Sûrement pas ni les industriels ni les distributeurs, qui remettent tout ça dans leurs prix de vente public, naturellement !

 

Ça plus la réduction des délais de paiement, il va y avoir des morts entre août 2010 et août 2012 !

Remarquez, si au moins les contrôleurs des impôts se retrouvaient au chômage technique, mais même pas, il faudra les occuper à autre chose : d'où la Haute Autorité de la Concurrence !

 

Enfin, entre-deux, on aura eu le mérite de prévenir Harold's et les boutiques transalpines, transpyrénéennes, outre-rhénanes, luxembourgeoises et belges des moments « astucieux » pour faire leurs propres soldes à elles : encore du chiffre qui ira se faire voir ailleurs !

 

Quand on vous dit que franchement, ils ne savent pas grand-chose de quoi qu'ils légifèrent... ce n'est hélas pas une blague !

 

Perso, j'aurai mis la TVA à 15 % et là, on aurait vu la différence...

Augmentation du pouvoir d'achat garantie de 4,6 % et baisse des recettes compensée pour la phynance publique par ma fameuse « cotisation sociale sur les produits importés » 20 à 25 points (sur un quart du PIB, le compte y est !).

Au moins, ça aurait boosté les industries locales respectueuses de l'environnement - au lieu de bouffer du kérosène ou du fioul lourd qui polluent nos airs et jusque nos plages de sable fin - et aurait réduit le chômage et l'exode des d'jeuns !

Mais de ce que j'en dis ou rien, n'est-ce pas.


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Mercredi 2 avril 2008

Mister « FF » veut le plein emploi !

 

Il l'a dit dimanche soir dernier, en plein décalage horaire ! Et qu'il a donc raison, le brave homme !

Imaginez un peu une France sans soucis de croissance, sans chômeur (ou presque) et où toute personne en âge de travailler et le souhaitant ardemment aurait travail digne et rémunéré (autrement qu'avec un ersatz de minimum légal) à la mesure de ses justes compétences et ardeurs !

Nous en avions déjà fait le rêve récemment ensemble.

 

Plus besoin de cotiser pour le chômage.

Des recettes d'assurance maladie en hausse de plus de 14 % pour pas plus malades pris en charge. Finis les 11 milliards de déficit chroniques !

Des recettes fiscales qui s'envolent que nous en épuiseront peut-être un jour enfin nos déficits répétitifs, voire l'endettement public abyssal qui courent depuis tant d'année : 14 % à 16 % de recettes supplémentaires, sans rien avoir à réformer, pour des agents des impôts qui n'aurons même pas à travailler plus : le rêve !

Un pouvoir d'achat global qui viserait les sommets.

Un PIB à forte valeur ajoutée qui nous ferait champion d'Europe toutes catégories.

Une part étatique revenue à la portion congrue toutes choses égales par ailleurs, dans cet ensemble, se cantonnant à ses quelques missions régaliennes et se barricadant encore en des domaines où l'action publique reste indispensable comme l'entretien et l'amélioration des infrastructures (routes, ponts, ports, aéroports, voies ferrées) que nous aurions toujours plus denses et rénovés tous les ans tellement l'argent coulerait à flot !

Et puis, plus de problème de retraite pour une population vieillissante.

Des garanties nouvelles pour les fonctionnaires pensionnés, ceux qui émargent directement à ne rien faire en travaillant pô beaucoup sur une vie sur votre feuille d'impôt et votre ticket de caisse !

Nous ne parlerions même plus des « neuf iniquités »...

Je fermerai ce blog et partirai, le nez au vent, des fleurs dans les cheveux sur les routes de Navarre et d'ailleurs, guetter la gueuze au coin des chemins.

 

Mais, ah que voilà, du rêve à la réalité, c'est encore pire que de la coupe aux lèvres.

J'expliquais encore l'autre jour, que ce qui fait toute la différence, ce sont justement les « dix derniers centimètres », que ce soit entre une fille et un garçon, entre une idée et son application, entre une envie, une pulsion, un désir et sa mise en œuvre, sa satisfaction.

Parce que les 260 milliards d'euros que cela générerait sous le sabot du cheval, il faut bien que quelqu'un les paye !

Et là, même à l'étranger, ça ne se bouscule pas au portillon, pour cause d'insolvabilité générale de la planète (qui n'en finit pas de vivre à crédit pour payer ses barils de pétrole et autres billevesées).

 

Car juste pour en rire, question retraite du civil, complémentaire, quand vous cotisiez 1.000 €, vous-même en piquant sur votre feuille de paye à titre obligatoire, ou votre patron en spéculant sur votre sueur, vous avez acquis 169,76 points à l'Agirc en 2007 (176,04 en 2006 et jusqu'au 1er avril 2007 ; un peu moins de 3,7 % pour vous faire « manger l'inflation », n'est-ce pas...).

Pour recevoir, à vie, naturellement, peut-être un jour seulement (parce qu'il faut y arriver quand même) 69,14 € de rente (hors les charges, CSG et CRDS plus quelques retenues diverses).

Soit 14,5 ans à espérer dépasser l'âge de 79,5 ans pour « rentrer dans vos frais » !

Et encore, je n'ai pas compté les diverses cotisations supplémentaires de base, dont la Contribution Exceptionnelle Temporaire, (qui dure, qui dure...).

Un truc pas pour moi, ça ! Je serai mort et enterré sous mes châtaigniers depuis belle lurette !

 

L'année dernière, le même calcul donnait 70,50 € (et pan ! 1,9 % d'inflation dans les dents), soit un « retour sur amortissement » de 14 ans et 2 mois !

Les effets de la canicule de 2003 figurez-vous !

Parce qu'on a anticipé de quelques mois les décès des plus fragilisés, à cette époque là, pour cause de « coup de chaud sur les vieux » sous le règne de notre bon « Raff la main sur le cœur », bé, depuis on s'occupe mieux de ceux qui nous restent sur les bras pour s'être décidés à survivre encore un peu et qu'ils en vivent depuis lors plus longtemps ai-je entendu dans le poste l'autre fois !

 

Bon, ça, c'est pour les cadres. Pour les « non-cadres », c'est un peu différent. Arrco ne calcule pas de la même façon ses complémentaires. Toujours pour 1.000 €, il faut compter une rente de 67,98 € en 2007 et 69,31 en 2006.

Pourquoi moins ? Bin je ne connais pas tout de la vie du « bétail » ! Peut-être qu'ils sont plus nombreux. Ou qu'ils meurent encore plus tard, allez savoir ?

C'est vrai que s'est épuisant à être « cadre ». Surtout de direction générale... Stressant : j'en sais quelque chose, de faire bosser les autres !

 

En bref, je vous raconte tout ça, parce qu'à chaque poisson d'avril, (autrement dit hier : je n'ai pas osé, figurez vous, vous auriez encore cru que ce n'était même pas vrai !) nous avons droit à un nouveau barème. Normalement, pour 1.000 €, on va obtenir 67,84 € de rente chez les « cadres » et 66,71 € chez les non-cadres.

Soit une espérance de vie à atteindre de 79 ans et presque 9 mois chez les premiers et presque 80 ans pour les autres.

À ce rythme là, les « petits jeunes » nés à compter de 1968 devront tous vivre centenaire pour s'y retrouver !

Tous les autres en seront de leur poche !

 

Mais pas dans la fonction publique naturellement, qui reste en dehors de ces affreusetés de mécanismes « du privé », donc reste à avoir de beaux jours devant elle, puisque qu'on s'en tape vu que c'est le kontribuable qui paye.

Le jour où tout le monde sera fonctionnaire dans mon beau pays, tout finira par être gratuit, puisque chacun payera finalement pour lui-même !

Encore un effort et on rentrera dans la phase utopique du communisme intégral !

Parce que là, la soviétisation de la France, elle n'en est encore à cusser lamentablement et depuis des années à 52/53 % du total de toutes les activités.

 

J'adore la perspective.

Car ce « chacun pour soi » final de la phase ultime de la dictature du prolétariat, comme d'un aboutissement de la soviétisation rampante, c'est exactement le modèle de la « gouvernance globale » du libéralisme le plus débridé, sauvage et tant décrié des alter-quelque chose (mais ils ne le savent pas encore, rassurez-vous) !

« Communistes libéraux, au pouvoir ! »


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Jeudi 13 mars 2008
Petit tour européen du « côté de chez le chômage »
 
Vous vous souvîntes des quelques chiffres alignés hier pour m'éduquez me rappeler des réalités du monde, le jour où l’on me posera la question ?
L’exception culturelle économique gauloise, c’est que nous avons non seulement un fort « minimum légal » de la rémunération du travail salarié, mais tout autant un nombre élevé de personnes bossant pour le prix de la « voiture balai » : 1 sur 6 !
 
Explication avancée hasardeusement : faut bien financer les couvertures sociales et les dépenses publiques. Si on ne refile pas du pognon par voie réglementaire aux citoyens cotisants, ils ne vont plus pouvoir assumer.
Donc on oblige les entreprises à supporter d’une façon ou d’une autre ces financements là (en leur promettant qu’elles auront accès à la manne des marchés publics plus facilement : de la « soviétisation rampante », en somme), ce qui permet d’aller le repiquer à tous ceux qui sont encore un peu solvables.
 
Sont-ils en nombre suffisant pour pouvoir assumer, par leur travail, ces ponctions là ?
Ah que oui, à entendre nos gouvernants bien aimés et vénérés, qui se glorifient d’avoir un taux de chômage qui se réduit de mois en mois. Du jamais vu depuis un quart de siècle, paraît-il !
À les entendre, nous allons devenir les champions du plein emploi dans le monde européen.
 
Pour reprendre les chiffres donnés hier, on note que, en les comparant avec ceux du reste de l’Europe que nous n’avons retrouvé que pour 2006 seulement (faut pas rêver, nous aurons ceux de 2007 bien plus tard), ça donne l’état des lieux suivant :
 
         92 € de smic et 9,0 % de chômeur en Bulgarie, 114 € de smic et 7,3 % de chômeur en Roumanie, 172 € de smic et 6,8 % de chômeur en Lettonie, 174 € de smic et 5,6 % de chômeur en Lituanie, 217 € de smic et 13,4 % de chômeur en Slovaquie, 230 € de smic et 5,9 % de chômeur en Estonie, 246 € de smic et 13,8 % de chômeur en Pologne, 258 € de smic et 7,5 % de chômeur en Hongrie et 288 € de smic en République tchèque avec 5,3 % de chômeur.
        470 € de smic au Portugal pour 7,7 % de chômeur, 522 € de smic en Slovénie pour 6,0 % de chômeur, 585 € de smic à Malte pour 7,3 % de chômeur, 666 € de smic en Espagne et 8,5 % de chômeur, et 668 € de smic en Grèce pour 8,9 % de chômeur.
        En France « métro » il fallait compter avec 1.254 € de smic et 9,4 % de chômeur, en Belgique 1.259 € et 8,2 % de chômeur, aux Pays-Bas 1.301 € de smic et 3,9 % de chômeur, en Irlande 1.403 € de smic et 4,4 % de chômeur et au Luxembourg 1.570 € de smic et 4,7 % de chômeur !
 
En bref, si aucune corrélation n’est possible entre niveau du Smic et taux d’emploi, c’est quand même en France que nous sommes les champions européens de la paupérisation des « classes prolétaires » (et des classes moyennes), puisque nous cumulons à la fois un taux officiel de chômeurs parmi les plus élevés et un taux de « smicards » parmi le plus fort.
Nous l’avons dit, la faute à cette couverture sociale que « le monde entier nous envie » (à en venir migrer toujours de plus en plus loin et de plus en plus nombreux) qui justement entraîne des besoins en financement toujours plus élevés, en masse et en taux, augmentant les prélèvements obligatoires, en masse et en taux, sans pour autant enrichir les plus pauvres, tout en accélérant la paupérisation des « un peu mieux » lotis !
De la « soviétisation rampante », vous dit-on…
 
Et encore ! En fait, on ne compte pas tous les chômeurs, vous le savez bien. D’autant que c’est très officiel.
Nous n’en avons que huit catégories :
        Catégorie 1 : Chômeurs immédiatement disponibles, cherchant un emploi à plein temps et à durée indéterminée (CDI) ;
        Catégorie 2 : Chômeurs immédiatement disponibles, cherchant un CDI à temps partiel ;
        Catégorie 3 : Chômeurs immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée déterminée (CDD), temporaire ou saisonnier ;
        Catégorie 4 : Chômeurs non immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée déterminée (CDD) ou indéterminée (CDI), à temps plein ou partiel ;
        Catégorie 5 : Personnes en activité, cherchant toutefois un autre emploi ;
        Catégorie 6 : Chômeurs non immédiatement disponibles (exerçant une activité supérieure à 78 h par mois), cherchant un emploi à plein temps et à durée indéterminée (CDI) ;
        Catégorie 7 : Chômeurs non immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée indéterminée (CDI) et à temps partiel ;
        Catégorie 8 : Chômeurs non immédiatement disponibles, cherchant un emploi à durée déterminée (CDD), temporaire ou saisonnier !
 
Naturellement, on ne compte que la première catégorie ! Et là, ça fait déjà 2.300.000 personnes, rien qu’en « Gauloisie postérieure » (hors les DOM-TOM) !
On devrait compter au moins jusqu’à la catégorie 3, puisqu’il s’agit toutes de « personnes immédiatement disponibles cherchant du boulot » (norme BIT).
Plus les stagiaires au chômage que l’on décompte pour 192.117, et tous les autres dans les DOM, soit environ 150.000 !
 
Naturellement, les « dispensés de chercher du travail » par mesure de bienveillance compte tenu de leur âge avancé, sont de toute façon pas en recherche de travail et attendent gentiment d’être pris en charge par leur régime de vieillesse.
Ce n’est pas tout !
Il faut aussi voir les 1.200.000 foyers à qui la CAF verse régulièrement le RMI (ou RMA, je ne sais plus), et les très officiels 55,7 % personnes radiées des listes de l’ANPE (la neuvième catégorie… celle qui n’existe pas) !
Ça fait un total de presque 6.000.000 de personnes concernées, soit un bon cinquième de la population en âge de travailler.
Ou presque trois fois plus que les « excellents chiffres » du mois dernier.
 
Constat : La rupture promise l’année dernière en avant-veille des élections majeures du mois de mai n’a jusqu’alors même pas ralenti le processus (même si nous avons éviter de l’accélérer) sans résoudre pour autant les problèmes de cette « nationalisation rampante » de la vie économique de chacun (et le clientélisme électoral et syndical qui va avec), quand on rajoute les 5 millions de fonctionnaires et assimilés (5 + 6 = 11 à rapporter au 27 millions de « salarisables »), ça fait beaucoup de monde qui vivent sur le travail des z’autres.
Conséquence, notons qu’un, fort taux de chômage semble aller de paire avec niveau de prélèvements obligatoires.
Mais là encore, ne confondons pas la cause et les effets (comme le font hélas trop d’économistes patentés et autres pourfendeurs divers : nous en avons déjà parlé. Suivez les liens !).
 
Le gaulois ayant découvert avec le passage aux 35 heures qu’on peut survivre en travaillant moins, farnienter tranquillement devant les machines quand on n’est pas poussé aux fesses, se remet mollement au boulot, préférant importer sans compter, voire « produire en zone dollar » comme le préconise le big boss d’EADS avant-hier encore, à faire bosser plus pauvres que soi !
Mais ce n’est pas le premier : J-L. Beffa de chez Saint-Gobain, m’avait déjà fait la même démonstration éblouissante, quand j’avais voulu lui vendre ma soupe il y a une bonne décennie, en me rigolant au nez !
Complètement bluffé…
 
De tout ça, je n’invente rien : c’est dans le rapport d’Alain Tapie, missionné par Lagarde pour la promotion des heures supplémentaires de la loi TEPA d’août dernier, qui est tombé hier.
Pas plus de 8 heures supplémentaires par trimestre (2,666 h par mois) et par salarié, et encore dans seulement 308.000 entreprises parmi les 1,5 million qui emploient des salariés, pour tout juste 144 millions d’heures…
Assez loin des 900 millions attendus pour un trimestre (le dernier de 2007) traditionnellement chargé en heures sup tous les ans !
Aucune rupture. Tout juste des effets d’opportunité, comme nous l’avions prévu en notre « think tank » personnel à faire du cash (et que j’avais vaguement rapporté ici même il y a quelques temps).
 
Remarquez, je vois bien le prochain « best seller » chinois parodiant l’ancien ministre gaulliste : « Quand la France se réveillera »…
Le monde tremblera.
6 millions de types qui glandent à 1.600 heures de boulot par an, 9,6 milliards d’heures à 27 €/h de création de valeur ajoutée, 259 Giga € (des « mignards »), c’est presque le budget 2007 payé cash, y compris son déficit !
14 % de PIB de plus sous le pied. Je ne vous raconte pas.
De quoi faire rêver !

Une autre dimension que le minable 144 millions d’heures sup (1,5 % du « potentiel » inemployé en heures « normales »).


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Mercredi 12 mars 2008
Économies comparées
 
Pendant que plein de sœurs jumelles à la « Nouvelle France » marseillaise voient le jour un peu partout en « Gauloisie postérieure », (soyez sûrs que nous y reviendrons tellement s’en est drôle), que les « marchés boursiers de valeurs » reprennent du « poil de la bête » rien qu’à l’annonce de 200 petits mignons de dollars de plus de liquidités immédiates, alors même que notre petit CAC 40 national en a dégagés plus de la moitié, 99,1 M€ rien que pour 2007, mes incendies perso éteints, j’ai fait un petit « tour idiot » sur les chiffres du « pouvoir d’achat » européen.
De quoi je me mêle, faut dire ?
 
Ainsi, d’après Eurostat, l’INSEE européen, copie conforme à l’original de Malakoff, en janvier 2007, vingt des vingt-sept États membres de l’UE disposaient d’une législation nationale établissant un salaire minimum légal. Celui-ci variait fortement, de 92 € par mois en Bulgarie (mesuré en SPA 2 pour tenir compte des particularités économiques des États membres) à 1.570 € mensuel au Luxembourg.
 
On note ainsi les chiffres suivants :
        92 € en Bulgarie, 114 € en Roumanie, 172 € en Lettonie, 174 € en Lituanie, 217 € en Slovaquie, 230 € en Estonie, 246 € en Pologne, 258 € en Hongrie et 288 € en République tchèque.
        470 € au Portugal, 522 € en Slovénie, 585 € à Malte, 666 € en Espagne et 668 € en Grèce
        En France il fallait compter avec 1.254 €, en Belgique 1.259 €, aux Pays-Bas 1.301 €, au Royaume-Uni 1.361 €, en Irlande 1.403 € et au Luxembourg 1.570 € !
À titre de comparaison, le salaire minimum au niveau fédéral aux États-Unis s’élevait à 676 € par mois en janvier 2007.
 
Pauvres z’habitants du premier groupe, direz-vous ! Bien sûr. Mais attention aux gags !
Quand on y regarde de plus près, on n’a plus envie de rire : on a même la gorge serrée…
Il faut remonter à 2005 pour avoir des statistiques comparatives effarantes !
 
La proportion de salariés ne percevant que le salaire minimum était :
        De 0,8 % de la population en Espagne, 1,5 % à Malte, 1,7 % en Slovaquie, 1,8 % au Royaume-Uni et 2 % en Tchéquie libérée.
        Et de 10,3 % en Lituanie, 11 % au Luxembourg, 12 % en Lettonie, 16 % en Bulgarie et…
        16,8 % en France !
À titre de comparaison, 1,3 % des salariés percevaient le salaire minimum au niveau fédéral aux États-Unis.
 
Avez-vous tout compris du « malaise franco-gaulois » ?
La voiture balai gauloise est d’un niveau tellement élevée, pour une économie ruinée par les prélèvements sociaux, qu’elle concerne le plus de monde !
Ça tombe sous le sens, remarquez ! Non pas que nous devions renoncer à « nos avantages acquis » de hautes luttes syndicales, mais parce que notre « performance », comparativement à d’autres, est tellement élevée, qu’on va tous finir smicarisés, tôt ou tard, puisqu’on ne peut pas suivre tous ensemble le rythme imposé !
La preuve : le pouvoir d’achat semble régresser, mais le Smic augmente plus vite que le PIB (qui mesure le volume de toutes les richesses produites), et à la même vitesse que la masse des prélèvements obligatoires (qui proportionnellement ne diminuent pas par rapport à ce PIB).
 
Pourquoi ce niveau si élevé et pour un si grand nombre de personnes (une sur six) ?
Mais tout simplement pour mieux financer lesdits prélèvements obligatoires, pardi !
Si les gueux ne pouvaient plus payer, vous n’imaginez pas les dégâts.
 
Pensez donc, 5 millions de fonctionnaires ou assimilés dont les traitements seraient réduits à néant !
À peu près autant qui survivent avec bien du mal de la « grande générosité » des minimums sociaux, en ne comptant pas que les « chômeur catégorie 1 », mais tous ceux sans le sou !
Vous mettez dans la balance les quelques 10 millions de jeunes et moins jeunes qui ne sont plus formés à rien et l’équivalent pour nos seniors trop vieux pour être utiles (et tout juste bon à générer des actes médicaux), et vous avez 30 millions de personnes dans le rue !
Voilà où donc passe le pognon que nous avons bien du mal à faire rentrer, jour après jour.
 
Et encore, ça ne suffit pas, parce que bêtement, depuis une trentaine d’années, nos z’élites se sont arrêtées au système décimal.
Résultat, l’année ne compte décidément que 10 mois pour ces gens là.
Dès le mois d’octobre, on boucle, même s’il y a encore deux mois à fournir pour lesquels il faut « faire l’impasse budgétaire » et emprunter de l’argent qui n’existe pas encore…
Que d’autres, qui n’existent pas encore non plus pour n’être pas nés, rembourseront, peut-être !
Heureusement qu’ils ne comprennent rien à l’informatique, depuis le « Plan calcul » et les déconvenues de « Bull » et « Goupil » : ils nous forceraient à compter en octet, si ce n’est pas en binaire, janvier, février et le reste à découvert !
 
Personne n’envisage heureusement de ralentir la croissance démographique : entre mon prof de droit social et du travail, l’inimitable J-J. Dupeyroux qui lançait dans le grand amphi « Baisez ! Mais baisez donc ! » à 1.000 studieux z’étudiants aux prises avec leurs hormones surchauffées d’il y a plus d’un quart de siècle, en passant par Michou (Debré, le père de Nanard et de Jean-lou) qui s’inquiétait déjà d’un déclin des naissances il y a un demi-siècle.
Imaginez que ceux-là oublient de naître ou se cassent avant, comme « Dany le Rouge » (cf. § 2, d’avant-hier) « Pour n’avoir pas à assumer leurs obligations citoyennes dans leur pays de naissance », franchement, on aura bien besoin de DSK planqué au chaud au FMI.
Perso, je me bidonne sévère, là, quand j’imagine des trucs pareils !
 
J’espère que vous vous en amusez bien et que je vous ai mis de bonne humeur pour la journée.

Que je vous souhaite excellente quand même, (vous le valez bien !).


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Jeudi 6 mars 2008
Le beau tableau de l’INSEE, c’est scientifique.
 
Depuis quelques jours, vous ne le saviez pas encore, je suis tombé un peu par hasard sur les inimitables statistiques de l’immensissime Institut National de la Statistique Économique et des Entreprises.
 
Car, je m’en suis déjà fait l’écho, il paraît que nous sommes entrés dans une période de déflation provisoire assez exceptionnelle pour être vérifiée.
C’est officiel, puisque publié il y a un peu plus de 15 jours au Journal du même nom (Officiel de la République Française elle-même). Le temps de feuilleter le bidule (je vous avez dit avoir quelques jours de retard depuis quelques années), je me retourne pour comprendre de quoi il s’agit.
 
Bé tout bêtement du coût mensuel de vos consommations à vous tous réunis : Du savant art !
Que dis-je : de la science appliquée du meilleur niveau, qui touche à l’excellence !
Car vous ne le saviez pas, mais on sait tout de vous, jusqu’où vous nichez et ce que vous faites de votre pognon.
 
Tout part de l’idée que « votre panier » de dépenses compte 10.000 dans le mois. 10.000 quoi, on ne sait pas.
Peut-être des kilomètres, des litres, des tonnes, des petits pois, des allumettes, mais sûrement pas des euros sonnants z’et trébuchants puisque tout le jeu consiste à savoir combien ça vous a justement coûté, en euros.
 
Donc, quand vous dépensiez 10.000 allumettes au mois de janvier dernier, vous achetiez, sans le savoir, pour :
1.488 allumettes de produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont 59 allumettes de pain, 54 allumettes de pâtisserie fraîche et autres viennoiseries, 47 allumettes de gâteaux et pâtisserie de conservation, autant de céréales, 84 allumettes de viande de bœuf, 29 allumettes de veau, 23 allumettes de mouton et de cheval, 159 allumettes de charcutaille et viande de porc, 57 allumettes de volaille diverse, 46 allumettes d’autres viandes et de plat cuisinés à base de viande, 37 allumettes de poisson frais et de crustacés,79 allumettes des mêmes produits de la mer, mais préparés en conserve ou surgelés, 50 allumettes de lait et de crème, 44 allumettes de yaourts et de desserts lactés, 113 allumettes de fromage, 15 allumettes d’œuf, 18 allumettes de beurre, autant d’huile et de margarine,88 allumettes de fruits frais, 10 allumettes de fruits surgelés appertisés ou sec, 84 allumettes de légumes frais, 48 allumettes de légumes préparés ou surgelés ou en conserve, 36 allumettes de produits à base de sucre, 42 allumettes de produits à base de chocolat, 18 allumettes de crèmes glacées, glaces ou sorbets, 55 allumettes de sel, épices, sauce et autre produit alimentaire du même acabit, 19 allumettes de condiments et assaisonnement, autant d’éliment préparés pour les enfants ou de produits diététiques et 17 d’autres produits alimentaires divers, pour un total de 1.360 allumettes de produits alimentaires hors boisson.
Mes cochons, je ne sais pas où vous mettez tout ça, d’autant que ce n’est pas fini !
 
Il faut compter aussi avec tout ce que vous pouvez boire : 10 allumettes de produits chocolatés, 28 allumettes de café, 4 allumettes de thés et autres infusions 38 allumettes d’eaux minérales ou de source, 48 allumettes de boissons gazeuses, jus et sirops, 44 allumettes d’alcools, 34 allumettes d’apéritifs, 10 allumettes d’eaux de vie et liqueurs, 65 allumettes de vins, 28 allumettes de champagne, mousseux et cidres, 18 allumettes de bières !
Heureux veinards, va !
Et vous fumez pour 183 allumettes de tabac ! Gag !
Vous avez raison : l’alcool conserve les bons fruits et la fumée les bonnes viandes, pardi !
 
C’est qu’il faut aussi vous les « fringuer », les « bons fruits et les bonnes viandes » : Rien qu’en tissus d’habillement, vous ne dépensez pas plus que l’euro symbolique par mois, mais 49 allumettes de vêtements « de dessus » pour Monsieur, 88 allumettes « de dessus » pour Madame, 26 allumettes pour vos marmots, moyennant quoi vous pouvez vous offrir 34 allumettes de vêtements de sport, 49 allumettes de bonneterie et de lingerie pour homme, 80 allumettes des mêmes choses pour dames et 36 allumettes pour votre marmaille, prunelle bénite de vos yeux !
Ce qui vous laisse le loisir de dépenser 37 allumettes d’autres articles vestimentaires et accessoires d’habillement, de consacrer 13 allumettes pour nettoyer tout ça (vos vêtements), les réparer (ou les louer), consacrer 61 allumettes à vous chaussez en chaussure de ville et 37 allumettes pour les réparer ou vous offrir d’autres types de pompes.
 
Vous ne sauriez pas entreposer tout ça sans consacrer 624 allumettes en loyers, dont 597 allumettes pour votre résidence principale, 27 allumettes dans votre résidence secondaire, 28 allumettes pour l’entretien et les menues réparations de vos logements successifs, 117 allumettes pour louer les services nécessaires à l’entretien et aux réparations de ces mêmes lieux de vie, dont 17 allumettes pour les revêtement des sols et de vos murs.
 
Naturellement, pour rendre l’ensemble agréable, vous vous fournissez pour 170 allumettes d’eau et autres services liés à ces logements, dont 43 allumettes juste pour avoir de l’eau courante au robinet, 38 allumettes pour qu’on vienne ramasser vos poubelles et les traiter comme il convient, 43 allumettes pour assainir votre environnement de vos pollutions personnelles et le solde, soit 46 allumettes, en divers autres services, genre le syndic de copropriété, le nettoyage des parties communes, etc.
 
C’est que pour vous faire un nid douillet et chaleureux vous allez devoir aussi consommer un peu d’énergie, ne serait-ce que pour aller signer correctement votre chèque de tiers provisionnel à poster avant le 15 février (oui, je sais, le délai est passé : tant pis pour vous !).
Rien qu’en électricité, il faut compter sur 198 allumettes, 89 allumettes pour le gaz de ville (histoire de manger chaud), 18 allumettes en gaz liquéfiés (votre bombonne à oxygène, probablement ? Faut bien ça pour aider à la digestion !…), 81 allumettes en combustible liquide et 5 allumettes en combustible solide rien que pour vous chauffez.
Ah oui, vous ne seriez rien sans 15 allumettes d’eau chaude, de vapeur ou de glace, polissons que vous êtes tous !
 
Et puis il vous faut meubler correctement tout ça, bande de coquins : 38 allumettes pour le mobilier de la chambre à coucher, 36 allumettes pour celui du séjour, 32 allumettes pour la cuisine et la salle de bains, 19 allumettes les fauteuils et le canapé, 28 allumettes pour meubler ou réparer le mobilier du jardin, 5 allumettes pour vos tapis et autre revêtements de sols.
Voilà qui est coquet !
 
Ce n’est pas tout : il vous faut aussi 26 allumettes d’articles pour literie (ce n’est pas de la soie, mais c’est quand même bon), et 17 allumettes d’autres textiles d’ameublement.
Comme vous êtes feignasse au moins autant que moi, vous dépenserez 24 allumettes d’appareil de lavage, 19 allumettes d’appareil à cuire votre tambouille, autant pour la conserver au frais ou au congélateur et 12 allumettes à autres choses, mais 17 allumettes en petits appareils électroménagers quand même en plus et 6 allumettes à réparer ces derniers.
Et comme nous ne vivez pas chez les sauvages, vous mangerez et boirez dans 25 allumettes de verrerie, faïence et porcelaine, userez de 26 allumettes d’ustensiles de ménage en métal et 19 allumettes en autres articles de ménage.
 
Une fois rassasié et abreuvé, vous n’oublierez pas d’aller dépenser 49 allumettes en outillage et autres matériels pour la maison et le jardin.
Faut pas dék !
Et puisque vous êtes soigneux, vous vous porterez acquéreur de 56 allumettes de petits articles pour l’entretien du logement, 41 allumettes de savons de ménage et produits d’entretien, à moins que ce soit les 81 allumettes dépensés par les services domestiques, qui le fasse à votre place, sans oublier « la pièce » à 8 allumettes pour « autres service pour l’habitation »…
 
Le compte n’y est pas encore : Faut bien vous tenir au mieux de votre forme ! Et là vous n’hésitez pas à payer « cash » 385 allumettes de préparations pharmaceutiques, plus 8 allumettes en produits de parapharmacie (il n’y a pas que les petits délices qui comptent), vous consacrerez 101 allumettes à des matériels et appareils thérapeutiques, que vous aurons prescrits vos bons médecins pour le prix de 230 allumettes préalablement payés, sans oublier votre dentiste préféré (parce qu’il a la main douce), pour 97 allumettes, quand le « petit » personnel paramédical vous aura taxé de 183 allumettes !
 
Ah oui, vous n’êtes pas tous bicyclopédistes verdoyants et hallucinants, le « pétard » au bec : Votre automobile neuve, vous aura coûté 275 allumettes, mais il vous faut rajouter 119 allumettes d’automobile d’occasion, 34 allumettes de motos ou cycles pour être complet.
Les posséder ou en avoir l’usage est une chose. Faut quand même penser à dépenser 20 allumettes en pneumatiques, 272 allumettes en autres pièces de rechange et accessoires, passer à la pompe pour 396 allumettes et songer à lui offrir pour 3 allumettes de lubrifiant…
Dans la même optique, vous aurez dépensé 85 allumettes à entretenir ou réparer votre véhicule personnel, 121 allumettes rien qu’à le réparer (des fois qu’on vous abîme votre tas de boue monté sur pneu), tout en rajoutant 89 allumettes d’autres services liés à votre auto (histoire de retirer la boue à force de rouler n’importe où ou sur des routes pas soignées), et 64 allumettes rien qu’en parking et péage.
Mais comme vous savez aussi vous déplacer « malin », vous irez dépenser 49 allumettes en transport ferroviaire, 49 allumettes en transport routier, 19 allumettes de taxi, 83 allumettes de billet d’avion, 25 allumettes en transports combinés de voyageurs et 11 allumettes en autres services de transport, y compris fluviaux et maritimes !
Si, c’est marqué !
 
Vous êtes un citoyen moderne, donc vous communiquez !
Pour 20 allumettes par la poste, 19 allumettes en équipement de téléphonie et autres télécopies (le mien ne marche plus, mais tant pis, j’irai les dépenser), le tout pour dépenser 284 allumettes rien qu’en service de télécommunications !
D’ailleurs, vous vous serez équipés de 76 allumettes d’équipements audio-visuels, 30 allumettes d’appareil photo et cinéma, instruments d’optique, 80 allumettes de matériels de traitement de l’information y compris le micro-ordinateur qui vous sert aussi à lire ces lignes, 41 allumettes de supports d’enregistrement de l’image et du son, et aurez dépensé 14 allumettes en réparation de ces équipements audio-visuels, photographiques et informatiques (comme quoi, ce n’est pas si solide qu’on le dit).
D’ailleurs, il faudra rajouter 22 allumettes pour réparer les « biens durables importants » pour les loisirs et la culture.
 
Bon, à l’occasion vous aurez dépensé 49 allumettes en jeux et jouets, car vous êtes aussi un « ludique bobo » qui s’ignore, 47 allumettes pour vos petits équipements de sport, de camping et de loisirs de plein air, 45 allumettes de fleurs et plantes (veinarde, Madame : vous savez entretenir les jolies plantes !), 18 allumettes de plants et graines, claqué 62 allumettes en bestioles d’agrément, sans doute pour les gamins (ou pour faire l’économie d’un système d’alarme).
Pas assez pour convenir à tout le monde chez vous ?
 
Qu’à cela ne tienne : Vous allez consacré 108 allumettes rien qu’en « services récréatifs », plus (mais là il s’agit de culture) 13 allumettes à regarder des navets au cinéma, 44 allumettes en autres spectacles culturels et musées, 69 allumettes en redevance et abonnements télévision divers, histoire de prendre la crampe à regarder des cartes météos pas fichues de placer la Corsica Bella Tchi-tchi à sa place et consommer pour 28 allumettes d’autres services culturels !
Les livres sont comptés à part : 39 allumettes dans le mois. Car vous aimez lire, même des crottes males z’écrites et bourrées de fautes de typographie : Pas grave, je ne vous en veux, puisque vous lisez aussi les miennes avec assiduité !
Les journaux, vous y consacrerez 27 allumettes quand même mais préférez dépenser pour 51 allumettes en magazines.
Faut compter aussi avec 20 allumettes en papier (vous le mangez ou quoi ?) et 14 allumettes en articles de bureau divers !
Pour vos loisirs, essayez également de garder 28 allumettes pour vos voyages touristiques : c’est la norme !
 
Ce n’est pas suffisant pour faire 10.000 allumettes, je vous rassure. L’air de rien, malgré votre vue basse et vos airs de sainte nitouche, vous avez aussi dépensé au passage 26 allumettes rien que pour vous éduquez !
C’est dire si il y a encore du chemin à parcourir.
Ne vous en faites pas, vous avez eu l’occasion de vous réconforter en allant au restaurant craquer pour 337 allumettes, ce qui est nettement plus instructif, picoler dans les bar-bistrots pour 71 allumettes (je ne le répéterai à personne, promis !), tout en vous tapant pour 75 allumettes de cantine scolaire ou de restaurants universitaires, sans compter les 50 allumettes laissés au comptoir de votre restaurant « d’entreprise ou d’administration ». Ah, les nourritures terrestres…
 
Là encore, je ne le répéterai pas, mais sachez que vous avez découché pour 76 allumettes (en hôtellerie y compris la pension), qu’on vous a retrouvé pour 20 allumettes en internat scolaire ou universitaire (mais si !) et pour 24 allumettes en hébergements de vacances (les auberges de jeunesse, peut-être ? Coquins !).
C’est qu’il faut savoir aussi se faire beau pour plaire : Paf ! 80 allumettes rien que pour un passage mensuel chez le coiffeur. Pour peu qu’il fasse aussi esthéticien, il vous en aura coûté 17 allumettes de plus !
J’oubliai : vous avez aussi dépensé 105 allumettes rien qu’en produits de beauté et autres parfums, 50 allumettes en produits d’hygiène (vous le valez bien !), et 40 allumettes juste en appareils et autres articles de beauté !
Formidable !
Sans oublier, pour mettre en valeur votre charisme méditerranéo-slave naturel, que vous avez dépensé 62 allumettes en horlogerie, bijouterie et joaillerie, 24 allumettes en maroquinerie et articles de voyages, et 33 allumettes en d’autres effets personnels et diverses réparations de ceux-ci…
 
Soyons sérieux, au moins un peu (puisqu’on sait tout de vous).
Vous ne savez pas tout ce qu’on dépense pour vous plaire !
Vous avez payé (c’est juste un peu, le reste, c’est votre travail qui y pourvoie par l’intermédiaire de votre « big boss » personnel qu’on oblige aussi à cotiser), 75 allumettes de crèche et d’assistantes maternelles, 196 allumettes pour financer les maisons de vieux et les autres services aux personnes âgées, mais seulement 41 allumettes pour les établissements pour adultes handicapés…
 
Notez au passage que votre assurance habitation vous a coûté 60 allumettes, celle, complémentaire, relative à votre santé, 108 allumettes toutes rondes, alors que votre assurance automobile vous est revenue à 62 allumettes.
Pour payer tout ça, il vous a fallu recourir à votre banquier : c’est indispensable, un banquier. Pas fou, lui aussi, il le sait !
L’air de rien, il vous a siphoné pour 58 allumettes de services financiers !
Pas cher pour manipuler 10.000 allumettes…
 
Pour finir, vous ne le saviez peut-être pas, vous aurez aussi consommé, d’une façon ou d’une autre, 101 allumettes de prestations administratives et privées diverses.
Et, pompon du chef pour le final, 22 allumettes de services funéraires !
Si c’est marqué, n’allez pas dire le contraire.
 
Félicitations !
Je vous admire… si vous vous reconnaissez dans cet inventaire !
Car les statistiques rendent compte d’une globalité, avec toute la rigueur nécessaire due au scientisme appliqué, appris au cours de longues études supérieures… à n’en pas douter.
 
Mais reconnaissez que ce « panier moyen » qui sert ensuite à pondérer les variations de prix de l’allumette pour fournir le fameux « Indice des Prix à la Consommation » (l’IPC) est assez éloigné du vécu des uns et des autres, même si nous n’avons rien de mieux à nous mettre sous la dent.
Non pas qu’il soit faux. Quoique…
 
Car, comme il n’évolue pas en volume et que l’allumette vaut plus ou moins cher dans le temps, au mois de janvier, on va dire que pour 1.000 € vous aurez eu 10 allumettes de trop, d’après les décomptes de l’INSEE (inflation – 0,1 %).
Et qu’en fîtes-vous ?
Bé rien ! Elles ont disparu. Cramées ! Pffft !
 
Parce que si vous avez acheté une bière de plus avec ces 10 allumettes là, vous avez foutu en l’air les dix années de boulot du type chargé de compter les allumettes de tout le monde.
Car il faut environ 10 ans, en comptant les congés payés et les journées de grève, à ce monsieur pour « rectifier le tir » d’un indice à un autre !
Et encore, quand il ne part pas à la retraite entre deux…
 
Idem, quand on vous dit que pour avoir tout ça en 2007, vous avez dépensé 250 allumettes de plus qu’en 2006. Vous les avez trouvé où donc ?
Nulle part : c’est sui generis, la génération spontanée ! De la vraie magie.
Rigolo, non ?
 
L’anomalie à la loi du marché… « Les prix s’ajustent en fonction de l’offre et de la demande ». Donc des volumes échangés. 
Bin pas là, pardi !
 
Tout ça pour vous dire que finalement, ça ne veut presque rien dire.
Gros effort scientifique et immenses moyens de calcul qui méritaient d’être salués au passage, pour un résultat qui touche au surréalisme débridé !

Voilà qui est fait.


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Mardi 4 mars 2008
L’inflation enfin terrassée, d’après l’INSEE.
 
Les trois indices IPC ont dégringolé en janvier 2008 par rapport à décembre 2007 ! Si !
116,25 pour 116,36 pour les ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé.
116,32 pour 116,46 pour l’ensemble des ménages hors tabac.
Et 117,56 pour 117,70 pour la série avec tabac !
C’est marqué dans le JO de la République du 23 février 2008 !
Pas plus tard que la semaine passée, donc et juste le temps de le dépiauter, compte tenu du retard que je me traîne depuis tant d’année à vouloir rester à jour.
Oh, pas grand-chose : – 0,1 %.
 
Ah que c’est génial !
Mais juste un rappel intéressant : Les Indices de Prix à la Consommation, base 100 en 1998, étaient de :
Ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé : 116,36 en décembre 2007, contre 113,57 en décembre 2006. Soit + 2,4 % !
Celui de l’ensemble des ménages hors tabac : 116,46 en décembre 2007, contre 113,59 en décembre 2006. Soit + 2,4 %, juste pour l’année 2007 !
Quant à celui incluant le tabac : 117,70 en décembre 2007, contre 114,73. Soit + 2,5 %
Date de parution au JO de la République : 17 janvier 2008 pour les uns, 18 janvier 2007 pour les autres.
 
Quand on vous disait que vous alliez vous faire avoir, une fois de plus… eh bien vous vous êtes faits eus !
Et dans les grandes largeurs, pour une fois ! Souvenez-vous… On nous avait promis + 1,3 % seulement.
Juste pour revaloriser tous les seuils et autres tranches de vos impositions 2008 : une « mesure d’équité » consistant à assumer les « dérives courantes »…
On n’a presque le double en « dérive » et donc la moitié seulement en « mesure d’équité » !
Mais si il n’y avait que ça…
 
Dans le même temps, les prix des produits frais ont grimpé de + 2,7 % rien que sur le seul mois de janvier.
En un an, l’évolution est de + 3,3 %.
Les prix des légumes frais (+ 3,1%) et des poissons et crustacés frais (+ 7,4%) enregistrent leurs hausses saisonnières classiques : pas de quoi s’énerver.
Les prix des fruits frais augmentent également, mais de + 0,5 % sur un mois (+ 5,9 % quand même sur un an).
Logique…
 
Hors produits frais, l’indice des prix de l’alimentation progresse de + 1,2 %, alors qu’il était en baisse de – 0,1 % en janvier 2007 (souvîntes-vous) !
L’INSEE constate, aussi et notamment, que les prix des produits laitiers continuent de croître : les beurres + 5,0 %, le lait et la crème + 3,7 %, les fromages + 3,3 % et les yaourts et desserts lactés + 3,1 %.
 
Les prix des produits pétroliers eux n’ont gagné que de + 0,5 % par rapport au mois précédent, portant leur glissement annuel à rien moins que + 16,7 %, malgré le dollar plus que faiblard.
Tandis que les prix des services sont restés relativement quasi stables, ne progressant que + 0,1 % en janvier, toujours selon les chiffres de l'INSEE.
 
Selon les résultats de l’enquête trimestrielle réalisée par l’auguste Institut et pris en compte dans l’indice de janvier, les prix des loyers des résidences principales sont stables, comme ceux des services de santé (qui baisse même un peu).
On relève d’autre part une baisse des prix des services de transport et de communication (– 1,1 %), due pour une grande partie au dédommagement dont ont bénéficié en janvier les usagers des transports en commun après les grèves de novembre.
Bè oui, ce n’est pas la télécommunication qui baisse, mais les grèves de novembre qui font leur effet très conjoncturel. Faut pas rêver non plus…
 
En attendant, ce n’est pas ce constate ni les études de l’INC ni celles de Nielsen.
Cette dernière boîte à l’avantage d’avoir un panel complet des prix et volumes de la distribution.
Complet, pas tout à fait – pour me souvenir de l’époque où je les analysais fréquemment, quand j’observais des augmentations dans mon secteur, ça se traduisait par des baisses dans leurs stats ! Allez savoir pourquoi et comment ? – publié chez LSA (Libre Service Actualité, l’une des deux revues des « pro » avec Point de Vente).
 
« Les prix des produits alimentaires sont montés en flèche en janvier, avec des hausses de plus de 10% pour les pâtes et les oeufs, et presque autant pour le beurre et la farine, affectés par la flambée des matières premières, une tendance appelée à se maintenir pendant quelques mois ».
Ah ?
On a à peine + 5 % à l’INSEE… Curieux n’est-ce pas !
 
C’est que l’INSEE anticipe peut-être une baisse, et « lisse » au passage, puisque selon Olivier Desforges soi-même, (le celui des linges de maison) également Président de l’Institut de liaison et d’études des industries de consommation (ILEC) « le renchérissement devrait se maintenir sur le premier semestre, avant de reculer grâce à une accalmie sur le marché des matières premières ».
Serge Papin, le patron de Système U, estime également que les cours des matières premières alimentaires vont baisser.
« La nouvelle loi régissant les relations entre les fournisseurs et les distributeurs, en vigueur depuis le début de l’année (…), est plus simple, plus transparente, je pense que d’ici l’été, au plus tard à la rentrée, on devrait assister à une baisse des prix des grandes marques sur les linéaires », a-t-il affirmé sur RTL, l’autre jour. Des grandes marques, mais peut-être pas des MDD ou des premiers prix…
 
En attendant d’après l’AFP qui le rapporte, « Nielsen Panel International prévoit un renforcement de l’inflation dans les magasins, avec un pic à + 4 % en avril » !
C’est le moment de stocker, les jeunes…
 
Car, fait nouveau dans la grande distribution, les produits de grandes marques fabriqués par les majors de l’industrie alimentaire comme Danone ou Coca-Cola ont également augmenté en janvier (+ 1,29 %).
« Ils avaient constamment reculé depuis 2006 grâce à une première réforme de la loi Galland, qui avait donné une plus grande marge de manoeuvre aux enseignes pour faire baisser les prix de ces produits. Pour compenser, les distributeurs avaient parallèlement augmenté les tarifs de leurs propres produits, dits marques de distributeurs (MDD) ».
Eh oui, faut assurer les marges en volume aussi, chez les distributeurs ! Sans ça on ferme boutique et on licencie…
 
L’écart entre les MDD et les grandes marques, s’était logiquement creusé jusqu’à 35 % en 2001. Il a été ramené à 29 % fin juin 2007. Depuis, le resserrement s’est accéléré à l’automne, avec la flambée des cours des matières premières, qui pèsent davantage dans le prix des MDD que dans ceux des grandes marques puisqu’elles doivent vendre aussi le marketing qui assure leurs volumes (c’est qu’elles ont aussi des usines à faire tourner et des salariés à payer), marketing qui est réduit à la plus simple expression d’un « packaging » approximatif et standard pour les MDD.
 
« En janvier, les MDD ont poursuivi leur renchérissement (+ 3,1 %), tout comme les articles premiers prix (+ 3,63 %) ».
Les produits à base de lait et de céréales ont enregistré les plus fortes progressions.
Les pâtes alimentaires ont ainsi bondi en moyenne de + 11,44 %, dont + 13,11 % pour les grandes marques, + 12,91 % pour les MDD et surtout + 28,30 % pour les premiers prix.
Les oeufs ont grimpé de + 13,17 %, dont + 20,27 % pour les MDD et + 22,10 % pour les premiers prix, alors que les « grandes marques » n’ont progressée que de + 8,44 %.
(Et ça nous fait que – 0,1 % de l’indice des prix, que tout ça, ma petite dame ?)
 
On rappelle aimablement « qu’en décembre dernier, les pâtes « premiers prix » avaient déjà pris plus de 30 % et les oeufs plus de 21 % ».
En janvier, c’est au tour des farines et semoules d’augmenter de + 6,84 %.
« Les premiers prix ont grimpé de + 22 %, contre + 9,11 % pour les MDD et +5,29 % pour les grandes marques ».
« Toutes les familles de produits alimentaires ont augmenté début 2008, tant le beurre (+ 8,88 %), le riz (+ 7,35 %), les fromages (+ 6,81 %) que les yaourts et desserts lactés (+ 6 %) ». (Source AFP).
Ce que confirme l’enquête de l’INC publiée dans « 60 millions de consommateurs » avec des exemples magnifiques et des repères par enseigne : car tout le monde n’est pas logé à… la même enseigne !
 
À part ça, aucun doute, les prix ont baissé de – 0,1 % sur l’ensemble du territoire nous assure-t-on, toutes consommations confondues. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer !
Et le distingué Luc Châtel, qui a tout compris de tout dès le mois de novembre dernier, de s’affoler à convoquer un conseil restreint le lundi de la semaine précédente, pour quelques mesures urgentissimes !
Et le locataire précaire de l’Élysée de se demander comment il se fait que le cochon qui ne vaut à peine que 5 € du kilo sur pied à la cochonnerie, dépasse parfois plus de 20 € en rayon…
En oubliant qu’il a été contrôlé, analysé jusqu’à vous garantir le taux de chlorate de potassium, tranché, empaqueté, cuisiné, enrichi en conservateurs, emballé sous atmosphère contrôlée, marketé, négocié, transporté, déballé, payé, mis en rayon, et encaissé juste pour deux tranches, le tout en assurant la chaîne du froid, la traçabilité, et les contraintes vétérinaires, qui vont jusqu’à certifier ce qu’a pu ingérer le bestiau et celles d’une hygiène rigoureuse (de A jusqu’à Z)…
En voilà un qui aurait l’air fin avec son cochon en vrac, pas encore blanchi, tout plein de crottin, dans son assiette !
Et le Michel-Édouard Leclerc, le digne fils de son paternel à lui-même (pas le Chef de la 2ème DB, mais Édouard tout court), de reconnaître que ce n’est pas que de la faute des industriels de l’alimentaire…
Y’a aussi l’effet du prix des matières premières… et toute la distribution n’est pas comme lui !
 
Et je rajouterai un autre phénomène, que seul Nielsen peut encore appréhender (même si ils ne le font pas), mais aucune autre méthode, ni celle du panier constant chez INC, ni la technique des « familles de produits » de chez l’INSEE : les glissements d’un produit à l’autre, dans l’alimentaire mais également vers des produits non alimentaires et réciproquement.
Le « produit festif », de confort, impulsif est moins vendu faute de moyen, par nécessité peut-on dire : nous verrons ça dans les résultats publiés l’année prochaine (avril/mai 2009), après l’heure des bilans.
 
La preuve dirai-je, si l’indice de « l’alimentaire » augmente tant et que l’indice général diminue, c’est bien qu’il y a eu une « adaptation », même marginale, du « non alimentaire » pour « garder des volumes ».
Même la « période des soldes », dans le non alimentaire, a d’ailleurs marqué le coup…
Ce qui veut bien dire que « tout le monde souffre ».
 
En conclusion, pas trop de quoi se réjouir, finalement.

Mais de ça, chacun avait pu s’en rendre compte avant moi.


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Mercredi 27 février 2008

Belle affiche !

 
Dans l’amphithéâtre Pierre Mendès-France du ministère de la phinance, s’étaient réunis au grand complet les amateurs de beaux discours.
 
Le ministre soi-même y est apparu en fin de matinée, dans ses propres locaux, pour nous expliquer qu’après les municipales, il y aura un nouveau train de réformes économiques déjà en préparation (pour l’équipe suivante dont les délais de paiement, la grande distribution, etc.).
On nous rassure, « Bling-bling », notre « Ô combien Vénéré Président » à tous, il pense à tout et à tout le monde.
Promis, craché, juré.
 
Pour en arriver là, il a fallu se tamponner pendant presque deux bonnes heures les « Grands défenseurs devant l’Éternel » des « Business Angel » et autres « gazelles ».
Si !
La loi Tepa, celle sur le pouvoir d’achat et la suivante, ne sont pas suffisantes pour ces Messieurs qui regrettent, comme le gars de chez « France Angels » en tout premier lieu (une association qui regroupe d’autres associations de « happy few » fortunés qui investissent dans les « projets émergeants » à titre personnel ! Des gars qui ont trop de pognon et parient sur des entrepreneurs porteurs de projets en vue de faire de coquettes plus-values à terme), de ne pas aller assez loin !
 
Perso, j’en fais autant, mais sans un rond et j’investis sur des business de proximité qui ont de l’avenir, genre service à la personne. Mais il est d’autres idées tout autant flamboyantes, toujours là où l’offre est largement inférieure aux besoins évidents de la population : d’une pierre deux coups (au moins).
Et si en plus on transforme tout ça en bénéfice à distribuer intelligemment (sur un support exonéré de tout impôt) voire en plus-values (les ventes à soi-même, j’aime bien), ça fait d’une pierre quatre coups !
Avec tous les effets de leviers financiers et fiscaux dont on dispose en France, le manque de fonds propre n’est nullement gênant et la rentabilité est assurée avec des risques qui tournent autour de zéro.
Mais bon, nous n’avons pas la même conception du « service aux autres », manifestement.
Et il faut aussi penser à exporter, pas seulement vivre en autarcie autour de son nombril…
 
Et que voilà le fiscaliste local de chez Fidal (guy.roulin@fidal.fr ai-je pu noter à la va-vite) qui nous dresse le tableau des avantages accordés récemment par « Bling-bling » : exonération d’ISF, mais mieux encore, imputation directe sur le paiement d’ISF de l’investissement des particuliers dans une « gazelle », ou dans un Fonds Commun proposé par le banquier qui investit à son tour dans des « gazelles ». (En fait, c’est une peu plus compliqué que ça et pose beaucoup de questions, mais je résume son propre résumé).
On reconnaît une « gazelle », parmi tout autre, dans le fait que ce n’est ni une institution bancaire ou financière, ni une société qui porte des immeubles, et qu’elle n’a pas encore fait son premier euro de chiffre d’affaires…
Avant on parle de société « émergeante », ensuite de société « en développement »… Tout est dans la nuance sémantique.
Bien sûr, une société en redressement ou en difficulté, elle n’a qu’à crever !
Et ses salariés d’aller pointer chez les « has been » et les « loosers » recensés à l’ANPE…
Il en reste.
 
Et là, boum, on apprend que le décret d’application ne peut pas encore être publié, pour cause de transgression de la règle des « minimis » imposée par Bruxelles. Pas plus de 200.000 euros par entreprise d’aides directes ou indirectes (c’est le cas ici : indirecte) et par an !
Or, dans « sa très grande sagesse », le législateur à prévu jusqu’à 1,5 M€ par opération…
Et un avantage pour le contribuable de 50.000 euros, « one shot », une fois seulement.
On peut alors se poser la question de savoir à quoi il sert de faire des lois inapplicables dans l’urgence de l’été dernier… Mais bon, il paraît que ce n’est pas la question et que de toute façon c’est encore insuffisant !
 
Nos amis britanniques, tout autant européen que nous ou presque, eux ils causent en millions de Livres sterling quand leurs cousins d’Amérique cause en dizaines de millions de dollars US pour des avantages encore plus torrides, à savoir la déductibilité des pertes éventuelles en capital.
Pas chez nous ! Selon le mot de mon Pape à Moi, le facétieux et génial Maurice Cozian, « Le fisc français n’a pas vocation à être l’assureur tout-risque du contribuable »…
Ça, j’avais retenu.
 
Toutefois, chez nous, il reste encore possible de « jouer à ça » sans effort de réforme et seulement quand on est doué, à travers une entreprise soumise à l’IS, investissant en qualité de holding. On provisionne les pertes et le tour est joué.
Ou bien en frais d’études et de recherche dans une entreprise semi-transparente personnelle à titre d’activité professionnelle. Ça fait des déficits professionnels imputables sur tous les autres revenus, réduisant l’assiette de l’IR, voire crée des déficits globaux imputables sur les années suivantes : j’adore !
Mais ils ont oublié de nous le signaler…
Pas bien grave, l’auditoire d’experts aura corrigé tout seul, n’est-ce pas !
De toute façon, quand dans l’hexagone on cause de 200 « gazelles » tout au plus (sur plus de 200.000 créations d’entreprises recensées, soit moins de 1 pour 1.000), aux USA ils causent de centaine de milliers et en GB en dizaine de milliers.
Chez eux, ça commence à être significatif, et encore (à peine 7 % de la totalité des emplois aux USA seulement, avec quelques décennies d’avance, en plus…), pas de quoi y voir le remède à tous les maux de la croissance et du plein emploi !
 
Deuxième partie, voilà donc le professeur d’économie de Dauphine, qui anime aussi la Fondation Concorde, qui nous fait expliquer par un président de la CCI de Mayenne, puis par le Dégé de celle de Bretagne, que eux ils aiment leur région.
Et le premier de se retrouver confronté à une difficulté impensable partout ailleurs, tellement leur politique de maillage régional d’aides aux entreprises est une réussite, celle d’avoir un taux de 4,5 % de chômeurs ! (Pas de quoi rire…)
Un vrai drame, puisqu’on ne trouve plus de main d’œuvre exploitable immédiatement disponible sur le marché de l’emploi dans le département !
De « gazelle » ? Point.
 
L’autre, un breton nommé Imbert (c’est son nom, je n’y peux rien !) nous raconte les liens qu’ils ont su tisser entre les CCI locales et le milieu universitaire, local mais également national (suivez mon regard : Dauphine la parigote, comme par z’hasard), qui envoie des experts en herbe soutenir les « pitits patrons » locaux pour résoudre leur difficultés stratégiques et éclairer leur choix de gestion (« pas pour faire le café ou les photocopies » dixit le « chef-à-lion »).
Avec cette merveilleuse anecdote, rapportée pour être vraie, de ce gars qui regrette de n’avoir pas eu un an plus tôt ces étudiants « master » (Bac + 5 quand même) là, dans ses murs : il n’aurait pas eu à déposer son bilan juste après la fin de leur stage de chez lui !
(Quand je vous dis qu’on ne rigolait pas…)
On ose espérer que depuis, la contagion a été endiguée…
 
Entre deux et juste avant le Ministre – même pas le temps d’aller fumer un mégot ou de vider une chopine – nous avons eu un député UMP, coiffé presque façon Breton (c’est le nom de l’ex-ministre de la phinance du « Chi » et de « Vil-pain », l’apparatchik devenu avocat), sans les tics du « chef » (Ô combien vénéré « Bling-bling » !) mais presque son phrasé nettoyé des « moi je veux », qui nous donne la piqûre du « vous avez raison » en s’adressant à ses « écoutants z’attentifs », « on peut faire mieux » !
Sûr.
Mais peut-être pas de cette façon là.
Et de dresser les « mignards » d’euros (de ceux qu’on n’a pas z’encore) dépensés dans la recherche, dans les universités, dans les « pôles de compétitivité », etc.
Juste pour rire, ces mignards là (« aides indirectes » incluses), « Le prof » venait de nous expliquer en long en large et en travers qu’ils étaient distribués via les institutions financières bancaires et la CDC, au profit et à hauteur de 80 % pour les « grandes entreprises », pas pour les PME/PMI de moins de 500 salariés, celles qui manquent de fonds propre, justement…
 
Pour le reste, rassurez-vous, ils sont unanimes à nous raconter que nous sommes les champions du monde de la PME.
Mais quand il en disparaît une – elles sont plus de 50.000 par an en France, une toutes les 11 minutes, 33.000 en Allemagne, 25.000 en Grande Bretagne, nous annonce-t-on pour nous faire frémir – c’est non seulement des chômeurs en plus, mais aussi des cotisations en moins, de la recette de TVA qui s’évapore et une place au soleil pour une émergeante importatrice (et la famille de l’entrepreneur imprévoyant qui pleure et se dissout : une des principales causes de divorce en France).
Car c’est aussi comme des dominos : quand une meurt, ses clients se retrouvent dans la difficulté, tout autant que ses fournisseurs qui perdent, les uns et les autres, une pompe à pognon !
 
Et l’inimitable Zimmern (qui bichait un max : c’était son heure de gloire que d’apparaître enfin en public sur une estrade aux côtés d’un ministre de la République en exercice, lui qui se veut la « bête noire » de toute l’administration) de l’IFRAP de conclure, la larme presque à l’œil, le trémolo dans la voix qu’il « ne comprend pas pourquoi ! ».
À l’écouter, les choses sont pourtant très simples : Pour 1.000 d’investis dans une « gazelle », partout ailleurs dans le monde et y compris en France, il en coûte 200 d’impôt amont, une fois, plus 400 d’exonération d’impôt aval en deux ou trois fois… Elle va générer 3.300 de Chiffres d’affaires tous les ans, dont 660 de recette fiscale de plus tous les ans aussi !
L’effet de levier est donc grandement positif, ce qui est vrai…
« Alors pourquoi pas », pour reprendre le propos du sous-ministre ?
 
Personnellement, ils me font marrer : d’abord si les WC sont corrects mais sans être ostentatoires dans ce ministère là, pas comme le reste du bâtiment (mes impôts, enfin, les vôtres, moi je n’en paye plus beaucoup) surmonté de sa plate-forme d’hélicoptère mégalomaniaque, j’ai quand même eu mieux en pissant dans du marbre rose et des boutons de poignée dorés à l’or fin chez Axa, avenue Matignon !
Le petit personnel y est nettement plus nombreux et aux petits soins avec le merveilleux accent des îles pour la plupart, mais trouver un point de croissance dans ces délires là, je demande à voir.
 
S’il suffisait de mettre 1.000 sur la table une fois pour avoir 660 de TVA en plus tous les ans, ça ce saurait !
C’est qu’il faut aller les chercher, les 1.000 !
Et une fois qu’on les a trouvés, il faut aller les piquer à quelqu’un d’autre et éviter de se les faire reprendre !
Ils semblaient tous si éloignés de ces « réalités de terrain », plongés dans leur phénoménale acculture économique…
 
Aller piquer les 1.000, c’est soit à la concurrence directe et déjà installée (là, j’ai bien aimé la « Miss d’introduction », qui expliquait que sa boîte avait 8 ans – c’est une ancienne chercheuse universitaire – et que son « business angel » personnel a mis tellement de pognon dans son usine à fric à elle, qu’il est quasiment impossible de voir naître des concurrents avant longtemps… Une grande rêveuse Miss « Scott » ! Et même pas blonde…).
À moins d’aller piquer le pognon dans la poche à des pauvres à s’en rendre indispensable à leurs yeux, au détriment d’autres biens ou services fournies par d’autres entreprises, voire carrément l’État ou l’un de ses démembrements avec de l’impôt extorqué aux plus faibles (pas les « happy few » cités plus haut, puisqu’on nous les bichonne) : tout le monde n’est pas exportateur dans l’âme.
Et bien souvent, quand on le devient par inadvertance, on s’installe ailleurs.
Allez savoir pourquoi pas en France, Ma p’tite Dame ?
 
Bref, on tourne un peu en rond, avec ces gens là : ils demandent plus de moyens et en même temps ils défendent, main sur le cœur, une économie tout ce qu’il y a de plus libérale et avancée !
(Je continue à barrer le mot libéral, en hommage à FFSC, vous savez bien, le Fier Fonctionnaire Satirique et Cynique Socialo-Communiste revendiqué qui passe de temps à autre sur ce blog lâcher son fiel en quelques commentaires acerbes et tonitruants).
Ça manque nettement de cohérence.
 
Là encore, perso, quand une opportunité se présente, j’en jauge les risques, dans le temps et en montants. Si je peux assumer, je fais. Dans le cas contraire, non.
Si en plus il y a un bonus fiscal ou social, tant mieux, mais je sais par avance que si je veux « en croquer », tôt ou tard on viendra m’emm… à devoir justifier que je le méritais valais bien.
Sauf quand ce n’est pas conditionnel : mais alors, c’est que je reste dans le « droit commun » et n’use d’aucune « niche »… conditionnelle.

Pas fou, le gueux : dans les affaires comme ailleurs, pour vivre heureux, faut vivre caché !


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Mardi 29 janvier 2008
 
Suite de la Lettre à Michel
 
La pensée unique, instillée comme on l’a vu par le néo-marxisme alter mondialiste, perverti les esprits bien au-delà des cercles des lycéens : il va jusqu’au plus haut de l’appareil d’État !
Qu’on en juge.
 
Le dogme libéral veut que « trop d’impôt tue l’emploi »… Et ce, on le sait depuis au moins Necker.
Logique : tout prélèvement est ressenti comme confiscatoire dès lors qu’il devient « sensible ».
C’est aussi la célèbre « Courbe de Laffer », dont on trouvera quelques explications à peu près claires sur ce site (mais aussi d’autres sur Google, Wikipédia, etc.).
 

 
On se rappelle que Laffer a été conseiller des Républicains pendant les années Reagan, à en devenir un « gourou ». On a même appelé cela la « révolution reaganienne » (Comme quoi, ils ne leur en faut pas beaucoup Outre-atlantique pour parler de révolution…)
Et c’est devenu la « tasse de thé » des libéraux, dont Madelin (Alain, le ministre de choc de l’économie de Juppé).
C’est là que ça se corse (rien à voir avec ma Corsica Bella tchi-tchi, rassurez-vous !). Si l’augmentation des taux d’imposition tue les assiettes d’imposition, il suffit donc de diminuer les taux pour redonner de la matière à création de richesses : Raisonnement a contrario imparable.
C’est d’ailleurs un des paradoxes du libéralisme : Madelin a toujours dit qu’il ne diminuerait pas l’impôt, mais seulement les taux pour provoquer de la croissance et augmenter les assiettes imposables, autrement dit, quand on a des taux à « C », on peut les diminuer à « B » sans souci.
Comme quoi, il dominait son sujet.
La même courbe est utilisée par les alter-mondialistes pour nous expliquer que puisque les taux « A » et « C » procurent les mêmes recettes fiscales, il faut donc les amener de « A » à « B ».
 
Michel, quant à lui, nous explique qu’on peut remplacer un taux de « C » par du travail bénévole et de redescendre à « B » ou à « A » sans souci.
C’est oublier un peu vite le rôle de l’impôt et comment il est décidé.
Du point de vue des flux financiers, il s’agit bien d’un prélèvement qui va, en principe, vers une redistribution, sous bien des formes (subventions, solidarité, équipements non rentables, etc.) qui se retrouvent en emplois de l’activité économique.
Chose curieuse, pour les « scientifiques » économistes, il y a égalité entre ressource publique et emploi de ses fonds publics. Donc c’est neutre !
Pour ma part, j’avoue avoir du mal à constater qu’il ne c’est rien passé…
 
Mais on va encore plus loin dans le délire. Pour les « libéraux », trop d’impôt tue aussi l’emploi !
La démonstration des statisticiens et autres économistes de renom consiste, chiffres à l’appui avec quelques comparaisons bien réelles (je vous ai cherché un site ou un article qui y faisait déjà clairement allusion sur « débat 2007 », le site à Pébereau, le pédégé de la BNP et de « Institut de l’entreprise », un « think tank » très actif, mais je n’ai pas retrouvé le post : veuillez m’en excuser).
Il suffit d’aligner deux types de chiffres, ceux du chômage officiel :
 

à rapprocher avec ceux des taux moyens des prélèvements obligatoires. Pour reprendre ceux piqués sur un des sites d’Attac (ne me demandez plus lequel, j’ai perdu le lien), nous avons (en 1996, ça date un peu mais les tendances lourdes n’ont guère changé) :
Un poids fiscal dans la zone Euro : 42,4 % du PIB ; au Royaume-Uni : 36,0 % ; en France : 45,7 % ; en Irlande : 33,7 %, en Allemagne : 38,1 %, en Finlande (qui est une des plus grosses améliorations) : 48,2 % et aux USA : 28,5 % !
Pour le moins très clair : Le chômage chute partout, sauf en France et en Allemagne où il a bien du mal à descendre en dessous des 4 %, là où les taux sont supérieurs à 38 % (exception faite, justement, de la Finlande : il aurait suffit de supprimer ce pays pour que la démonstration soit complète).
CQFD : L’impôt tue l’emploi !
Débile, naturellement : Moins d’emploi, c’est moins de PIB et plus de solidarité, donc un ratio qui s’envole !
C’est la conséquence et non pas la cause.
 
Ça, c’est pour le monde universitaire, les chercheurs en économie. Mais ce n’est pas tout : les politiques s’emparent volontiers de tout ce qui fait « eau au moulin », même quand ils ne comprennent pas de quoi il s’agit.
Vous souvîntes-vous d’un pédégé de la République, digne successeur au suffrage universel d’un certain Chirac ?
Pour lui et son bon conseiller Attali, pas de mystère : il suffit d’augmenter le PIB et l’impôt diminue proportionnellement.
Logique puisqu’on nous présente une fonction linéaire du premier degré !
450 sur 1.000, ça donne 45 %. 450 sur 1.200, ça ne fait plus que 37,5 %. Et le tour est joué.
 
En oubliant au passage que l’impôt concoure au PIB (plus d’impôt, pour les socialistes et la gauche d’une façon générale, c’est plus de redistribution donc plus de consommation, donc plus de PIB), puisque la science économique nous raconte qu’il y a neutralité.
Neutralité dans une addition peut-être, mais pas dans une division.
L’impôt obéit à la règle budgétaire : avant même la première minute de la première heure du premier jour du premier mois d’un exercice fiscal, on sait combien on va dépenser par le denier public !
On n’a pas encore fait le premier euro de chiffre d’affaires qu’on sait déjà combien on va vous en piquer !
Formidable, non ?
 
C’est donc une droite de type « aX – b » et non pas « aX ». Autrement dit il y a un point-mort.
Tant que l’on ne l’aura pas réduit, il y aura appauvrissement et aucun enrichissement. N’importe qui, qui sait compter, arrive à comprendre cela : on arrive même à faire calculer à des gamins de CE1 le moment où deux trains se rattrapent.
C’est le même raisonnement, un peu simplet peut-être, mais les « têtes d’œuf » l’ont déjà oublié.
Merveilleux de nanisme intellectuel !
 
Et pour votre bonheur et comme d’une prime au crétinisme, ça donne au final le raisonnement de Sarkoléon, notre Ô combien Vénéré Président à tous, qui vient combler le déficit du neurone du citoyen lambda : Il faut augmenter le PIB, en commençant par le pouvoir d’achat, puisque c’est le tout premier moteur de notre économie nationale.
Lui et sa calculette
Mais surtout pas de toucher au 450 qui font vivre tout ce beau monde là !
Et puis quoi encore ? Non mais !
 
Le raisonnement est tellement bête qu’il est juste en soi.
Le PIB mesure les valeurs ajoutées marchandes des entreprises, c’est-à-dire celles qui sont vendues aux consommateurs (et exportateurs), si on le leur en donne les moyens en leur promettant que, si ils bossent plus, ils gagneront « plus que plus »…
Mais en omettant de leur dire que les coûts augmentent aussi, moins vite quand c’est exonéré de tout prélèvement, c’est vrai, à condition d’acheter Renault et non pas Samsung, parce qu’alors là, ça enrichit le PIB des Coréens et pas vraiment le Français (ou alors seulement à la marge… commerciale du distributeur local) !
 
Quand n’aura dépassé ces simulacres de « néo-n’importe-quoi », peut-être qu’on en arrivera à bosser pour rien, comme le propose Michel.

Pour le moment, convenez-en, on en est encore très loin.


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Lundi 28 janvier 2008
 
De l’acculture économique des français
 
Ça commence dès le plus jeune âge. Aucune information, ni à l’école ni au collège, de ce que pourrait être une entreprise, de ce qu’est la « vie économie ». Logique : comment former correctement les chères « têtes blondes » avec des instituteurs ou des professeurs qui vivent à 1.000 lieues de ce genre de situation et n’ont qu’une « image livresque » de la vie en entreprise, qui passe par « Les misérables » et Zola ?
Z’ont pas l’âge !
 
Pourtant, et c’est une bonne chose depuis désormais, les élèves de collège se doivent de faire un « stage en entreprise » avant leur entrée au lycée (malgré l’interdiction de faire bosser des moins de 16 ans…).
C’est de la main-d’œuvre pas chère, qui ne sait pas faire grand-chose mais qui est avant tout docile, même si elle mobilise quand même au moins un adulte.
Bon, de la « garde avancée » de chérubin qui doit se rendre compte de deux choses :
        Un, ce n’est pas facile de motiver un adulte sur son lieu de travail, ne serait-ce pour qu’il accepte de l’accueillir ;
        Deux, finalement, sur un « lieu de travail », tout ce monde là s’agite un maximum, comme vraisemblablement ses parents, à des heures où il est à l’école.
C’est déjà ça !
Mais pourquoi et comment, là, c’est le grand mystère.
Tout juste retiendra-t-il que c’est sa promesse d’avenir à lui, pas tout à fait ce à quoi il a forcément rêvé…
 
Arrivée au lycée – mais encore pire en apprentissage – outre les matières indispensables à approfondir pour avoir un « vernis » minimum en vue d’obtenir le Bac, on va lui refiler des manuels d’économie et un prof qui les a lus.
Toujours pas d’approche du « monde du travail » autre que théorique et comme d’un lieu d’activité professionnelle, et toujours pas ce que c’est qu’une entreprise.
Si il arrive à comprendre qu’il est acteur économique en étant un consommateur, c’est déjà pas mal. Mais de là à comprendre qu’il sera aussi acteur en tant que producteur…
Et puis on va lui expliquer que lui, il est tout petit par rapport à d’immensément grands que sont tous les autres… moins qu’un pois chiche.
Passons.
 
Cette réalité se retrouve jusque dans les manuels d’économie, qui vont traiter d’un tas de chose, faisant suite ou complétant les cours d’histoire et de géographie (on n’ose pas dire de géopolitique, mais c’est un peu une initiation : z’ont pas besoin de tout savoir sur tout, arrivés là, n’est-ce pas !).
Ces programmes sont d’ailleurs définis pour la France entière.
Et pour ce faire, ils sont élaborés par le « Comité National des Programmes » pour être publiés au Bulletin Officiel de l’Éducation Nationale. Si !
Les programmes obligatoires d’économie, pour la série Sciences Économiques et Sociales, le sont ainsi au JO du 30/06/2001 pour la classe de première, et ceux de terminale au JO du 10-8-2002 (indisponible sur Internet).
Ils sont fort détaillés et fournissent aux professeurs, comme aux rédacteurs des manuels scolaires, des indications très précises non seulement sur les sujets à traiter, mais aussi sur la façon de les traiter.
Les éditeurs de bouquins scolaires s’en inspirent abondamment, naturellement.
 
Ainsi, en seconde, le programme d’initiation pourrait être bien plus complet qu’il n’en a l’air : Après tout, je peux aussi être mauvaise langue (tellement je suis un Ignoble et en plus totalement Infreequentable).
Eh bien non ! (Attention, ça décoiffe !), il y a quelques perles :
        « Dans le souci de ne pas alourdir le programme, l’épargne et le profit ne feront pas l’objet de développements particuliers ;
        On soulignera les inégalités de revenus primaires pour introduire la notion de système redistributif », etc.
Pourquoi faire les choses simples alors que ces ados là sont réputés intelligents ?
 
On pouvait penser que le programme de première étudiait quelques fondamentaux bienvenus. Mais non, il est tout aussi ahurissant :
        « Adapter une conception réaliste des classes sociales, dans laquelle les conflits jouent un rôle central ;
        On montrera que le marché peut être défaillant parce qu’il ne permet pas la production de certains biens ou services ;
        On sensibilisera les élèves au caractère très restrictif des conditions de fonctionnement de la concurrence pure et parfaite ;
        On mettra en évidence l’existence des biens collectifs que le marché ne prend pas spontanément en compte ;
        L’enseignement s’appuiera sur la comptabilité nationale comme outil d’analyse et de représentation du fonctionnement de l'économie. »
        Au sujet de « la concurrence pure et parfaite, le professeur se limitera à une présentation rapide de la formation de l’équilibre sur un marché de concurrence ».
On ne sait jamais, elles pourraient se mettre à réfléchir, les chères têtes blondes…
Quant aux professeurs, peut-être qu’il faudrait qu’ils mettent à lire autre chose que les « bouquins autorisés ».
 
Rattrapage en terminale ? Vous rêvâtes, mes amis :
        « On soulignera que les mécanismes de marché peuvent se révéler défaillants, auquel cas la demande ne suit pas l’offre et le chômage se développe…
        On pourra montrer que la flexibilité (du travail) devient défavorable (à l’emploi) quand elle conduit à une amplification des inégalités…
        On discutera de la qualification des mouvements sociaux, (qui sont en) opposition à une situation dominante
        En prenant un exemple dans le contexte européen - celui de la politique de protection sociale - on soulignera la nécessité de l’action publique pour maintenir et accroître la cohésion sociale…
        La permanence de la précarité de l’emploi, le maintien voire l’augmentation des inégalités de revenu ont conduit au retour de l’analyse (marxiste, vous allez reconnaître) en termes de classes sociales ».
 
D’ailleurs, 20 semaines sur 28 de l’enseignement doivent être consacrées aux sujets suivants :
        « Stratification sociale et inégalités ;
        Conflits et mobilisation sociale ;
        Intégration et solidarité ;
        Internationalisation des échanges et mondialisation ;
        Intégration européenne et politiques économiques et sociales »,
        et, sur ces derniers sujets, « on s’interrogera sur les effets contrastés que l’internationalisation des échanges peut avoir sur les inégalités et avantages sociaux ».
Reste 8 semaines à évoquer le reste, les marchés, l’organisation, les contraintes réglementaires, le phénomène douanier, le protectionnisme, le dumping, les source de financement, etc. etc. que sais-je encore.
 
Édifiant, non ? Une bien belle orientation marxiste est imposée aux professeurs comme aux rédacteurs des manuels par les « sachants » de la République ?
Bon, on peut toujours manipuler des notions générales, du moment qu’on reste dans le vague : ça ne mange pas de pain.
Des entreprises, vous aurez noté qu’il n’en est toujours pas question hors quelques abstractions.
Qu’est-ce que c’est, à quoi ça sert, pourquoi c’est comme ça et pas autrement, comment ça vit, ça grandit, ça meurt… une autre fois si le reste du programme a été vu et que le prof reste intelligent.
 
En bref, ce n’est plus de l’enseignement, ni même de la formation ou de l’initiation, c’est carrément du formatage, du lavage de cerveau.
L’orientation de l’enseignement est clairement bien définie : il s’agit d’enseigner aux élèves les bases du marxisme, dans sa version la plus récente, l’alter-mondialisme, tel que le promeut l’association Attac :
        À l’exploitation de la classe prolétaire par la bourgeoisie capitaliste s’est ajoutée l’exploitation du tiers monde par les multinationales ;
        La mondialisation libérale est la cause unique de toutes les misères ;
        Il faut réglementer davantage, augmenter les impôts et en créer de nouveaux ;
        Les conflits sociaux sont bénéfiques, etc.
 
Ainsi, les manuels expliquent clairement que :
        La croissance économique par l’augmentation du capital investi et de la quantité de travail – ce qui n’est pas original – et par le progrès technique, qui lui-même « trouve son origine dans la recherche-développement », mise en œuvre  par l’État et les grandes entreprises. Il est donc indispensable d’accroître les crédits à la recherche publique. Les élèves resteront dans l’ignorance de la réalité en matière d’innovations économiques et de création d’entreprises, du rôle des PME, du remplacement de formes anciennes de produits, commerces ou services, par des nouveaux.
        Le progrès économique n’est pas dû aux entrepreneurs, il vient forcément de l’État (Goupil, Bull et le train manqué de l’informatique, qui avait pourtant été annoncé comme d’une évidence par JJSS au début des années 70, le TGV qui a tué l’aérotrain, le moteur linéaire, absolument génial pourtant, les nationalisations dans l’aéronautique qui ont tué le Leduc et son statoréacteur, etc, etc.), passés par pertes et profits, oubliés, disparus : ça n’a jamais existé !
        Bien entendu, sont totalement ignorées les enquêtes du GEM (Global Entrepreneurship Monitor – étude mondiale de la création d’entreprise, faite par deux universités). De toutes façons, hormis quelques pages critiques sur l’action des multinationales, le rôle de l’entreprise est totalement ignoré.
        La vie de celles-ci est méconnue : pas un mot sur la comptabilité d’entreprise, la bourse, les actions et les obligations, le marketing et la publicité, les comités d’entreprise, l’intéressement des salariés, les conseils d’administration, les faillites, ses modes d’organisation, ses financements, autrement que comme des généralités.
        Pas un mot sur la loi de l’offre et de la demande, sur l’optimum économique (qui montre pourquoi les investissements sont mieux choisis dans l’économie de marché que par un Commissariat au plan).
        En revanche les élèves ne devront rien ignorer de la définition de « l’habitus » de Bourdieu, et ils doivent savoir que la « taxe Tobin » est une « bonne politique ».
        Les citations les plus fréquentes sont celles de revues alter mondialistes, comme Alternatives Économiques.
        Les économistes les plus cités sont Marx et Keynes,
        les Français libéraux sont totalement ignorés, comme Bastiat, qui a pourtant inspiré Ronald Reagan, ou mieux, comme nos deux prix Nobel d’économie, Gérard Debreu et Maurice Allais.
        Comme le veulent les alter mondialistes, il faut passer sous silence l’expérience communiste. Donc pas une ligne sur l’économie soviétique et les raisons de son échec. Hayek, qui a le premier expliqué les causes de cet échec, n’est même pas cité.
 
En revanche, on ne cache pas son antiaméricanisme qui laisse tant de trace dans les esprits. C’est même un must :
        « Une tendance inquiétante au délitement des liens sociaux est à l’œuvre, particulièrement aux États-unis : moindre communication et moindre solidarité à l’intérieur des communautés, accroissement des distances entre groupes sociaux » (Faut y être allé pour comprendre pourquoi ils ne se tapent sur la gueule tous les jours !).
        Et ceci s’explique par le fait que « les inégalités peuvent produire envies et frustrations ». Bref si l’on ne parle plus du paradis soviétique, on parle toujours de « l’enfer américain ».
        Ce manuel prône le protectionnisme d’une façon radicale et bien peu scientifique :« les gains dus au libre-échange ne suffisent pas à garantir la croissance à long terme du niveau de vie d’un pays. Ceci peut constituer la justification de politiques de commerce extérieur volontaristes ou simplement correctrices ». Voilà bien un postulat qu’il est difficile de démontrer (logique, puisque c’est un postulat et qu’un postulat ne se démontre pas), contraire à ce que l’Histoire des peuples et des civilisations nous enseigne depuis des temps immémoriaux, à savoir qu’une grande civilisation, c’est toujours celle qui échange le plus avec ses voisins.
 
En définitive, ces manuels correspondent exactement à l’objectif affiché par les programmes : le lavage de cerveau contre l’économie libérale, en faveur de l’étatisme et de l’économie planifiée.
Les finalités de l’enseignement des sciences économiques et sociales, aujourd’hui encore, ont d’ailleurs été définies par la République, bonne mère, dans ses BO : « Concourir à la formation du citoyen et préparer les élèves à la poursuite d'études supérieures », mais en aucun cas préparer les élèves à une activité en entreprise.
Il faudrait former de bons militants pour Attac, et non des cadres, des dirigeants, des entrepreneurs ou des techniciens ou employés motivés et performants pour les entreprises, qu’on ne s’y prendrait pas autrement !
 
Alors après, il n’y a pas lieu de s’étonner de « l’acculture économique » du français moyen, tout juste bon à payer avec son maigre salaire ce qu’on lui dit qu’il est bien obligé de régler au prix auquel on le lui propose (électricité, gaz, pétrole, logement, nourriture, soins, habillement, meuble et bagnole) et la fermer : l’État veille à son bonheur !…
 
D’ailleurs, si en plus il veut pouvoir voyager, eh bien on lui fait bien savoir que c’est du luxe : ça n’a pas de prix !
Pour le prix d’un aller et retour en avion Paris-Bastia, sans le prix du séjour, personne ne lui dira qu’il peut s’offrir un voyage pour Washington, avec 8 jours d’hôtel sans les repas à deux pas de la Maison blanche !
C’est dire si l’évasion du marché intérieur pourrait faire ouvrir les yeux : quel danger !
Au contraire, on lui explique que la France est la première destination touristique mondiale…
Alors, pourquoi aller voir ailleurs ?
C’est vrai, mais tout dépend de comment on compte : 200 millions d’américain qui se déplacent à travers tout leur continent (sur 51 états et plusieurs fuseaux horaires) tous les ans mais chez eux, c’est sûrement moins que 90 millions de personnes qui passent nos frontières à nous !
 
Tout ce qu’on lui demande au bon « franco-gaulois », c’est de surtout ne pas réfléchir, ou alors d’adouber le nouveau dogme alter quelque chose…
Altéré et atterrant, oui… rien d’autre.
 
Même quand le pédégé leur explique qu’il faut bosser plus, ils y courent !
Alors quand Attali vient leur dire que la suppression des départements va leur offrir des vacances de rêves, ou « si ce n’est pas sûr, c’est quand même peut-être », eh bien ils vont adorer.
 
Pas une once de bon sens : j’en ai même vu qui sont capables d’aller acheter un billet de superloto pour changer le cours de leur vie !

Drôlement efficace, le « formatage » !


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Samedi 26 janvier 2008
Le grand catalogue des « yaka-faukons » de la nouvelle pensée unique triomphante !
 
L’auteur prévient :
 
« La mise en oeuvre de l’ensemble de ces réformes à partir d’avril 2008 permettra, si l’environnement économique international ne se dégrade pas, d’atteindre les objectifs suivants à la fin 2012 :
• Une croissance potentielle d’un point plus élevée qu’aujourd’hui ;
• Un taux de chômage ramené de 7,9 % à 5 %, c’est-à-dire le plein-emploi ;
• Plus de 2 millions de logements de plus construits et au moins autant de rénovés ;
• Le chômage des jeunes divisé par trois ;
• Le nombre de Français sous le seuil de pauvreté ramené de 7 à 3 millions ;
• Plus de 10 % des élus à la prochaine Assemblée nationale issus de la diversité ;
L’écart de l’espérance de vie entre les plus favorisés et les plus défavorisés réduit d’un an ;
• Plus de 10.000 entreprises créées dans les quartiers et les banlieues ;
• Un senior sur deux au travail au moment de prendre la retraite, au lieu d’un sur trois aujourd’hui ;
• Un taux d’encadrement dans l’enseignement supérieur identique en premier cycle à celui des classes préparatoires ;
• 100 % des Français ayant accès à l’ADSL et à la large bande, et 75 % des Français utilisateurs réguliers d’Internet ;
• Une dette publique réduite à 55 % du PIB ;
• Une fréquentation touristique annuelle atteignant plus de 90 millions de visiteurs annuels. »
 
C’est simple, il suffit de « faire comme il dit » :
 
1 - Améliorer la formation des éducateurs et éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, revaloriser leur diplôme et en augmenter le nombre.
2 - Repenser le socle commun des connaissances pour y ajouter le travail en groupe, l’anglais, l’informatique et l’économie.
3 - Prendre les moyens pour éviter les redoublements dans l’enseignement primaire.
4 - Accorder plus d’autonomie aux établissements primaires et secondaires.
5 - Évaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves.
6 - Permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants.
7 - Refonder l’information sur l’orientation sur les carrières et prendre davantage en compte les aptitudes non académiques.
8 - Développer les stages en entreprises.
9 - Lancer des concours d’innovation.
10 - Mettre en place au collège un service civique hebdomadaire.
11 - Donner progressivement aux étudiants de licence à l’université un encadrement équivalent à celui des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles.
12 - Généraliser l’année de stage validée au cours du cursus universitaire de master.
13 - Renforcer les formations en alternance.
14 - Favoriser le retour à l’université après et pendant une expérience professionnelle.
15 - Mieux organiser avec les entreprises de la région des bourses d’emploi et de stages.
16 - Inciter les universités à organiser des cours du soir et permettre un assouplissement des règles d’étalement des études sur une plus longue période.
17 - Donner aux étudiants salariés un crédit d’European Credit Transfer System pour l’obtention de la licence, qui serait d’autant plus élevé que l’emploi est lié au cursus.
18 - Exclure, dans la limite d’un plafond à définir, les revenus tirés d’un emploi étudiant du calcul du plafond d’éligibilité pour les bourses de l’enseignement supérieur et les allocations logement.
19 - Renforcer l’autonomie des universités.
20 - Renforcer l’évaluation de la performance de chaque établissement d’enseignement supérieur.
21 - Augmenter les moyens financiers alloués à l’enseignement supérieur, afin d’accompagner les décisions précédentes.
22 - Développer les financements privés.
23 - Institutionnaliser des « Universités des métiers ».
24 - Distinguer 10 pôles universitaires de taille mondiale alliant pluridisciplinarité et excellence.
25 - Proposer, lors de la présidence française de l’Union européenne, de mettre en place un classement annuel des universités européennes.
26 - Développer les cursus en langues étrangères.
27 - Améliorer l’accueil des étudiants, des enseignants et des chercheurs étrangers, et revoir la politique de visas les concernant.
28 - Ouvrir davantage l’enseignement supérieur sur le monde.
29 - Financer davantage la recherche publique sur projet et à la performance.
30 - Réformer le statut d’enseignant-chercheur.
31 - Aider la recherche publique à davantage valoriser et appliquer ses découvertes.
32 - Développer la recherche privée.
33 - Créer une Agence de service aux petites entreprises de moins de 20 salariés.
34 - Instaurer au sein de l’Agence de service aux TPE un guichet unique en ligne pour la création d’entreprise.
35 - Faciliter l’accès des TPE au conseil et au financement.
36 - Organiser sur Internet l’ensemble des procédures d’appel d’offres des marchés publics, ainsi que les réponses.
• Mettre en place, sur la base de l’article 3 du code des marchés publics, des commissions permettant d’attribuer des marchés publics de recherche et développement à des PME.
• Élargir la définition des « PME innovantes », en introduisant des critères sur la part de la recherche et développement, le secteur d’activité (défense, santé, numérique, biotechnologies), les caractéristiques innovantes en matière de marketing, de diffusion de l’innovation et les brevets déposés.
• Considérer que la part de sous-traitance auprès de PME peut constituer un critère d’attribution d’un marché public à une grande entreprise.
37 - Mettre en place une représentation unique dans toutes les PME de moins de 250 salariés, sous la forme d’un conseil d’entreprise exerçant les fonctions du comité d’entreprise, des délégués du personnel, des délégués syndicaux et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Ce conseil d’entreprise serait le lieu privilégié de la négociation.
38 - Imposer (par la loi et si nécessaire par ordonnance) le paiement aux PME à moins de 30 jours à compter de la date de livraison.
39 - Réduire le délai de remboursement de la TVA aux PME à 10 jours.
40 - Faciliter l’accès des PME à Alternext.
41 - Attirer les financements des fonds et des banques vers les PME.
42 - Rassembler les fonds actuels d’OSEO et France-Investissement dans une structure unique de rehaussement.
43 - Rééquilibrer le traitement entre créanciers privés.
44 - Renforcer le programme « Passerelle », qui permet aux grandes entreprises (publiques et privées) souhaitant acheter le produit ou le service d’une PME innovante de bénéficier d’une aide pour financer l’adaptation de l’offre de la PME à leurs propres besoins.
46 - Simplifier les débuts d’une entreprise.
45 - Demander aux grandes entreprises de publier annuellement la part de leurs achats réalisés auprès des PME.
47 - Simplifier la comptabilité des TPE.
48 - Soumettre les TPE à un régime fiscal et social spécifique.
49 - Garantir une couverture numérique optimale en 2011.
50 - Réaliser l’accès pour tous au très haut débit en 2016.
51 - Faciliter l’accès de tous au réseau numérique.
52 - Il conviendra donc de maintenir certains principes fondant le système actuel tout en luttant contre certaines rigidités :
• Continuer à déployer les réseaux numériques (en particulier avec la Télévision numérique terrestre) avec comme objectif une couverture nationale avant l’extinction de l’analogique, c’est-à-dire avant 2011.
• S’assurer que les technologies seront disponibles à des prix adaptés à un marché de masse.
• Préparer les procédures d’attribution de licences afin de se prémunir contre toute stratégie de rente des détenteurs actuels, tout en veillant à un calendrier rapide de déploiement des réseaux et services.
• Recourir à un système d’enchère pour les attributions de licences, sauf en cas d’obligations d’intérêt général.
• Permettre la valorisation financière du droit d’usage des fréquences par chaque ministère sous la forme d’un loyer compensé par une dotation budgétaire inscrite en loi de finances, assorti d’un mécanisme d’intéressement au produit de cession d’une partie du spectre libéré.
• Introduire le réexamen approfondi tous les 3 ans de l’affectation des fréquences par service (au sens du tableau national de répartition des bandes de fréquences).
• Généraliser l’attribution de licences neutres technologiquement, sauf dans les cas de technologies harmonisées au niveau européen.
• Introduire et généraliser les attributions de fréquences par allotissement pour le déploiement des réseaux audiovisuels à venir (réseau complémentaire de Télévision numérique terrestre, télévision mobile personnelle, radio numérique) afin de passer à un rythme de déploiement industriel.
• Ouvrir de nouvelles bandes de fréquences avec autorisation générale (type wifi) pour permettre l’expérimentation et le développement de technologies innovantes.
• Encourager le développement de technologies de type « radio cognitive » (écoutant le spectre et n’émettant qu’en cas de disponibilité) sans impact significatif sur les réseaux existants quand un accord, pouvant inclure une contrepartie financière, peut être trouvé avec les opérateurs autorisés.
• Laisser la possibilité d’harmoniser au niveau européen des technologies sur certaines bandes de fréquences.
• Maintenir la faculté d’imposer des obligations spécifiques pour des motifs d’intérêt général, tels le soutien à la création, la protection des consommateurs et l’obligation de déploiement dans les zones isolées.
• Affecter les fréquences du dividende numérique au plus tard au deuxième semestre 2008 après une large concertation des acteurs, français et européens, conduite par le comité stratégique pour le numérique, après avis de la commission parlementaire créée à cet effet.
53 - Renforcer les garanties européennes.
54 - Renforcer les garanties et les normes nationales.
55 - Veiller à l’indépendance de l’opérateur gérant le RFID.
56 - Faciliter et sécuriser l’usage de la signature électronique.
57 - Faire verser une contribution aux fournisseurs d’accès Internet.
58 - Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels « libres ».
59 - Rendre possible dans les faits, et non plus seulement dans le droit, la liberté de production et d’embauche dans les imprimeries des quotidiens.
60 - Renforcer par redéploiement les ressources consacrées au contenu, en les prélevant sur la redevance et sur les recettes publicitaires.
61 - Réaménager équitablement les conditions d’octroi de la quatrième licence à un nouvel entrant.
62 - Utiliser la présidence française de l’Union européenne pour proposer un grand programme de développement du numérique.
63 - Créer un poste de haut-commissaire au développement numérique.
64 - Coordonner l’Autorité de régulation des communications et des postes (ARCEP) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).
65 - Réorienter massivement la recherche publique et privée vers les nanotechnologies.
66 - Développer massivement la prévention. (de santé)
67 - Mettre en place un environnement réglementaire stable.
68 - Développer la recherche et les essais cliniques.
69 - Accroître la compétitivité des entreprises de biotechnologie.
 
Petite coupure « technique »…

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Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander - Publié dans : Pouvoir d'achat, croissance et Commission Attali - Par Infreequentable
Samedi 26 janvier 2008
Le grand catalogue des « yaka-faukons » de la nouvelle pensée unique triomphante !
 
Suite…
 
70 - Développer en France au moins deux bioclusters, (aux États-Unis, une dizaine de clusters déposent la majorité des brevets) pour organiser les partenariats de recherche public-privé, coordonner enseignement et recherche, dégager les entreprises des contraintes matérielles, financières et réglementaires, donner l’accès à la recherche (fondamentale, médicale et clinique, industrielle), des entreprises émergentes, à des sous-traitants spécialisés, aux hôpitaux ou aux cliniques.
• Faciliter les phases de recherche clinique pour permettre la production des premiers lots en France, élément structurant pour l’ensemble de la filière et éviter que des médicaments conçus en France passent en phase industrielle dans des pays dotés des prestataires requis.
• Élargir le crédit impôt recherche aux activités d’optimisation des procédés et des technologies.
• Faciliter l’accès des biotechnologies aux fonds privés, notamment par des systèmes d’amortissement adaptés et par la stabilité de la fiscalité. Les mêmes recommandations s’appliquent à l’électronique et à l’optique médicale, autres secteurs porteurs de la santé.
71 - Améliorer la formation des médecins.
72 - Rationaliser les actes médicaux et développer l’Hospitalisation à domicile (HAD).
73 - Développer les maisons médicales.
74 - Satisfaire les nouveaux marchés de la dépendance.
75 - Organiser l’externalisation des services périphériques à l’offre de soins.
76 - Développer l’offre d’accueil de clients étrangers.
77 - Financer des recherches privées et publiques afin d’associer les neurosciences, le numérique et la psychologie au sein de pôles de compétitivité.
78 - Créer de nouveaux cursus universitaires afin de fédérer des disciplines encore éparpillées (médecine, mathématiques, neuroimagerie, pédagogie, logiciel, bionique).
79 - Développer l’industrie éolienne.
80 - Développer l’énergie solaire.
81 - Renforcer considérablement le programme de recherche sur le stockage de l’électricité pour les véhicules propres individuels et collectifs.
82 - Développer le recours à la biomasse.
83 - Promouvoir une filière hydrogène.
84 - Développer la recherche et développement sur le stockage et le captage de CO2.
85 - Maintenir le rôle du nucléaire et le rythme de construction de centrales.
86 - Maintenir le rôle de l’État dans le nucléaire.
87 - Sécuriser l’approvisionnement des ressources minières.
88 - Développer une politique européenne de l’énergie.
89 - Développer massivement les recherches en matière d’OGM pour évaluer leur innocuité.
90 - Doter les instances européennes et nationales d’homologation des moyens nécessaires pour les rendre incontestables.
91 - Construire d’ici 2012 dix Ecopolis, villes ou quartiers d’au moins 50.000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication.
92 - Orienter la fiscalité vers la protection de l’environnement.
93 - Imposer l’achat exclusif par les administrations publiques de véhicules hybrides et électriques en attendant le tout-électrique à compter du 1er janvier 2009.
94 - Imposer des normes de sobriété énergétique pour les équipements informatiques avec pour objectif de réduire d’ici 2015 de 50 % leur consommation énergétique annuelle.
95 - Imposer pour chaque achat public les meilleures techniques disponibles en matière d’efficacité énergétique (puces wifi basse consommation, label energy star, processus de mise en marche et d’extinction automatique, etc.). Le même principe pourrait être applicable à la téléphonie mobile.
96 - Instaurer sur le modèle du dispositif allemand un droit d’option permettant de choisir, opération par opération, le mécanisme de TVA (assujettissement/déductibilité), afin de désamorcer les effets négatifs de la taxe sur les salaires sur l’activité des banques dans le domaine des services aux entreprises (B2B).
97 - Harmoniser les réglementations financières et boursières avec celles applicables au Royaume-Uni pour ne pas handicaper les acteurs français par rapport à leurs concurrents internationaux européens.
98 - Regrouper la Commission bancaire et l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM) avec la mission de promouvoir la place financière de Paris, favorisant la création de pôles de compétence internes sur des produits financiers, au lieu de disséminer ces compétences entre les différents régulateurs.
99 - Améliorer les conditions d’accueil des étrangers hautement qualifiés, en particulier par la mise en place d’un guichet spécifique pour la délivrance rapide de titres de séjour de longue durée.
100 - Développer massivement l’enseignement de l’anglais professionnel pour faciliter l’émergence d’activités financières internationales susceptibles de recruter largement des collaborateurs, qualifiés et non qualifiés, pouvant se fondre dans une entreprise internationale.
101 - Multiplier les initiatives communes entre les enseignements supérieurs et les institutions financières dans le financement de chaires dédiées aux recherches sur la modélisation financière.
102 - Doter la place financière de Paris d’un indicateur d’attractivité publié trimestriellement et intégrant tous les critères d’appréciation possibles, y compris la qualité du système éducatif, le taux d’imposition (avec le bouclier fiscal), l’efficacité du réseau de transports, la qualité des soins médicaux, le coût de la vie, en particulier le logement.
103 - Modifier la composition des associations, des commissions et des collèges de régulateurs, pour que les champions de la finance, toutes classes d’actifs confondues, puissent s’exprimer et influencer la position du Haut Comité de place.
104 - Développer le low-cost aérien.
105 - Faire de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle le premier aéroport européen.
106 - Se doter de trois ports de taille européenne : Le Havre, Marseille et Nantes.
107 - Adapter l’offre aux besoins des touristes.
108 - Augmenter le budget privé consacré à la promotion de la France à l’étranger.
109 - Harmoniser la classification française des hôtels avec la classification internationale et inciter à une classification européenne.
110 - Développer l’écotourisme.
111 - Favoriser la consommation touristique dans les villes.
112 - Développer le tourisme d’affaires.
113 - Revoir la politique de l’accueil et des visas pour les touristes venant des pays émergents.
114 - Améliorer la formation et les parcours professionnels.
115 - Fonder la représentativité patronale sur le principe « une entreprise – une voix ».
116 - Fonder la représentativité syndicale sur le seul critère de l’élection.
117 - Actualiser les règles de financement afin d’introduire plus de transparence et un meilleur ciblage des différentes catégories de ressources des syndicats.
118 - Promouvoir l’offre de services des syndicats en vue d’accroître leur audience.
119 - Faire de la négociation collective le moyen privilégié de la transformation du droit du travail et de la maîtrise des évolutions socio-économiques des entreprises.
120 - Organiser le principe majoritaire pour la validation des accords.
121 - Expérimenter un espace de négociation légitime et efficace dans les PME.
122 - Étendre le modèle de l’alternance à tous les niveaux de formation.
123 - Développer les formations professionnalisantes à l’université.
124 - Inciter les partenaires sociaux à revaloriser la rémunération des apprentis (qui varie actuellement de 25 % du Smic pour les 16-17 ans à 78 % pour les apprentis de 3e année âgés de plus de 20 ans).
125 - Relever d’ici 2012 la part de la taxe d’apprentissage effectivement réservée à la formation par alternance, de 52 % à 70 %, tout en incitant les structures d’enseignement professionnel à rechercher d’autres sources de financement.
126 - Poursuivre la rationalisation de la collecte de la taxe d’apprentissage, éclatée entre 140 Organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage (les OCTA) en moins de 20 organismes, ainsi que cela a été amorcé avec succès pour les organismes collecteurs des financements de la formation continue (les OPCA).
127 - Échanger les bonnes pratiques entre entreprises, par exemple les stages professionnalisants encadrés par un tuteur et devant déboucher sur un contrat à durée indéterminée.
128 - Intégrer dans les critères de bonus/malus définis plus loin l’emploi des jeunes et des primo-accédants.
129 - À compter de la rentrée 2008, permettre à tout étudiant de faire une année de stage validée dans son cursus avant le master, dont six mois avant la licence.
130 - Encourager les jeunes à s’inscrire auprès du service public de l’emploi, même quand ils n’ont pas accès aux allocations chômage, afin de bénéficier d’un accompagnement.
131 - Ouvrir aux jeunes le contrat d’évolution défini plus loin.
132 - Mettre en place des écoles de la deuxième chance, notamment par la méthode du e-learning et par la mobilisation de tuteurs recrutés parmi les seniors ou jeunes retraités.
133 - Permettre à chacun de retarder, s’il le désire, son départ à la retraite.
134 - Lever toutes les interdictions de cumul emploi-retraite.
135 - Limiter la possibilité de recours aux dispositifs de préretraite aux seules restructurations économiques.
136 - Permettre aux entreprises de déroger à la durée légale du travail, à la condition expresse que cette disposition dérogatoire soit prévue par un accord de branche et fondée par un accord majoritaire dans l’entreprise.
137 - Autoriser plus largement le travail le dimanche.
138 - Instaurer des Fonds régionaux de sécurisation des parcours professionnels.
139 - Attacher à la personne le Droit individuel à la formation (DIF).
140 - Former en priorité ceux qui ont une qualification initiale faible.
141 - Intéresser les agents du service public de l’emploi (France Emploi) à leurs performances en matière de reclassement.
142 - Considérer la situation des chercheurs d’emploi comme une activité rémunérée sous forme d’un « contrat d’évolution » avec un accompagnement renforcé.
143 - Anticiper et négocier pour faire du licenciement économique un ultime recours.
144 - Aménager des indemnités chômage généreuses, mais plafonnées, pour bénéficier surtout aux salariés les plus modestes, et mettre en place un système de bonus/malus.
145 - Créer un troisième mode de rupture du contrat : la rupture à l’amiable.
146 - Faire régulièrement bénéficier les fonctionnaires d’actions de formation en vue d’élargir la gamme et le niveau de leurs compétences professionnelles.
147 - Organiser la mobilité au sein des trois fonctions publiques.
148 - Multiplier les passerelles afin de permettre des passages professionnels constants entre secteur public et secteur privé.
149 - Prendre en charge très jeunes les enfants dans les « quartiers ».
150 - Développer l’accueil en « internat de réussite éducative ».
151 - Développer le tutorat des élèves des ZEP par des étudiants ou des enseignants retraités.
152 - Favoriser le recrutement de bacheliers issus de ZEP dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
153 - Permettre l’installation d’établissements privés conventionnés dans les quartiers.
154 - Favoriser l’accès des jeunes issus de la diversité aux grandes écoles.
155 - Fournir aux habitants des quartiers les moyens de mettre au point un projet d’entreprise.
156 - Développer les sociétés de capital-risque et les fonds d’investissement en capital dans les micro-entreprises, en les incluant dans le droit à la déduction de l’impôt de solidarité sur la fortune.
157 - Faire réaliser chaque année par les entreprises, les administrations, les syndicats, les partis politiques et les établissements d’enseignement supérieur, parallèlement à la présentation des comptes, un bilan de la diversité, par sexe et par origine, des recrutements et des salariés.
158 - Soutenir le développement des structures d’accueil à horaires élargis et souples (tôt le matin et tard le soir) pour faciliter l’accès à la formation et à l’emploi des habitants des zones urbaines sensibles et en particulier des parents isolés ou chômeurs.
Re-coupure « technique » !
 

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