Match Industrie/Commerce.
La volonté du législateur est claire : faire baisser les prix à la consommation !
Méthode Attali : Casser la réglementation des ouvertures de magasin de vente de détail, interdire d'interdire la vente à perte !
Traduction dans la « très grande sagesse du législateur » :
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- On interdit les marges arrières une bonne fois pour toute en « libérant la négociation des prix », en contrepartie de quoi, il s'agira de fixer les obligations du vendeur à l'égard de l'acheteur et réciproquement, par écrit dès la promulgation de la loi (premiers effets fin 2008, plus sûrement saison 2009) !
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- On autorisera à ouvrir 1.000 m² de surface de vente sans autorisation en 2010, mais en respectant le cahier des charges de Monsieur le Maire.
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- D'ici 2012, on paye la marchandise à 45 jours fin de mois ou 60 jours calendaires (alors que le délai est de 30 jours, mais uniquement pour les produits périssables, les autres étant laissés à l'appréciation des cocontractants professionnels: pas question que vous ne payiez, vous consommateur, à 90 jours la marchandise sortie de votre supermarché préféré)!
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- On réduit la « Taxe sur les grandes surfaces »,
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- Et on rajoute 25 % au fonds d'investissement pour les services, l'artisanat et le commerce,
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- On fixe les périodes de soldes à deux fois 5 semaines une fois pour toute, plus 2 semaines « flottantes », hors le mois précédant des périodes fixées;
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- Naturellement, on se fait une « grosse administration de contrôle de tout ça » sous l'appellation de « Haute autorité de la concurrence », histoire du donner du taf et de l'importance aux fonctionnaires de la DGCCRF!
Baisser la « TACA », qui est de 8,32 € par mètre carré pour les entreprises de plus de 400 m² qui vendent aussi du carburant et font au moins 600.000 € de CA par an (6,75 € pour celles qui ne vendent pas de carburant), c'est une bonne chose.
En notant que celles qui font 12.000 € par m²/an payaient 35,70 € au m² si elles vendent du carburant (34,70 € pour les autres).
Quand on a une « pissotière », on est déjà exonéré de tout : ça ne va pas aider le « piti commerce » cette affaire-là !
Et encore faut-il compter avec un abattement de 20 % pour les surfaces de vente au détail comprises entre 400 et 600 m² si le CA est inférieur à 3.800 € (les « crevards » à 2,28 M€/an), de 30 % quand on s'amuse à vendre des meubles, des voitures, des machines agricoles ou des matériaux de construction (ah, la puissance des syndicats professionnels lobbyistes !) et d'un abattement général de 1.524,49 € dans les zones urbaines « sensibles » !
Une règle, 2 tarifs progressifs, 3 « niches » !
Un truc à faire plaisir à Monsieur Heurtault...
Avec un hectare couvert ça nous donne, pour un hyper pas tout à fait milliardaire (en chiffre et en feu le franc Pinay) 357 K€.
Désormais, il en coûtera 90 K€ dans les mêmes conditions, soit une diminution de... 0,175 % des prix de vente (sauf si le magasin est « hyper milliardaire », toujours en CA et en franc Pinay) : Bel effort !
La formule magique...
Il suffisait d'y penser : Merci M'ssieur Attali !
Ah ? Ce n'est pas une de vos idées ni celle de votre Vénérable commission ?
Dommage !
Faut aussi dire que là, on pousse vraiment le bédouin jusqu'au fin fonds des allées des hypermarchés, avec une mesure pareille : C'est Édouard (Leclerc) et les petits gars du syndicat des hypers, qui vont bicher un max !
Qu'à cela ne tienne, on retient des « 316 mesures incontournables et urgentes qui vont changer la vie des français » de surtout redonner la main aux maires de France pour les implantations de nouveaux magasins (et leur ouverture, naturellement).
Tellement il n'y avait pas de raisons que le trafic des « petites enveloppes qui entretiennent l'amitié et les bons rapports de voisinage » soit capté uniquement par les membres des commissions départementales d'équipement commercial, vu que les maires collectent déjà celles relatives au permis de construire à délivrer...
Peut-être qu'ainsi, ça finira par devenir moins cher à force de cumuler les obstacles.
Peut-être que les « tarifs d'entrée » vont devenir plus coûteux : à suivre !
Plus de marge arrière ? Faut tout mettre sur facture ? Mais c'est déjà le cas...
Écrire les relations « industrie/commerce » noir sur blanc ? Mais pourquoi pas !
Alors, en quoi cela va-t-il faire baisser les prix ?
Les industriels voudront tout mettre sur le papier, pour ne pas être pris en défaut de « favoritisme » pour telle ou telle enseigne : on les comprend.
Les distributeurs aussi : au moins, ils n'auront pas à réclamer leur dû une fois les quantitatives et conditionnelles acquises, les plans d'approvisionnement respectés à la lettre, puisque ce sera « payé sur la facture » : c'est autant de trésorerie en plus qui permet des achats promotionnels à offrir à leurs clients.
Bé justement, c'est autant de moins quant aux escomptes obtenus pour paiement comptant !
Et on appelle cela un progrès ?
Admettons !
En fait, le seul vrai progrès qu'on peut y voir, c'est le fisc qui va le faire (depuis le temps qu'il courait après).
En effet, jusque-là, les RRR (Remise, Rabais, Ristourne) à obtenir ou à verser étaient normalement le résultat d'accords écrits, passés en centrale d'achat ou dans le bureau du directeur des achats après négociation.
Ça peut même se calculer au centime près (en général rapporté à des pourcentages de volume d'affaires : on fait simple dans ces métiers-là !)
Seulement voilà, les industriels ont tendance à « provisionner » des charges à payer à leur maximum écrit, ça réduit l'impôt, d'autant que c'est dû même si c'est payé plus tard pour rester une garantie de bon paiement en cas de défaillance de l'acheteur.
Quant aux distributeurs, sachant qu'il faut toujours courir après, ils avaient tendance à ne prendre en considération que ce que les RRR qu'ils avaient effectivement reçues, au moins le temps de faire les comptes et de publier leurs bilans aux centres des impôts : de toute façon, le reste, s'il arrivait, serait comptabilisé sur l'exercice suivant, personne ne vole personne !
Et c'est 10 % de « flottant » qui vont devoir être réintégrés ici et là !
De quoi faire faire un bon d'autant pour l'Impôt sur les sociétés dû en 2010 (pour le solde, les acomptes devant être corrigés dès 2009)...
Mais alors pas du tout dans la poche du consommateur !
Autrement dit, qui va payer ? Sûrement pas ni les industriels ni les distributeurs, qui remettent tout ça dans leurs prix de vente public, naturellement !
Ça plus la réduction des délais de paiement, il va y avoir des morts entre août 2010 et août 2012 !
Remarquez, si au moins les contrôleurs des impôts se retrouvaient au chômage technique, mais même pas, il faudra les occuper à autre chose : d'où la Haute Autorité de la Concurrence !
Enfin, entre-deux, on aura eu le mérite de prévenir Harold's et les boutiques transalpines, transpyrénéennes, outre-rhénanes, luxembourgeoises et belges des moments « astucieux » pour faire leurs propres soldes à elles : encore du chiffre qui ira se faire voir ailleurs !
Quand on vous dit que franchement, ils ne savent pas grand-chose de quoi qu'ils légifèrent... ce n'est hélas pas une blague !
Perso, j'aurai mis la TVA à 15 % et là, on aurait vu la différence...
Augmentation du pouvoir d'achat garantie de 4,6 % et baisse des recettes compensée pour la phynance publique par ma fameuse « cotisation sociale sur les produits importés » 20 à 25 points (sur un quart du PIB, le compte y est !).
Au moins, ça aurait boosté les industries locales respectueuses de l'environnement - au lieu de bouffer du kérosène ou du fioul lourd qui polluent nos airs et jusque nos plages de sable fin - et aurait réduit le chômage et l'exode des d'jeuns !
Mais de ce que j'en dis ou rien, n'est-ce pas.




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