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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Pas de quoi rire

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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Lundi 28 avril 2008

 

J'ai à peine le dos tourné...

 

Et voilà qu'arrivé en mes terres prospères de « Corsica Bella Tchi-tchi » après la déroute des routes encombrées (la faute à ma petite sœur qui cause trop à ses copines, n'y revenons pas, et puis le vendredi, il y a encore des camions qui roulent, ce qui provoque des ralentissements, notamment en côte quand ils se mettent à se doubler entre eux), que je me retrouve la risée de mes cousins îliens !

 

Pensez donc : Le Dalaï Lama, citoyen d'honneur de la bonne ville des parigots !

D'abord, c'est une faute !

 

Une faute que de ne pas y avoir pensé plus tôt !

D'autant que l'Homme, réincarnation de Bouddha soi-même (les moines lamaïstes savent ce genre de choses bien mieux que les péquenauds des rives de Seine), il s'est quand même promené en « Gauloisie antérieure » en 1997, jusqu'à planter un arbre au « Mémorial de Caen », sans que personne n'ait eu cette idée-là en tête...

Bon d'accord, il y reviendra en août prochain, histoire de mêler sa divine présence sur les rives de Seine à la célébration des Jeux Olympiques qui se trameront à l'autre bout du monde !

 

Okay ! Vous avez raison, ce sera le deuxième prix Nobel de la Paix à le devenir, après Miss Aung San Suu Kyi que tout le monde a oublié et qui est, depuis plus de dix ans, assignée à résidence à Rangoon.

On notera également qu'y figure une avocate nigériane, Miss Hauwa Ibrahim, histoire de saluer celle qui a défendu bénévolement plus d'une soixantaine de femmes victimes de la charia et condamnées à mort par lapidation dans son pays, Grand prix Sakharov... et proche de la faillite pour voir toutes ses clientes défuntées les une après les autres !

Ingrid (sénatrice semi colombienne), y côtoie Iouri Bandajevski, professeur biélorusse condamné en 2001, pour avoir dénoncé « l'inertie » de ses autorités nationales face aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl (vous savez, le nuage qui s'est arrêté sur la rive droite du Rhin faute de papier en règle) sur les populations locales, et le dissident chinois Hu Jia, condamné à trois ans et demi de prison par la justice libre et indépendante d'un État souverain, empreinte de « Bravitude » !

 

Jusque-là, pourquoi pas ?

Il n'empêche que le premier d'entre ces « citoyens d'honneur » (car ils ne sont pas bien nombreux depuis quelques siècles) reste Mumia Abou-Jamal, journaliste et ancien militant des « Black Panthers », condamné à mort en 1982 pour le meurtre d'un policier (rien de moins !) à Philadelphie, par une autre justice libre et indépendante d'un État souverain, empreinte de sauvagerie libérale et anglo-saxonne !

Ce gars-là a passé rien qu'un quart de siècle dans le couloir de la mort, pour finalement sauver sa peau (pas celle de sa victime, pensez donc, la sienne !) et voir sa peine finalement commuée en réclusion criminelle à perpétuité en mars dernier.

Il le doit à la mobilisation de nombreux artistes (ah !... Les bienfaits de la « politique spectacle » !) et de quelques militants de droits de l'homme (qui se sont réveillés à l'occasion de l'invasion du Tibet par les troupes de Pékin le 6 octobre 1950 - il vaut mieux tare que jamais ! - alors même que l'armée de libération populaire avait commencé en 49), devenant un symbole encore vivant et vivace contre la peine de mort, amis des Hommes dénonçant un procès politique et raciste !

Cet homme là est depuis qualifié « prisonnier politique américain »... Une star !

Loin devant les nombreuses victimes du Maccarthysme ou de Guantanamo...

Tout dans le symbole ! Un peu comme Colonna qui se prend le « premier flic » de l'Île de Beauté au bout d'une arme de service volée ! Paf, prisonnier politique = citoyen d'honneur ?

 

Je ne suis pas sûr que mes « potes bouddhistes » (car j'en ai une flopée, moi le « catho papiste avéré » !) apprécieront qu'on leur rappelle ce parallèle... audacieux (je me sens déjà privé d'apéro...) !

 

« Bug » politique aussi (la presse insulaire s'en est même fait l'écho), au moment où « Raff la main sur le Cœur » se sacrifie pour se prendre un décalage horaire difficile (déjà que la demi-heure avec le continent, j'ai du mal !) pour plaider la bonne « volonté politique » des autorités nationales gauloises (et éventuellement quelques rames de TGV ou des centrales à neutrons lents) : « business is business » !

 

Bref, tout ce raffut, pour expliquer que la Corse doit libérer sa colonie gauloise Chine doit décoloniser le Tibet coûte que coûte et sans violence, SVP !

Allez donc expliquer la même chose aux Israéliens canonnant « les terroristes », bien abrités derrière leur propre mur de la honte !

 

Personnellement, je ne comprends pas trop que « B 16 » ne soit pas non plus Citoyen d'Honneur de la « Fluctuat Civitas ». D'accord, il n'est pas une réincarnation de qui que ce soit, mais quand même, le jour où « Silvio Berlu » envahira le Vatican, après l'avoir encerclé comme San Marin, j'aimerai bien la pareille, juste pour le fun !

Qu'un Maire « Socialo pro » défende ainsi l'avant-dernière théocratie du monde, il y a de quoi mourir rire !

Et ses « z'élites » à lui de trouver ça génial...

Pas tous, mais quand même !

En a-t-il fait autant quand Bush (heureusement aidé de quelques troupes d'élite Gauloises) est allé perdre ses « GI » en Afghanistan (sans centrale nucléaire à y caser) à « casser » du Taliban, autre théocratie abominable, celle-là ?

 

Bref, un vrai « bug », populaire il est vrai, très même, mais qui dénote une incapacité notoire de ce maire là à devenir un véritable homme d'État, notoirement un sage, plein de retenue, de générosité et surtout... RESPONSABLE.

Ce qui contrarie vraiment mes plans pour le caser ailleurs qu'à l'Hôtel central de ma ville à moi-même... en lui offrant le Palais de l'Élysée dès que possible, reconnais-je.

 

Mais, au juste, que ne ferait-il pas, ce gars là, pour qu'on parle de lui dans le monde entier, quitte à mettre en émoi toutes le chancelleries de ce même monde et le CIO tout confondu ?

J'avoue que mon père avait bien raison de dire que « quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limite » !

C'est décidément très vrai.


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Jeudi 10 janvier 2008
Du bon usage du principe « pollueur – payeur ».
 
Voilà donc l’édile verdoyant des parigots, il y a deux jours, en plein débat sur le pouvoir d’achat depuis que le « chef » (le « Ô Combien Vénéré Président » de tous les franco-gaulois) il a dit qu’il n’y avait pas que ça qui comptait dans la vie (du pays), le bon docteur Beau-pain, qui veut rendre encore plus difficile et coûteux le fait de traverser ou de contourner la capitale pour essayer de gagner maigre pitance à la sueur du front, pour quelques millions de franciliens, plus d’autres visiteurs, à l’occasion !
 
C’est le principe du capitalisme sauvage qui est ainsi assumé : « Time is money ».
Quand tu n’as pas de temps, tu payes.
Quand tu ne veux pas payer, tu prends sur ton temps !
Autrement dit, un choix obligé entre péage et transport en commun, mal commodes naturellement, lents et parfois très aléatoires, pour aller bosser : C’est la dernière trouvaille des « anarcho-syndicalistes », situationnistes et ex-maoïstes, auto-représentatifs d’un prolétariat laborieux, encore regroupés dans ce qui reste du « parti à 1,53 % » de D. Voynet, alliés de notre bon Maire pour d’obscures raisons électoralistes passées !
 
Le principe de base part pourtant de bonnes intentions.
Celles de protéger la planète des pollutions aériennes et sonores de ces saloperies de tas de boue montés sur 4 roues automobilistiques en proposant de faire payer l’utilisation des infrastructures autoroutières d’Île-de-France, y compris le périphérique, selon le principe du « pollueur-payeur » (principe hautement constitutionnel, faut-il le rappeler, sous le vocable de « principe pollueur contributeur » repris dans la Charte de l’environnement voulue par le « Chi » avant de se casser aux frais de la princesse).
 
On peut même présenter tout cela au nom d’un autre grand principe, celui de « justice sociale » !
Et ils s’y entendent, les militants écolo-bobos !
L’usager des transports en commun paye en effet une fois comme contribuable (ses impôts) l’infrastructure et une autre fois comme usager (son ticket) de transport en commun.
Alors que l’automobiliste utilisant le périphérique ne paye que comme contribuable mais pas comme usager d’une infrastructure devenue gratuite (même si, pour la bonne démonstration de l’argument, on en oublie au passage les coûts directs du transport en commun, essence, vidange, graissage et prix et formation du chauffeur du bahut. Mais pas l’assurance : la RATP et plus globalement l’État, reste son propre assureur, dans ce pays !).
Bref : Situation socialement dégueulasse, s’il en est !
 
Pour faire bon poids, bonne mesure, le principe d’une taxation non discriminante[1] serait liée au caractère polluant des véhicules… D’un côté les 4 x 4, les camions, les diesels, de l’autre les « voitures propres » (celles avec la nouvelle éco-pastille), puis les deux roues et enfin ces affreux piétions qui pètent et qui rotent des gaz à effet de serre rien qu’en respirant et tout en marchant !
Affreux pollueurs, futures victimes d’une immense chambre à gaz planétaire si on ne leur apprend pas à vivre proprement avant…
 
Ils soulignent même, que plus aucune des grandes métropoles occidentales ne s’interdit de penser « péage ». Pourquoi Paris serait-elle une nouvelle exception culturelle ?
Mais tout autant qu’il s’agit aussi d’une proposition, celle de faire payer l’utilisation des voies rapides en Île-de-France, comme mode idéal de financement des transports en commun formulée l’an passé dans un très sérieux rapport de la Direction régional de l’équipement d’Île-de-France (DREIF), sous la plume de Francis Rol-Tanguy (pas le Colonel des FFI parisiens de la dernière guerre, mais l’ancien directeur de cabinet du ministre des transports de Lionel Jospin…) : nous n’avons pas vérifié.
Autrement dit, une idée des services de l’État (« Jospinien », l’ex-lambertiste trotskiste, faut-il préciser, comme il y eut un « État RPR »).
 
Ça, c’est pour rassurer et se préparer à se dire qu’on n’y coupera pas !
Et personnellement, je suis tout à fait pour !
Si !
Faire payer les « gueux », tout ceux qui continueront à prendre leur Logan ou leur Traban faute d’autres solutions, c’est toujours une bonne affaire, parce qu’ils sont les plus nombreux et en plus on peut leur dire comment ils doivent réfléchir, penser et dire amen !
C’est le propre du gueux, qui se reconnaît ainsi facilement à des milliers de kilomètres.
J’adore… et en fait l’expérience tous les jours avec une partie de ma famille, bien contente de picoler mon pinard à pas de prix tout en crachant dans la soupe en votant comme des gueux, sans se demander une seule seconde comment je fais pour les régaler !
Et ce ne sont pas les derniers qui me demandent en plus des « trucs et astuces » pour ne pas payer leur écot quand il s’agit de se montrer citoyen et de payer l’impôt ou les charges sociales…
 
Si les gueux ne veulent pas payer, je suis parfaitement d’accord pour les entasser à ne plus pouvoir respirer dans des TGV, trains corail, transiliens, RER, métro, bus et autocars archibondés. Dans le tas, on en perdra peut-être quelques-uns, mais au moins on pourra engueuler encore plus facilement les autres pour être en retard quand ils arrivent à leur boulot !
Voire de justifier d’un licenciement pour cause réelle et sérieuse (incompatibilité d’horaire) ou même pour faute envers ceux qui ont une sale gueule ou voudraient seulement tenter d’exercer une droit de cuissage sur le bétail, chose à emmerdements sans fin qu’il est toujours très difficile de prouver !
Au moins, nous aurons à Paris que des « riches » (ça ne vote pas pour De-La-Nuée, les riches, ou alors ce sont des socio-traîtes ou des francs maçons du GO) qui mangent bio les productions fermières de leurs propriétés angevines ou auvergnates, ça pètent dans la soie et ils sont tous réputés solvables à l’infini : un vrai ghetto de rupins !
Comme ils sont moins nombreux, on pourra rouler peinard sur les grands boulevards la conscience claire : « Je peux « polluter » puisque je paye, eh, du schnock ! Alors ferme la et marche à l’ombre ! »
Voilà à quoi mène un « soce » et une politique débile soi-disant écologiste !
J’adore. Pas vous ?
 
Parce qu’en plus, ce qui me fait rire au plus haut point, ce n’est pas tant qu’on paye, une fois de plus (ça ce n’est pas bien grave, faut bien justifier de devoir piquer le pognon aux plus pauvres !), c’est qu’ils commenceraient par les camions, justement ceux qui amènent à becqueter à tous les autres, notamment à la coupure méridienne.
J’en rigole ! De quoi rendre les pôvres rapidement encore plus pauvres…
Car là, on taperait aussi directement dans le porte-monnaie des plus démunis, ceux qui consacrent l’essentiel de leur budget à se nourrir et qui du coup, fort mécontents de leur sort votent encore De-La-Nuée. Ceux-là qui n’ont ni voiture ni la carte imagin’air, qui n’usent donc pas des transports (en communs ou individuels) ni des « infrastructures gratuites » et peuvent encore moins pédaler sur les vélib’, faute de moyen !
Ces mêmes camions qui leur apportent, à leur porte, jusqu’aux médicaments qu’ils sont sensés consommer pour se soigner des nuisances polluantes, déremboursés par ailleurs, histoire de leur piquer le maigre solde de leurs revenus, ou leur petit billet de Loto bihebdomadaire dont on leur a fait croire que ça leur changerait la vie !
Des gueux vous dis-je : ils gobent n’importe quoi…
 
Pendant ce temps là, nous continuerons, nous les « riches parigots », à nous faire livrer en camionnettes toujours plus nombreuses et fastueuses, pour les choses même les plus élémentaires, sur des avenues enfin dégagées de toute circulation parasite de surface. Le tout par quelques « esclaves de prolétaires » bien obligés d’aller vivre dans d’autres ghettos de banlieue, faute de pouvoir encore moins s’enrichir en travaillant, le fameux « travailler plus pour gagner plus » et vivre ainsi sur place (ce qui pourrait enfin réduire les pollutions dues aux transports) !
Mais de tout ça, personne ne l’évoque… comme de bien entendu !
 
Magnifique, non ?
Je vais peut-être voter Beau-pain, finalement, en mars prochain…
À moins que je ne sois décidément pas si « Ignoble » et ni si « Infreequentable » que ça !
Faut que j’y réfléchisse encore un peu.


[1] La discrimination serait de faire payer tout le monde, sauf les plaques 75, puisque ce sont des résidents parigots, comme ça se pratique partout dans le monde. Eux payent déjà la carte grise au département et la taxe d’habitation à la commune.

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Mercredi 5 décembre 2007
Il n’y va pas par 4 chemins !
 
« Communiqué de presse sur le patrimoine des candidats : (…) Anne Hidalgo et Annick Lepetit, porte-paroles de la campagne de Bertrand Delanoë.
 
Nous avons la surprise de constater que Madame de Panafieu n’a pas pris la peine de faire figurer son patrimoine sur son site internet. C’est pourtant un principe d’éthique démocratique, que de ne rien cacher à celles et à ceux dont on sollicite la confiance.
Nous demandons à Madame de Panafieu de respecter la transparence qu’elle doit aux Parisiens, et de rendre publics son patrimoine et ses revenus (…) ».
Ça a de la classe, non ?
 
Car « DeLaNuée » l’a fait de son côté.
Ouvrez le ban !
 
« J’ai un appartement de 56 m² dans le VIe arrondissement, sur lequel j’ai un crédit jusqu’en 2016 ».
De valeur – pour évaluer – que nenni !
 
Il s’agit en fait d’un appartement sur cour rue du Cherche Midi, à deux pas de chez Yoyo, donnant sur le Minotaure de César, sis place anciennement de la Croix Rouge, nouvellement rebaptisée « Michel Debré ».
Au prix du m² dans le quartier, c’est au bas mot 350.000 à 390.000 euros, valeur vénale à l’ISF !
On comprend que s’il est acquis par voie d’emprunt, cet homme là ait besoin de « 8.500 € bruts (en qualité de) maire et président de conseil général (plus ses) deux retraites de député et de sénateur, soit 2.700 € au total (1.100 € et 1.600 €), ce qui (lui) donne droit à la sécurité sociale ».
Eh oui : On est retraité jeune et actif longtemps, chez ses gens là !
Pas besoin de cotiser 40 ans…
 
Plus « une indemnité de représentation de 2.400 € mensuels (costumes, repas, fleurs…), votée au Conseil de Paris, et dont l’utilisation est encadrée ».
Faut voter pour lui et lui éviter ainsi le passage en commission de surendettement…
 
Mais ce n’est pas tout :
« Je viens d’acheter un terrain de 550 m² à Bizerte, la ville de mon enfance, en Tunisie, et j’y ai fait construire une maison d’environ 200 m². Coût total : 250.000 dinars tunisiens, soit 150.000 €, financés par les droits d’auteurs de mon livre « La vie passionnément », ainsi que par quelques économies et un emprunt de 15.000 €. »
Il envisage de se délocaliser, lui aussi, pour ses vieux jours ?
 
Punaise ! Presque 1 million de francs d’économie et de droits d’auteur pour un seul bouquin, voilà bien longtemps qu’on n’avait pas vu un best-seller franco-gaulois atteindre de pareilles sommités !
Il a fait la fortune de son éditeur, ce gars là, quand on sait que des droits d’auteurs se calculent sur le tirage vendu à hauteur d’une poignée de pourcentage !
 
Et tout ça avec un malheureux « reste (de) 4.500 € net (…) après impôts, déduction des cotisations retraite et au PS » au titre des revenus !
Des vampires, au PS ?
Il devrait prendre une carte au PCF : la cotisation est certes élevée (1 % des revenus nets), mais les avantages en nature sont fort nombreux !
Eux aussi savent optimiser…
 
Le plus drôle, vous l’aurez noté, ce n’est pas qu’il n’y a aucune comparaison possible entre cet inventaire et celui qui aurait dû être fait à la même époque en 2001 – pour que l’on puisse juger de l’enrichissement éventuel d’un ex-sénateur de la République élu aux fonctions de premier magistrat de ma capitale – non, c’est la date du communiqué : une certain 4 septembre 2007 !
 
Jour anniversaire de la proclamation de la IIIème République par Gambetta en 1870.
Tout dans le symbole, le jeune homme !

Fermer le ban !


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Mardi 27 novembre 2007
 
Rue de Rennes : ce que veulent les Parisiens…
 
« La mairie rend publics les résultats de l’enquête sur le réaménagement de cette grande rue du 6ème arrondissement. Plus de verdure, des trottoirs plus larges dans un axe jugé dangereux mais toujours des bus, des voitures et des vélos : tels sont les souhaits majoritairement exprimés » qu’il nous dit !
Ah bon ? Il était question de supprimer les bus et les vélos ?
Il plane, là, le grand communicateur…

« Plus de 9.000 personnes (…), ont répondu au questionnaire adressé dans le cadre de la concertation engagée sur le réaménagement de la rue de Rennes. »
C’est oublier un peu vite que ça ne fait même pas 20 % des formulaires envoyés (80 % de gens qui ne semblent pas se sentir concernés !) « ce qui constitue un taux de réponse particulièrement élevé » (Gag !) et que les statistiques qu’on en tire révèlent que près de 10 % des répondants ne répondent pas à certaines questions…
Scientifique et démocratique, que tout ça !
Mais bon, ça a le mérite d’exister : ne crachons pas dans la soupe !
 
« Un réaménagement dont le besoin est « largement exprimé par les riverains » puisque «  21% seulement des personnes ayant formulés des commentaires personnels demandent à ce que cet axe reste en l’état. »
« Près de 8 personnes sur 10 considèrent que la rue de Rennes manque d’arbres (…) » !
Donc, plus 20 % (plus les 10 % qui ne répondent pas pour n’exprimer aucun avis et sont donc « non décomptés ») trouvent qu’il y en a déjà trop ? Les trois ou quatre feuillus au coin de la rue Cassette ?
Extraordinaire !
Ca, c'est scientifique...
 
« Les réponses des riverains permettent de dessiner les grandes lignes d’un projet susceptible d’être soumis le moment venu à la concertation, avec les habitants, les acteurs économiques et les associations d’usagers. Il appartiendra évidemment d’ici là à chacun des responsables élus de préciser ses intentions et ses projets concernant l’aménagement de cet axe. »
Monsieur Lecoq, au boulot !
 
« Pour sa part, le maire « retient dès à présent la demande exprimée majoritairement de préserver au moins une file de circulation générale dans chaque sens, en veillant à assurer la circulation des bus et des taxis et à garantir de bonnes conditions de circulation pour les vélos (…).  Ce parti, « retenu dès le mois de mai dernier (…) ».
Voilà qui est bien nouveau…
J’ai dû louper un truc intéressant ce soir là, puisque ce n’est pas du tout cela qui nous avait été indiqué, à l'occasion de la présentation des 4 projets d'architectes en séance publique épique
 
« Un projet d’aménagement ambitieux et équilibré, tenant compte des aspirations des riverains, me semble pouvoir permettre de concilier les objectifs mis en avant depuis le début : embellir, sécuriser et pacifier cette rue parmi les plus commerçantes de Paris ; réduire les nuisances liées au trafic automobile sans remettre en cause les conditions de circulation ni générer de reports dans les rues adjacentes ; améliorer enfin de manière sensible la qualité de vie des riverains et le confort des visiteurs », conclut le communiqué.
 
Je vous le demande un peu : Que deviendrions-nous sans notre bon Maire qui pense à tout ?
Des brutes qui s’entretuent sur le pavé parisien, pollué des déjections automobilistes et canines, insensibles au confort des visiteurs de cette rue « parmi les plus attractives commerçantes de Paris » !
 
Au fait, il nous prend pour des « quoi », ce type, là, toujours dans ses nuées ?

Des électeurs ou des moins que rien de sous-citoyens à la crème de graisse d’étron qu’on peut injurier en douce ?


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Mardi 20 novembre 2007
 
Des « jurys citoyens » ?
 
Vous souvîntes-vous de la candidate de « Désirs d’avenir » ? Elle nous avait promis des « jurys citoyens » qui viendraient contrôler l’action des élus locaux et nationaux…
Mardi dernier, au gymnase Vaugirard, chez les « bobos rive gauche », on causait de l’avenir de la rue de Rennes, artère nord/sud qui part de la place du 18 juin à Montparnasse et descend vers le boulevard Saint-Germain pour se perdre dans la rue Bonaparte (du nom du cousin, celui qui a réussi… sur le continent).
 
Notre Maire d’arrondissement, estampillé « Sarkoléon 1er », nous a fait une belle réunion vespérale, là même où le Vénéré Maire central De-La-Nuée était venu quelques temps nous filer « la piqûre » accompagné de son adjoint, fumeur de pétards, chargé des déplacements et de la sécurité sur la voie publique, le même dont on se demandait encore la semaine passée s’il ne briguait un accessit à « l’Ordre du Tartuffe » pour la première promotion 2008.
 
Vous connaissez déjà notre point de vue et sur le projet de la Mairie Centrale et sur le contre-projet de l’édile local.
L’un est fumiste et dogmatique, révolutionnant véritablement l’usage du bien commun, l’autre s’inscrit dans la continuité séculaire en améliorant ici et là les problèmes de sécurité et d’engorgement.
Évidemment, notre préférence personnelle (mais quelle importance a-t-elle ?) va plutôt vers l’écoute des riverains et usagers quotidiens (dont je suis) et du projet le moins dogmatique, celui qui laisse ouvert le plus de « champs des possibles » sans sacrifier les vies d’autrui.
 
Évidemment, je ne suis pas tout seul ! Et quelle rigolade que de voir venir des farouches opposants, également utilisateurs desdits biens publics, mais de cette frange même de gens qui font grève aujourd’hui pour défendre leurs conditions de travail et leur pouvoir d’achat (venant ainsi grossir les rangs des grévistes qui défendent leurs « régimes spéciaux »).
 
« Moi, je suis professeur (…) », veste de cuir et cheveux poivre avec beaucoup de sel !
Voilà qui commençait bien !
En effet, n’est pas prof n’importe qui : forcément, ça sait les choses mieux que les autres, un prof, puisque ça enseigne aux chères têtes blondes qu’on veut bien, par obligation, lui confier !
Donc, ce qu’il va dire, c’est forcément d’un niveau supérieur au quidam tout juste bon à payer et à fermer sa gueule.
« Moi, je suis médecin urgentiste (…) », le stéthoscope et la blouse blanche dépassant juste ce qu’il faut du cartable et porté, bien visible, au bras, donc un « scientifique » de haut niveau, genre Bac plus, plus, à qui l’on confie encore mieux : sa propre santé, voire sa vie toute entière !
Enfin, le peu qui reste encore à vivre…
C’est dire si l’avis du monsieur tout décoiffé à la « professeur Cosinus » va être docte et largement au-dessus de la mêlée qui se prépare.
 
J’ai failli dire que « moi, je suis un crétin des alpes diplômé qui ne dit que des çonneries » et puis je me suis retenu : les broussailleux habituels, groupies patentés de « De-La-Nuée » et de sa clique d’Ayatollahs verdoyants n’étaient pas là !
Une vraie réunion de quartier, sage et propre sur elle : je n’allais pas gâcher la réunion de Monsieur Lecocq (qui est d’ailleurs apparenté à mon ancien prof de français, celui à la barbichette, qui nous avait fait découvrir tant de choses magnifiques dans la littérature de mon pays, du temps où je m’acharnais à obtenir un baccalauréat qu’on m’a finalement donné avec mention sans trop d’effort !)
 
Alors voilà notre prof de maths qui nous explique que l’enquête de Monsieur notre Maire local n’avait absolument rien de scientifique et était à mettre à la poubelle : « Il n’y a que deux cases, OUI / NON », plus quelques lignes de commentaires et « n’importe qui peut envoyer autant de réponse qu’il pique de formulaire » : Affaire lamentable !
Alors que « De-La-Nuée » s’offre un bureau d’études (avec mes impôts locaux... enfin, ceux que je veux bien payer), un questionnaire complet, avec des degrés d’appréciation quantifiables quant à la pertinence des différentes options !
Bref : aux ordures, faute d’avoir une quelconque valeur de « test de l’opinion ».
 
Dukon, va ! C’était l’exposé d’un contre projet, assez explicite, aucunement un sondage d’opinion !
Quant au sondage de la Mairie Centrale, faut pas non plus nous bassiner : à la question, la rue de Rennes est-elle un univers minéral et manque d’arbres, qu’elles peuvent bien être les réponses ?
Oui c’est minéral, non ça ne manque pas d’arbres !
Je veux dire, il est des endroits où tout le charme et l’harmonie tiennent dans l’absence de mer et de plage de sable fin, alors qu’ailleurs c’est le charme des pins sous la neige qui prédomine !
Faut pas dék !
 
Puis voilà le « sauveteur de la vie des autres » qui la ramène en prétendant que les croisements de flux de véhicules au carrefour Rennes/Vaugirard/Saint Placide, à envisager par l’inversion du sens de circulation de la rue Saint Placide, est accidentogène !
Un : il n’a pas vu que les feux de régulation du carrefour feront que les flux ne pourront pas se croiser en même temps (on ne va quand même pas les mettre tous au vert au même moment !) ;
Deux : le carrefour est déjà accidentogène en l’état puisque seulement 3 ou 4 voitures peuvent passer le premier feu en remontant la rue Saint Placide et déboucher sur un second à quelques mètres de là, que parfois les automobilistes ne voient pas, qui protège la rue de Rennes, et encore, en forçant le premier à l’orange…
Dans la solution de Monsieur notre Maire local, nous n’avons plus ce problème.
 
Plus tard, le voilà, lui où un autre (je ne me souviens plus : il sentait pas bon, je me suis donc déplacé), qui revient à la charge contre l’inversion du sens de circulation de cette rue Saint Placide.
Il avance que les voitures déboucheront soit sur la rue du Cherche Midi, à sens unique et renvoie tout le monde sur le boulevard Montparnasse, soit sur la rue de Sèvres, déjà particulièrement encombrée, à double sens, renvoyant les uns sur le boulevard Raspail, les autres sur celui de Montparnasse.
Bé oui et alors ?
Au mieux ça dégage le boulevard Raspail actuellement mais engorge la rue de Rennes et inversement dans la solution proposée !
Que se passe-t-il pour ceux qui empruntent actuellement la rue Saint Placide depuis la rue de Sèvres ? Ils vont vers Montparnasse par la rue de Rennes qui reste étroite à son approche, alors que la rue du Cherche Midi permet d’éviter la place du 18 juin pour aller plus au sud en passant par l’avenue du Maine : c’est le chemin de détour idéal les journées chargées (je vais donc le perdre : il me faudra en inventer un autre !).
Soit ils vont vers Denfert-Rochereau par la rue Notre-Dame des Champs qui débouche aussi sur le boulevard Raspail. Eh bien, ils passeront jusqu’au carrefour Sèvres Babylone pour rattraper le boulevard Raspail, avec en plus un détour possible par la rue d’Assas qui monte vers Port-Royal et Denfert par un voie dégagée (ou par derrière et la rue du faubourg Saint-Jacques, autre chemin des journées difficiles).
Ça change quoi au juste ? Sinon de dégager un peu plus la rue de Rennes…
 
Bref, la « démocratie participative » a ses limites et il y a parfois de quoi en pleurer : Voilà deux « sommités locales » autoproclamées « Alpha plus, plus » (du « Meilleur des Mondes de A. Huxley pour les incultes) qui finalement, en s’opposant, donnent des arguments solides à ceux-là mêmes qu’ils veulent clouer au silence de leur raisonnement impérieux !

J’ai failli en rire tellement je reste « crétins des alpes diplômé » indécrottable !


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Mardi 13 novembre 2007
 
Les casques à vélib’
 
Grâce à « Nabu », un anonyme qui nous fait le plaisir de venir commenter de temps à autres nos « posts » ici même (et chez Inco notamment), nous avons découvert quelque peu stupéfait le contenu d’un courrier de notre vénéré adjoint au maire chargé des questions de sécurité et des transports sur la voie publique de notre belle capitale parigote. Il est adressé, le 9 octobre dernier à Monsieur Borloo, ex-ministre de la ville devenu le chantre du développement durable et écologique aux lieu et place de Monsieur le encore Maire de Bordeaux.
 
Nous-mêmes ne sommes pas insensibles au sort de ces vaillants cyclistes qui affrontent courageusement leur mort dans d’épouvantables conditions (mais en est-il de bonne ?) à chaque occasion : et elles deviennent nombreuses !
 
Extraits :
« Monsieur le Ministre,
Nous avons appris que la Direction de la Sécurité et de la Circulation Routières a annoncé publiquement (…), son souhait de rendre obligatoire le port du casque à vélo, dans un premier temps pour les jeunes. A l’instar de la Fédération française de la bicyclette (FUBicy) et de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) (…) dénonce le caractère contreproductif d’une telle mesure qui n’a été adoptée par aucun des pays européens voisins
(…)
.
Il serait inexplicable qu’au moment du Grenelle de l’environnement, votre ministère porte une mesure non justifiée par l’accidentologie mais de nature à entraîner une baisse immédiate de la pratique du vélo
(…).

Contrairement à une idée reçue, l’usage du vélo urbain n’est pas dangereux, et les lésions crâniennes ne sont pas plus fréquentes chez les cyclistes urbains que chez les piétons ou les passagers d’automobile, que personne ne songe à équiper d’un casque
(…).
L’obligation du port du casque serait anti-pédagogique. Alors que c’est précisément sur la pédagogie qu’il faut faire porter les efforts
(…).
L’obligation du casque est par ailleurs contradictoire avec les efforts des collectivités locales et des entreprises, à travers les plans de déplacements d’entreprises, pour promouvoir l’usage du vélo
(…) ».
 
Je vous laisse le soin d’apprécier toute la pertinence de l’argumentaire développé par notre élu sûr de son fait.
Il faut dire que depuis 2004, le pays, qui n’est pas comme ses voisins, vous l’aurez souligné, recommande le port du casque pour les cyclistes, contre toute logique manifeste : De Nibeau - Pin aurait parfaitement raison de trouver tout cela proprement scandaleux !
 
Ce n’est pas tout à fait l’avis desdites « autorités oubliées » en la matière qui enfoncent le clou avec une stupidité rare le 16 mars de l’année dernière :
 
Résumée de la façon suivante :
« Pour la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC), cela ne fait aucun doute (…). Elle va jusqu’à demander aux pouvoirs publics de le rendre obligatoire (le port du casque) pour les mineurs, plus particulièrement pour les moins de 15 ans et pour les bébés transportés dans un siège de vélo.
 
(…) La Commission observe que, même si les statistiques portant sur la mortalité des jeunes cyclistes sur la voie publique se sont sensiblement améliorées ces dernières années, en raison notamment des mesures prises par la Sécurité Routière, les chiffres communiqués par l’Institut de veille sanitaire (InVS) sur les accidents survenus sur la voie publique comme en dehors révèlent une sur-représentation de la tranche des moins de 14 ans (46 % des blessés), la tête étant l’une des parties du corps la plus lésée (32 %). D’autre part, la CSC constate que seulement 9 % des pratiquants déclarent porter un casque (enquête INPES 2005) alors que plus de 90 % des membres des clubs de cyclotourisme en sont équipés, son port y étant même obligatoire pour les mineurs (…) ».
 
Il faut dire que d’après la sécurité routière, « dans 52,9 % des cas le cycliste avait la totalité de la responsabilité (de l’accidentologie …), le conducteur du véhicule à moteur était responsable de l'accident dans 32 % des cas. Dans 15,1 % des accidents, nous avons estimé que les responsabilités étaient partagées ».
 
Et plus loin et encore plus rigolo : « Dans les cas où ce facteur était connu, 14,05 % des cyclistes impliqués avaient une alcoolémie dépassant le taux légal (17 sur 121) et 9,4 % des automobilistes (31/329) ».
Pas tout à fait alcoolo les « éco-vélicipèdistes », mais pas mal imbibé ! C’est bien connu : pour affronter le danger, on distribuait des rations de rhum dans les tranchées avant l’assaut !
 
Mais le pompon, à la lecture assidue de ces documents, est quand même plus loin : « Le cycliste serait même moins vulnérable à vélo que s’il utilisait d’autres modes de déplacement », comme le montrerait l’analyse comparée de la gravité des blessures par catégorie d’usagers établie sur un échantillon de personnes accidentées par le Centre d’études sur les réseaux de transport et d’urbanisme (CERTU) ci-après :
 
Gravité des blessures
Voitures
(5523 accidentés)
Cyclistes
(1541 accidentés)
Piétons
(1013 accidentés)
Deux roues
(1688 accidentés)
Faible à moyenne
93 %
92 %
83,8 %
87,5 %
Forte
7 %
8 %
16,2 %
12,6%
Crâne
24 %
17 %
26 %
11 %
Tués
1,3 %
0,4 %
2,3 %
1,5 %
 
En notant que les auteurs précisent aimablement que « les statistiques donnent lieu à des interprétations différentes selon l’approche que l’on souhaite privilégier ».
La belle affaire !
 
Car en effet, rapporté au kilométrage parcouru par les dizaines de millions d’automobilistes, il est clair que le cycliste est naturellement et largement le plus exposé : 0,4 % de tués pour 100 km parcourus à vélo dans l’année, 1,3 % de tués en voiture pour 30 millions de véhicules réputés faire au moins 15.000 km par an chacune : il n’y a effectivement pas photo !
Un rapport de 1 à 180 si l’on compte 100.000 cyclistes rompus à l’exercice !
(1 à 18, ce qui reste énorme, pour 1 million de rois de la pédale, sans jeu de mots SVP !)
Faut pas dékonner, M’ssieur l’adjoint !
« Mesure non justifiée par l’accidentologie » affirme-t-il dans son courrier à Monsieur le Ministre, faudrait d’abord apprendre à se servir d’une calculette basique avant de causer de la vie des z’autres !
 
Vous appelez ça comment, déjà ? Vous savez, ces généraux d’antan qui, au nom de leur dogme militaire éculé de la « percée », ont envoyé des dizaines de milliers de