J'ai à peine le dos tourné...
Et voilà qu'arrivé en mes terres prospères de « Corsica Bella Tchi-tchi » après la déroute des routes encombrées (la faute à ma petite sœur qui cause trop à ses copines, n'y revenons pas, et puis le vendredi, il y a encore des camions qui roulent, ce qui provoque des ralentissements, notamment en côte quand ils se mettent à se doubler entre eux), que je me retrouve la risée de mes cousins îliens !
Pensez donc : Le Dalaï Lama, citoyen d'honneur de la bonne ville des parigots !
D'abord, c'est une faute !
Une faute que de ne pas y avoir pensé plus tôt !
D'autant que l'Homme, réincarnation de Bouddha soi-même (les moines lamaïstes savent ce genre de choses bien mieux que les péquenauds des rives de Seine), il s'est quand même promené en « Gauloisie antérieure » en 1997, jusqu'à planter un arbre au « Mémorial de Caen », sans que personne n'ait eu cette idée-là en tête...
Bon d'accord, il y reviendra en août prochain, histoire de mêler sa divine présence sur les rives de Seine à la célébration des Jeux Olympiques qui se trameront à l'autre bout du monde !
Okay ! Vous avez raison, ce sera le deuxième prix Nobel de la Paix à le devenir, après Miss Aung San Suu Kyi que tout le monde a oublié et qui est, depuis plus de dix ans, assignée à résidence à Rangoon.
On notera également qu'y figure une avocate nigériane, Miss Hauwa Ibrahim, histoire de saluer celle qui a défendu bénévolement plus d'une soixantaine de femmes victimes de la charia et condamnées à mort par lapidation dans son pays, Grand prix Sakharov... et proche de la faillite pour voir toutes ses clientes défuntées les une après les autres !
Ingrid (sénatrice semi colombienne), y côtoie Iouri Bandajevski, professeur biélorusse condamné en 2001, pour avoir dénoncé
« l'inertie » de ses autorités nationales face aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl (vous savez, le nuage qui s'est arrêté sur la rive droite du Rhin faute de papier en
règle) sur les populations locales, et le dissident chinois Hu Jia, condamné à trois ans et demi de prison par la justice libre et indépendante d'un État souverain, empreinte de
« Bravitude » !
Jusque-là, pourquoi pas ?
Il n'empêche que le premier d'entre ces « citoyens d'honneur » (car ils ne sont pas bien nombreux depuis quelques
siècles) reste Mumia Abou-Jamal, journaliste et ancien militant des « Black Panthers », condamné à mort en 1982 pour le meurtre d'un policier (rien de moins !) à Philadelphie, par
une autre justice libre et indépendante d'un État souverain, empreinte de sauvagerie libérale et anglo-saxonne !
Ce gars-là a passé rien qu'un quart de siècle dans le couloir de la mort, pour finalement sauver sa peau (pas celle de sa victime, pensez donc, la sienne !) et voir sa peine finalement commuée en réclusion criminelle à perpétuité en mars dernier.
Il le doit à la mobilisation de nombreux artistes (ah !... Les bienfaits de la « politique spectacle » !) et de quelques militants de droits de l'homme (qui se sont réveillés à l'occasion de l'invasion du Tibet par les troupes de Pékin le 6 octobre 1950 - il vaut mieux tare que jamais ! - alors même que l'armée de libération populaire avait commencé en 49), devenant un symbole encore vivant et vivace contre la peine de mort, amis des Hommes dénonçant un procès politique et raciste !
Cet homme là est depuis qualifié « prisonnier politique américain »... Une star !
Loin devant les nombreuses victimes du Maccarthysme ou de Guantanamo...
Tout dans le symbole ! Un peu comme Colonna qui se prend le « premier flic » de l'Île de Beauté au bout d'une arme de service volée ! Paf, prisonnier politique = citoyen d'honneur ?
Je ne suis pas sûr que mes « potes bouddhistes » (car j'en ai une flopée, moi le « catho papiste avéré » !) apprécieront qu'on leur rappelle ce parallèle... audacieux (je me sens déjà privé d'apéro...) !
« Bug » politique aussi (la presse insulaire s'en est même fait l'écho), au moment où « Raff la main sur le Cœur » se sacrifie pour se prendre un décalage horaire difficile (déjà que la demi-heure avec le continent, j'ai du mal !) pour plaider la bonne « volonté politique » des autorités nationales gauloises (et éventuellement quelques rames de TGV ou des centrales à neutrons lents) : « business is business » !
Bref, tout ce raffut, pour expliquer que la Corse doit libérer sa colonie gauloise Chine doit décoloniser le Tibet
coûte que coûte et sans violence, SVP !
Allez donc expliquer la même chose aux Israéliens canonnant « les terroristes », bien abrités derrière leur propre mur de la honte !
Personnellement, je ne comprends pas trop que « B 16 » ne soit pas non plus Citoyen d'Honneur de la « Fluctuat Civitas ». D'accord, il n'est pas une réincarnation de qui que ce soit, mais quand même, le jour où « Silvio Berlu » envahira le Vatican, après l'avoir encerclé comme San Marin, j'aimerai bien la pareille, juste pour le fun !
Qu'un Maire « Socialo pro » défende ainsi l'avant-dernière théocratie du monde, il y a de quoi mourir rire !
Et ses « z'élites » à lui de trouver ça génial...
Pas tous, mais quand même !
En a-t-il fait autant quand Bush (heureusement aidé de quelques troupes d'élite Gauloises) est allé perdre ses « GI » en Afghanistan (sans centrale nucléaire à y caser) à « casser » du Taliban, autre théocratie abominable, celle-là ?
Bref, un vrai « bug », populaire il est vrai, très même, mais qui dénote une incapacité notoire de ce maire là à devenir un véritable homme d'État, notoirement un sage, plein de retenue, de générosité et surtout... RESPONSABLE.
Ce qui contrarie vraiment mes plans pour le caser ailleurs qu'à l'Hôtel central de ma ville à moi-même... en lui offrant le Palais de l'Élysée dès que possible, reconnais-je.
Mais, au juste, que ne ferait-il pas, ce gars là, pour qu'on parle de lui dans le monde entier, quitte à mettre en émoi toutes le chancelleries de ce même monde et le CIO tout confondu ?
J'avoue que mon père avait bien raison de dire que « quand on dépasse les bornes, il n'y a plus de limite » !
C'est décidément très vrai.




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