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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Corsitude

Dimanche 2 août 2009 7 02 08 2009 05:51

 

 

Vous voulez savoir où je suis en ce moment ?

 

Là !


Je suis bien arrivé, finalement... 

 

Il suffit de prendre vos jumelles (ou votre loupe), je suis en train de vous faire « coucou » avec un chiffon blanc par satellite de la NASA interposé qui passe en ce moment au-dessus de ma tête !

 

 

Vous ne voyez pas bien ?

Vos jumelles ne sont pas assez puissantes ?


 

Là, regardez bien, juste en-dessous des contreforts montagneux à droite de la grande roue que vous voyez au premier plan.

 

Faut dire aussi, qu'il s'agit d'un « effet de lentille » assez rare, mais possible (pour ceux qui en doutaient encore) depuis la grande corniche niçoise quand il a fait très chaud et que le mistral s'en est donné à cœur-joie toute la journée !

 

Veinard que vous êtes !

 

Bonnes vacances à tous !

 


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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 07 2009 06:49

 

Un quart de siècle !

 

Hier, samedi, c'était le décès de « mon Papa à moi »... il y a déjà 25 tours de soleil !

Il aurait eu 79 ans en septembre.

 

J'aurai pu vieillir, au moins un peu, avec lui.

Il n'aura jamais connu ses petits-enfants.

Il n'en a jamais rien su pour avoir croisé prématurément son assassin.

 

Si chacun se souvient de ce qu'il faisait et où il était le 11 septembre 2001, je me souviens toujours de ma détresse, de l'heure, de l'endroit, des mots, des silences, des larmes spontanées de ce 25 juillet 1984, vers 22 heures passées.

De ma Môman au téléphone qui m'informait, effondrée, du drame qui se nouait en direct dans ma trompe d'eustache.

J'ai clairement entendu l'interne de garde lui annoncer la nouvelle à travers l'écouteur.

Et me souviens encore des longues années du calvaire qui ont suivi pour toute la famille...

 

Des blessures, des blessures qui, finalement, ne se referment jamais.

Jamais.

 

Et... Je pleure encore mon... « Papa à moi » !


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Mercredi 10 juin 2009 3 10 06 2009 06:09

 

Alain Orsoni en taule !

 

Alain Orsoni est le président du club de football d'Ajaccio (L2) mais aussi un ancien dirigeant nationaliste corse. Il a été écroué jeudi dernier.

Avec deux autres personnes, dans le cadre de l'enquête sur un assassinat en Corse, a indiqué le proc' de Marseille avant-hier.

 

Orsoni, interpellé jeudi sur commission rogatoire de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, est accusé d'« association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre en bande organisée », en l'occurrence celui de Thierry Castola, un pompier de 36 ans tué par balles le 3 janvier 2009 au sortir d'un bar de Bastelicaccia (Corse-du-Sud).

 

Lundi en début de soirée, M. Orsoni devait être présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) mais l'avocat du mis en examen, M° Antoine Sollacaro, a précisé qu'il avait obtenu que le débat soit différé. « Cela aura lieu jeudi à 15 H 00, dans l'attente, M. Orsoni reste détenu », a indiqué l'avocat.

Encore un type qui sait défendre ses clients au point de les laisser croupir en taule une longue semaine de farniente et d'intelligence ?

Le parquet de Marseille, lui, a requis son placement en détention.

 

Mise en examen « d'extravagante » affirme pourtant l'avocat. « Elle ne repose sur rien, on a soi-disant un mobile mais ce n'est absolument pas un mobile suffisant », a-t-il ajouté.

Bref, il faudrait savoir, quand même !

 

Le mobile ?

Selon des enquêteurs, Francis Castola avait des intérêts dans les jeux en Amérique du Sud, secteur où Alain Orsoni, selon ses dires, a travaillé comme consultant durant son exil, « politique »...

Ah la nostalgie de Sainte-Hélène !

 

C'est dans ce cadre qu'un contentieux serait né entre les deux hommes. « Tout cela est tout à fait farfelu », a commenté l'avocat qui a par ailleurs jugé la qualification d'association de malfaiteurs retenue contre son client injustifiée, M. Orsoni n'ayant jamais eu aucun rapport avec les deux autres personnes mises en examen avec lui et qui sont, selon l'avocat, des amis du fils d'Orsoni.

Ah les affaires de famille...

 

Le meurtre de Castola s'inscrit dans une série de morts violentes qui décime le banditisme insulaire depuis l'assassinat de Robert Feliciaggi, élu corse à la tête d'un empire des jeux en Afrique, et le décès « accidentel » du « parrain » Jean-Jé Colonna en 2006.

Il faut rappeler que Robert Feliciaggi, né le 15 mai 1942 au Cap en Afrique du Sud et mort assassiné le 10 mars 2006 sur le parking de l'Aéroport d'Ajaccio.

 

C'était un « présumé proche » de Charles Pasqua, maire divers-droite de Pila-Canale (Corse-du-Sud) depuis 1994, pas très loin des futures « zones humides » (protégée par la loi littorale) qui par la magie du Padduc en discussion (et qui vient de recevoir un avis favorable) va rendre constructible.

Il présidait aussi le groupe « divers-droite Union Territoriale » à l'Assemblée de Corse.

Populaire, affable, il était également proche de son cousin Toussaint Luciani, de Noël Pantalacci et de Jean-Jé Colonna, originaire de son village.

 

Il passa une grande partie de sa vie au Congo-Brazzaville, multipliant les entreprises dans le domaine du tourisme et de la pêche industrielle.

Dans les années 90, Robert Feliciaggi crée plusieurs établissements de jeux en Afrique avec son associé Michel Tomi.

 

En avril 1991, il a fondé the « Fortune's Club », une société de jeux et de loisirs au Cameroun, ainsi que la Société des grands casinos en France.

 

Proches de Charles Pasqua et du RPF, ils furent tous les deux mis en examen dans l'affaire du financement illégal du RPF.

On rappelle à ce sujet que dans l'affaire du casino d'Annemasse, celui-ci avait reçu une autorisation d'exploitation par le Ministère de l'Intérieur, en 1994 alors que Charles Pasqua en était encore ledit Ministre.

 

Michel Tomi a affirmé que l'argent prêté au RPF par sa fille Marthe Mondoloni, provenait de la cession d'actions d'une société gabonaise de Paris, la Cogelo.

La somme totale prêtée au RPF se monte à 7,5 millions de francs (soit 1,143 million d'euros).

Michel Tomi et Robert Feliciaggi ont été mis en examen pour « faux », « financement illégal de campagne électorale » et « abus de confiance ».

 

Il a comparu en octobre 2007 dans le procès en première instance pour le financement illégal présumé de la campagne du RPF pour les élections européennes de 1999.

Le 12 novembre 2007, il a admis à l'audience qu'une partie de la vente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), en 1995, avait bien servi à financer la campagne de Charles Pasqua et Philippe de Villiers.

Les fonds prêtés par Robert Feliciaggi au RPF auraient bien été une contrepartie de l'autorisation d'exploitation accordée par le ministre Charles Pasqua.

Ces fonds ne provenaient pas de la cession d'actions d'une société gabonaise de Paris, la Cogelo, mais de « sa part sur la vente du casino » d'Annemasse.

Sa fille Marthe Mondoloni, un personnage important pour être la gérante du « PMU gabonais », aurait joué le rôle d'intermédiaire à deux reprises.

Cependant Michel Tomi a refusé de reconnaître que ce versement constitue un « pacte de corruption ».

Comme dit l'autre, si ce n'est pas du Schweppes, ça y ressemble drôlement !

 

Bref, nous revoilà, sur fond de règlement de compte à « Ok Corral » dans la mouvance du banditisme insulaire, de nouveau sur la piste des « comptoirs africains », dont vous savez, au moins vous, amis lecteurs, les liens « supposés » avec l'affaire Érignac.

On se souvient que de mai 1988 à octobre 1989, Érignac était le directeur de cabinet du Ministre de la coopération et du développement, Jacques Pelletier sous « Roro-Card » (Jacques : un « Giskardien à la barre » avant de finir Rad-Soc), avant de rejoindre Nancy en qualité de Préfet (Claude Érignac : fait suivre un peu dites donc !)...

 

Pour en revenir sur la cité napoléonienne à l'équipe de foot locale si brillante, la Jirs de Marseille s'est saisie d'une douzaine d'affaires de ce type-là, dans le but de démêler cette recomposition du milieu corse.

En notant que Castola était un ancien sympathisant du MPA d'Alain Orsoni et son fils, un homme « réputé » être proche de la bande ajaccienne dite du « Petit Bar » - du nom d'un débit de boissons - assassiné, lui, en mars 2005.

 

« Petit bar » contre « Brise de mer » ?

Ajacciu contre Bastia ?

Tout cela se passe bien autour d'un verre entre amis, finalement...

 

C'était mon petit détour de nostalgie à l'égard des odeurs de mon maquis printanier...


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Vendredi 24 avril 2009 5 24 04 2009 06:53


Pour une fois, soyons sérieux !

 

La sagesse populaire est séculaire.

Et parfois se résume à quelques proverbes, dictons, locutions qui se transmettent de génération en génération.

 

Petit aperçu :

 

Esse d'una accia e d'un filu. Être du même écheveau et du même fil, être tous pareils, du même acabit.

 

L'atti un so micca i fatti. Les gestes ne sont pas les faits.

 

À chi s'aiuta è galant'omu. Celui qui s'aide est un galant homme.

 

In Santa Reparata ògni aliva è uliata. À la Sainte Réparata (8 Novembre), chaque olive contient de l'huile.

 

Fócu d'alzu, fócu falsu. Feu de bois d'aulne, feu trompeur.

 

Un sape truva un bóie ind'un aghja. Ne pas savoir trouver un bœuf dans une aire.

 

Cane abaghja e porcu magna. Chien aboie et porc mange (à rapprocher de « les chiens aboient, la caravane passe »).

 

Un bèllu agliaghju si pone â luna di 'Jinnaghju. Un beau carré d'ail se plante à la pleine lune de Janvier

 

Agnellu pasquale, caprèttu in Natale. Agneau à Pâques, cabri à la Noël. (À rapprocher de Noël au Balcon, Pâques au tison ou encore, Toussaint en novembre, Noël en décembre...)

 

Parchi l'amicizia tenga, ch'una manu passi e l'altra venga. Pour que l'amitié tienne, qu'une main aille et l'autre vienne (à rapprocher de « les petits cadeaux entretiennent l'amitié »)

 

Un è bella a spórta chi arréca e un pórta. C'est pas belle la corbeille qui porte sans rapporter (la corbeille reçue pleine et renvoyée vide).

 

Patti chjari amici cari. Les bons comptes font les bons amis.

 

Ne spiziale ne duttòre pó guari u mal'd'amore. Ni le pharmacien ni le médecin ne peuvent guérir le mal d'amour.

 

A chi pèsa l'anca pèrde lócu e panca. Celui qui lève la jambe perd sa place et le banc (à rapprocher de « qui va à la chasse perd sa place »).

 

Cavallu véchju un muta andatura e s'èllu a muta pòcu dura. Cheval vieux ne change pas d'allure et si elle change, elle dure peu. (L'un des dictons préférés de ma Grand-mère...)

 

A chi s'imbròglia in li fatti d'altrui, di tre malanni li ne tòcca dui. Celui qui se mêle des affaires d'autrui, sur trois malheurs il lui en échoit deux.

 

Un malannu un è mai sólu. Un malheur n'arrive jamais seul.

 

Ancu l'onori so castichi. Les honneurs eux-mêmes sont des châtiments.

 

Aòstu, Aòstu tutta l'aqua tòrna in mòstu. Août, Août change toute la pluie en moût.

 

L'arba è l'arba. L'herbe c'est de l'herbe (réponse du villageois ignorant à qui le restaurateur avait servi une abondante salade).

 

Arcu de séra, bèllu tempu si spéra. Arc-en-ciel du soir, espoir de beau temps.

 

Arcu da mane,aqua à funtane. Arc-en-ciel du matin, pluie à verse.

 

Aria ròssa à la marina, piscia o sòffia la matina. Ciel rouge au couchant, au matin pluie ou vent.

 

L'erròre un paga. L'erreur ne paie pas.

 

Ascu primu per méle e casgiu. Asco vient en tête pour le miel et le fromage.

 

Purta a déda in Ascu. Porter du bois gras à Asco (qui en est pourvu ; à rapprocher de « porter l'eau à la mer »).

 

Asgiu face casgiu. Le temps produit le vieux fromage.

 

Asinu di natura à ch'un sa leghje a so scrittura. Est un âne né celui qui ne sait pas lire son écriture.

(Ce qui est mon cas, tellement j'écris mal à ne pas savoir écrire !)

 

L'óchji so d'aqua. Les yeux sont en eau (faillibles).

 

Ochju un vède, córe un sente. (Quand) l'œil ne voit, le cœur ne souffre pas (à rapprocher de loin des yeux, loin du cœur).

 

Vistu l'ómu, vistu a ragiòne. Vu l'homme, vu son intellect.

 

L'ómi si leanu cu a parólla, i bói cu a funa. On attache les hommes avec la parole, les bœufs avec de la corde.

 

Tra sociara e nóra c'è spèssu malóra. Entre belle-mère et belle-fille, il y a souvent de mauvais moments.

 

À chi vóle ugne u spètu ingrassi u mannarinu. Qui veut graisser la broche engraisse le cochon.

 

Esse à l'ugna. Marcher sur le sabot ; avoir usé son fer, d'où être à bout de ressources.

 

Tanti paèsi, tante usanze. Autant de pays, autant d'usages.

 

Fia u fusu à chi ne à l'usu. Laissons faire le fuseau à celui qui en a l'habitude (à rapprocher de « à chacun son métier »).

 

Un capi ne zè ne zò. Ne comprendre ni zè ! ni zò ! (en parlant d'une personne bornée).

 

 fica zemba, ugnunu s'arremba. Chacun s'appuie au figuier qui penche : on s'acharne volontiers sur les faibles.

 

Zuccaru un guasta vivanda. Le sucre n'abîme pas les aliments.

 

Capra zóppa un mirèza. Chèvre boiteuse ne fait pas de sieste, c'est-à-dire ne perd pas un coup de dent.

Tantu è à tène, tantu è à scurtica. Tant est de tenir (la bête volée), tant est de (la) dépouiller ou c'est la même chose de tenir et de dépouiller.

 

Mégliu tardi ca mai. Mieux vaut tard que jamais

 

À chi tardi 'junghje male allòghja. Celui qui arrive tard est mal logé.

 

Tempu da 'rilli (sauterelles), e tempu da caprètti (cabris) disse a volpe. Il est des moments de privation et de bombance, dit le renard.

 

Dimmi quanti tu mi tèni e micca quanti tu mi vèni. Dis-moi le degré de ton affection et non celui de notre parenté.

 

U tèchju un créde u famitu. La personne repue ne croit pas l'affamé.

 

E còse tórte strappanu. Les choses tordues se cassent.

 

Ancu e puce hanu a tóssa. Mot à mot : même les puces ont la toux... Désigne des jeunes prétentieux.

 

Cucini di tèrzu è a piu bèlla parintia : un hanu nulla à sparte. Cousins issus de germains, c'est la plus belle parenté : ils n'ont rien à partager (en parlant du bien de la famille).

 

Si sbaglia u préte à l'altare. Le prêtre se trompe (bien) à l'autel. Pour s'excuser d'une erreur ou pour indiquer que nous sommes tous faillibles.

 

L'acqua di Balagna léva ògni macagna. L'huile d'olive de Balagne guérit toutes les tares.

 

Balaninu untu e finu. Balanin huilé et fin (dans le sens « très malin »).

 

Bandéra véchja, ònòre di capitanu. Drapeau vieux, honneur de capitaine.

 

Campa â barba d'unu. Vivre sur le dos de quelqu'un.

 

A fa a barba à i suméri si pèrde saòne e tempu. À raser les ânes on perd son savon et son temps.

 

Vésti un bastòne, pare un baròne. Habille un bâton, il ressemble à un baron.

 

Un basgiu par fórza un vale una scorza. Un baiser par force ne vaut pas une écorce.

 

Donna basgiata s'è méza ca data. Femme embrassée s'est à moitié donnée.

 

Basgia a cròce e pizzicà u Cristu. Baiser la croix et pincer le Christ.

 

Allivatu cume u basilicu annantu à u purtéllu. (Enfant) élevé comme le basilic sur la fenêtre, ou enfant très gâté.

 

Bastia, Bastia à chi un ha sóldi un ci stia. Bastia, Bastia que celui qui n'a pas d'argent n'y reste pas.

 

Chi tu ti bèi à Liamone ! Que tu boives le Liamone ! (le Liamone est un fleuve de Corse) Ainsi dit-on à quelqu'un qui est très assoiffé et qui n'arrête pas de boire.

 

Un vale à fisca quandi u sumére un vóle beie. Rien ne sert de siffler quand l'âne ne veut pas boire.

 

À chi nasce bèlla, nasce maritata. Qui naît belle, naît mariée.

 

Donna bèlla, triulu di casa. Femme jolie, trouble de maison (triulu : plante épineuse appelée arrête-bœuf ou bugrane).

 

Billèzza un si ne magna. La beauté ne se mange pas.

 

Billèzza un empie casa. La beauté ne remplit pas la maison.

 

U be' un è mai tardi. Le bien n'est jamais tardif. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

 

Disgraziata a panca ind'èlla un pòsa barba bianca. Malheureux le banc où ne s'assoit une barbe blanche.

 

Ghjallina chi un bècca ha biccatu. La poule qui ne picore pas a picoré.

 

U bisògnu abbatte a lége. La nécessité abat la loi ; nécessité fait loi.

 

In bòcca chjosa un c'entre mòsche. Il n'entre pas de mouches dans une bouche fermée - image des oisillons dans leur nid : Qui ne demande rien n'a rien.

 

È cu u buccòne ch' ómu piglia a pèscia. C'est avec de l'appât qu'on prend la truite.

 

Dónne e boi in li lóchi sói. Femme et bœufs (se prennent) chez soi, dans son village.

 

Capu' jó ancu e bòtte. Vers le bas même les tonneaux (roulent).

 

Vulè a bòtte pièna e a mòglia briaca. Vouloir le tonneau plein et la femme saoule. Vouloir qu'elle fasse merveille tout en serrant les cordons de la bourse.

 

In brama di fichi si magna turzòni. Si l'on a grande envie de figues mûres on mange même celles qui donnent encore du lait. Ou faute de grives on mange des merles.

 

Brisgiulòsu préstu spòsu. Boutonneux bientôt marié.

 

O véra o bugia appósta un ti sia. Vraie ou fausse qu'elle ne te soit pas imputée.

 

In tempu di guèrra bugie quante tèrra. En temps de guerre mensonges sans nombre.

 

Un bugiardu ne face centu. Un menteur en fait cent.

 

E lamaghje so apparinteule. Les ronceraies s'apparentent volontiers.

 

U muntòne chi un pórta a so lana è una pecura. Le mouton qui ne porte pas sa toison est une brebis.

 

Strèttu in lu brènnu e largu in la farina. Avare en son et généreux en farine.

 

U mórtu allarga u vivu. Le mort augmente la place du vivant.

 

Tuttu u lasciatu è pèrsu. Tout ce qu'on refuse est perdu (pour soi).

 

Una manu lava l'altra. Une main lave l'autre, en songeant à la réciprocité des bienfaits.

 

Nipòti allivati,sóldi ' jittati. Neveux élevés, argent jeté.

 

A chi leia be discióglie mégliu. Qui bien attache mieux dénoue.

 

À luna tonda taglia cio chi sfronda. À la pleine lune coupe ce qui perd ses feuilles. 

 

Ròba luntana si résta pulla via. Les choses que l'on possède au loin se perdent en route.

 

A ch'allóca da a mane allóca da u cane. Celui qui met de côté pour le (lendemain) matin met de côté pour le chien.

 

A chi nasce sumére un diventa cavallu. Qui naît bourricot ne devient pas cheval.

 

Un c'è Natale senza gricale. Il n'y a pas de Noël sans froidure.

 

À chi è gòffu di natura un li vale lavatura. Chez celui qui est laid par nature la toilette est sans effet.

 

Ògni male un vène par nóce. Tous les maux ne viennent pas pour nuire. À quelque chose malheur est bon.

 

Piglia nòme èppo pòsa. Acquiers une bonne renommée et repose-toi (sur elle). Un autre préféré de ma Grand-mère...

 

A notte è notte. La nuit il fait nuit (pour travailler).

 

Esse cume a castagna, bèlla di fóra, ingrentu macagna. Être comme la châtaigne, belle à l'extérieur, gâtée dedans.

 

Tal calzu, tal magliólu, tal' babbu, tal' figliólu. Tel cep, telle bouture, tel père, tel fils.

 

A maghjinchéra è pa u patrone. Le binage de la vigne en Mai est (du bénéfice net) pour le patron.

 

Maghju urtulanu assai paglia e pocu 'ranu. Mai favorable aux jardins (donc pluvieux) beaucoup de paille et peu de blé.

 

U fasgiulaghju fallu di Maghju. La plantation de haricots fais-la en Mai.

 

Per maghju e per maghjòne un ti caccia u to pilone. Ni en Mai ni pour le « grand Mai », ne retire ta cape (en poil de chèvre). À rapprocher de : « en Avril ne te découvre pas d'un fil »).

 

Per ògni runzinu vène u so Maghju. Pour chaque hirondelle vient son mois de Mai.

 

Un male un vène mai sólu. Un mal ne vient jamais seul. (Dite aussi « Loi des séries »...)

 

À chi male un face paura un ha. Celui qui ne fait pas de mal n'a pas peur.

 

A chi cummanda face lége. Celui qui commande fait la loi.

 

Dumane fara ghjornu. Demain il fera jour. Ou  « à chaque jour suffit sa peine ».

 

Una manu lava l'altra e tutte duie a faccia. Une main lave l'autre et toutes deux lavent le visage.

 

Manicu à cugnóla méza 'jurnata. Manche fixé par un coin demi-journée. Le reste du temps étant consacré à fixer le manche.

 

Dónne di Vicu e ghjacari di Guagnu un si ne ammansa. Femmes de Vico et chiens de Guagno ne s'apprivoisent pas (hors de chez eux).

 

Un c'è maritaghju senza batalaghju. Il n'y a bruit de mariage sans bavardage.

 

Di trenta ò trent'unu, San Martinu è l'ondici. (Que le mois soit) de 30 ou 31 jours, Saint Martin est invariablement le onze (novembre).

 

In San Martinu, mòstu vale vinu. À la Saint Martin, moût vaut vin.

 

Muli matti un ne nasce. Il ne naît pas de mulets méchants. (C'est l'homme qui les rend mauvais)

 

Cu u tempu maturanu i nespuli. Les nèfles arrivent à maturité avec le temps. (Incitation à la patience)

 

L'acqua minuta 'junghje à e carne e un è criduta. Une pluie fine vous arrive au corps sans qu'on y croit (sans qu'on s'en aperçoive).

 

A chi un ha mimoria un dica bugie. Que celui qui n'a pas de mémoire ne dise pas de mensonges.

 

O manghja a minestra, o salta pa a finestra. Ou manger le potage, ou sauter par la fenêtre.

 

A misura ancu indi l'acqua. De la modération, il en faut même lorsqu'il s'agit de boire de l'eau.

 

Fichi e mòglia si pónu sceglie. Pour figues et femme on a du choix.

 

Pigli moglie e dumara. Qu'il prenne femme et il se calmera.

 

À chi piglia mòglia ha bón'annata. Celui qui prend femme a une année faste.

 

Tra mòglia e maritu, un métte u ditu. Ne mets pas le doigt entre femme et mari.

 

Móre più grassi ca passi. Il meurt plus de personnes grasses que ratatinées.

 

Móre più agnélli ca muntòni. Il meurt plus d'agneaux que de moutons.

À chi si muta Diu l'aiuta. Dieu aide celui qui se donne de la peine (pas celui qui ne reste pas assis...)

 

Tempu e vulunta mutanu prestu. Le temps et la volonté changent vite.

 

Tante mute, tante muche. Autant de changements sont autant d'ulcérations.

 

À l'amicu monda u ficu e a parsica à u nimicu. Épluche la figue pour ton ami et la pêche pour ton ennemi.

 

Célu à muntunélli, acqua à puzzatelli. Ciel moutonneux, petites flaques de pluie.

 

Mégliu una cita in ruina ca una luna sabatina. Une ville en ruines est préférable à un changement de lune en Samedi.

 

Ugnunu porta u so saccu. Chacun porte son sac. À chacun assume ses responsabilités.

 

Un c'è pidacciu ch'un tróvi scarpacciu. Il n'est de vilain pied qui ne trouve chaussure.

Vista, pigliata cume un pidóchju. Aussitôt vue, aussitôt prise tel un pou.

À ch'un pighjura migliura. Celui dont l'état n'empire pas, guérit.

 

Più pende, più rende. Plus les branches ploient, plus l'arbre produit.

 

À chi pensa, e à ch'ha pensatu. L'un pense et l'autre a déjà pensé.

Centu penseri un paganu un debitu. Cent soucis ne payent une (seule) dette

 

U sòle si pèsa par tutti. Le soleil se lève pour tous (à chacun de savoir en profiter)

 

È mégliu à vende e pentesi ca à tène e pentesi. Il vaut mieux vendre et le regretter que garder et le regretter.

 

Sangue da e pétre un si ne caccia. On n'extrait pas de sang des pierres.

Mina u còlpu e piatta a manu. Frapper le coup et cacher la main.

À chi è in casa quand'èllu pióve è scèmu e mattu s'èllu si móve. Celui qui est à la maison lorsqu'il pleut est fou s'il change de lieu.

 

À donna à u purtéllu un fa fésta. Ne fais pas la fête à la femme qui reste à la fenêtre (au lieu de travailler).

 

À chi primu'junghje, primu macina. Le premier arrivé au moulin est le premier à moudre.

 

Primu prossimu è se stèssu. Le premier prochain est soi-même ou « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

 

À u cavallu dunatu un si cercà palatraghja. Au cheval reçu en don, on ne cherche pas s'il a une inflammation du palais.

 

Tantu amòre,tantu disdègnu. Autant d'amour, autant de dédain

 

Fora u dente,fora a pèna. Partie la dent, partie la douleur

 

Appétu à un ditu, un si pò ómu asconde. On ne peut se cacher derrière un doigt

 

In lu dólce, c'entre u varme. Le ver se met dans ce qui est sucré.

 

Tira più un capèllu di dónna capu su ca una funa capu iò. Un cheveu de femme a plus de force en montée qu'une corde en poil de chèvre en descente

 

À caccià senza métte a bòtte canta. À enlever sans (en) mettre, le tonneau chante (sonne creux)

 

U falcu si cala per assai mènu. Ainsi dit-on à quelqu'un qui n'est pas satisfait de ce qu'il reçoit:
« l'épervier s'abat pour beaucoup moins »

 

U mondu è fattu à scala : à chi cólla e à chi fala. Le monde est à l'image d'un escalier : les uns (le) montent, d'autres le descendent.

 

Pécura nera, pécura bianca, à chi móre móre, à chi campa campa. Brebis noire, brebis blanche, qui meurt, meurt, qui vit, vit...

À ch'un è à u córpu un piglia candèla. Celui qui n'assiste pas à la levée du corps ne prend pas de cierge
autrement dit : tant pis pour les absents !

U carbòne brusgià accèsu e musginga spentu. Le charbon brûle ardent et mâchure éteint.

 

À chi dui case tène, ind'una ci pióve. Celui qui garde deux maisons reçoit la pluie dans l'une

 

Casa fatta e vigna pósta un guardà quant'èlla cósta. D'une maison construite et d'une vigne plantée ne regarde pas le prix.

 

In Santu Austinu, a castagna è cume u lupinu. À la Saint Augustin (28 Août), la châtaigne a la grosseur d'un lupin.

 

Fanne à pédi e à cavallu. En faire à pied et à cheval. En faire « de toutes les couleurs »

 

Esse à cavallu à pédi mózza. Être sur une monture amputée des jambes, être dans une position sans issue.

 

Célu fattu à pane, un pióve óghje, piuvara dumane. Ciel "moutonnant" (en forme de pain), s'il ne pleut aujourd'hui, il pleuvra demain

 

Da un còlpu à u chjèrchju e l'altru à bòtte. Donner un coup au cercle et l'autre au tonneau. Au figuré: s'occuper alternativement de choses également nécessaires ou urgentes, essayer de satisfaire tout le monde !

 

Bon week-end, sur ces paroles de sagesse.


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Mercredi 22 avril 2009 3 22 04 2009 06:19

 

Perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans...

 

Exactement comme Alessandri qui s'est accusé, après coup d'avoir été l'assassin du Préfet Claude Érignac.

Exactement comme Ferrandi.

Tous « co-auteurs ». Dans le même sac...

La Justice est passée.

Et je pleure pour l'épouse et les enfants d'Érignac. Pour lui tout autant...

 

Perpétuité, c'est plus que Maranelli (25ans), le guetteur, qu'Ottaviani et Istria, les « transporteurs » et Varsini, qui, malade, n'a pas pu participer à l'opération au dernier moment (15 ans), considéré comme complices.

Je vous en avais prévenu dès le 24 février dernier (cf. § 4).

 

Et la famille Érignac de repartir avec des doutes, même si leur avocat, M° Lemaire fustigeait la méthode du procès en Appel d'Yvan Colonna, « consistant à ne pas aborder le fond et à multiplier les incidents (...) méthode de combat inacceptable » !

Ce qui a été inacceptable, c'est qu'un procès qui se voulait exemplaire a merdoyé un grand maximum du presque début et jusqu'à la fin.

Au point que le Président de la Cour a été appelé à d'autres fonctions, il est vrai...

Témoins qui se défilent, magistrats qui commettent des impairs, vicient la procédure qu'ils sont censés appliquer, défense qui accuse d'indignité les juges du siège, qui ne plaide même pas, accusé qui refuse de sortir de cellule.

Plus d'un mois complet de « coups fourrés », de délires procéduraux, de « verbiage verboyant » et d'indignités républicaines : La totale !

 

Il faut dire, que « tout est au carré » depuis l'arrestation d'Yvan « désigné coupable » par « Bling-bling » avant même d'avoir été entendu.

Faut dire que la longue cavale de l'intéressé n'a pas non plus plaidé pour lui.

Faut dire que la « guerre des polices », les sabreurs déjantés de la DNAT se prenant pour le GIGN, les gendarmes qui deviennent incendiaires sur ordre de la préfecture, les relations ambigües avec ces équipes-là de la juge chargée d'instruire, le ramdam dans les milieux enseignants, puis agricoles, puis autonomistes n'ont pas aidé à y voir clair.

Pendant ce temps-là, la pègre locale a pu continuer ses petites affaires, tranquillement.

 

Pas plus que les dénégations des accusés du premier procès désignant Colonna comme le tireur présumé, puis leurs rétractations et l'auto-accusation de l'un d'eux n'ont permis de sonder la véritable « âme Corse » et celle des membres de ce commando de fortune, presque « amateur », ni encore moins leurs intentions politiques véritables !

Quand donc disent-ils la vérité, ces gens-là ?

 

Pas de reconstitution, pas d'expertise psychiatrique. On ne saura pas !

Circulez.

Des témoins dont on ignore les déclarations, qu'on entend raconter que le tireur n'était aucun des accusés.

Des experts pour nous assurer sous serment que la première balle a été tirée par un homme de grande stature...

C'est-à-dire aucun des membres du commando, absolument AUCUN...

 

Et puis mes propres doutes : En « Corsica Bella Tchi-tchi », on n'abat pas quelqu'un dans le dos, même un chien, même un porc, même une vache de viande à boucherie !

La victime doit savoir qu'elle va mourir en voyant venir son meurtrier !

Même les voyous se « réglant leurs comptes » entre eux ou exécutant « un contrat » obéissent naturellement à ce réflexe (sauf contrainte du « feu de l'action »).

 

Sur ce dernier point, il peut néanmoins y avoir un début d'explication.

Alessandri, le 9 mars dernier explique que le Préfet devait être assassiné à la sortie du concert et non à son arrivée.

Voilà qui était encore nouveau... 4 heures d'audition, quelques minutes de vérités passées sous silence ?

« Quand nous l'avons vu déposer son épouse et repartir en voiture, nous avons cru qu'il n'assisterait pas au spectacle. Nous étions sur le point de partir quand nous l'avons croisé, revenant à pied vers le théâtre. Il y a eu une part d'improvisation (...) »

Et il aurait tiré.

Alors même qu'il était trop petit pour le faire et qu'il était de dos ?

Comment peut-on « voir » revenir quelqu'un... de dos ?

L'improvisation a bon dos.

 

Comment il aurait pu être prévu d'abattre le Préfet au bras de son épouse sur le retour ?

Faudrait plutôt affirmer qu'ils avaient perdu de vue leur « client », oui !

Des amateurs, vous dis-je...

Et que ce sont donc d'autres qui se sont chargés du sale boulot... puisque plusieurs armes ont été volées à Pietrosella.

 

Mais la révélation vient d'ailleurs, du premier procès de Colonna : « Je sais que tu es un homme d'honneur » dit de l'accusé Ferrandi, censé être lui aussi « sur le terrain » à assister le tireur en couverture.

« SI tu avais participé à cette action, tu l'aurais revendiquée. Par conséquent, je confirme que tu n'y étais pas » !

L'honneur, c'est un « truc » qu'un pinzutu ne peut pas comprendre.

En « Corsica Bella Tchi-tchi », on peut tout perdre, comme partout ailleurs dans le monde, y compris sa propre dignité.

Tout sauf... l'honneur !

Ce n'est pas possible, même pour les abrutis réincarnés, les similis « crétins des alpes (cortenaises) ».

 

Alors deux questions :

« SI » ? Comment peut-on n'avoir aucune certitude quand on est au cœur de l'action ?

Pourquoi l'emploi du conditionnel ?

Parce que finalement, ce soir-là, aucun des membres du commando n'a compris ce qui venait de se passer.

Ils ont tous supputé que ce qui devait être fait l'avait été ?

Comment et par qui ?

Même eux l'ignorent, finalement, même si cela avait été leur plan à eux.

 

Et puis un truc entendu aussi au premier procès, répété une nouvelle fois par Alessandri : « Quand j'ai fait le choix de la violence clandestine, j'ai espéré qu'Yvan ferait partie du groupe. Pour être cohérent avec son discours, il aurait dû franchir le pas. Il a laissé Ottaviani et Maranelli partir au charbon, alors que c'est lui qui aurait dû y aller. »

Et tous, y compris les épouses qui voient le commando le lendemain ensemble, tendu après avoir planqué les armes non utilisées...

 

« C'est terrible ce que Pierre a dit à son ami d'enfance... en réaffirmant l'innocence d'Yvan » traduit Biancucci, un élu pourtant nationaliste à l'ATC.

Il se serait dégonflé.

La pire des injures : Lâche !

 

Dès lors, on comprend mieux leurs acharnements, à tous, à faire boire la tasse jusqu'à la lie d'un « salaud » qui les a emmenés jusqu'à un assassinat absurde sans lui-même y participer.

Ils ont chacun encore une vingtaine d'années pour y réfléchir.

 

Et ce tour de cochon joué à la Justice d'un pays dont ils disent ne pas appartenir : rien ne sera ressorti de ce deuxième procès, sinon que Colonna est désormais une victime, de sa couardise (ce qui explique à merveille sa cavale au maquis), victime d'une Justice qui s'est largement emmêlé les pinceaux, alors même que pour une fois, l'accusé était enfin défendu correctement.

Victime d'un procès d'État où tout était joué depuis la clôture de l'enquête qui a superbement ignoré la vérité.

 

Là, franchement, j'en veux à la « politique politicienne », l'absurde, celle qui veut que la « Raison d'État », celle-là même qui ne se justifie que parce que l'État doit défendre le Droit et la Justice avant tout autre chose (hormis sa propre existence menacée), au nom du « Peuple des Gaules » réunis de la mer du Nord aux confins de la Méditerranée (et d'ailleurs s'il le faut), est passée au-dessus de destins qu'un drame a réuni un soir du 6 février 1998 dans un scénario absurde.

Et que d'autres ont exploité pour leurs propres ambitions...

Ou comment utiliser le sang des z'autres.

 

Comment, dans ce pays qui a vu naître les droits de l'homme, peut-on condamner un homme dont personne n'est capable de démontrer ce dont on l'accuse ?

Voilà un grand mystère pour mon « petit neurone » (encore en état de fonctionnement).

 

Cette raison d'État-là, soit elle existe bien mais alors on n'est plus dans une affaire politico-crapuleuse locale pour mieux cacher autre chose, soit elle a été détournée à des fins personnelles.

Je vous laisse le choix.

Celui de vous reporter à ce post-là aussi !


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Samedi 6 décembre 2008 6 06 12 2008 06:32

 

 

Il y a plu à verse.

 

De la neige en montagne, des bourrasques dans les vallées, des pluies diluviennes, la tempête qui ferme les aéroports, qui malmène la jetée du port de Bastia, qui réduit à rien la plage de Calvi, éparpille les protections rocheuses artificielles comme autant de fétus de paille, des toitures qui s'envolent, des chutes d'arbres, des caves inondées ... et rien aux actualités, !

Ni presse télévisuelle, ni le moindre larmoiement dans la presse écrite pour une bien réelle calamité naturelle qui tourne à la catastrophe du même nom !

Mais sans demande d'arrêté... du même nom !

 

Même, appris-je encore il n'y a pas longtemps sur CNN, la nationale qui relie les deux préfectures - Bastia/Ajacciu - en passant par la sous-préfecture de Corti, vient d'être coupée par l'éboulement de plusieurs centaines de tonnes de roches venues des montagnes gorgées de flotte, qui tenaient là solidement et sans inquiétudes séculaires, depuis des siècles et des siècles à regarder les nuages passer et les espèces de volatiles protégées qui nidifient encore au pays...

 

Alors je me plonge dans les textos de l'AFP.

 

1 - AJACCIO, 3 déc 2008 (AFP) -
Le dossier judiciaire concernant les nationalistes ayant occupé le jardin de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio, et qui se trouvait dans un bureau du tribunal d'Ajaccio, a disparu, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, a indiqué à l'AFP avoir chargé la police judiciaire d'enquêter sur la disparition de ce dossier, utilisé par le tribunal correctionnel le jour de l'audience, le 21 novembre.
La disparition aurait été constatée le 24 novembre, quelques jours après la tenue de l'audience au cours de laquelle les dix nationalistes prévenus ont été condamnés à 500 euros d'amende chacun.
Le 30 août, après un rassemblement devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement de la Corse, des militants nationalistes avaient décidé de se rendre sur la propriété de l'acteur, dans le lotissement de Cala d'Oro où ils étaient restés environ une heure. Ils entendaient ainsi attirer l'attention sur la "spéculation foncière", favorisée selon eux par certains élus UMP et dopée par l'installation de "people" dans l'île.

 

Mais rien sur la tempête !

 

2 - BASTIA, 4 déc 2008 (AFP) -
Une explosion qui n'a fait ni victime ni dégâts, a eu lieu mercredi soir dans le jardin de la villa où réside l'épouse de l'ancien leader nationaliste Charles Pieri, à Biguglia, dans la périphérie de Bastia, a-t-on appris jeudi matin de source proche de l'enquête.
Un engin explosif a été jeté vers 22H30 par dessus le muret d'enceinte de la villa, située dans un lotissement. La nature et la puissance de l'explosif n'ont pas encore été déterminées par les démineurs.
Charles Pieri, 58 ans, avait été condamné en février 2006 à huit ans de prison pour malversations financières en lien avec une entreprise terroriste.
Fin novembre, à la suite d'une hémorragie cérébrale, il a été extrait de sa prison à Toulon, et admis au centre hospitalier des prisons de Marseille où il se trouve encore. Il a encore une douzaine de mois à purger, selon son avocat, Me Eric Barbolosi.

 

Et rien sur la tempête !


3 - AJACCIO, 5 déc 2008 (AFP) -
Des recherches ont été entreprises jeudi soir et se poursuivaient vendredi pour retrouver deux skieurs expérimentés partis pour une randonnée d'une journée dans le centre de la Corse et qui se sont égarés, a indiqué à l'AFP le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Corte.
"C'est la tempête, avec des chutes de neige et un vent très violent. Nos équipes ont du mal à progresser, notamment en raison de la dangerosité du terrain et il n'est pas possible d'utiliser les moyens aériens", a souligné le PGHM. Trois équipes du PGHM et les pompiers-montagnards de Corse-du-sud participent aux recherches.
Les deux skieurs, des militaires de carrière de la base de Solenzara qui connaissent bien la montagne et ont effectué plusieurs stages commando et de survie, effectuaient une randonnée à partir de Ghisoni vers le mont Renoso, a-t-on indiqué de même source.
Vers 17h30 jeudi, ils ont téléphoné à un ami qui a alerté le PGHM, pour prévenir qu'ils étaient pris dans le mauvais temps, ignoraient où ils se trouvaient et se préparaient pour un bivouac de fortune, étant seulement équipés pour un bivouac léger.
Le PGHM s'efforçait vendredi de localiser les deux randonneurs par le biais de leurs téléphones portables. "Ils sont dans une zone où les liaisons ne passent pas. L'absence de relais nous empêche de faire une triangulation pour les situer mais nous sommes en contact avec leurs opérateurs (téléphoniques, ndlr) pour tenter de savoir plus précisément où ils se trouvent", a précisé le PGHM.

 

Rassurez-vous, ils ont été retrouvés depuis m'indique mon pote du Qatar, qui sait cela grâce à la chaîne « Al Jazira » : il croyait que je m'inquiétais fermement pour quelques militareux de la basse aérienne partis en quête d'émotions fortes du côté des aiguilles de Bavella !

 

Là au moins, on évoque la tempête assez puissante pour empêcher les avions desdits militareux de voler...

 

4 - Facebooké !

Quel est le mot le plus fréquemment tapé sur le moteur de recherche Google par des Corses ?

Grâce à Google Insight For Search, l'outil du site qui permet d'obtenir ce type de données, c'est le terme « Facebook ». Ce réseau social vient même de détrôner « youtube », le site de partage en ligne de vidéos, qui caracolait en tête de l'intérêt des internautes français depuis belle lurette.

L'information, révélée par le blog high-tech du Figaro.fr (http://blog.lefigaro.fr/hightech/2008/12/facebookyoutube-la-bataille-de.html) met en lumière ce phénomène : alors que 8 régions françaises ont « basculé » de Youtube à Facebook le 2 novembre, la Corse a donné sa préférence à Facebook dès le 20 juillet. Un cas vraiment « intriguant » note le blog du quotidien, qui précise que « en plus d'être la première, [la Corse] présente aussi un écart de 66 points en faveur de Facebook, loin devant les autres régions (24 pour les Midi-Pyrénées).

 

Passionnant...

 

D'ailleurs, si vous voulez voir la Revellata en direct, jour et nuit, je vous conseille ce lien-là : la seule webcam sur le réseau depuis la fenêtre d'un internaute de Calvi...

On aura noté la « forte » densité du trafic routier dans ce coin là du pays aux heures de pointe, vers la Gendarmerie et la route de Galéria (pas la plus commode : il y en a une autre plus pratique derrière l'aéroport...)

 

Petite démo gratuite avec photo de l'appareillage sur le lien « caméra 2 »...

 

 

Au moins, on peut vérifier que les nuages passent rapidement d'ouest en est au moment où j'écris ces lignes...

 

La vie du « pays »...


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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 10 2008 06:49

 

 

LE « PADDUC » (Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corsica bella tchi-tchi)

 

Il n'y a décidément pas que sur le « continent des pinzuti » que les affaires restent les affaires.

L'Île de beauté longtemps « coincée » entre « loi montagne » et « loi littoral » s'est dotée d'élus démocratiques qui s'opposent à la résignation.

Tant mieux.

 

La « loi Montagne » protège de l'urbanisme vigoureux que pourraient générer ses beaux paysages, alors que la « loi Littoral » interdit le bétonnage des belles côtes qui suscitent l'envie propre aux sites « humides », partout en « Gauloisie Supérieure » (et autres terres annexées).

C'était en 1986, un vote unanime des parlementaires !

Souvîntes-vous...

Un texte qui rend définitivement inconstructibles tous nos « espaces remarquables ». Un cauchemar à promoteurs immobiliers.

Autrement dit, pas cher à acquérir... Encore que, toute acquisition par un tiers soit d'un compliqué extrême en « Corsica Bella Tch-tchi », puisque souvent ces terrains appartiennent à des indivisions familiales, qui parfois remonte à la nuit des temps (arrêté Miot oblige[1]).

 

Ce qui n'empêche pas la famille Rocca-Serra, dont Camille est l'actuel Président de l'Assemblée territoriale de Corse, d'obtenir en 1988 puis en 1998, la possibilité de construire quelques 70 villas de luxe, dans son lotissement de la « Punta d'Oru »... (la bien nommée) entre le golfe de Santa Giulia et la magnifique plage de Palombaghja, pas très loin du parc marin international des Bouches de Bonifaciu : un « espace exceptionnel » totalement et absolument inconstructible !

À l'époque, des « fonctionnaires zélés » de l'État parigot détournent pudiquement les yeux de la loi pour « concéder » ce privilège au « chef du clan » de bonne réputation de l'extrême Sud de l'île.

C'est d'ailleurs là que le Christian Clavier a choisi de bâtir sa désormais très fameuse demeure corsa.

 

Mais il n'est pas le seul. Si un train vient de passer, il faut en susciter d'autres... pour ceux qui l'ont raté.

Jérôme Polverini, Président de l'Office de l'Environnement de la Corse, après les « accords de Matignon » de 2001 sur l'avenir du territoire, est d'ailleurs directement à l'origine de la rédaction du fameux « article 12 » du projet de loi sur la Corse de « tonton Yoyo ».

Un texte, rejeté par les députés, qui aurait permis de déroger à l'application de la « loi Littoral » sur l'île.

Puis devenu caduc après l'échec du référendum.

Mais le ministre de l'intérieur qui succède à cette équipe-là est têtu : il a aussi un projet de « statut » de l'île doté d'un exécutif territorial appuyé par une Assemblée... territoriale d'élus locaux qui vient chapeauter l'ensemble des « affaires des clans corses » à travers deux départements et une région...

(Dire qu'on veut nous les supprimer, les départements ! Quelle drôlerie...)

 

Jérôme est aussi conseiller exécutif et il a personnellement élaboré le PADDUC, sous l'autorité d'Ange Santini, Président du Conseil exécutif de Corse, de la région intercommunale balinaise et adjoint au maire de Calvi, après en avoir été longtemps son premier magistrat (règle de non-cumul des mandats oblige : il a laissé sa place à « un homme de confiance » Pancrace Guglielmacci).

Jérôme est également maire de Pianottoli-Caldarellu situé en face de Figari, pas très loin de Bonifaciu.

 

Comme par hasard (tout à fait hasardeux bien évidement), le Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale Corse (CTC) a été très attentif au sort des propriétés de ladite commune, ceux proches... du rivage. Aussi bien Jérôme, que sa sœur Marie-Josée, peuvent constater que leurs terrains, réputés inconstructibles puisque répertoriés dans l'atlas établi par les services de l'État dans « l'espace remarquable numéro 54 », sont désormais déclassés dans le nouveau PADDUC.

Si le document est approuvé en l'état, ces terres ne seront plus forcément protégées des pelleteuses !

 

Vous admettrez avec moi que la reconnaissance des intérêts bien compris de Monsieur le Conseiller exécutif ayant fait déclasser, dans la cartographie du PADDUC, les propres terrains de sa famille est naturellement une saine attitude citoyenne : il en va des intérêts économiques de sa commune, naturellement.

Mais il y a encore mieux !

Ange Santini arrête le 24 juillet 2008 le PADDUC. Ce document aura valeur de Directive territoriale d'aménagement de l'île (un peu comme le « Schéma directeur » en Île-de-France [...encore une île, décidément !]).

La partie la plus sensible de ce nouveau plan concerne d'ailleurs le foncier et la cartographie des « espaces naturels remarquables » du littoral.

 

Et Ô grande surprise, dans les annexes des plans présentés en baie de Calvi, une zone de la pinède, espace boisée bordant la plage donc « remarquable » au sens de la loi de 1986, inondable donc doublement inconstructible (et je peux en témoigner pour y avoir fait de la bicyclette dans 1,2 m d'eau de pluie qui ne s'évacuait pas : la pinède est quasiment au même niveau que la mer, protégée par la dune de la ligne de chemin de fer), ne figurent plus les terrains de « M'ssieur le Maire » dans un « beau tracé » difficilement interprétable.

Terrain acquis dans les années 90.

 

Monsieur Santini avait un « grand projet » hôtelier. Mais n'étant pas encore maire de la ville, son permis de construire a été refusé. Voilà ce qu'il en coûte d'être dans l'opposition municipale. 

Il faut dire que « tout contre », le Comité d'Entreprise de la SNCF bâtissait dans le dur... des « mobil homes » (l'ancien « Club Horizon »), et que le VVF de la CFDT exploitait un hôtel 3*** !

L'hôtel n'est pas inondable, tout comme les lotissements voisins le long de la route nationale, en bordure de pinède et le CE de la SNCF ne bâtit en dur que les « socles » de ses « mobil homes »...

 

On note qu'est quand même planté sur le terrain du « Maire » un camping. À proximité sont installés les tennis municipaux et plus loin, siège le « Club Olympique », prémisse de ce que sera plus tard le « Club Med » de réputation mondiale (c'est la même équipe de « fadas », au démarrage), mais en plus rustique (le premier « Club Med » ayant été planté sur la commune voisine, Lumiu, dans l'anse de San Ambroggiu).

 

Notons aussi que le « cousin », après avoir balayé durablement l'opposition (si peu consentante à ses intérêts familiaux à l'occasion de deux élections municipales brillantes (dont la première avec une sorte de liste « d'union sacrée », mêlant RPR, sensibilités de gauche, écologistes et même autonomistes) Ange dément sur son propre blog toute velléité de « déclasser » ses terrains, la « main sur le cœur », alors même que ses détracteurs persistent... en toute mauvaise foi peut-on penser.

 

On en arrive même à en « causer dans le poste »...

 

Soyons honnête dans cette affaire : Le PADDUC, c'est une levée de bouclier généralisée depuis qu'on en cause. À tort ou à raison.

Peu importe : le débat public (au moins local) va être ouvert avant de soumettre dans les jours qui viennent un texte au Gouvernement (celui-là même qui est présidé par « Bling-bling » qui eut fait le déplacement en ce début de millénaire pour décorer le « cousin Ange » d'une Légion d'Honneur bien méritée).

Au moins, on ne pourra pas dire que les citoyens locaux ne veulent pas prendre leur destin commun en main.

 

On ne peut pas dire non plus que du seul fait du PADDUC, ces terrains vont devenir constructibles comme par enchantement et en violation de la « loi Littoral ».

Mais il est clair que s'ils sont « déclassés » par le PADDUC, leur destinée peut changer : En effet, la loi de 1986 permet des constructions nouvelles « dans le prolongement naturel de celles déjà existantes ».

Ce qui est logique dans le cadre d'une augmentation de la pression urbanistique et démographique.

Calvi ne vient-elle pas d'inaugurer plusieurs dizaines de logements sociaux sur les hauteurs (de vraies petites maisons construites sous l'égide de la société de HLM de Bastia) et entame déjà un autre chantier du côté la zone aéroportuaire pour se « caler » avec l'impératif légal de 20 % de ce type de logements ?

Dans 6 mois à un an, elle sera l'une des deux ou trois communes de l'île à être en conformité avec ses obligations légales sur ce plan-là au moins... loin devant Neuilly sur la Seine !

 

Même si pour cela, l'AMU (Antenne Médicale d'Urgence) obligée de décamper du quasi-centre-ville avec ses 10 lits, attendra encore un peu pour retrouver son effectif initial de lit (les hélicos de la sécurité civile faisant la navette avec l'hôpital de Bastia en cas de « surchauffe » : ça sert à quoi, la Sécurité Civile au juste ?)

Notons que l'héliport de circonstance est « tout beau tout neuf » et la caserne des pompiers contiguë également (même si les « renforts d'été » campent toujours dans la pinède, pas très loin des tennis municipaux !). 

 

En conclusion, ça va sans doute prendre du temps, mais on voit mal un Maire calvais, quel qu'il sera dans quelques années refuser un permis de construire à des bâtiments montés sur pilotis, dans une enclave qui n'est même plus protégée par la loi de 1986... puisqu'ils auront été « déclassés » par le PADDUC 2008, pardi !

 

Moi, j'adore !

De toute façon, quand je suis « calvais », l'été surtout, je ne me baigne plus à Calvi depuis sa pinède : les analyses microbiennes sont telles qu'il n'a jamais été question de concourir au « pavillon bleu » !

Au moindre orage, la mer devient marron boueuse. Et depuis que la plage est protégée par des digues et des épis, l'eau ne circule plus : la « marée marronnasse » persiste plusieurs jours avec parfois quelques odeurs !

Alors par temps calme et une population multipliée par dix pendant deux mois, je ne vous raconte même pas : pas pour ma « nichée », ces trucs-là !

J'irai peut-être « mettre la pression urbanistique » ailleurs, si ma « petite sœur » veut bien (indivision insulaire persistante oblige...).

 

Mais pour conclure sur le PADDUC local et les dires de Monsieur le Maire, parfaitement respectables, j'oserai presque de dire : « Chiche ! Je ne demande qu'à vous croire. Et prenons rendez-vous dans 10 ans ! Et j'accompagnerai mes excuses bien méritées alors (d'avoir osé douter dans ce « post ») d'une bouteille de champagne bien fraîche si vos terrains restent « camping » ! », pour avoir osé imaginer que si vous aviez été plus catégorique dans votre défense, vous auriez fait taire définitivement tous vos détracteurs.

Après tout, pour reprendre la pub : « Vous le valez bien », n'est-ce pas ?

 

Dans le cas contraire, bien entendu, je proposerai votre candidature au CA de « l'Ordre du Tartuffe » (si j'en suis encore le Délégué Général !)...


[1] L'arrêté « Miot » date du 21 prairial An IX (1801) : il suspend notamment le délai de formalité d'enregistrement des successions en ligne directe sur le territoire Corse qui est de 6 mois partout ailleurs... Pas de délai => pas d'enregistrement => pas de partage => pas de droit de mutation... Et ainsi de suite au fil des générations !

Une « niche » insulaire appelée à disparaître définitivement en 2010 sur l'initiative de Charasse et de De Courson.

Cet arrêté faisait partie d'un ensemble de mesures économiques prises par le Gouverneur Miot, en contrepartie de la violente et sanglante répression qui a suivi la guerre d'indépendance du XVIIIème siècle, une génération précédente et la mise à sac de la maison des Bonaparte à Ajacciu.

Le prix du sang...


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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 09 2008 07:20

 

La grande force du « muscle » sur le neurone !

 

Audiard (crois-je me souvenir, ou un autre) nous l'affirmait déjà il y a quelques décennies : « un kon qui marche ira toujours plus loin qu'un intello assis ! ».

Et pour ceux qui n'y croient pas z'encore, cet été, nous avons eu droit à un grandiose festival planétaire du « muscle triomphant » sur la force du neurone.

 

Et pour preuve, ces scènes magnifiques où le géorgien enlace son concurrent russe à la grande fête mondiale du muscle à Pékin, la « ville du nord » devenue capitale planétaire durant 16 jours et entre 2 feux d'artifice, alors même que les uns ont pu être envahis, bombardés, occupés, humiliés, massacrés par les autres, au nom du « maintien de la Paix », la faute à avoir osé penser devenir un jour membre de l'OTAN et protéger leur gazoduc venu des bords de la mer Caspienne.

 

Et pour preuve, la médiatique réincarnation (enfin, l'une d'entre elles, car il y en a plusieurs en réalité) de Bouddha soi-même, venu parcourir « les 4 coins de l'hexagone » (si ! Je l'ai entendu... un hexagone réduit à l'identité d'un quadrilatère... toujours le neurone triomphant, n'est-ce pas ?), avec ces « valses à 2 temps », façon Brel (Jacques le sublime) du j'irai pas, puis j'y suis, voire j'en serai et finalement je n'y suis pas, du personnel politique de « haut niveau » de la « Gauloisie éternelle »...

De quoi en rigoler fermement.

 

Pour l'homme de l'harmonie, venu donner la leçon en pays de religion révélée, ce fut une réussite... divine !

Car évidement, les « ceux-ce » qui ne sont pas « aux responsabilités », ils s'en sont donnés z'à cœur-joie, avec cette valse à deux temps ! Pensez, ce n'est pas si « dansant » que ça, au final.

Et ils leur reprochent quoi, aux chinois pendant les 16 jours où ils furent au centre de l'Univers connu et inconnu, dans l'affaire « T'y bête hic » ?

 

Des « couacs » dans la festivité du muscle ?

Même pas ! Organisation impeccable.

Impeccable et festive. On ne pourra guère faire mieux avant longtemps : les « britishs », il leur faudra s'accrocher un long moment pour leur arriver à la cheville.

 

D'avoir envahi un pays désarmé il y un demi-siècle de cela ?

Moi, je veux bien, mais les « Gaulois éternels » devraient aussi se souvenir qu'il y a plus de 2 siècles (1769), ils en firent tout autant en « Corsica Bella tchi-tchi », mais aussi ailleurs bien souvent, jusqu'à se constituer un empire colonial gigantesque sur lequel le soleil ne se couchait jamais...

 

Ce faisant, les troupes chinoises sont-elles allées mettre la main sur quelques trésors pétroliers cachés sous le toit du monde comme en Irak d'autres le firent plus tard ?

Même pas : ils ont tué l'avant dernière théocratie de la planète (il leur reste le Vatican, mais c'est un peu loin), pour y apporter les bienfaits d'un semblant de commencement de démocratie populaire.

Là même où les « gaulois » ont tué la première démocratie moderne d'Europe en 1769 !

Que même elle fit frémir quelques sommités intellectuelles du moment, au point que les américains s'en inspirèrent quelques années plus tard, une fois libérés du joug du Roy George !

 

On leur reproche d'administrer ce territoire ?

Mais que se passe-t-il d'autre « à portée de pédalo » du « Comté de Nice », sinon qu'aucun autochtone n'a jamais accès à des postes de représentant de la puissance publique sur l'Île de beauté ?

Jamais eu un préfet (et quand on leur envoie la « crème de la crème », genre Bonnet, ça donne des incendiaires se prenant pour le sanguinaire et brutal général Morand), un directeur de l'équipement (faut voir l'état de certaines routes aux si nombreux nids de poule), un directeur des services sociaux ou des affaires familiales, un directeur des services fiscaux, du Trésor, un patron de la police ou de la gendarmerie (quoique le seul vient justement de se faire virer promptement pour cause d'occupation temporaire et bon enfant de la villa d'un pinzutu), de la poste...

Ont-ils bien trop peur d'eux-mêmes pour avoir confiance dans la réussite de « l'intégration », même deux siècles plus tard en « Gauloisie postérieure » ?

 

Et quand il s'agit d'apprendre une langue « aux petits d'homme » du pays, que crûtes vous que fassent les chinois au Tibet ?

Exactement la même chose que les gaulois en « Corsica Bella Tchi-tchi » ! Ça fait rien moins que deux siècles qu'on leur explique que leurs ancêtres sont gaulois contre toute vérités historiques, car ils sont sardes, romains, génois, pisans, aragonais, mais certainement pas gaulois ; ça fait deux siècles qu'on francise les noms et les prénoms (et pourtant il en reste encore), ça fait deux siècles, voire un peu moins, qu'on leur fait lire du Mérimée pour mieux leur expliquer que ce ne sont que des petits sauvages qui ne sont nés que pour de la Vendetta ou servir de chaire à canon sur les bords des Vosges, au détriment de leur langue insulaire, de leur poésie, de leurs traditions musicales (dont le monde a redécouvert toute la puissante poésie à l'occasion d'un JO organisé dans une vallée des Alpes) !

 

Les chinois maîtrisent les voies de communications des personnes et marchandises ?

Mais qui donc assure au juste les liaisons maritimes et aériennes (il n'y a pas, ni de route ni de voie ferrée entre la Corse et le continent) en Corsica ?

Quand des Corses se mêlent de créer leur propre compagnie aérienne, elle est fusillée en plein vol pour finir par être absorbée par celles du continent (Corsair, CCM).

Quand ils se mêlent de liaisons maritimes, c'est forcément sous pavillon italien (Corsica ferries) tellement c'est si facile d'obtenir des droits d'entrée dans les ports de « Gauloisie » du continent...

Par contre l'inverse est assez aisé, puisque les ports sont sous l'autorité administrative du préfet maritime de... Toulon !

Quand il s'agit de s'approvisionner en gaz algérien, par exemple (c'est d'actualité), il passera au large par la Sardaigne et jusqu'en Italie, sans même faire un détour opportun : décision vachement justifiée ! Le gaz Corse passera par Fos ou ne passera pas ! Décision « parigote »...

 

Résultat, l'indice de « chèreté de la vie » mesuré par les grands distributeurs, de l'aveu des responsables de « Sytème U » (dont certains adhérents îliens vont passer sous enseigne « E. Leclerc » cet hiver tellement ils n'en peuvent plus) est de 107 là où, à la capitale, qui n'est pas spécifiquement parmi les moins onéreuses, il est de 100 !

Même le carburant est quasi-moins cher sur les autoroutes des vacances du continent qu'en Corse.

La « Corsitude » a bon dos...

 

Les Corses sont pourtant bien dociles : comme les Tibétains, ils envoient des députés, des sénateurs et parfois des ministres auprès des autorités centrales.

Ont leur donne un « statut amélioré » : même les indépendantistes, version dure, font l'effort de participer à cet ersatz de « décentralisation », de démocratie locale, cautionnant ainsi le mécanisme d'intégration à la « puissance envahisseuse ».

 

Celle-ci a quand même de bons gestes : en 1959, enfin, après presque 2 siècles de soumission, la taxe à l'exportation est enfin abrogée (interdite pourtant par le traité de Rome depuis 2 ans auparavant : Merci, Charles !). Exportation même vers la Gaule continentale, faut-il préciser !

Les Tibétains n'ont pas encore eu droit à ce traitement si... particulier !

Mais c'est mieux pour intégrer les lois « montagne » et « littorale ». Sûr qu'avec ça, ça aide au développement... sur un bout de montagne plantée en pleine mer !

 

Pour mieux assumer cette « occupation rampante », des « amis » (les « jaunes »), en viennent à se refiler les mandats locaux de père en fils, inventent le PADDUC, une sorte de plan d'aménagement et de développement économique, urbanistique et durable qui va sans doute mettre l'île en coupe réglée, tellement l'ex-futur ministre de quelque chose du pouvoir central s'y entend à négocier avant tout son point de vue.

On l'a vu faire à la mairie de Calvi avec ses propres terrains, enfin ceux qu'il a pu racheter à vil prix et « pour rendre service », pour ne pas être constructibles... avant de finir par le devenir, loi littorale toute bue...

 

Dans ces conditions, le personnel « para-politique », nos « philosophes » et grands penseurs s'exprimant vertement sur le Tibet sans même y avoir jamais mis les pieds et quelques « politiques » (de gauche en l'occurrence) sont-ils donc bien placés pour critiquer la Chine et ses pratiques « t'y-bête haine »  ?

Sont-ils habilités à « donner la leçon » de démocratie et de « droit de l'hommisme » jusqu'à l'autre bout de la planète ?

Alors même qu'ils sont incapables de comprendre, je dis bien de comprendre, ce qui se passe à 2h55 (c'est la pub des NGV qui font la navette depuis le continent) de leurs côtes...

 

Ah oui, j'oubliai !

Ils en veulent peut-être à la Chine de faire de « l'anticléricalisme local » ? Font ch... (étron) les moines !

Et là c'est l'hilarité du neurone !

Les défenseurs de l'école laïque, qui permettent le port de la kippa, des bijoux en forme de croix, d'étoile de David ou de main de Fathma, mais vont jusqu'en Conseil d'État pour faire interdire le port du voile dans les écoles de la République et autres lieux de service public, se mêlent de soutenir, la main sur le cœur et l'esprit clair, le port de la soutane safran au nom de la liberté cultuelle dans les rues de Lhassa !

J'admire l'acrobatie intellectuelle d'une limpidité remarquable !

En Corsica Bella Tchi-tchi, le seul curé qui n'a jamais été maltraité, c'est ce partisan du Généralissime Paoli (élu par le peuple), mort un certain 15 août à proximité du Golu, une bible dans une main, un fusil dans l'autre, qu'on a retrouvé au matin décédé de ses nombreuses blessures reçues au combat d'un peuple, d'une Nation...

 

Un peu de mesure, SVP : on ne peut pas se prévaloir de principes chez autrui que l'on piétine allégrement chez soi !

Ridicule.

Car c'est le lot quotidien de la « Corsitude », restée désespérément sans remède sous « Giskard à la barre », « Mythe-errant » et « tonton Yoyo », qui lui, n'a rien compris au film des « convictions de gauche » et des siennes propres, pseudo-lambertistes, avec son statut jeté « aux orties » par les vraies forces de progrès des peuples...


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Jeudi 1 mai 2008 4 01 05 2008 08:49

 

L'année dernière,

 

Je vous gratifiais d'une histoire Corse et d'un rappel historique. Un an déjà !

Je ne vais pas vous mentir, mais je vais vous en raconter une autre :

 

« C'est moi-même, parcourant mes routes enchâssées dans mon maquis avec un de mes « cousins » au volant de son bahut pétaradant, la semaine passée au chaud soleil qui faisait scintiller la mer au loin.

 

Et que je te vois un panneau posé de façon incongrue sur le bas-côté, annonçant quelques dangers pour cause de travaux sur la chaussée déserte dans ce désert perdu dans son maquis.

  • - Tiens ici aussi, ils avertissent du danger de travail!
  • - Conno, va!
  • - Z'ont raison de prévenir, les gars de la DDE du coin: on ne sait jamais!

 

Pas content, mon « cousin »... Me rappelle aussi sec ma vie de pinzuntu exilé, discours auquel je mets fin illico presto par cette remarque :

  • - Te bile pas! Sur le continent on dit même que le travail (roulez un peu le «r» de façon traînante pour faire plus local), c'est un virus! Et qu'il détruit totalement la vie privée. Tu verras, si tu es infecté c'est très simple: tu te rends immédiatement dans le bar le plus proche en compagnie de deux copains, ou de deux copines. Commande trois bières, ou une Margarita, ou encore plusieurs «babies» et répète l'opération de 10 à 14 fois. Tu verras que le virus est alors complètement effacé de ton cerveau!

 

Et je continue :

  • - Faut absolument transférer ce message d'alerte le plus rapidement possible à au moins cinq de tes copains ou copines! Et si tu te rends compte que tu n'as pas cinq copains ou copines, c'est que tu es gravement infecté! Le virus «travail» contrôle déjà ta vie toute entière! Je te préviens, il est mortel!
  • - Je saistout ça ! Mais vois-tu, Infree, les ouvriers communaux, ceux de la Poste, de France-télécom, d'EDF-GDF, la sécu, les ministères, les militaires, les Gendarmes, les policiers et les profs sont tous immunisés naturellement contre ce virus ! Et les vrais Corsi aussi! Pas la peine de sonner le tocsindans le coin !»

 

Cassé le « continental » !

 

Merci à Leelou !


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Lundi 31 décembre 2007 1 31 12 2007 10:01
De la « très grande sagesse des magistrats » (II).
 
J’avais dit que j’y reviendrai, quel que peu poussé par « Cindy » (commentatrice assidue sur ce blog).
Dès les aveux de Maranelli, la culpabilité de l’assassin présumé du préfet Érignac semble établie. Une fenêtre de défense pouvait s’ouvrir.
 
D’ailleurs, le doute a fini par s’installer. Car avant la « guerre de juristes », la défense engage « la bataille de l’opinion publique ».
Une « bourde » des 4 avocats ? Consciente ou inconsciente ?
Où alors, ils n’avaient décidément rien d’autres à fournir et le savaient déjà pour avoir pris connaissance du dossier et s’être forgé une intime conviction personnelle : c’est devenu un classique de la vie judiciaire de ce pays, hélas !
 
Petit retour en arrière.
L’acquittement, en appel, le 22 février 2006 des deux enseignants, Jean Castela et Vincent Andriuzzi, soupçonnés d’être les commanditaires du meurtre (la piste « éducation nationale/mouvance indépendantiste »), leur a donné des ailes.
Pour autant, les solides éléments recueillis par l’accusation, notamment des aveux très détaillés des membres du commando, ne peuvent pas être balayés d’un unique revers de manche.
C’est dans ce contexte que les juges Laurence Le Vert et Jean-Louis Bruguière s’apprêtent à boucler leur instruction.

Les défenseurs d’Yvan Colonna insistent avant tout sur le fait qu’il n’existe « aucun élément matériel » contre leur client.
Sans les appels échangés entre les portables, l’enquête sur l’assassinat du Préfet n’aurait sans doute pas abouti.
Or, contrairement à ce que je croyais il y a encore peu (paragraphe 3), dans le cas de Colonna, cet élément technique fait défaut à l’accusation.
Selon les policiers, à cette époque, le berger ne disposait pas de portable, même s’il utilise, à l’occasion, celui de sa compagne. Mais pas ce soir là.
Quant à l’analyse de l’arme déposée au sol, elle n’apporte aucun indice, ni empreinte, ni ADN : le tueur était ganté. Dans ces conditions, les aveux restent l’atout majeur de toute accusation.

De plus, lors du procès en assises qui s’ouvre en juin 2003, les quatre accusateurs de Colonna l’innocentent.
Et Alessandri assure, depuis qu’il en a pour perpétuité (18 ans seulement en France quand tout va bien), qu’il est le tueur : on ne peut pas juger deux fois un même homme pour un même crime ou délit, sauf révision du procès. Le risque est nul qu’il voit sa peine alourdie.
Ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité et d’ailleurs ne font pas appel du verdict.

Pour les avocats de Colonna, les aveux de « garde à vue » ne peuvent avoir qu’une explication : les policiers auraient soufflé le nom du berger de Cargèse. Les gardes à vue n’auraient donc pas été aussi « étanches » que l’assurent les enquêteurs et les multiples précautions prises (notamment le rapatriement à Paris des quatre accusés par avions séparés).
Les suspects auraient tout simplement cherché, dans un premier temps, à minimiser leur responsabilité en désignant un innocent.
Toutefois, on ne comprend pas bien pourquoi Yvan, un ami d’enfance et non pas quelques hautes figures du Nationalisme Corse, ou n’importe qui d’autre…

D’autant qu’on ne comprend pas pourquoi les policiers auraient désigné Colonna, un homme qui n’était même pas dans le premier cercle de leurs suspects !
Enfin, si Colonna n’était pas présent sur les lieux, qui était le troisième homme vu par les témoins ?
Arguties « d’avocalieux » assez lamentables dans une affaire aussi grave…

Plus intéressant, les avocats font remarquer que les premiers aveux, utilisés par l’accusation, comportent des contradictions quant à l’emploi du temps de Colonna le lendemain de l’assassinat, aux lieux de stockage des armes et de réunion du groupe.
Tous ne se souviennent pas, par exemple, s’être rendus dans la propriété des Colonna, à Cargèse.
Des contradictions frappantes peuvent être relevées : Pierre Alessandri, en mai 1999, affirmait s’être débarrassé de la seconde arme volée aux gendarmes en la jetant à la mer.
Mais en février 2005, le nationaliste est extrait de prison et conduit jusqu’à sa distillerie de Cargèse.
Là, grâce à ses indications, on exhume le second pistolet, caché sous un alambic.
Ses aveux, à lui mais à lui seul, de 1999, ne sont donc pas paroles d’évangile !
Même quand il s’accuse d’être le tireur, peut-on reprocher à cette argutie d’avocat…
On peut aussi imaginer qu’il en est tout autant de ses complices avérés.

Pour Maître Philippe Dehapiot, ça ne fait plus aucun doute, l’affaire est entendu : « À part les mises en cause lors des gardes à vue, rétractées depuis, aucun élément ne permet d’impliquer Colonna. Lors (de leur) procès, les accusés l’ont mis hors de cause de manière détaillée. Si on applique les grands principes, on devra l’acquitter. »
Sans répondre à la question du choix de le désigner tous unanimement, lui et pas un autre…

Mais on peut aller plus loin : Une jeune femme, Marie-Ange, qui assiste à l’assassinat du 6 février 1998, aurait pu être déterminante.
Elle passait en voiture avec sa mère lorsqu’elle entend comme un « bruit de pétards » et aperçoit le tueur. Elle remarque d’abord le geste de sa main sur la crosse du pistolet : il tirait en direction du sol.
Elle en donne une description assez précise : 35 ans environ, 1,70 mètre, mince, mal rasé, cheveux blonds mi-longs, yeux enfoncés, joues creuses avec un pli marqué.
Ce n’est donc pas Colonna qui a le cheveu court et châtain.
D’ailleurs, lors d’une « parade d’identification » organisée par la juge d’instruction, elle ne reconnaît pas Yvan Colonna. Pas plus que Pierre Alessandri, celui qui s’accuse d’avoir pressé sur la détente. Ni aucun autre.
Après, elle s’étonne que son témoignage ait été rangé au dossier par les enquêteurs : il n’apporte rien contre le commando, dont maintenant on est sûr d’en avoir identifié quelques membres… qu’elle ne reconnaît pas !
De toute façon, comme le racontent les occupants du véhicule qui emmène les fuyards, ils sont tous grimés et gantés.
D’ailleurs, comme pour le confirmer, au procès elle réitère son affirmation de ne pas reconnaître l’accusé dans son box… Elle n’a pas pu, par la force des choses.
On note également que pour le médecin légiste, 1,70 mètre, c’est trop court pour être le tireur (toujours
paragraphe 3).
Ça, c’était bien un élément majeur : mais aucun des avocats ne l’a exploité avec succès !
Personnellement, j’aurai demandé la suspension sur-le-champ du procès et une contre-expertise immédiate de ces conclusions là !
Mais non…

Les avocats ont préféré se plaindre d’une instruction à charge : Bien naturellement qu’elle est forcément à charge, puisque c’est l’une des particularités de notre procédure pénale.
Mais elle est aussi à décharge.
Or, s’insurgent-ils, toutes leurs demandes d’actes n’ont pas été suivies d’effet.
Ils réclamaient notamment une reconstitution de l’assassinat, qui leur a été refusée par la juge Laurence Le Vert.
On se rappelle qu’en 1999, la situation était inversée : alors qu’Yvan Colonna se trouvait en cavale, ce sont les mis en examen qui ont refusé, au dernier moment, d’y participer.
D’ailleurs, au procès de Colonna, la Cour accède à leur demande, encadrée par une myriade d’effectifs de police dépêchée sur place à la hâte… et Colonna de refuser d’être extrait de sa cellule !
Débile !
Mais pour le seul motif qu’il n’avait rien à faire là-bas… puisqu’il n’y était pas, à l’en croire !

Les conseils de Colonna se plaignent également, que la justice n’ait pas pris en compte certaines écoutes « favorables » à leur client.
Rien de très précieux : elles ont été réalisées avant le démantèlement du groupe, entre décembre 1998 et mai 1999, en plein « pataugeage grave » de l’enquête policière qui s’évertue, à l’époque, à démonter une « filière agricole ». Or, il est berger et ses potes sont agriculteurs : une piste conseillée par un indic bienveillant du Préfet Bonnet.
Et des surveillances téléphoniques qui accréditeraient l’idée vague d’une « vie rangée » de leur client.
Pour Maître Gilles Simeoni, ces « investigations n’ont établi aucun comportement suspect » et démontrent « sa non-implication dans l’action clandestine ».
Il a raison : elles ne démontrent rien, même à l’égard des autres membres du véritable commando : c’est qu’ils étaient prudents !
C’est dire l’inconsistance de ce point de défense…
 
Pour Maître Pascal Garbarini, « depuis l’acquittement de Castela et d’Andriuzzi en appel, le 22 février 2006, la défense d’Yvan Colonna devient enfin audible » et de constater pour sa part « qu’aucun élément matériel ne le relie au dossier. »
C’est si vrai, que même la confirmation du témoignage d’Alessandri devant la Cour d’Assises Spéciale a été, de l’aveu de tous, un grand moment de tromperie, égrené sans aucune conviction, ni même émotion, sans la moindre réaction de la part de Colonna.
Pensez ! Deux amis d’enfance et les nombreuses complicités que cela procure habituellement : pas crédible un seul instant !
Selon Maître Antoine Sollacaro toute « l’instruction a été bâtie sur un postulat de culpabilité ! ».
Comment pouvait-il en être autrement, à dire vrai ?

Personnellement, j’aurai bâti la défense de cet homme là en lui conseillant une grande, très grande docilité envers ses juges et les instructeurs du dossier.
Dans l’hypothèse où je n’ai rien à me reprocher dans un assassinat, je ne galope pas dans la garigue environnante pendant 4 ans : je me forge un alibi en béton.
Du genre qui explique tout : j’aurai assumé un « je dormais avec Michèle dans sa distillerie ! » (l’épouse, forcément volage pour l’occasion, de son ami Alessandri), ou une autre peu importe : elle aurait nié pour cause de répudiation immédiate et d’opprobre populaire compacte devant l’Éternel. j’aurai rapporté un détail anatomique vérifiable qui accréditait mon dire, et le tour était joué.
C’est grand crime en Corse de dormir avec la femme d’un ami (ou de tout autre) même en étant soi-même eunuque (et elle sans la clé de sa ceinture de chasteté), mais comme il s’agit d’un ami dans le tournant de toute une vie, il aurait compris !
Et nous aussi : au moins on aurait su d’où venaient les aveux de garde-à-vue et le pourquoi d’une telle accusation.
Ça n’a pas été le cas…
 
Et dans sa « très grande sagesse », la Cour a tranché en balayant tous ces faux-nez et reconnaissant l’implication directe de Colonna dans ce lâche assassinat dont l’envergure politique se résume à quelques pétards enfiévrés contre les bâtiments publics depuis quelques jours, à l’égal de tous les autres !
 
Car deux questions demeurent : Si ce n’est pas Colonna, ce ne peut pas être Alessandri, tout aussi trop petit l’un que l’autre !
Il y a donc un autre membre du commando passé inaperçu jusque-là, c’est indéniable ! Qui ?
Et pourquoi dans le dos, signe d’un grand professionnalisme de l’exécuteur, trahissant par ce geste « technique » sa provenance continentale ?
 
Mais c’est une toute autre affaire, dont on ne saura sans doute jamais le détail !
Puisque comme à l’accoutumée, l’instruction et les enquêtes se sont cantonnées à rester au degré zéro, sans savoir qui était Érignac et sur quoi il travaillait.
 
Or, ce que l’on sait quand même, c’est que la piste de la « brise de mer », la mafia locale depuis quelques temps malmenée par la « génération montante » (cf. Jean-Jé), menacée dans l’avenir de ses futurs casinos par la victime, grosses machines à recycler de l’argent sale, renseignait sans doute le successeur d’Érignac, le préfet incendiaire Bonnet, par l’intermédiaire d’un indic, dénommé « Corte » aux dires de celui-là à la barre !
D’abord la « piste agricole », tombée d’on ne sait z’où (on ne dénonce jamais personne nommément dans ce pays là, qui est aussi le mien : au pire, on suggère !).
La graine a poussé, quelques intérêts bien sentis de nouveau confortés et en route pour un avenir radieux : c’est qu’il est toujours utile de se montrer « arrangeant » avec les autorités locales, même préfectorales et surtout policières, jusqu’à la connivence… et d’en profiter pour orienter qui vers qui : aux flics de faire le ménage. La « pioche » a été bonne, à ce jeu là !
Depuis, « Corte » s’est tu, comme par hasard !
 
Quitte à en contrôler soi-même la bonne exécution ? Avec un « pro » sur place venu du continent, au cas ou ça déraperait au moment du passage à l’acte !
Car, comment savait-il, ce « Corte là » pour si bien renseigner la DNAT qui « pataugeait grave » après avoir remué la « filière agricole » sur un « coup de tête » téléguidé, peut-on imaginer, qui s’est traduite par quelques inculpations de notables véreux, pour seulement six mois plus tard déclencher les écoutes téléphoniques de décembre 98 à mai 99 (celles qui n’ont rien donné) autour d’Alessandri et compagnie ?
La manip est un peu trop cousue de fil blanc pour être totalement honnête.
 
Soyons clair : j’aurai argumenté pendant l’instruction et la cavale de mon client sur ces points là.
Car il est un autre « détail » qui chagrine : Le trio est en marche vers Érignac. Ils le filochaient depuis le théâtre. Et Alessandri dit lui-même qu’il croise la route du Préfet, en couverture du tireur qui le suit, qui vient donc de face.
C’est là que Colonna aurait dû tirer : de face !
Il ne l’a pas fait, aurait laissé passer sa cible, ce serait retourné, l’aurait coursé sur quelques mètres pour lui coller l’arme sur la nuque ?
Aberrant !
Et Marie-Ange de voir ensuite un inconnu, avec la même arme, s’acharner à 4 reprises sur le corps sans vie et à terre…
Non : le relais aurait pu être pris par un tireur qui suivait le Préfet, dans la même direction, que Colonna connaît que trop bien pour lui céder son flingue au moment de le croiser, immédiatement, dans la foulée.
Ce qui explique le coup à la nuque, par derrière, à la va-vite comme pour « sauver l’opération » !
C’est homme là, personne ne l’a vraiment cherché et tous les membres du commando l’ont protégé.

Un vrai roman policier, finalement, toute cette affaire !

Et une toute petite dernière pensée pour la famille de ce Préfet là, en cette fin d'année, qui a la sagesse de se contenter de cette vérité là : Même si Colonna n'a pas tué, ils en avaient tous l'intention délibérée.

Et sont donc condamnés pour ce crime là, si stupide, même à la cause Corse.


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Jeudi 27 décembre 2007 4 27 12 2007 09:35
De la « très grande sagesse des magistrats » (I).
 
Je ne pouvais pas ne pas y revenir, alors même que le verdict est tombé.
Vous en étiez avertis (paragraphe 2) !
D’ailleurs, je ne suis pas le seul… Les « cousins » îliens s’en donnent à cœur joie depuis quelques temps, canardant des gendarmeries locales, rafalant ici ou là, faisant parler le plastic contre des bâtiments publics pour exprimer leur joie de reprendre le « combat armé » !
Est-ce un « juste combat », une « juste colère » ?
Ils en sont tous persuadés : Colonna est innocent, il est la victime d’une justice à trois vitesses (une pour les riches, une pour les pauvres et une… pour les Corsi), de la raison d’État, de la culpabilité ostentatoirement et obstinément affirmée par celui qui sera devenu Président (Ô combien Vénéré !) après avoir été ministre de l’intérieur, toute présomption d’innocence bue !
 
Quelques éléments de réponses à travers un rapport des faits et de l’accusation tels qu’ils peuvent être relevés ici où là.
Nous en avons d’ailleurs puisé l’essentiel à travers un article très bien fait, publié par « L’Express » le 30 mars de l’année dernière (2006), sous la signature d’Éric Pelletier et de Jean-Marie Pontaut, tous les deux des journalistes « confirmés ».
 
Le 6 février 1998 au soir, le préfet de la région « Corse », Claude Érignac et son épouse se rendent à un concert de musique classique à Ajacciu.
Le préfet dépose son épouse devant le théâtre et gare son véhicule un peu plus bas.
À 21 h 05, il remonte la rue, sans remarquer les trois hommes qui l’attendent sur le trottoir.
Son assassin s’avance dans son dos, dégaine un pistolet 9 mm, le plaque sur la nuque de sa victime.
Un premier coup de feu éclate. Le préfet s’effondre.
Le tueur tire encore quatre fois. Deux balles atteignent la victime à la tête.
Puis il abandonne son MAS Beretta réglementaire au sol.
Celui-ci porte le numéro de série, A00199 : l’arme avait été dérobée lors d’une attaque d’un commando contre la gendarmerie de Pietrosella, dans la nuit du 5 au 6 septembre 1997, bourgade de montagne située au dessus de Porticcio, station balnéaire bien connue des touristes continentaux pour se situer en face de la cité Napoléonienne…
Dans le communiqué de revendication, authentifié par le numéro du Beretta, les tueurs choisissent de ne pas se donner de nom.
De multiples fausses pistes, guerres entre police et gendarmerie et fuites dans les médias plus tard, les policiers réussissent à démasquer le commando, quinze mois plus tard.
En épluchant les 3.682 communications échangées par portables dans la zone d’Ajacciu le 6 février 1998 entre 20 h 10 et 21 h 40, ils parviennent à repérer deux lignes utilisées par deux militants nationalistes radicaux, Alain Ferrandi et Didier Maranelli.
 
Le vendredi 21 mai 1999, les policiers de la DNAT, dirigée par Roger Marion, interpellent Ferrandi et Maranelli, Alessandri et Istria. Versini et Ottaviani, seront arrêtés un peu plus tard. Les enquêteurs de la DNAT ne disposent pas d’autres indices matériels que la téléphonie.
Pourtant, ils obtiennent des aveux qui dépassent toutes leurs espérances.
C’est paradoxalement, l’alibi trop bien huilé de Maranelli qui les perdent : Il affirme qu’à l’heure du crime, il se trouve sur les hauteurs de Cargèse, à la chasse à la bécasse (poufiasse, pétasse konnasse), alors que son portable est activé dans le centre d’Ajacciu.
Le 22 mai, Maranelli passe donc aux aveux : le soir du meurtre, il a servi de guetteur en alertant le commando du départ du couple Érignac de la préfecture.
Le 23 mai, entre 2 heures et 3 h 40, il livre le nom d’Yvan Colonna comme étant le tireur.

Et on ne l’arrête plus ! Il raconte aussi les réunions de préparation de l’assassinat sur le domaine familial des Colonna, à Cargèse. C’est toujours Maranelli qui parle d’un repérage effectué, la veille du crime, en compagnie de Colonna et d’Alessandri, dans une Fiat Panda noire.
 
Pierre Alessandri, un ami d’enfance d’Yvan Colonna, se montre lui aussi très disert en garde à vue.
Un témoignage important : « Je me tenais en couverture du tireur, ganté, grimé et armé. »
Il croise Claude Érignac, le laisse passer et entend dans son dos plusieurs coups de feu.
Sans être en mesure de préciser qui de Colonna ou de Ferrandi a tiré.
Après le meurtre, poursuit Alessandri, le commando, Colonna compris, se rend dans le pavillon de Ferrandi, situé sur les hauteurs d’Ajaccio, à Alata. Tous y passent la nuit, réveillés en sursaut par l’appel d’un de leurs complices vers 5 h 30. Une alerte qui les oblige à passer plusieurs heures dans le maquis.

Martin Ottaviani, recruté tardivement pour servir de chauffeur, est le troisième homme à dénoncer Yvan Colonna. Il décrit l’ambiance tendue qui règne dans la voiture avant le meurtre. « Yvan Colonna a pris place à l’arrière », précise le chauffeur.
Il s’est équipé d’une paire de lunettes et de gants de couleur sombre. Il porte aussi l’une des armes dérobées à la gendarmerie de Pietrosella. Deux minutes après l’assassinat, Ottaviani voit arriver Colonna, Ferrandi et Alessandri. Ils montent dans le véhicule et filent vers leur planque d’Alata. Ottaviani entend : « C’est bon, on l’a tué...»

Enfin, Joseph Versini, s’épanche à son tour. Il a participé aux réunions préparatoires. En compagnie de Colonna, assure-t-il. Mais Versini ne se rend pas à Ajaccio le soir du meurtre : il ne se sent pas capable de tuer un homme de sang-froid…

Par ailleurs, trois épouses apportent des précisions sur la préparation de l’assassinat ainsi que sur la fuite du groupe. La concubine de Versini cite Yvan Colonna comme membre du commando.
Michèle Alessandri précise, elle, que les réunions avaient lieu dans la distillerie familiale, une vaste propriété à l’écart de Cargèse. Outre son mari, dit-elle, il y avait Yvan Colonna, Didier Maranelli, Alain Ferrandi et Marcel Istria.
Le 7 au matin, le lendemain de l’assassinat, elle se rend à Alata, chez Ferrandi, pour ramener son mari. Elle y voit, dit-elle, Colonna.
Quant à Jeanne Ferrandi, elle évoque elle aussi la présence du berger à son domicile.
 
Ces sept témoignages là sont confirmés à l’issue des gardes à vue devant les juges d’instruction et recoupés par différents indices.
 
On ne voit pas bien pour quelles raisons objectives, ces 7 personnes là désigneraient, toutes séparément, une personne qui n’aurait rien à voir dans cet attentat, ce lâche assassinat de sang-froid, alors même qu’elle désigne un citoyen « actif » pour être engagé dans un réseau indépendantiste fort et intransigeant.
Une vengeance personnelle ?
Une « affaire d’homme » à 1 contre 7 ?
Une sordide vendetta par femmes interposées ?
 
De toutes ces hypothèses explicatives d’un geste qui enverrait un innocent pour de longues années derrière les barreaux, aucune trace, bien naturellement.
 
Si encore Yvan n’avait rien à voir avec ce commando là, il aurait été très simple de s’en expliquer. Mais non : le berger préfère « prendre du recul ». Et de quelle façon !
Une petite balade matinale dans le maquis n’est pas suffisant pour inculper qui que ce soit.
Colonna ne figure pas dans le coup de filet du vendredi 21 mai 1999. Il prend la fuite dans la nuit du samedi au dimanche, après avoir retiré de l’argent à la banque.
Les enquêteurs le ratent de très peu.
Il faudra une traque de quatre années pour arriver à localiser le suspect et à l’interpeller dans une bergerie, le 4 juillet 2003.
Il affirme que, à l’aube du 23 mai, le dimanche, alors que Maranelli passe aux aveux entre 2 heures et 3 heures 40 du matin, il monte au pacage pour s’occuper de ses chèvres : Les chèvres, mais c’est bien sûr !
Il a passé la nuit près du col de Sevi. En redescendant vers le village de Vico, il aurait croisé une « relation ». L’homme, dont il refuse de dévoiler l’identité, lui tend un exemplaire de France-Soir, dont la Une s’orne de sa photo et du titre « Wanted ».
Le berger a alors l’impression de tomber dans un gouffre. D’où l’idée aussi sotte que grenue de « prendre du recul »…
« Ce n’est pas devant la justice qu’Yvan Colonna décide de fuir, assure son comité de soutien. C’est de l’injustice qu’il cherche à se préserver ! ».
Bien évidement : ça tombe sous le sens !!!
 
D’accord, il fallait peut-être sauver le « soldat Colonna », tant qu’aucun aveu personnel ne pouvait être retenu contre lui.
Tous les membres du commando d’Ajacciu qui l’ont mis en cause se sont donc rétractés les uns après les autres.
Pierre Alessandri est le premier à revenir sur ses déclarations.
Le 26 octobre 2000, au détour d’un interrogatoire, il lâche : « Je voudrais juste vous dire qu’Yvan Colonna n’était pas sur le lieu de l’assassinat du préfet de région. Je sais que cette déclaration mériterait davantage d’explications, mais, en raison du refus qui nous a été opposé au niveau du regroupement des prisonniers corses et de la politique en général, je n’ai pas l’intention d’en apporter davantage. Je verrai ultérieurement avec mes conseils si je dois apporter à un moment ou à un autre plus d’explications à ce sujet. »
Ce qu’il n’a jamais fait, pour ce motif aussi dérisoire… puisqu’il perdure !
 
Le véritable coup de théâtre survient deux mois plus tard. Yvan Colonna donne, pour la première fois, de ses nouvelles et clame son innocence : Yvan Colonna adresse une lettre à l’hebdomadaire nationaliste « U Ribombu », qui la publie en janvier 2001.
Dès lors, les rétractations se multiplient.
Une lettre recommandée de Maranelli, avec accusé de réception du 9 janvier 2001, arrive sur le bureau du juge d’instruction. De sa cellule, il veut « apporter une précision indispensable à la manifestation de la vérité ». En effet, poursuit-il, les accusations contre Yvan Colonna « sont totalement erronées ». Lui aussi entend s’expliquer en détail « ultérieurement », ce qu’il n’a jamais fait.
À partir de juin 2001, c’est au tour d’Ottaviani de préciser que : « Je confirme pour moi, je ne confirme rien pour les autres. »
 
Mais, si ces assertions sont justes, une question demeure : Pourquoi l’ont-ils tous désignés comme le tireur ?
Grand silence dans les rangs…
 
Un autre détail rend les dires de Colonna suspects : Le 11 janvier 2005, Yvan Colonna livre, enfin l’alibi qui l’aurait innocenté et qu’il promettait au juge Thiel depuis son arrestation.
On imagine l’impatience du magistrat.
Par malchance, il ne concerne pas l’assassinat du préfet, mais l’attaque contre la gendarmerie de Pietrosella, où les armes du commando ont été dérobées.
Colonna explique que, le 5 septembre 1997 au soir, il dînait à la pizzeria le Saint-Jean, à Cargèse. Interrogé, le gérant, Paul Donzela, recouvrait d’un coup la mémoire – sept ans plus tard – et confirmait les déclarations du berger. Et d’ajouter derechef le détail qui tue : il n’avait pas eu de contacts récents avec les Colonna !
Vérifications faites, une demi-douzaine de coups de fil ont été échangés les semaines précédentes ces « aveux » avec la famille et un avocat…

Voilà ces faits, dans toute leur cruauté et absurdité, qui ont servi à la Cour d’Assises Spéciale à condamner exactement à la même peine que les autres, Yvan Colonna, en qualité de co-auteur !
Ni plus. Ni moins.
Si la Cour n’alourdit pas la peine du tireur présumé, faute d’éléments suffisants, c’est la marque du « bénéfice du doute » sur celui qui a porté le coup meurtrier.
Pour le reste, il est bien clair que pour les magistrats considèrent Colonna comme membre du commando : d’où la peine identique pour tous.
 

Ça plus les maladresses de la défense (car je n’aurai pas défendu cet homme là de cette façon là, nous y reviendrons peut-être un autre jour) et toujours une question lancinante et sans réponse : Pourquoi dans le dos ?


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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 09 2007 09:45
 
 
Lundi 20 août 2007 : Palasca, suite !
 
Que ne lit-on pas, page 5 de l’édition « Corse » du Corse Nice Matin ? Corsica Nazione Indipendente, les caciques à Jean-Guy (Talamoni), la « vitrine légale » de la « Fée Hélène Cé » Union des Combattants, qui appelle à un rassemblement pour le mercredi suivant, à Palasca soi-même à 17 H 30 pour y développer « ses arguments au cours d’une conférence de presse » !
 
Attention, ça décoiffe : Je reprends le texte tel qu’il a été publié par le valeureux journal, en italique.
Le CNI commence par « exprime(r) sa désapprobation devant le traitement médiatique surdimensionné de l’affaire dites Palasca ».
Là, ils ont raison : le linge sale se lave en famille, pas sur la place publique !
C’est d’ailleurs pour cela qu’ils annoncent une conférence de presse, imagine-t-on…
Arf !
 
« Prétendant dénoncer des faits divers qui ne sont ni propres à Palsaca, ni à la Corse (là encore, c’est hélas bien vrai : la loi du silence face aux petits voyous du continent, c’est aussi une coutume dans les banlieues d’où ils sont issus), Monsieur Broomberg a manifesté la prétention de s’ériger en moralisateur de la société Corse (Ah ? Je n’avais pas lu ça : il appelait tout juste à un dialogue !) et d’ouvrir le débat sur la violence (CQFD : j’avais donc bien compris ! Et eux mélangent tout et rien : un peu comme si dialoguer c’est forcément moraliser… Se taire c’est quoi au juste ?).
 
« Qualifiant « ses propos d’outranciers (…), Corsica nazione poursuit » : « Cette personne, accueillie depuis 40 ans (on se souvient que pour le CNI et d’après les déclarations de son « chef » aux « journées internationales des peuples sans nation » à Corti, n’auraient le droit de vote (et d’acquérir une propriété) que les personnes justifiant de 10 années de présence continue sur l’Île de Beauté) par la communauté de Palasca, s’est crue de ce fait autorisée à insulter tout un village (il avait pourtant dit que son propos ne visait pas tout le monde… m’enfin passons !) et au-delà un peuple, (Arf ! La belle affaire : là, c’est eux qui débloquent ferme ! Et pourquoi pas l’humanité toute entière, tant qu’on y est ?), instituant de sa propre autorité un délit de « responsabilité collective » (…).
 
Un : Un incendie, ce n’est plus un délit mais un crime… Pour un avocat inscrit au barreau, certes formé à Aix (il n’en sort pas forcément que l’élite, je vous l’accorde), c’est un peu limite…
Deux : Il n’a fait que constater des faits sans même les qualifier, celui du silence face aux agressions et incivilités graves, qu’il dénonçait.
En rien Broomberg s’est fait l’auteur d’une institution pénale nouvelle !
Il confond décidément tout, le cousin Jean-Guy.
Ou alors il était encore beurré comme un Petits LU quand il a rédigé ce communiqué avec ses potes, ce que je n’ose croire !
 
« Pour nous, cette affaire est révélatrice d’une situation qui permet la généralisation d’actes hostiles (…) à l’égard de notre communauté, sommée, chez elle, d’adopter le profil bas et de rentrer dans le droit commun ».
Chez eux… « Ces gens là » se sentent donc autorisés à adopter un profil haut et hors du droit commun ?
Quitte à répondre à tout « acte hostile » par la violence criminelle ?
Est-ce bien de cela dont on parle ?
Et ça veut s’autoproclamer indépendant ? Indépendant, pas autonome, ni à statut spécial, non indépendant, alors que ça ne sait même pas remettre de l’ordre dans ses propres rangs ?
Y’a du boulot…
 
D’autant que j’en rigole par avance : Si tel sera peut-être le cas un jour, faudra bien que ce soit avec réciprocité !
J’explique : Que les autorités françaises, un jour, accorde l’indépendance (c’est vite fait, il suffit de faire un référendum ouvert à tous les français et pas seulement entre îliens façon Jospin, puisque ceux-là n’en veulent pas, et encore, s’agissait-il seulement d’un peu plus d’autonomie législative et réglementaire), il y aura forcément traité de réciprocité entre Nations, un jour ou l’autre.
Imagine-t-on devoir traiter les corses « impatriés » sur le continent de la même façon que les francesi le seraient en Corse ?
 
On rappelle aussi que non seulement il n’y a que 270.000 insulaires, dont à peine les deux tiers sont d’origine Corse véritablement, mais qu’il y en a plus deux millions et demi qui vivent ailleurs dont les 4/5ème en France… continentale.
Autant de « sous citoyens » à gérer, « tête de maure » affichée sur les vêtements, comme en des temps révolus l’étoile à 6 branches (des shérifs de la lointaine Amérique), ou à les faire nourrir par les insulaires en les renvoyant illico presto à leurs origines : « Une terre, un peuple, une nation ». Faut réunir le tout, naturellement !
Arf !
 
Faudrait à relire Pasquale Paoli et les écrits de la Cuncolta d’Orezza, notamment ceux du père Ostriconi, en plein XVIIIème, bien en avance sur toutes autres Nations à venir (« national », jusque là et depuis l’antiquité, voulait dire « natif de », sans aucune signification politique, bien entendu).
 
Et sans les subsides ! Puisqu’on rappelle que quand les Corses contribuent pour 1 euro à la finance publique française, ils en perçoivent plus de 2,6…
Et sans compter les « droits acquis » de la vaillante Sécurité Sociales et autres caisses de retraite !
Passons, n’est-ce pas !
 
Mais ce n’est pas tout : « Corsica Nazione Indipendete rappelle qu’il est indispensable dans tout débat sur la violence de prendre en compte l’agression que vit le peuple corse, à travers la décorsisation et la dépossession de sa terre (…) qui privent les Corses de l’accès à la propriété et à l’emploi » !
Si !…
Faut rappeler que la Corsisation des emplois se résume, à travers notamment les revendications du STC, le Syndicats des Travailleurs Corses (attention, ce n’est pas une insulte !) à faire jouer la préférence insulaire pour toute offre de boulot !
C’est déjà un fait acquis : aller chercher une caissière yougoslave ou un plombier polonais pour faire les vendanges ou autre chose, ne viendrait à l’esprit de personne, ni en Corse ni ailleurs, sauf pénurie évidente !
Naturellement, quand il s’agit d’être embauché sur concours, par exemple dans la fonction publique continentale ou les entreprises nationales, il s’agirait soit de ne l’ouvrir qu’aux insulaires, soit de tricher avec les notes !
Quitte à avoir finalement que des incompétents…
D’ailleurs, il faut que je vous en raconte une bien bonne : Vous m’y ferez penser !
 
Pour le reste, s’il s’agit de payer des « bras cassés », pour qu’ils puissent vivre aussi profiter du statut  social continental, y’a sûrement moyen de s’arranger.
Quand à la Corsisation des terres, avouons qu’il serait très simples que les insulaires ne les vendent pas, en tout premier lieu, à des continentaux : ce serait quand même plus simple !
 
Bref, Monsieur Broomberg répond collectivement aux nombreux soutiens qu’il reçoit de « toute la Corse et d’ailleurs », dans le même article : « Je suis devenu la vedette involontaire d’une histoire qui me dépasse. (…) Je pense maintenant que j’ai dit tout ce que j’avais à dire. (…) À chacun de reprendre à son compte le questionnement sur nos attitudes face à la violence est ses conséquences sur notre bien être et l’esprit social. Aux Palascais, qui me connaissent et connaissent mon attachement au village, que je n’ai voulu ni insulter, ni mépriser, mais simplement – trop vivement, il s’avère – appeler à la solidarité avec les victimes contre la violence gratuite, je souhaite de tout mon cœur d’avoir rapidement l’opportunité d’entendre en face les doléances contre moi, en réunion entre Palascais, pour venir m’excuser, m’expliquer et essayer de retrouver la paix dans les esprits et les amitiés d’antan (…) »
 
Appel aux hommes de paix et de bonne volonté, on ne peut plus clair !
Ce que je ne sais pas, c’est si Monsieur Broomberg a compris ou non le massage de l’incendie de son atelier. Si oui, c’est un homme de courage et d’honneur. Il mérite réellement notre profond soutien.
Si non, c’est un imbécile.
Un peu comme les caciques du CNI : Corsu Natu Imbeccilu ?
 
Pendant ce temps là, le PNC (une autre vitrine légale d’un autre mouvement clandestin de bombineurs : c’est compliqué en Corsica Bella Tchi-tchi !) « condamne avec la plus grande fermeté l’incendie criminel qui a récemment dévasté le restaurant « A Forona » à Porto-Vecchio dans la nuit du 14 au 15 août, rue Borgo.
Il faut dire aussi que « Sandrina et Michèle (ont leur) soutien le plus total (pour être) membres du Cunsigliu de notre parti » (sic : page 5 du journal local du 21 août 2007).
 
C’est bien ce qu’il y a de plus désagréable dans ce nationalisme là : deux poids, deux mesures selon que vous êtes encartés ou non !
Imaginez, par exemple, que De-la-nuée, notre bon maire parigot, s’indigne des contredanses reçues sur les pare-brises des véhicules mal stationnés dans les rues de la Capitale, au prétexte que leur propriétaire est encarté PS, Verts, ou apparentés !
Et condamne vertement le « Neuf-Deux » ou le « Deux-B » le long du même trottoir, parce qu’il a dépassé l’horaire de son ticket délivré par l’horodateur municipal, au motif, pour ce dernier, de la « violence faite aux riverains, privés ainsi d’une place de stationnement qui leur revenait historiquement de droit » !
 
Rigolo, non ?

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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 09 2007 09:42
 
Il s’en est passé une bien bonne !
 
C’est sur cette petite planète bleue, la troisième de son étoile que les « locaux », des bipèdes mammifères, appellent Soleil, perdue aux confins d’une galaxie quelconque.
Plus précisément sur une terre émergée que les anciens avaient baptisée « Cyrnos », là pas très loin de la mer, à flanc de montagne à la limite d’une région qu’on nomme « Balanina », coincée entre le « Nebbiu » et le désert des Agriates. Y vivent une poignée d’autochtones qui survivent d’activités locales tout long de l’année, à l’exception de la période estivale, où ils reçoivent nombre de visiteurs à qui ils proposent un accès, partagé avec la commune voisine, Belgodère, la belle plage de Lozari où campe son célèbre VVF et depuis quelques années, de l’autre côté de la route nationale, quelques lotissements coincés entre « loi montagne » et « loi littoral ».
C’est Paslaca.
 
On y accède soit par la route de Belgodère soit depuis celle de Lozari, soit par la Micheline qui serpente entre Calvi et Ponte-Leccia à flanc de montage.
C’est en Corse naturellement, ce beau pays d’harmonie des âmes bien trempées, chargés d’une histoire plus longue qu’un annuaire des PTT qui commence avec les ancêtres du néolithique…
Vous savez, c’est là que des hommes clairvoyants ont écrit la première Constitution de l’Histoire de l’Humanité.
C’est là qu’ils y installèrent la première République de l’Occident moderne après un millénaire et demi de vie locale et démocratique, réinventant la Démocratie institutionnelle pour eux-mêmes et pour toute la planète, celle-la même qui avait disparu depuis la Grèce antique et la Rome pré-impériale.
Toutes choses qui servirent de modèle aux Anglais de Nouvelle-Angleterre d’abord, puis une génération seulement plus tard, au pays voisin et continental en pleine effervescence politique.
C’est ce pays qui donna un Empereur à la France, sa révolution métrique, son Code civil et son Code pénal, la plupart de ses institutions qui existent toujours deux siècles plus tard.
C’est là que découvrirent quelques voyageurs les prémices des lumières d’une Révolution tout court qui devaient envelopper l’Univers connu de ses bienfaits dans un prosélytisme sans frontière…
 
Paslasca, en tant que tel, est un petit village assez commun, où il fait bon vivre. C’est simple, il y fait si bon vivre, qu’à la fin des années 60, un Sud-Africain, du nom de Martin Broomberg vint s’y installer, bien accueilli par les anciens.
Il n’y fit pas fortune (c’est un « ciottucciu ») mais y éleva sa famille en fabricant pour tous, ou presque, les fers forgés de la région ou, pour son plaisir dans l’ancienne gare où ne s’arrêtent plus les Michelines depuis si longtemps, quelques « œuvres d’art » que de trop rares riches amateurs viennent parfois lui acheter.
 
Depuis quelques années, le village revit en voyant arriver quelques touristes jusque dans ses murs, près à payer moult loyers, conquis par le charme de la région. Certains y achètent et restaurent des demeures laissées à l’abandon par les « natifs ».
Il se trouve que Martin s’abstient, par respect d’autrui, de marteler son fer rouge à la fraîche : ça s’entend dans toute la vallée.
Mais la cloche du village empêche les migrants de jouir de matinées « grasses » durant leurs vacances et ils s’en plaignent… sans résultat.
Alors, au lieu d’en parler à Monsieur Jean-Louis De Marco, Maire du pays qui fait la sourde oreille, ils lui écrivent, arguant d’un tapage nocturne… sans autre réponse que des déprédations multiples apparaissant telle une génération spontanée dans ce havre de paix qui n’en avait jusque là jamais été victime : pneus crevés, incivilités, petits larcins, effractions diverses, destructions malveillantes, dégradations du bien d’autrui, etc.
C’est la Corse, celle de ceux qui entendent bien faire respecter leurs traditions, pour n’en connaître aucune autre, faute d’avoir pu « se sortir » de leur trou…
 
Notre Corsu d’adoption, lui qui vient d’ailleurs pour avoir connu l’Apartheid Afrikaner, s’inquiète : il prend à son tour sa plume et placarde (quelques heures à peine : elle a été arrachée) une lettre appelant les Palascais à débattre de la violence et des incivilités qui envahissent la vie du village, entraînent méfiance, distance et suspicion.
Son texte est d’ailleurs publié dans les colonnes du « Corse Matin », version insulaire du 16 août, page 5, à la demande pressante du premier magistrat concerné : « Je suis écœuré par la lâcheté de ce village… Qui n’est riche que par ses étrangers, ses touristes, ses passants, ses vacanciers et qui depuis que je le connais ne sait lever le petit doigt pour soutenir des victimes innocentes d’actes dignes d’une barbarie débile d’un autre âge, ni pour dénoncer en son sein les auteurs de tels actes. Pauvre Palasca, tristes Palascais (…) ».
Il veut les sortir du silence dans lequel ils se réfugient, silence qu’il qualifie indirectement de lâche, ouvrant largement le sentiment d’impunité aux « petites frappes » auteurs de ces délits qui obligent à la suspicion, à fermer à clés les voitures, les portes des jardins et des maisons !
 
Quoi ? Lâches les Palascais ?
Le voilà, « l’adoptif », « pinzutu » lointain en plus, la cible de la vindicte populaire locale : En Corsica Bella tchi-tchi, traiter quelqu’un de « lâche » et c’est une « fatwa » qui se déchaîne contre vous, anonyme, cachée, mais perpétuelle et… « lâche » pour n’oser dire qui !
Un peu comme d’une démonstration de sa consistance bien réelle, en somme.
CQFD… en quelque sorte !
C’est aussi de la bêtise à l’état brute !
Et ils s’y entendent, les Palascais en matière de çonnerie faite humaine et plus que compacte à en crever la bouche ouverte pour le « prouver », en démontrer l’axiome ancestral !
 
Devant la réaction de rejet que suscite sa « lettre ouverte », Martin Broomberg le forgeron, fait publier dans le journal local, l’édition du dimanche, le 12 août, un courrier réitérant son appel au dialogue. Il en profite pour s’excuser platement de l’assimilation odieuse que certains ont osé faire en déformant son propos, arguant qu’il n’a jamais voulu confondre quelques imbéciles, « auteurs de lâches dégradations et dépréciations » à Palasca et tous les Palascais dans leur ensemble : normal, s’il en est peu fier, il entend en être quand même.
Il corrige « une coquille » : ne pas lire « riche que de », mais prier de comprendre, « riche de ses étrangers, touristes, passants ».
 
Comme d’un dernier appel à la Raison, à l’Intelligence, aux liens d’amitié réciproques forgés en 40 ans de présence, le verdict populaire Palascais tombe le soir même, à minuit moins le quart : L’atelier du forgeron est entièrement détruit par un engin incendiaire !… « L’honneur palascais » est enfin sauf !
Si ! Hélas, comme d’une démonstration irréfutable : la çonnerie mène bien au crime !
 
Mè, nè so Corsu, assai prima che i francesi avessinu infine unu rè, Pépin III, je te le dis Martin, ce n’est que dans l’adversité que l’on reconnaît ses amis !
Ceux que tu as pris pour tels écrivent : « Cet affichage a jeté le trouble et l’émoi au sein de la population qui s’est sentie humiliée et insultée », dixit le Maire et son Conseil municipal (unanime et solidaire, espère-t-on) qui « condamnent (quand même) sans réserve l’incendie ».
Il peut : Je serai la Maire de ce patelin, mais j’ouvrirai illico presto une ligne de crédit municipal pour dédommager Martin au-delà de toute espérance, quitte à augmenter massivement les impôts l’année suivante et à en perdre mon siège municipal : plutôt ça que d’être le premier magistrat de ces Kon-citoyens là !
Car, si on ne peut plus rien dire à un « amicu », y compris et surtout ce qu’il a besoin d’entendre, à quoi cela peut-il servir d’avoir son ami ?
Et ça vaut dans les deux sens : à Martin on peut aussi remarquer qu’il y avait d’autres façons de lui ouvrir « le chemin de la Raison » collective, un peu plus respectueux d’autrui !
On a beau être « corsu è so fièru », on en est quand même pas obligé d’être aussi débile et primaire que cela sous prétexte d’être insulaire !
 
Moi, j’adore ! J’enverrai bien Sarko et son Karcher, s’il avait été encore notre Ministre de l’intérieur au lieu de se pavaner chez les ploucs de la côte est des USA à manger des « chiens chauds », pour nettoyer la « racaille » dans cette vallée de « ces Corsicaccia » là, juste comme ça, pour leur faire savoir les bonnes manières.
(NDRL : Il viendra, mais plus tard et pas à Palasca. À Saint-Florent, de l’autre côté de la montagne, pour saluer un « frère » restaurateur qui a permis l’arrestation d’autres petits voyous qui se prenaient pour des racketteurs, en en profitant pour dénoncer l’amalgame « des méthodes » avec les « combattants » nationalistes…)
 
Pour aussi oublier que forcément, pour terroriser une personne à la faire taire, ceux-là en sont à passer par tordre le cou au principe multiséculaire de « l’hospitalité insulaire » !
Au lieu de causer à visage découvert, ils incendient protégés par la nuit…
C’est dire où ils mettent l’Honneur d’être nés Corses ou d’y vivre, car, je persiste, ça reste partout ailleurs un honneur et un bonheur.
Ceux-là ne méritent décidément pas de respirer le même air que le mien : ils ne le valent même pas !
 
D’autant que pas à un seul ne viendra l’idée de « faire la leçon » à la petite bande de voyous débarqués de leur banlieue métropolitaine, venus jusqu’à Palasca pour piétiner allégrement l’harmonie des lieux… en tout impunité.
 
Et à l’occasion, je rappelle aux lecteurs « continentaux », que l’hospitalité Corse, c’est aussi ouvrir sa porte à quiconque, même un criminel. Ce que les flics de la Vème République ne comprennent décidément pas, accusant alors et à tort de complicité du crime de celui-là, même quand il n’y est pour rien.
 
En notant que par contre, le Code pénal ne connaît pas le « recel de crime ».
Et parce qu’il n’est pas puni ni poursuivi, le « profiteur » du crime d’autrui, son receleur, le porte jusqu’à la fin de ses jours puisqu’il n’y a pas de prescription.
Les Palascais, par criminel interposé (les incendiaires), ont voulu donner une leçon de « solidarité insulaire » à Martin qui se disait leur ami. Non seulement cet homme là découvre ne pas avoir d’ami là où il vit depuis quatre décennies, pour être traité comme une vulgaire « nemicu », mais en plus, les Palascais sont tenus de ne pas dénoncer l’incendiaire et porteront à jamais le sceaux de « receleur », de « piattatore », l’infamant et imprescriptible qualificatif de « profiteurs ».
Autrement dit, pire que pire que « lâche ».
 
Bref, si par hasard vous passez par le Balagne, évitez la D 363 depuis la côte et la D 163 depuis Belgodère : vous tomberiez forcément sur des autochtones sans intérêt, qui ne savent que manger le çon de leurs ânes, à en faire des çonneries plus grosses qu’eux !
Même leurs chèvres ont plus d’intérêt pour être capables de fournir du lactosérum dont on fait des fromages si vigoureux : Chier dans les bottes du principe séculaire de l’hospitalité et de la tolérance qui fait l’un des attraits les plus sympathiques de ces lieux de vie n’a hélas manifestement plus cours dans cette vallée là !
Et puis, vous verrez, il y a tant d’autres jolis coins à voir, tant d’autre lieux où l’on sera si fier de vous montrer le paysage, les talents locaux, l’artisanat, les mets des cordons bleus insulaires : vous découvrirez que la Balagne, c’est le jardin de la Corsica Bella Tchi-tchi, après avoir été le grenier à blé de Genova, la médiévale renaissante !
 

Le 13 août.


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Mercredi 30 mai 2007 3 30 05 2007 10:47
Steph se présente !
 
Mais oui : Stéphanie Grimaldi, soi-même !
Et directement aux législatives et dans la deuxième circonscription de Haute-Corse (2B) !
 
Il s’agit des cantons d’Alto-di-Casaconi, de Belgodère (ah ! Belgodère et son col avec sa route infernale), de Bustanico (et son boucher, et son petit curé), de Calenzana (avec ses biscuits au sucre et à la fleur d’oranger, le départ du GR 20), de Calvi (Semper Fidelis), de Campoloro-di-Moriani (ne pas confondre l’aéroport d’Ajaccio), de Castifao et Morosaglia (perchés dans la montagne), de Corti (la capitale de Paoli, son université… la plus petite de France), de Fiumalto d’Ampugnani, de Ghisoni, d’Île-Rousse (et son rocher tout rouge, port créé par Paoli), de Moïta-Verde (plus très verte), de Niolu-Omessa (pas très loin de Tralonca la célèbre), d’Orezza (et son eau pétillante) et d’Alesani, de Prunelli-di-Fiumorbo, de Venaco (« village » qui vit naître tant de célébrités, y compris Antoine, le chanteur des élucubrations), de Vescovato et enfin de Vezzani.
 
Beau et vaste pays, dominé par le « Clan » Giacobbi, Paul étant le Président du Conseil général local, PRG, aux côtés de l’autre clan installé à Bastia, celui des Zuccarelli (Émile, ex ministre de la Poste, ayant hérité de son père le siège de Maire de Bastia, la première circonscription) également PRG.
On se souvient que cette circonscription était « tenue » par Pasquini (Pierre) RPR, Maire d’Île-Rousse jusqu’en 97 pour passer aux mains de Patriarche (Paul) UDF/DL, Maire de Novella (étape obligée de la ligne de chemin de fer local et désenclavé depuis quelques années après moult travaux par « l’autostrada » : on y file à vive allure dans des courbes à la visibilité dégagée qui permettent tous les dépassements possibles et les radars sont dans la plaine) !
 
Sarko y a fait un bon score en mai dernier et la miss, investie par l’UMP en novembre 2006, soutenue par tous les caciques du coin, Ange Santini en premier lieu, ex-Maire de Calvi, devenu deuxième adjoint de Calvi aux côtés de Pancrace Guglielmacci – le Maire, Jean étant le premier adjoint et Dominique un des 26 élus (si, si cf. http://www.villedecalvi.fr/fr/conseil.php?visu=espace_citoyen, une vraie « famille » avant de devenir un futur « clan » –, Président de la collectivité Territoriale de Corse depuis 2004, qui exécute les délibérations de l’Assemblée Territoriale et de celui de la communauté de communes de Balagne (qui a tant de mal à construire son antenne de l’hôpital de Bastia) et gère comme elle peut les ressources en eau potable depuis que la nappe phréatique aurait tendance à passer sous le niveau de la mer, en plaine, a de bonnes chances de réussir contre Jeannine Boschi Andreani investie par le PS !
 
Si on peut lui souhaiter de remporter la majorité des suffrages de ses concitoyens, balayant « comme un ouragan » toute opposition démocratique, il faut rappeler que la Dame est déjà une élue locale, pour être Maire de « La Porta », commune de 196 habitants, au Nord et sur le versant Est de la Castagniccia (l’autre côté de ma montagne battue de chemins pluriséculaires tracés par des générations d’ânes), perdue dans une des nombreuses vallées verdoyantes, Présidente de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse, Conseiller exécutif…
 
 
Ce n’est pas la princesse du Rocher (l’autre, pas celui de Gibraltar) !

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Mardi 10 avril 2007 2 10 04 2007 10:44
Un exemple à suivre.
 
Ange Santini, Président notamment de la CTC (Collectivité Territoriale Corse), le Préfet Michel Delpuech et le directeur de « Capenergies », Jean-Christophe Delvallet, lance avec l’université de Corti et le pôle de compétitivité PACA-Corse dédié aux énergies non génératrices de gaz à effet de serre, une plateforme technologique qui va devenir une « première mondiale » http://www.alta-frequenza.com/index.php/fr/content/view/histo/59/day/1/month/3/year/2007.
 
Le groupe Raffalli (insulaire) va bâtir sur la commune de Vignola, en bordure du site des Sanguinaires, du côté d’Ajacciu, une « petite » centrale solaire de 3,5 MW (même pas 1/5ème de l’énergie du « TGV record ») : la technologie avancée sort enfin des laboratoires !
 
On savait, sur l’île de beauté, que l’énergie solaire corse avait tendance à brûler l’épiderme des saxons et autres nordiques vautrés en été sur ses belles plages, à déclencher la production plus ou moins rapide de mélanine par les mélanocytes chez tous ceux qui se protègent suffisamment des brûlures des rayons UV.
On savait aussi que le soleil avait également tendance à réchauffer par agitation thermique toute matière moléculaire en absorbant les photons et autres rayonnements décrits admirablement par la théorie quantique.
D’ailleurs, sur le continent, souvent on use de ce phénomène pour se chauffer en capturant cette énergie rayonnante autour d’un récipient rempli d’eau et « mis sous cloche » pour retenir le rayonnement infrarouge.
 
Quelques satellites, marins, bornes parcmètres et autres outils de peu de consommation électrique usent de piles photovoltaïques pour assurer leur autonomie de fonctionnement, y compris quelques voitures à l’état de prototype (dans le désert australien ou les plaines arides du continent américain).
D’autres avait rêvé de grands fours solaires pour créer de la vapeur à utiliser dans des turbines et ainsi pouvoir les faire diverger au réseau électrique : il les ont démontés depuis.
 
En Corsica bella (tchi-tchi) on va dépenser 32 millions d’euros pour produire 3.500 KW (9,14 € le W) pour coupler les panneaux solaires à une usine d’électrolyse de l’eau et fabriquer ainsi de l’hydrogène qui servira de combustible à une pile à hydrogène (qui rejette de l’énergie électrique et de l’eau pure) associée, comme d’une grande batterie électrique, à la centrale solaire.
En effet, les centrales solaires ont tendance à ne fonctionner que le jour et jamais la nuit. Or, la consommation électrique, c’est jour et nuit…
 
Double intérêt : Pas besoin d’immenses batteries de batteries ou de condensateurs géants ; développement garanti des piles à combustible à hydrogène !
Qui après-demain se retrouveront dans nos autos citadines (quand on aura maîtrisé le problème du stockage ambulant) http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Hydrogene. C’est que l’hydrogène, c’est le gaz le plus léger qui existe, le moins dense, d’où les énormes réservoirs de la fusée Ariane V et l’un des plus « énergétique » quand il est mis en contact avec un comburant comme l’oxygène (même ambiant).
Et pour le conserver sous forme liquide (la plus dense possible), il faut un immense frigidaire à côté d’une usine à cryogénisation (qui le refroidi à l’en faire devenir liquide) à – 253° C ! http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/articleHydrogeneSalaun.htm.
 
On espère que la solution de la production continue à côté de la consommation continue et sans transport n’imposera pas d’installations gigantesques sur ce promontoire réputé pour sa beauté à couper le souffle.
 
C’est sans doute, sous nos yeux, une des solutions à la fois la moins polluante et la plus prometteuse de l’avenir énergétique du monde entier !
Bravo La Corse !

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Jeudi 8 février 2007 4 08 02 2007 11:09
 
Même mort, Jean-Jé fait parler de lui !
 
On se souvient que la parrain putatif du « gang de la brise de mer », en Corse, avait loupé un virage sur une route qu’il ne connaissait pas pour l’emprunter tous les jours… ou presque.
On se souvient que le passé tumultueux et criminel de ce personnage a fait la Une des journaux (et pas seulement des « locaux ») à plusieurs reprises.
Ajaccio est une ville, certes impériale (dans un passé qui s’étiole), livrée à une guerre des gangs qui ressemble à s’y méprendre à une « passation » de génération (quoiqu’en dise la presse hebdomadaire) : la suivante est encore plus abjecte, plus violente, plus déjantée que la précédente !
 
Jean-Jé Colonna (rien à voir avec le tireur présumé du même nom qui exécuta le Préfet de région Érignac) gênait, semble-t-on en déduire. Des témoins ont vu son véhicule descendre à vive allure dans un ravin en contrepoint d’un pylône ou d’un parapet (maintenant d’une pile de pont).
D’autres, au même instant l’ont vu sortir de son véhicule en feu. D’autres non, tellement la chaleur dégagée empêchait toute tentative de venir en aide à l’occupant du véhicule, etc.
Il faut dire que les pompiers une fois arrivés n’ont pas eu à éteindre quoique ce soit : et ils s’y entendent à protéger le maquis environnant tous les étés !
Bref, une histoire qui ne tenait déjà pas la route…
 
Depuis, « ça dérape » sévère !
Deux rapports remis la semaine dernière par deux experts, l'un en mécanique, l'autre en chimie « mettent en évidence la présence d'éléments susceptibles de constituer un engin explosif ou incendiaire » dans la carcasse du véhicule. Il s'agirait, selon des enquêteurs, d'un tube percé au deux bouts, présentant des résidus de nitrate à l'intérieur, et de fuel à l'extérieur (ça pourrait être un SAM 7 ou un bazooka… ou un feu de Bengale, genre fusée de détresse maritime ?).
Une contre-expertise est en cours pour préciser la nature de l’engin (il faut bien ça…).
« La thèse criminelle ne peut donc plus être totalement écartée, car il y a la présence suspecte d'un engin qui pourrait -- je le dis bien au conditionnel -- être un engin incendiaire ou explosif », annonce le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel. Il affirme aussi qu’un examen médical révèle « une absence totale de lésion et un muscle cardiaque en parfaite santé (…) L'autopsie confirme qu'il n'a pas eu de crise cardiaque au volant, ni même de rupture d'anévrisme », a-t-il confirmé.
D’autant que la voiture explosive n'était pas celle de « Jean-Jé ». « Il l'avait empruntée à un ami au dernier moment, de manière inopinée », ajoute-t-on ! Encore un ami qui lui voulait du bien…
 
D’ici que ce soit encore une voiture poubelle trouvée sur une plage désertée que « Jean-Jé » ramenait aux objets trouvés dans un « élan citoyen » et écologiste alors qu’il ignorait qu’elle était déjà équipée d’un engin explosif, il s’agira bien encore d’une victime innocente de son sens du civisme (genre, feu Tiberi sur les plages de Solenzara cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-5305682.html). Vous verrez…
 
Le plus drôle a quand même été le traitement médiatique de ces « éléments incontournables de l’actualité insulaire » : il n’aura échappé à personne que « Le Monde » (mais pourquoi lis-je encore ce genre de « chose » au juste ?) en date de mardi dernier rapportait ces informations en page 9, « France & international » (c’est où au juste la Corse ? En France ou à l’international ?).
L’article encadrait la colonne centrale consacrée à Bayroux qui « va aux champs ». À gauche, y’avait un truc sur la « gérante de la Sapinière » (cf http://infreequentable.over-blog.com/article-5272132.html) et à droite, un résumé ce de ce que je vous raconte !
Rien sur « Sarkosy »…
Fatalité ou hasard ?

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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 01 2007 18:19
 
Affaires tragiques
 
Reste « assez drôle », pour être poignant de tristesse et de drame, le fait qu’entre 300 et 350 personnes, de toutes les tendances nationalistes de Corse – ils arrivent à faire l’unité, même entre frères (d’armes) ennemis, eux – se soient réunies mardi dernier à Ghisonaccia pour appeler à une manifestation samedi dernier à Bastia contre « les agressions que connaît la Corse » qui en a réuni quelques milliers d’autres.
Point de vue de la « Corsitude » : C’est en effet décidément intolérable, que ces agressions perpétuelles contre le « peuple corse » commises par le « peuple français » !
 
Elles sont symbolisées par l'arrestation arbitraire de Joseph Colombani – rien à voir avec le type du « Monde » – leader du Comité du Fiumorbo et Président de la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FDSEA, de droit « français ») de Haute-Corse – mis outrageusement et d’autorité en examen mardi soir dernier, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat commis le 3 janvier à Solaro au motif saugrenu, naturellement, « d’association de malfaiteurs ».
Allons donc !
Il faut dire qu’il a été retrouvé le lendemain dudit attentat sur le bateau de feu Ange-Marie Tiberi (50 ans), dans lequel des chiens spécialisés ont détecté des traces d'explosifs. Ce dernier a malencontreusement trépassé dans l’explosion d’une bombe qu'il transportait sur la plage (sans doute pour rendre service à quelques manants de passage, ou pour la rapporter aux services des « objets perdus » le plus proche), avant d’avoir pu être déposée le long d’une de ces résidences secondaires désertées en hiver, près de la plage de Solenzara.
 
Monsieur Colombani conteste, en toute bonne foi, toute participation à cet « attentat », c’est évident.
Le juge Thiel, bien forcé de l’admettre, a alors retenu l’inculpation pour « détention d'armes et de munitions » contre lui, un comble, pour être détenteur d’une arme de poing sans permis valable qui reste pourtant un outil indispensable, comme chacun le sait, pour la pêche en mer Tyrrhénienne !
Faut être un indécrottable ignorant de parigot pour imaginer pareil motif !
 
On rappelle qu’Ange-Marie Tiberi, pêcheur de son état (rien à voir avec l’actuel député/maire du 5ème arrondissement de Paris, Maire « intercalaire » de la Capitale entre Chirac et Delanoë), était militant du parti nationaliste « Corsica Nazione Indipendente » et proche de Jean-Guy Talamoni élu du même « mouvement » à l’Assemblée Territoriale Corse (qui y compte 4 élus).
Ce qui ne gêne, naturellement, absolument personne : c’est un « élu », lui…
Alain Ruggieri (46 ans) accompagnait vraisemblablement son camarade sur cette funeste plage (quand donc le Maire local se décidera-t-il à en assurer la sécurité en faisant ramasser tout ce qui y traîne, vielles capotes, seringues usagées, bottines éculées, détritus en tout genre, etc. ?), pour être grièvement blessé. Il est depuis soigné précautionneusement aux frais de la communauté nationale à l’Hôtel Dieu à Paris – entre Notre-Dame et la Préfecture de Police, entre « le sabre et le goupillon ».
 
« Corsica Nazione Indipendente » a rendu un hommage vibrant lundi au militant « attenté ». Celui-ci a été inhumé samedi à Migliacciaro (sans qu’il soit précisé si cela a été fait avec ou sans « les honneurs » de militant, victime de la lutte contre les agressions des continentaux colonialistes français) : Ce n’est que le 4ème, cette année, qui « fait la bombe »… à en mourir ! (cf. http://infreequentable.over-blog.com/article-5174177.html).
Dans la nuit du 21 au 22 janvier, Alexandre Vincenti (24 ans) avait péri dans l'explosion prématurée de la bombe déposée sur le rebord d'une fenêtre du Trésor Public en plein centre d'Aix-en-Provence.
Dans celle du 17 au 18 août 2006, Antoine Schinto, 44 ans, et son neveu, Stéphane Amati, 34 ans, sont morts alors qu’un engin destiné à des hélicoptères bombardiers d'eau stationnés près de Corte les visait : sans doute cherchaient-ils à les mettre à l’abri d’une destruction évidente en se baladant « aux champignons ».
 
La famille Ruggieri, quant à elle a tenu à préciser, samedi, que « pour l'instant rien ne permet d'affirmer qu'Alain Ruggieri est membre d'un groupe clandestin ou d'un mouvement nationaliste », refusant « le soutien politique des formations nationalistes ».(cf. http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http://actu.orange.fr ).
Rien en effet : il se promenait là par hasard. C’est sans doute un héros méconnu qui a cherché à empêcher la destruction du bien d’autrui.
Ou alors il a oublié les consignes de la RATP parigote qui, dans le cadre du plan « Vigipirate renforcé », incitent tout le monde à la prudence et à signaler tout colis suspect.
 
J’adore la Corse. C’est vraiment un si beau pays et les gens y sont si… charmants.
Merci pour toutes ces belles histoires « d’Honneur et de Patrie »…
Terra Corsa, quand tu nous tiens, avec tes odeurs et tes couleurs !
 
C. P-E.
 
PS : Madame Érignac attend toujours que l’assassin putatif de son mari, il y a déjà si longtemps, soit enfin jugé…
Innocent ou coupable, ce fils de député, mérite-t-il une garde à vue mutée en détention provisoire qui dure depuis tant d’années après sa longue cavale dans les maquis de Cargèse, d’Ajaccio, Calvais, Cortenais, Bastiais et même parisiens (paraît-il).
Au fait : où vit-on, au juste ? A Guantanamo ou en France ?

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