Bienvenue !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Pauvre Marianne...
Un peu de pub :
Vous voulez savoir où je suis en ce moment ?
Là !
Je suis bien arrivé, finalement...
Il suffit de prendre vos jumelles (ou votre loupe), je suis en train de vous faire « coucou » avec un chiffon blanc par satellite de la NASA interposé qui passe en ce moment au-dessus de ma tête !
Vous ne voyez pas bien ?
Vos jumelles ne sont pas assez puissantes ?
Là, regardez bien, juste en-dessous des contreforts montagneux à droite de la grande roue que vous voyez au premier plan.
Faut dire aussi, qu'il s'agit d'un « effet de lentille » assez rare, mais possible (pour ceux qui en doutaient encore) depuis la grande corniche niçoise quand il a fait très chaud et que le mistral s'en est donné à cœur-joie toute la journée !
Veinard que vous êtes !
Bonnes vacances à tous !
I²
Un quart de siècle !
Hier, samedi, c'était le décès de « mon Papa à moi »... il y a déjà 25 tours de soleil !
Il aurait eu 79 ans en septembre.
J'aurai pu vieillir, au moins un peu, avec lui.
Il n'aura jamais connu ses petits-enfants.
Il n'en a jamais rien su pour avoir croisé prématurément son assassin.
Si chacun se souvient de ce qu'il faisait et où il était le 11 septembre 2001, je me souviens toujours de ma détresse, de l'heure, de l'endroit, des mots, des silences, des larmes spontanées de ce 25 juillet 1984, vers 22 heures passées.
De ma Môman au téléphone qui m'informait, effondrée, du drame qui se nouait en direct dans ma trompe d'eustache.
J'ai clairement entendu l'interne de garde lui annoncer la nouvelle à travers l'écouteur.
Et me souviens encore des longues années du calvaire qui ont suivi pour toute la famille...
Des blessures, des blessures qui, finalement, ne se referment jamais.
Jamais.
Et... Je pleure encore mon... « Papa à moi » !
Alain Orsoni en taule !
Alain Orsoni est le président du club de football d'Ajaccio (L2) mais aussi un ancien dirigeant nationaliste corse. Il a été écroué jeudi dernier.
Avec deux autres personnes, dans le cadre de l'enquête sur un assassinat en Corse, a indiqué le proc' de Marseille avant-hier.
Orsoni, interpellé jeudi sur commission rogatoire de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, est accusé d'« association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre en bande organisée », en l'occurrence celui de Thierry Castola, un pompier de 36 ans tué par balles le 3 janvier 2009 au sortir d'un bar de Bastelicaccia (Corse-du-Sud).
Lundi en début de soirée, M. Orsoni devait être présenté à un juge des libertés et de la détention (JLD) mais l'avocat du mis en examen, M° Antoine Sollacaro, a précisé qu'il avait obtenu que le débat soit différé. « Cela aura lieu jeudi à 15 H 00, dans l'attente, M. Orsoni reste détenu », a indiqué l'avocat.
Encore un type qui sait défendre ses clients au point de les laisser croupir en taule une longue semaine de farniente et d'intelligence ?
Le parquet de Marseille, lui, a requis son placement en détention.
Mise en examen « d'extravagante » affirme pourtant l'avocat. « Elle ne repose sur rien, on a soi-disant un mobile mais ce n'est absolument pas un mobile suffisant », a-t-il ajouté.
Bref, il faudrait savoir, quand même !
Le mobile ?
Selon des enquêteurs, Francis Castola avait des intérêts dans les jeux en Amérique du Sud, secteur où Alain Orsoni, selon ses dires, a travaillé comme consultant durant son exil, « politique »...
Ah la nostalgie de Sainte-Hélène !
C'est dans ce cadre qu'un contentieux serait né entre les deux hommes. « Tout cela est tout à fait farfelu », a commenté l'avocat qui a par ailleurs jugé la qualification d'association de malfaiteurs retenue contre son client injustifiée, M. Orsoni n'ayant jamais eu aucun rapport avec les deux autres personnes mises en examen avec lui et qui sont, selon l'avocat, des amis du fils d'Orsoni.
Ah les affaires de famille...
Le meurtre de Castola s'inscrit dans une série de morts violentes qui décime le banditisme insulaire depuis l'assassinat de Robert Feliciaggi, élu corse à la tête d'un empire des jeux en Afrique, et le décès « accidentel » du « parrain » Jean-Jé Colonna en 2006.
Il faut rappeler que Robert Feliciaggi, né le 15 mai 1942 au Cap en Afrique du Sud et mort assassiné le 10 mars 2006 sur le parking de l'Aéroport d'Ajaccio.
C'était un « présumé proche » de Charles Pasqua, maire divers-droite de Pila-Canale (Corse-du-Sud) depuis 1994, pas très loin des futures « zones humides » (protégée par la loi littorale) qui par la magie du Padduc en discussion (et qui vient de recevoir un avis favorable) va rendre constructible.
Il présidait aussi le groupe « divers-droite Union Territoriale » à l'Assemblée de Corse.
Populaire, affable, il était également proche de son cousin Toussaint Luciani, de Noël Pantalacci et de Jean-Jé Colonna, originaire de son village.
Il passa une grande partie de sa vie au Congo-Brazzaville, multipliant les entreprises dans le domaine du tourisme et de la pêche industrielle.
Dans les années 90, Robert Feliciaggi crée plusieurs établissements de jeux en Afrique avec son associé Michel Tomi.
En avril 1991, il a fondé the « Fortune's Club », une société de jeux et de loisirs au Cameroun, ainsi que la Société des grands casinos en France.
Proches de Charles Pasqua et du RPF, ils furent tous les deux mis en examen dans l'affaire du financement illégal du RPF.
On rappelle à ce sujet que dans l'affaire du casino d'Annemasse, celui-ci avait reçu une autorisation d'exploitation par le Ministère de l'Intérieur, en 1994 alors que Charles Pasqua en était encore ledit Ministre.
Michel Tomi a affirmé que l'argent prêté au RPF par sa fille Marthe Mondoloni, provenait de la cession d'actions d'une société gabonaise de Paris, la Cogelo.
La somme totale prêtée au RPF se monte à 7,5 millions de francs (soit 1,143 million d'euros).
Michel Tomi et Robert Feliciaggi ont été mis en examen pour « faux », « financement illégal de campagne électorale » et « abus de confiance ».
Il a comparu en octobre 2007 dans le procès en première instance pour le financement illégal présumé de la campagne du RPF pour les élections européennes de 1999.
Le 12 novembre 2007, il a admis à l'audience qu'une partie de la vente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), en 1995, avait bien servi à financer la campagne de Charles Pasqua et Philippe de Villiers.
Les fonds prêtés par Robert Feliciaggi au RPF auraient bien été une contrepartie de l'autorisation d'exploitation accordée par le ministre Charles Pasqua.
Ces fonds ne provenaient pas de la cession d'actions d'une société gabonaise de Paris, la Cogelo, mais de « sa part sur la vente du casino » d'Annemasse.
Sa fille Marthe Mondoloni, un personnage important pour être la gérante du « PMU gabonais », aurait joué le rôle d'intermédiaire à deux reprises.
Cependant Michel Tomi a refusé de reconnaître que ce versement constitue un « pacte de corruption ».
Comme dit l'autre, si ce n'est pas du Schweppes, ça y ressemble drôlement !
Bref, nous revoilà, sur fond de règlement de compte à « Ok Corral » dans la mouvance du banditisme insulaire, de nouveau sur la piste des « comptoirs africains », dont vous savez, au moins vous, amis lecteurs, les liens « supposés » avec l'affaire Érignac.
On se souvient que de mai 1988 à octobre 1989, Érignac était le directeur de cabinet du Ministre de la coopération et du développement, Jacques Pelletier sous « Roro-Card » (Jacques : un « Giskardien à la barre » avant de finir Rad-Soc), avant de rejoindre Nancy en qualité de Préfet (Claude Érignac : fait suivre un peu dites donc !)...
Pour en revenir sur la cité napoléonienne à l'équipe de foot locale si brillante, la Jirs de Marseille s'est saisie d'une douzaine d'affaires de ce type-là, dans le but de démêler cette recomposition du milieu corse.
En notant que Castola était un ancien sympathisant du MPA d'Alain Orsoni et son fils, un homme « réputé » être proche de la bande ajaccienne dite du « Petit Bar » - du nom d'un débit de boissons - assassiné, lui, en mars 2005.
« Petit bar » contre « Brise de mer » ?
Ajacciu contre Bastia ?
Tout cela se passe bien autour d'un verre entre amis, finalement...
C'était mon petit détour de nostalgie à l'égard des odeurs de mon maquis printanier...
Pour une fois, soyons sérieux !
La sagesse populaire est séculaire.
Et parfois se résume à quelques proverbes, dictons, locutions qui se transmettent de génération en génération.
Petit aperçu :
Esse d'una accia e d'un filu. Être du même écheveau et du même fil, être tous pareils, du même acabit.
L'atti un so micca i fatti. Les gestes ne sont pas les faits.
À chi s'aiuta è galant'omu. Celui qui s'aide est un galant homme.
In Santa Reparata ògni aliva è uliata. À la Sainte Réparata (8 Novembre), chaque olive contient de l'huile.
Fócu d'alzu, fócu falsu. Feu de bois d'aulne, feu trompeur.
Un sape truva un bóie ind'un aghja. Ne pas savoir trouver un bœuf dans une aire.
Cane abaghja e porcu magna. Chien aboie et porc mange (à rapprocher de « les chiens aboient, la caravane passe »).
Un bèllu agliaghju si pone â luna di 'Jinnaghju. Un beau carré d'ail se plante à la pleine lune de Janvier
Agnellu pasquale, caprèttu in Natale. Agneau à Pâques, cabri à la Noël. (À rapprocher de Noël au Balcon, Pâques au tison ou encore, Toussaint en novembre, Noël en décembre...)
Parchi l'amicizia tenga, ch'una manu passi e l'altra venga. Pour que l'amitié tienne, qu'une main aille et l'autre vienne (à rapprocher de « les petits cadeaux entretiennent l'amitié »)
Un è bella a spórta chi arréca e un pórta. C'est pas belle la corbeille qui porte sans rapporter (la corbeille reçue pleine et renvoyée vide).
Patti chjari amici cari. Les bons comptes font les bons amis.
Ne spiziale ne duttòre pó guari u mal'd'amore. Ni le pharmacien ni le médecin ne peuvent guérir le mal d'amour.
A chi pèsa l'anca pèrde lócu e panca. Celui qui lève la jambe perd sa place et le banc (à rapprocher de « qui va à la chasse perd sa place »).
Cavallu véchju un muta andatura e s'èllu a muta pòcu dura. Cheval vieux ne change pas d'allure et si elle change, elle dure peu. (L'un des dictons préférés de ma Grand-mère...)
A chi s'imbròglia in li fatti d'altrui, di tre malanni li ne tòcca dui. Celui qui se mêle des affaires d'autrui, sur trois malheurs il lui en échoit deux.
Un malannu un è mai sólu. Un malheur n'arrive jamais seul.
Ancu l'onori so castichi. Les honneurs eux-mêmes sont des châtiments.
Aòstu, Aòstu tutta l'aqua tòrna in mòstu. Août, Août change toute la pluie en moût.
L'arba è l'arba. L'herbe c'est de l'herbe (réponse du villageois ignorant à qui le restaurateur avait servi une abondante salade).
Arcu de séra, bèllu tempu si spéra. Arc-en-ciel du soir, espoir de beau temps.
Arcu da mane,aqua à funtane. Arc-en-ciel du matin, pluie à verse.
Aria ròssa à la marina, piscia o sòffia la matina. Ciel rouge au couchant, au matin pluie ou vent.
L'erròre un paga. L'erreur ne paie pas.
Ascu primu per méle e casgiu. Asco vient en tête pour le miel et le fromage.
Purta a déda in Ascu. Porter du bois gras à Asco (qui en est pourvu ; à rapprocher de « porter l'eau à la mer »).
Asgiu face casgiu. Le temps produit le vieux fromage.
Asinu di natura à ch'un sa leghje a so scrittura. Est un âne né celui qui ne sait pas lire son écriture.
(Ce qui est mon cas, tellement j'écris mal à ne pas savoir écrire !)
L'óchji so d'aqua. Les yeux sont en eau (faillibles).
Ochju un vède, córe un sente. (Quand) l'œil ne voit, le cœur ne souffre pas (à rapprocher de loin des yeux, loin du cœur).
Vistu l'ómu, vistu a ragiòne. Vu l'homme, vu son intellect.
L'ómi si leanu cu a parólla, i bói cu a funa. On attache les hommes avec la parole, les bœufs avec de la corde.
Tra sociara e nóra c'è spèssu malóra. Entre belle-mère et belle-fille, il y a souvent de mauvais moments.
À chi vóle ugne u spètu ingrassi u mannarinu. Qui veut graisser la broche engraisse le cochon.
Esse à l'ugna. Marcher sur le sabot ; avoir usé son fer, d'où être à bout de ressources.
Tanti paèsi, tante usanze. Autant de pays, autant d'usages.
Fia u fusu à chi ne à l'usu. Laissons faire le fuseau à celui qui en a l'habitude (à rapprocher de « à chacun son métier »).
Un capi ne zè ne zò. Ne comprendre ni zè ! ni zò ! (en parlant d'une personne bornée).
 fica zemba, ugnunu s'arremba. Chacun s'appuie au figuier qui penche : on s'acharne volontiers sur les faibles.
Zuccaru un guasta vivanda. Le sucre n'abîme pas les aliments.
Capra zóppa un mirèza. Chèvre boiteuse ne fait pas de sieste, c'est-à-dire ne perd pas un coup de dent.
Tantu è à tène, tantu è à scurtica. Tant est de tenir (la bête volée), tant est de (la) dépouiller ou c'est la même chose de tenir et de dépouiller.
Mégliu tardi ca mai. Mieux vaut tard que jamais
À chi tardi 'junghje male allòghja. Celui qui arrive tard est mal logé.
Tempu da 'rilli (sauterelles), e tempu da caprètti (cabris) disse a volpe. Il est des moments de privation et de bombance, dit le renard.
Dimmi quanti tu mi tèni e micca quanti tu mi vèni. Dis-moi le degré de ton affection et non celui de notre parenté.
U tèchju un créde u famitu. La personne repue ne croit pas l'affamé.
E còse tórte strappanu. Les choses tordues se cassent.
Ancu e puce hanu a tóssa. Mot à mot : même les puces ont la toux... Désigne des jeunes prétentieux.
Cucini di tèrzu è a piu bèlla parintia : un hanu nulla à sparte. Cousins issus de germains, c'est la plus belle parenté : ils n'ont rien à partager (en parlant du bien de la famille).
Si sbaglia u préte à l'altare. Le prêtre se trompe (bien) à l'autel. Pour s'excuser d'une erreur ou pour indiquer que nous sommes tous faillibles.
L'acqua di Balagna léva ògni macagna. L'huile d'olive de Balagne guérit toutes les tares.
Balaninu untu e finu. Balanin huilé et fin (dans le sens « très malin »).
Bandéra véchja, ònòre di capitanu. Drapeau vieux, honneur de capitaine.
Campa â barba d'unu. Vivre sur le dos de quelqu'un.
A fa a barba à i suméri si pèrde saòne e tempu. À raser les ânes on perd son savon et son temps.
Vésti un bastòne, pare un baròne. Habille un bâton, il ressemble à un baron.
Un basgiu par fórza un vale una scorza. Un baiser par force ne vaut pas une écorce.
Donna basgiata s'è méza ca data. Femme embrassée s'est à moitié donnée.
Basgia a cròce e pizzicà u Cristu. Baiser la croix et pincer le Christ.
Allivatu cume u basilicu annantu à u purtéllu. (Enfant) élevé comme le basilic sur la fenêtre, ou enfant très gâté.
Bastia, Bastia à chi un ha sóldi un ci stia. Bastia, Bastia que celui qui n'a pas d'argent n'y reste pas.
Chi tu ti bèi à Liamone ! Que tu boives le Liamone ! (le Liamone est un fleuve de Corse) Ainsi dit-on à quelqu'un qui est très assoiffé et qui n'arrête pas de boire.
Un vale à fisca quandi u sumére un vóle beie. Rien ne sert de siffler quand l'âne ne veut pas boire.
À chi nasce bèlla, nasce maritata. Qui naît belle, naît mariée.
Donna bèlla, triulu di casa. Femme jolie, trouble de maison (triulu : plante épineuse appelée arrête-bœuf ou bugrane).
Billèzza un si ne magna. La beauté ne se mange pas.
Billèzza un empie casa. La beauté ne remplit pas la maison.
U be' un è mai tardi. Le bien n'est jamais tardif. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Disgraziata a panca ind'èlla un pòsa barba bianca. Malheureux le banc où ne s'assoit une barbe blanche.
Ghjallina chi un bècca ha biccatu. La poule qui ne picore pas a picoré.
U bisògnu abbatte a lége. La nécessité abat la loi ; nécessité fait loi.
In bòcca chjosa un c'entre mòsche. Il n'entre pas de mouches dans une bouche fermée - image des oisillons dans leur nid : Qui ne demande rien n'a rien.
È cu u buccòne ch' ómu piglia a pèscia. C'est avec de l'appât qu'on prend la truite.
Dónne e boi in li lóchi sói. Femme et bœufs (se prennent) chez soi, dans son village.
Capu' jó ancu e bòtte. Vers le bas même les tonneaux (roulent).
Vulè a bòtte pièna e a mòglia briaca. Vouloir le tonneau plein et la femme saoule. Vouloir qu'elle fasse merveille tout en serrant les cordons de la bourse.
In brama di fichi si magna turzòni. Si l'on a grande envie de figues mûres on mange même celles qui donnent encore du lait. Ou faute de grives on mange des merles.
Brisgiulòsu préstu spòsu. Boutonneux bientôt marié.
O véra o bugia appósta un ti sia. Vraie ou fausse qu'elle ne te soit pas imputée.
In tempu di guèrra bugie quante tèrra. En temps de guerre mensonges sans nombre.
Un bugiardu ne face centu. Un menteur en fait cent.
E lamaghje so apparinteule. Les ronceraies s'apparentent volontiers.
U muntòne chi un pórta a so lana è una pecura. Le mouton qui ne porte pas sa toison est une brebis.
Strèttu in lu brènnu e largu in la farina. Avare en son et généreux en farine.
U mórtu allarga u vivu. Le mort augmente la place du vivant.
Tuttu u lasciatu è pèrsu. Tout ce qu'on refuse est perdu (pour soi).
Una manu lava l'altra. Une main lave l'autre, en songeant à la réciprocité des bienfaits.
Nipòti allivati,sóldi ' jittati. Neveux élevés, argent jeté.
A chi leia be discióglie mégliu. Qui bien attache mieux dénoue.
À luna tonda taglia cio chi sfronda. À la pleine lune coupe ce qui perd ses feuilles.
Ròba luntana si résta pulla via. Les choses que l'on possède au loin se perdent en route.
A ch'allóca da a mane allóca da u cane. Celui qui met de côté pour le (lendemain) matin met de côté pour le chien.
A chi nasce sumére un diventa cavallu. Qui naît bourricot ne devient pas cheval.
Un c'è Natale senza gricale. Il n'y a pas de Noël sans froidure.
À chi è gòffu di natura un li vale lavatura. Chez celui qui est laid par nature la toilette est sans effet.
Ògni male un vène par nóce. Tous les maux ne viennent pas pour nuire. À quelque chose malheur est bon.
Piglia nòme èppo pòsa. Acquiers une bonne renommée et repose-toi (sur elle). Un autre préféré de ma Grand-mère...
A notte è notte. La nuit il fait nuit (pour travailler).
Esse cume a castagna, bèlla di fóra, ingrentu macagna. Être comme la châtaigne, belle à l'extérieur, gâtée dedans.
Tal calzu, tal magliólu, tal' babbu, tal' figliólu. Tel cep, telle bouture, tel père, tel fils.
A maghjinchéra è pa u patrone. Le binage de la vigne en Mai est (du bénéfice net) pour le patron.
Maghju urtulanu assai paglia e pocu 'ranu. Mai favorable aux jardins (donc pluvieux) beaucoup de paille et peu de blé.
U fasgiulaghju fallu di Maghju. La plantation de haricots fais-la en Mai.
Per maghju e per maghjòne un ti caccia u to pilone. Ni en Mai ni pour le « grand Mai », ne retire ta cape (en poil de chèvre). À rapprocher de : « en Avril ne te découvre pas d'un fil »).
Per ògni runzinu vène u so Maghju. Pour chaque hirondelle vient son mois de Mai.
Un male un vène mai sólu. Un mal ne vient jamais seul. (Dite aussi « Loi des séries »...)
À chi male un face paura un ha. Celui qui ne fait pas de mal n'a pas peur.
A chi cummanda face lége. Celui qui commande fait la loi.
Dumane fara ghjornu. Demain il fera jour. Ou « à chaque jour suffit sa peine ».
Una manu lava l'altra e tutte duie a faccia. Une main lave l'autre et toutes deux lavent le visage.
Manicu à cugnóla méza 'jurnata. Manche fixé par un coin demi-journée. Le reste du temps étant consacré à fixer le manche.
Dónne di Vicu e ghjacari di Guagnu un si ne ammansa. Femmes de Vico et chiens de Guagno ne s'apprivoisent pas (hors de chez eux).
Un c'è maritaghju senza batalaghju. Il n'y a bruit de mariage sans bavardage.
Di trenta ò trent'unu, San Martinu è l'ondici. (Que le mois soit) de 30 ou 31 jours, Saint Martin est invariablement le onze (novembre).
In San Martinu, mòstu vale vinu. À la Saint Martin, moût vaut vin.
Muli matti un ne nasce. Il ne naît pas de mulets méchants. (C'est l'homme qui les rend mauvais)
Cu u tempu maturanu i nespuli. Les nèfles arrivent à maturité avec le temps. (Incitation à la patience)
L'acqua minuta 'junghje à e carne e un è criduta. Une pluie fine vous arrive au corps sans qu'on y croit (sans qu'on s'en aperçoive).
A chi un ha mimoria un dica bugie. Que celui qui n'a pas de mémoire ne dise pas de mensonges.
O manghja a minestra, o salta pa a finestra. Ou manger le potage, ou sauter par la fenêtre.
A misura ancu indi l'acqua. De la modération, il en faut même lorsqu'il s'agit de boire de l'eau.
Fichi e mòglia si pónu sceglie. Pour figues et femme on a du choix.
Pigli moglie e dumara. Qu'il prenne femme et il se calmera.
À chi piglia mòglia ha bón'annata. Celui qui prend femme a une année faste.
Tra mòglia e maritu, un métte u ditu. Ne mets pas le doigt entre femme et mari.
Móre più grassi ca passi. Il meurt plus de personnes grasses que ratatinées.
Móre più agnélli ca muntòni. Il meurt plus d'agneaux que de moutons.
À chi si muta Diu l'aiuta. Dieu aide celui qui se donne de la peine (pas celui qui ne reste pas assis...)
Tempu e vulunta mutanu prestu. Le temps et la volonté changent vite.
Tante mute, tante muche. Autant de changements sont autant d'ulcérations.
À l'amicu monda u ficu e a parsica à u nimicu. Épluche la figue pour ton ami et la pêche pour ton ennemi.
Célu à muntunélli, acqua à puzzatelli. Ciel moutonneux, petites flaques de pluie.
Mégliu una cita in ruina ca una luna sabatina. Une ville en ruines est préférable à un changement de lune en Samedi.
Ugnunu porta u so saccu. Chacun porte son sac. À chacun assume ses responsabilités.
Un c'è pidacciu ch'un tróvi scarpacciu. Il n'est de vilain pied qui ne trouve chaussure.
Vista, pigliata cume un pidóchju. Aussitôt vue, aussitôt prise tel un pou.
À ch'un pighjura migliura. Celui dont l'état n'empire pas, guérit.
Più pende, più rende. Plus les branches ploient, plus l'arbre produit.
À chi pensa, e à ch'ha pensatu. L'un pense et l'autre a déjà pensé.
Centu penseri un paganu un debitu. Cent soucis ne payent une (seule) dette
U sòle si pèsa par tutti. Le soleil se lève pour tous (à chacun de savoir en profiter)
È mégliu à vende e pentesi ca à tène e pentesi. Il vaut mieux vendre et le regretter que garder et le regretter.
Sangue da e pétre un si ne caccia. On n'extrait pas de sang des pierres.
Mina u còlpu e piatta a manu. Frapper le coup et cacher la main.
À chi è in casa quand'èllu pióve è scèmu e mattu s'èllu si móve. Celui qui est à la maison lorsqu'il pleut est fou s'il change de lieu.
À donna à u purtéllu un fa fésta. Ne fais pas la fête à la femme qui reste à la fenêtre (au lieu de travailler).
À chi primu'junghje, primu macina. Le premier arrivé au moulin est le premier à moudre.
Primu prossimu è se stèssu. Le premier prochain est soi-même ou « charité bien ordonnée commence par soi-même ».
À u cavallu dunatu un si cercà palatraghja. Au cheval reçu en don, on ne cherche pas s'il a une inflammation du palais.
Tantu amòre,tantu disdègnu. Autant d'amour, autant de dédain
Fora u dente,fora a pèna. Partie la dent, partie la douleur
Appétu à un ditu, un si pò ómu asconde. On ne peut se cacher derrière un doigt
In lu dólce, c'entre u varme. Le ver se met dans ce qui est sucré.
Tira più un capèllu di dónna capu su ca una funa capu iò. Un cheveu de femme a plus de force en montée qu'une corde en poil de chèvre en descente
À caccià senza métte a bòtte canta. À enlever sans (en) mettre, le tonneau chante (sonne creux)
U falcu si cala per assai mènu. Ainsi dit-on à quelqu'un qui n'est pas satisfait
de ce qu'il reçoit:
« l'épervier s'abat pour beaucoup moins »
U mondu è fattu à scala : à chi cólla e à chi fala. Le monde est à l'image d'un escalier : les uns (le) montent, d'autres le descendent.
Pécura nera, pécura bianca, à chi móre móre, à chi campa campa. Brebis noire, brebis blanche, qui meurt, meurt, qui vit, vit...
À ch'un è à u córpu un piglia candèla. Celui qui n'assiste pas à la levée du corps
ne prend pas de cierge
autrement dit : tant pis pour les absents !
U carbòne brusgià accèsu e musginga spentu. Le charbon brûle ardent et mâchure éteint.
À chi dui case tène, ind'una ci pióve. Celui qui garde deux maisons reçoit la pluie dans l'une
Casa fatta e vigna pósta un guardà quant'èlla cósta. D'une maison construite et d'une vigne plantée ne regarde pas le prix.
In Santu Austinu, a castagna è cume u lupinu. À la Saint Augustin (28 Août), la châtaigne a la grosseur d'un lupin.
Fanne à pédi e à cavallu. En faire à pied et à cheval. En faire « de toutes les couleurs »
Esse à cavallu à pédi mózza. Être sur une monture amputée des jambes, être dans une position sans issue.
Célu fattu à pane, un pióve óghje, piuvara dumane. Ciel "moutonnant" (en forme de pain), s'il ne pleut aujourd'hui, il pleuvra demain
Da un còlpu à u chjèrchju e l'altru à bòtte. Donner un coup au cercle et l'autre au tonneau. Au figuré: s'occuper alternativement de choses également nécessaires ou urgentes, essayer de satisfaire tout le monde !
Bon week-end, sur ces paroles de sagesse.
Perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans...
Exactement comme Alessandri qui s'est accusé, après coup d'avoir été l'assassin du Préfet Claude Érignac.
Exactement comme Ferrandi.
Tous « co-auteurs ». Dans le même sac...
La Justice est passée.
Et je pleure pour l'épouse et les enfants d'Érignac. Pour lui tout autant...
Perpétuité, c'est plus que Maranelli (25ans), le guetteur, qu'Ottaviani et Istria, les « transporteurs » et Varsini, qui, malade, n'a pas pu participer à l'opération au dernier moment (15 ans), considéré comme complices.
Je vous en avais prévenu dès le 24 février dernier (cf. § 4).
Et la famille Érignac de repartir avec des doutes, même si leur avocat, M° Lemaire fustigeait la méthode du procès en Appel d'Yvan Colonna, « consistant à ne pas aborder le fond et à multiplier les incidents (...) méthode de combat inacceptable » !
Ce qui a été inacceptable, c'est qu'un procès qui se voulait exemplaire a merdoyé un grand maximum du presque début et jusqu'à la fin.
Au point que le Président de la Cour a été appelé à d'autres fonctions, il est vrai...
Témoins qui se défilent, magistrats qui commettent des impairs, vicient la procédure qu'ils sont censés appliquer, défense qui accuse d'indignité les juges du siège, qui ne plaide même pas, accusé qui refuse de sortir de cellule.
Plus d'un mois complet de « coups fourrés », de délires procéduraux, de « verbiage verboyant » et d'indignités républicaines : La totale !
Il faut dire, que « tout est au carré » depuis l'arrestation d'Yvan « désigné coupable » par « Bling-bling » avant même d'avoir été entendu.
Faut dire que la longue cavale de l'intéressé n'a pas non plus plaidé pour lui.
Faut dire que la « guerre des polices », les sabreurs déjantés de la DNAT
se prenant pour le GIGN, les gendarmes qui deviennent incendiaires sur ordre de la préfecture, les relations ambigües avec ces équipes-là de la juge chargée d'instruire, le ramdam dans les
milieux enseignants, puis agricoles, puis autonomistes n'ont pas aidé à y voir clair.
Pendant ce temps-là, la pègre locale a pu continuer ses petites affaires, tranquillement.
Pas plus que les dénégations des accusés du premier procès désignant Colonna comme le tireur présumé, puis leurs rétractations et l'auto-accusation de l'un d'eux n'ont permis de sonder la véritable « âme Corse » et celle des membres de ce commando de fortune, presque « amateur », ni encore moins leurs intentions politiques véritables !
Quand donc disent-ils la vérité, ces gens-là ?
Pas de reconstitution, pas d'expertise psychiatrique. On ne saura pas !
Circulez.
Des témoins dont on ignore les déclarations, qu'on entend raconter que le tireur n'était aucun des accusés.
Des experts pour nous assurer sous serment que la première balle a été tirée par un homme de grande stature...
C'est-à-dire aucun des membres du commando, absolument AUCUN...
Et puis mes propres doutes : En « Corsica Bella Tchi-tchi », on n'abat pas quelqu'un dans le dos, même un chien, même un porc, même une vache de viande à boucherie !
La victime doit savoir qu'elle va mourir en voyant venir son meurtrier !
Même les voyous se « réglant leurs comptes » entre eux ou exécutant « un contrat » obéissent naturellement à ce réflexe (sauf contrainte du « feu de l'action »).
Sur ce dernier point, il peut néanmoins y avoir un début d'explication.
Alessandri, le 9 mars dernier explique que le Préfet devait être assassiné à la sortie du concert et non à son arrivée.
Voilà qui était encore nouveau... 4 heures d'audition, quelques minutes de vérités passées sous silence ?
« Quand nous l'avons vu déposer son épouse et repartir en voiture, nous avons cru qu'il n'assisterait pas au spectacle. Nous étions sur le point de partir quand nous l'avons croisé, revenant à pied vers le théâtre. Il y a eu une part d'improvisation (...) »
Et il aurait tiré.
Alors même qu'il était trop petit pour le faire et qu'il était de dos ?
Comment peut-on « voir » revenir quelqu'un... de dos ?
L'improvisation a bon dos.
Comment il aurait pu être prévu d'abattre le Préfet au bras de son épouse sur le retour ?
Faudrait plutôt affirmer qu'ils avaient perdu de vue leur « client », oui !
Des amateurs, vous dis-je...
Et que ce sont donc d'autres qui se sont chargés du sale boulot... puisque plusieurs armes ont été volées à Pietrosella.
Mais la révélation vient d'ailleurs, du premier procès de Colonna : « Je sais que tu es un homme d'honneur » dit de l'accusé Ferrandi, censé être lui aussi « sur le terrain » à assister le tireur en couverture.
« SI tu avais participé à cette action, tu l'aurais revendiquée. Par conséquent, je confirme que tu n'y étais pas » !
L'honneur, c'est un « truc » qu'un pinzutu ne peut pas comprendre.
En « Corsica Bella Tchi-tchi », on peut tout perdre, comme partout ailleurs dans le monde, y compris sa propre dignité.
Tout sauf... l'honneur !
Ce n'est pas possible, même pour les abrutis réincarnés, les similis « crétins des
alpes (cortenaises) ».
Alors deux questions :
« SI » ? Comment peut-on n'avoir aucune certitude quand on est au cœur de l'action ?
Pourquoi l'emploi du conditionnel ?
Parce que finalement, ce soir-là, aucun des membres du commando n'a compris ce qui venait de se passer.
Ils ont tous supputé que ce qui devait être fait l'avait été ?
Comment et par qui ?
Même eux l'ignorent, finalement, même si cela avait été leur plan à eux.
Et puis un truc entendu aussi au premier procès, répété une nouvelle fois par Alessandri : « Quand j'ai fait le choix de la violence clandestine, j'ai espéré qu'Yvan ferait partie du groupe. Pour être cohérent avec son discours, il aurait dû franchir le pas. Il a laissé Ottaviani et Maranelli partir au charbon, alors que c'est lui qui aurait dû y aller. »
Et tous, y compris les épouses qui voient le commando le lendemain ensemble, tendu après avoir planqué les armes non utilisées...
« C'est terrible ce que Pierre a dit à son ami d'enfance... en réaffirmant l'innocence d'Yvan » traduit Biancucci, un élu pourtant nationaliste à l'ATC.
Il se serait dégonflé.
La pire des injures : Lâche !
Dès lors, on comprend mieux leurs acharnements, à tous, à faire boire la tasse jusqu'à la lie d'un « salaud » qui les a emmenés jusqu'à un assassinat absurde sans lui-même y participer.
Ils ont chacun encore une vingtaine d'années pour y réfléchir.
Et ce tour de cochon joué à la Justice d'un pays dont ils disent ne pas appartenir : rien ne sera ressorti de ce deuxième procès, sinon que Colonna est désormais une victime, de sa couardise (ce qui explique à merveille sa cavale au maquis), victime d'une Justice qui s'est largement emmêlé les pinceaux, alors même que pour une fois, l'accusé était enfin défendu correctement.
Victime d'un procès d'État où tout était joué depuis la clôture de l'enquête qui a superbement ignoré la vérité.
Là, franchement, j'en veux à la « politique politicienne », l'absurde, celle qui veut que la « Raison d'État », celle-là même qui ne se justifie que parce que l'État doit défendre le Droit et la Justice avant tout autre chose (hormis sa propre existence menacée), au nom du « Peuple des Gaules » réunis de la mer du Nord aux confins de la Méditerranée (et d'ailleurs s'il le faut), est passée au-dessus de destins qu'un drame a réuni un soir du 6 février 1998 dans un scénario absurde.
Et que d'autres ont exploité pour leurs propres ambitions...
Ou comment utiliser le sang des z'autres.
Comment, dans ce pays qui a vu naître les droits de l'homme, peut-on condamner un homme dont personne n'est capable de démontrer ce dont on l'accuse ?
Voilà un grand mystère pour mon « petit neurone » (encore en état de fonctionnement).
Cette raison d'État-là, soit elle existe bien mais alors on n'est plus dans une affaire politico-crapuleuse locale pour mieux cacher autre chose, soit elle a été détournée à des fins personnelles.
Je vous laisse le choix.
Celui de vous reporter à ce post-là aussi !
Il y a plu à verse.
De la neige en montagne, des bourrasques dans les vallées, des pluies diluviennes, la tempête qui ferme les aéroports, qui malmène la jetée du port de Bastia, qui réduit à rien la plage de Calvi, éparpille les protections rocheuses artificielles comme autant de fétus de paille, des toitures qui s'envolent, des chutes d'arbres, des caves inondées ... et rien aux actualités, !
Ni presse télévisuelle, ni le moindre larmoiement dans la presse écrite pour une bien réelle calamité naturelle qui tourne à la catastrophe du même nom !
Mais sans demande d'arrêté... du même nom !
Même, appris-je encore il n'y a pas longtemps sur CNN, la nationale qui relie les deux préfectures - Bastia/Ajacciu - en passant par la sous-préfecture de Corti, vient d'être coupée par l'éboulement de plusieurs centaines de tonnes de roches venues des montagnes gorgées de flotte, qui tenaient là solidement et sans inquiétudes séculaires, depuis des siècles et des siècles à regarder les nuages passer et les espèces de volatiles protégées qui nidifient encore au pays...
Alors je me plonge dans les textos de l'AFP.
1 - AJACCIO, 3 déc 2008 (AFP) -
Le dossier judiciaire concernant les nationalistes ayant occupé le jardin de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio, et qui se trouvait dans un bureau du tribunal d'Ajaccio, a disparu, a-t-on
appris mercredi de source judiciaire.
Le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel, a indiqué à l'AFP avoir chargé la police judiciaire d'enquêter sur la disparition de ce dossier, utilisé par le tribunal correctionnel le
jour de l'audience, le 21 novembre.
La disparition aurait été constatée le 24 novembre, quelques jours après la tenue de l'audience au cours de laquelle les dix nationalistes prévenus ont été condamnés à 500 euros d'amende
chacun.
Le 30 août, après un rassemblement devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement de la Corse, des militants nationalistes avaient décidé de se
rendre sur la propriété de l'acteur, dans le lotissement de Cala d'Oro où ils étaient restés environ une heure. Ils entendaient ainsi attirer l'attention sur la "spéculation foncière", favorisée
selon eux par certains élus UMP et dopée par l'installation de "people" dans l'île.
Mais rien sur la tempête !
2 - BASTIA, 4 déc 2008 (AFP) -
Une explosion qui n'a fait ni victime ni dégâts, a eu lieu mercredi soir dans le jardin de la villa où réside l'épouse de l'ancien leader nationaliste Charles Pieri, à Biguglia, dans la
périphérie de Bastia, a-t-on appris jeudi matin de source proche de l'enquête.
Un engin explosif a été jeté vers 22H30 par dessus le muret d'enceinte de la villa, située dans un lotissement. La nature et la puissance de l'explosif n'ont pas encore été déterminées par les
démineurs.
Charles Pieri, 58 ans, avait été condamné en février 2006 à huit ans de prison pour malversations financières en lien avec une entreprise terroriste.
Fin novembre, à la suite d'une hémorragie cérébrale, il a été extrait de sa prison à Toulon, et admis au centre hospitalier des prisons de Marseille où il se trouve encore. Il a encore une
douzaine de mois à purger, selon son avocat, Me Eric Barbolosi.
Et rien sur la tempête !
3 - AJACCIO, 5 déc 2008 (AFP) -
Des recherches ont été entreprises jeudi soir et se poursuivaient vendredi pour retrouver deux skieurs expérimentés partis pour une randonnée d'une journée dans le centre de la Corse et qui se
sont égarés, a indiqué à l'AFP le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Corte.
"C'est la tempête, avec des chutes de neige et un vent très violent. Nos équipes ont du mal à progresser, notamment en raison de la dangerosité du terrain et il n'est pas possible d'utiliser les
moyens aériens", a souligné le PGHM. Trois équipes du PGHM et les pompiers-montagnards de Corse-du-sud participent aux recherches.
Les deux skieurs, des militaires de carrière de la base de Solenzara qui connaissent bien la montagne et ont effectué plusieurs stages commando et de survie, effectuaient une randonnée à partir
de Ghisoni vers le mont Renoso, a-t-on indiqué de même source.
Vers 17h30 jeudi, ils ont téléphoné à un ami qui a alerté le PGHM, pour prévenir qu'ils étaient pris dans le mauvais temps, ignoraient où ils se trouvaient et se préparaient pour un bivouac de
fortune, étant seulement équipés pour un bivouac léger.
Le PGHM s'efforçait vendredi de localiser les deux randonneurs par le biais de leurs téléphones portables. "Ils sont dans une zone où les liaisons ne passent pas. L'absence de relais nous empêche
de faire une triangulation pour les situer mais nous sommes en contact avec leurs opérateurs (téléphoniques, ndlr) pour tenter de savoir plus précisément où ils se trouvent", a précisé le
PGHM.
Rassurez-vous, ils ont été retrouvés depuis m'indique mon pote du Qatar, qui sait cela grâce à la chaîne « Al Jazira » : il croyait que je m'inquiétais fermement pour quelques militareux de la basse aérienne partis en quête d'émotions fortes du côté des aiguilles de Bavella !
Là au moins, on évoque la tempête assez puissante pour empêcher les avions desdits militareux de voler...
4 - Facebooké !
Quel est le mot le plus fréquemment tapé sur le moteur de recherche Google par des Corses ?
Grâce à Google Insight For Search, l'outil du site qui permet d'obtenir ce type de données, c'est le terme « Facebook ». Ce réseau social vient même de détrôner « youtube », le site de partage en ligne de vidéos, qui caracolait en tête de l'intérêt des internautes français depuis belle lurette.
L'information, révélée par le blog high-tech du Figaro.fr (http://blog.lefigaro.fr/hightech/2008/12/facebookyoutube-la-bataille-de.html) met en lumière ce phénomène : alors que 8 régions françaises ont « basculé » de Youtube à Facebook le 2 novembre, la Corse a donné sa préférence à Facebook dès le 20 juillet. Un cas vraiment « intriguant » note le blog du quotidien, qui précise que « en plus d'être la première, [la Corse] présente aussi un écart de 66 points en faveur de Facebook, loin devant les autres régions (24 pour les Midi-Pyrénées).
Passionnant...
D'ailleurs, si vous voulez voir la Revellata en direct, jour et nuit, je vous conseille ce lien-là : la seule webcam sur le réseau depuis la fenêtre d'un internaute de Calvi...
On aura noté la « forte » densité du trafic routier dans ce coin là du pays aux heures de pointe, vers la Gendarmerie et la route de Galéria (pas la plus commode : il y en a une autre plus pratique derrière l'aéroport...)
Petite démo gratuite avec photo de l'appareillage sur le lien « caméra 2 »...
Au moins, on peut vérifier que les nuages passent rapidement d'ouest en est au moment où j'écris ces lignes...
La vie du « pays »...
LE « PADDUC » (Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corsica bella tchi-tchi)
Il n'y a décidément pas que sur le « continent des pinzuti » que les affaires restent les affaires.
L'Île de beauté longtemps « coincée » entre « loi montagne » et « loi littoral » s'est dotée d'élus démocratiques qui s'opposent à la résignation.
Tant mieux.
La « loi Montagne » protège de l'urbanisme vigoureux que pourraient générer ses beaux paysages, alors que la « loi Littoral » interdit le bétonnage des belles côtes qui suscitent l'envie propre aux sites « humides », partout en « Gauloisie Supérieure » (et autres terres annexées).
C'était en 1986, un vote unanime des parlementaires !
Souvîntes-vous...
Un texte qui rend définitivement inconstructibles tous nos « espaces remarquables ». Un cauchemar à promoteurs immobiliers.
Autrement dit, pas cher à acquérir... Encore que, toute acquisition par un tiers soit d'un compliqué extrême en « Corsica Bella Tch-tchi », puisque souvent ces terrains appartiennent à des indivisions familiales, qui parfois remonte à la nuit des temps (arrêté Miot oblige[1]).
Ce qui n'empêche pas la famille Rocca-Serra, dont Camille est l'actuel Président de l'Assemblée territoriale de Corse, d'obtenir en 1988 puis en 1998, la possibilité de construire quelques 70 villas de luxe, dans son lotissement de la « Punta d'Oru »... (la bien nommée) entre le golfe de Santa Giulia et la magnifique plage de Palombaghja, pas très loin du parc marin international des Bouches de Bonifaciu : un « espace exceptionnel » totalement et absolument inconstructible !
À l'époque, des « fonctionnaires zélés » de l'État parigot détournent pudiquement les yeux de la loi pour « concéder » ce privilège au « chef du clan » de bonne réputation de l'extrême Sud de l'île.
C'est d'ailleurs là que le Christian Clavier a choisi de bâtir sa désormais très fameuse demeure corsa.
Mais il n'est pas le seul. Si un train vient de passer, il faut en susciter d'autres... pour ceux qui l'ont raté.
Jérôme Polverini, Président de l'Office de l'Environnement de la Corse, après les « accords de Matignon » de 2001 sur l'avenir du territoire, est d'ailleurs directement à l'origine de la rédaction du fameux « article 12 » du projet de loi sur la Corse de « tonton Yoyo ».
Un texte, rejeté par les députés, qui aurait permis de déroger à l'application de la « loi Littoral » sur l'île.
Puis devenu caduc après l'échec du référendum.
Mais le ministre de l'intérieur qui succède à cette équipe-là est têtu : il a aussi un projet de « statut » de l'île doté d'un exécutif territorial appuyé par une Assemblée... territoriale d'élus locaux qui vient chapeauter l'ensemble des « affaires des clans corses » à travers deux départements et une région...
(Dire qu'on veut nous les supprimer, les départements ! Quelle drôlerie...)
Jérôme est aussi conseiller exécutif et il a personnellement élaboré le PADDUC, sous l'autorité d'Ange Santini, Président du Conseil exécutif de Corse, de la région intercommunale balinaise et adjoint au maire de Calvi, après en avoir été longtemps son premier magistrat (règle de non-cumul des mandats oblige : il a laissé sa place à « un homme de confiance » Pancrace Guglielmacci).
Jérôme est également maire de Pianottoli-Caldarellu situé en face de Figari, pas très loin de Bonifaciu.
Comme par hasard (tout à fait hasardeux bien évidement), le Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale Corse (CTC) a été très attentif au sort des propriétés de ladite commune, ceux proches... du rivage. Aussi bien Jérôme, que sa sœur Marie-Josée, peuvent constater que leurs terrains, réputés inconstructibles puisque répertoriés dans l'atlas établi par les services de l'État dans « l'espace remarquable numéro 54 », sont désormais déclassés dans le nouveau PADDUC.
Si le document est approuvé en l'état, ces terres ne seront plus forcément protégées des pelleteuses !
Vous admettrez avec moi que la reconnaissance des intérêts bien compris de Monsieur le Conseiller exécutif ayant fait déclasser, dans la cartographie du PADDUC, les propres terrains de sa famille est naturellement une saine attitude citoyenne : il en va des intérêts économiques de sa commune, naturellement.
Mais il y a encore mieux !
Ange Santini arrête le 24 juillet 2008 le PADDUC. Ce document aura valeur de Directive territoriale d'aménagement de l'île (un peu comme le « Schéma directeur » en Île-de-France [...encore une île, décidément !]).
La partie la plus sensible de ce nouveau plan concerne d'ailleurs le foncier et la cartographie des « espaces naturels remarquables » du littoral.
Et Ô grande surprise, dans les annexes des plans présentés en baie de Calvi, une zone de la pinède, espace boisée bordant la plage donc « remarquable » au sens de la loi de 1986, inondable donc doublement inconstructible (et je peux en témoigner pour y avoir fait de la bicyclette dans 1,2 m d'eau de pluie qui ne s'évacuait pas : la pinède est quasiment au même niveau que la mer, protégée par la dune de la ligne de chemin de fer), ne figurent plus les terrains de « M'ssieur le Maire » dans un « beau tracé » difficilement interprétable.
Terrain acquis dans les années 90.
Monsieur Santini avait un « grand projet » hôtelier. Mais n'étant pas encore maire de la ville, son permis de construire a été refusé. Voilà ce qu'il en coûte d'être dans l'opposition municipale.
Il faut dire que « tout contre », le Comité d'Entreprise de la SNCF bâtissait dans le dur... des « mobil homes » (l'ancien « Club Horizon »), et que le VVF de la CFDT exploitait un hôtel 3*** !
L'hôtel n'est pas inondable, tout comme les lotissements voisins le long de la route nationale, en bordure de pinède et le CE de la SNCF ne bâtit en dur que les « socles » de ses « mobil homes »...
On note qu'est quand même planté sur le terrain du « Maire » un camping. À proximité sont installés les tennis municipaux et plus loin, siège le « Club Olympique », prémisse de ce que sera plus tard le « Club Med » de réputation mondiale (c'est la même équipe de « fadas », au démarrage), mais en plus rustique (le premier « Club Med » ayant été planté sur la commune voisine, Lumiu, dans l'anse de San Ambroggiu).
Notons aussi que le « cousin », après avoir balayé durablement l'opposition (si peu consentante à ses intérêts familiaux à l'occasion de deux élections municipales brillantes (dont la première avec une sorte de liste « d'union sacrée », mêlant RPR, sensibilités de gauche, écologistes et même autonomistes) Ange dément sur son propre blog toute velléité de « déclasser » ses terrains, la « main sur le cœur », alors même que ses détracteurs persistent... en toute mauvaise foi peut-on penser.
On en arrive même à en « causer dans le poste »...
Soyons honnête dans cette affaire : Le PADDUC, c'est une levée de bouclier généralisée depuis qu'on en cause. À tort ou à raison.
Peu importe : le débat public (au moins local) va être ouvert avant de soumettre dans les jours qui viennent un texte au Gouvernement (celui-là même qui est présidé par « Bling-bling » qui eut fait le déplacement en ce début de millénaire pour décorer le « cousin Ange » d'une Légion d'Honneur bien méritée).
Au moins, on ne pourra pas dire que les citoyens locaux ne veulent pas prendre leur destin commun en main.
On ne peut pas dire non plus que du seul fait du PADDUC, ces terrains vont devenir constructibles comme par enchantement et en violation de la « loi Littoral ».
Mais il est clair que s'ils sont « déclassés » par le PADDUC, leur destinée peut changer : En effet, la loi de 1986 permet des constructions nouvelles « dans le prolongement naturel de celles déjà existantes ».
Ce qui est logique dans le cadre d'une augmentation de la pression urbanistique et démographique.
Calvi ne vient-elle pas d'inaugurer plusieurs dizaines de logements sociaux sur les hauteurs (de vraies petites maisons construites sous l'égide de la société de HLM de Bastia) et entame déjà un autre chantier du côté la zone aéroportuaire pour se « caler » avec l'impératif légal de 20 % de ce type de logements ?
Dans 6 mois à un an, elle sera l'une des deux ou trois communes de l'île à être en conformité avec ses obligations légales sur ce plan-là au moins... loin devant Neuilly sur la Seine !
Même si pour cela, l'AMU (Antenne Médicale d'Urgence) obligée de décamper du quasi-centre-ville avec ses 10 lits, attendra encore un peu pour retrouver son effectif initial de lit (les hélicos de la sécurité civile faisant la navette avec l'hôpital de Bastia en cas de « surchauffe » : ça sert à quoi, la Sécurité Civile au juste ?)
Notons que l'héliport de circonstance est « tout beau tout neuf » et la caserne des pompiers contiguë également (même si les « renforts d'été » campent toujours dans la pinède, pas très loin des tennis municipaux !).
En conclusion, ça va sans doute prendre du temps, mais on voit mal un Maire calvais, quel qu'il sera dans quelques années refuser un permis de construire à des bâtiments montés sur pilotis, dans une enclave qui n'est même plus protégée par la loi de 1986... puisqu'ils auront été « déclassés » par le PADDUC 2008, pardi !
Moi, j'adore !
De toute façon, quand je suis « calvais », l'été surtout, je ne me baigne plus à Calvi depuis sa pinède : les analyses microbiennes sont telles qu'il n'a jamais été question de concourir au « pavillon bleu » !
Au moindre orage, la mer devient marron boueuse. Et depuis que la plage est protégée par des digues et des épis, l'eau ne circule plus : la « marée marronnasse » persiste plusieurs jours avec parfois quelques odeurs !
Alors par temps calme et une population multipliée par dix pendant deux mois, je ne vous raconte même pas : pas pour ma « nichée », ces trucs-là !
J'irai peut-être « mettre la pression urbanistique » ailleurs, si ma « petite sœur » veut bien (indivision insulaire persistante oblige...).
Mais pour conclure sur le PADDUC local et les dires de Monsieur le Maire, parfaitement respectables, j'oserai presque de dire : « Chiche ! Je ne demande qu'à vous croire. Et prenons rendez-vous dans 10 ans ! Et j'accompagnerai mes excuses bien méritées alors (d'avoir osé douter dans ce « post ») d'une bouteille de champagne bien fraîche si vos terrains restent « camping » ! », pour avoir osé imaginer que si vous aviez été plus catégorique dans votre défense, vous auriez fait taire définitivement tous vos détracteurs.
Après tout, pour reprendre la pub : « Vous le valez bien », n'est-ce pas ?
Dans le cas contraire, bien entendu, je proposerai votre candidature au CA de « l'Ordre du Tartuffe » (si j'en suis encore le Délégué Général !)...
[1] L'arrêté « Miot » date du 21 prairial An IX (1801) : il suspend notamment le délai de formalité d'enregistrement des successions en ligne directe sur le territoire Corse qui est de 6 mois partout ailleurs... Pas de délai => pas d'enregistrement => pas de partage => pas de droit de mutation... Et ainsi de suite au fil des générations !
Une « niche » insulaire appelée à disparaître définitivement en 2010 sur l'initiative de Charasse et de De Courson.
Cet arrêté faisait partie d'un ensemble de mesures économiques prises par le Gouverneur Miot, en contrepartie de la violente et sanglante répression qui a suivi la guerre d'indépendance du XVIIIème siècle, une génération précédente et la mise à sac de la maison des Bonaparte à Ajacciu.
Le prix du sang...
La grande force du « muscle » sur le neurone !
Audiard (crois-je me souvenir, ou un autre) nous l'affirmait déjà il y a quelques décennies : « un kon qui marche ira toujours plus loin qu'un intello assis ! ».
Et pour ceux qui n'y croient pas z'encore, cet été, nous avons eu droit à un grandiose festival planétaire du « muscle triomphant » sur la force du neurone.
Et pour preuve, ces scènes magnifiques où le géorgien enlace son concurrent russe à la grande fête mondiale du muscle à Pékin, la « ville du nord » devenue capitale planétaire durant 16 jours et entre 2 feux d'artifice, alors même que les uns ont pu être envahis, bombardés, occupés, humiliés, massacrés par les autres, au nom du « maintien de la Paix », la faute à avoir osé penser devenir un jour membre de l'OTAN et protéger leur gazoduc venu des bords de la mer Caspienne.
Et pour preuve, la médiatique réincarnation (enfin, l'une d'entre elles, car il y en a plusieurs en réalité) de Bouddha soi-même, venu parcourir « les 4 coins de l'hexagone » (si ! Je l'ai entendu... un hexagone réduit à l'identité d'un quadrilatère... toujours le neurone triomphant, n'est-ce pas ?), avec ces « valses à 2 temps », façon Brel (Jacques le sublime) du j'irai pas, puis j'y suis, voire j'en serai et finalement je n'y suis pas, du personnel politique de « haut niveau » de la « Gauloisie éternelle »...
De quoi en rigoler fermement.
Pour l'homme de l'harmonie, venu donner la leçon en pays de religion révélée, ce fut une réussite... divine !
Car évidement, les « ceux-ce » qui ne sont pas « aux responsabilités », ils s'en sont donnés z'à cœur-joie, avec cette valse à deux temps ! Pensez, ce n'est pas si « dansant » que ça, au final.
Et ils leur reprochent quoi, aux chinois pendant les 16 jours où ils furent au centre de l'Univers connu et inconnu, dans l'affaire « T'y bête hic » ?
Des « couacs » dans la festivité du muscle ?
Même pas ! Organisation impeccable.
Impeccable et festive. On ne pourra guère faire mieux avant longtemps : les « britishs », il leur faudra s'accrocher un long moment pour leur arriver à la cheville.
D'avoir envahi un pays désarmé il y un demi-siècle de cela ?
Moi, je veux bien, mais les « Gaulois éternels » devraient aussi se souvenir qu'il y a plus de 2 siècles (1769), ils en firent tout autant en « Corsica Bella tchi-tchi », mais aussi ailleurs bien souvent, jusqu'à se constituer un empire colonial gigantesque sur lequel le soleil ne se couchait jamais...
Ce faisant, les troupes chinoises sont-elles allées mettre la main sur quelques trésors pétroliers cachés sous le toit du monde comme en Irak d'autres le firent plus tard ?
Même pas : ils ont tué l'avant dernière théocratie de la planète (il leur reste le Vatican, mais c'est un peu loin), pour y apporter les bienfaits d'un semblant de commencement de démocratie populaire.
Là même où les « gaulois » ont tué la première démocratie moderne d'Europe en 1769 !
Que même elle fit frémir quelques sommités intellectuelles du moment, au point que les américains s'en inspirèrent quelques années plus tard, une fois libérés du joug du Roy George !
On leur reproche d'administrer ce territoire ?
Mais que se passe-t-il d'autre « à portée de pédalo » du « Comté de Nice », sinon qu'aucun autochtone n'a jamais accès à des postes de représentant de la puissance publique sur l'Île de beauté ?
Jamais eu un préfet (et quand on leur envoie la « crème de la crème », genre Bonnet, ça donne des incendiaires se prenant pour le sanguinaire et brutal général Morand), un directeur de l'équipement (faut voir l'état de certaines routes aux si nombreux nids de poule), un directeur des services sociaux ou des affaires familiales, un directeur des services fiscaux, du Trésor, un patron de la police ou de la gendarmerie (quoique le seul vient justement de se faire virer promptement pour cause d'occupation temporaire et bon enfant de la villa d'un pinzutu), de la poste...
Ont-ils bien trop peur d'eux-mêmes pour avoir confiance dans la réussite de « l'intégration », même deux siècles plus tard en « Gauloisie postérieure » ?
Et quand il s'agit d'apprendre une langue « aux petits d'homme » du pays, que crûtes vous que fassent les chinois au Tibet ?
Exactement la même chose que les gaulois en « Corsica Bella Tchi-tchi » ! Ça fait rien moins que deux siècles qu'on leur explique que leurs ancêtres sont gaulois contre toute vérités historiques, car ils sont sardes, romains, génois, pisans, aragonais, mais certainement pas gaulois ; ça fait deux siècles qu'on francise les noms et les prénoms (et pourtant il en reste encore), ça fait deux siècles, voire un peu moins, qu'on leur fait lire du Mérimée pour mieux leur expliquer que ce ne sont que des petits sauvages qui ne sont nés que pour de la Vendetta ou servir de chaire à canon sur les bords des Vosges, au détriment de leur langue insulaire, de leur poésie, de leurs traditions musicales (dont le monde a redécouvert toute la puissante poésie à l'occasion d'un JO organisé dans une vallée des Alpes) !
Les chinois maîtrisent les voies de communications des personnes et marchandises ?
Mais qui donc assure au juste les liaisons maritimes et aériennes (il n'y a pas, ni de route ni de voie ferrée entre la Corse et le continent) en Corsica ?
Quand des Corses se mêlent de créer leur propre compagnie aérienne, elle est fusillée en plein vol pour finir par être absorbée par celles du continent (Corsair, CCM).
Quand ils se mêlent de liaisons maritimes, c'est forcément sous pavillon italien (Corsica ferries) tellement c'est si facile d'obtenir des droits d'entrée dans les ports de « Gauloisie » du continent...
Par contre l'inverse est assez aisé, puisque les ports sont sous l'autorité administrative du préfet maritime de... Toulon !
Quand il s'agit de s'approvisionner en gaz algérien, par exemple (c'est d'actualité), il passera au large par la Sardaigne et jusqu'en Italie, sans même faire un détour opportun : décision vachement justifiée ! Le gaz Corse passera par Fos ou ne passera pas ! Décision « parigote »...
Résultat, l'indice de « chèreté de la vie » mesuré par les grands distributeurs, de l'aveu des responsables de « Sytème U » (dont certains adhérents îliens vont passer sous enseigne « E. Leclerc » cet hiver tellement ils n'en peuvent plus) est de 107 là où, à la capitale, qui n'est pas spécifiquement parmi les moins onéreuses, il est de 100 !
Même le carburant est quasi-moins cher sur les autoroutes des vacances du continent qu'en Corse.
La « Corsitude » a bon dos...
Les Corses sont pourtant bien dociles : comme les Tibétains, ils envoient des députés, des sénateurs et parfois des ministres auprès des autorités centrales.
Ont leur donne un « statut amélioré » : même les indépendantistes, version dure, font l'effort de participer à cet ersatz de « décentralisation », de démocratie locale, cautionnant ainsi le mécanisme d'intégration à la « puissance envahisseuse ».
Celle-ci a quand même de bons gestes : en 1959, enfin, après presque 2 siècles de soumission, la taxe à l'exportation est enfin abrogée (interdite pourtant par le traité de Rome depuis 2 ans auparavant : Merci, Charles !). Exportation même vers la Gaule continentale, faut-il préciser !
Les Tibétains n'ont pas encore eu droit à ce traitement si... particulier !
Mais c'est mieux pour intégrer les lois « montagne » et « littorale ». Sûr qu'avec ça, ça aide au développement... sur un bout de montagne plantée en pleine mer !
Pour mieux assumer cette « occupation rampante », des « amis » (les « jaunes »), en viennent à se refiler les mandats locaux de père en fils, inventent le PADDUC, une sorte de plan d'aménagement et de développement économique, urbanistique et durable qui va sans doute mettre l'île en coupe réglée, tellement l'ex-futur ministre de quelque chose du pouvoir central s'y entend à négocier avant tout son point de vue.
On l'a vu faire à la mairie de Calvi avec ses propres terrains, enfin ceux qu'il a pu racheter à vil prix et « pour rendre service », pour ne pas être constructibles... avant de finir par le devenir, loi littorale toute bue...
Dans ces conditions, le personnel « para-politique », nos « philosophes » et grands penseurs s'exprimant vertement sur le Tibet sans même y avoir jamais mis les pieds et quelques « politiques » (de gauche en l'occurrence) sont-ils donc bien placés pour critiquer la Chine et ses pratiques « t'y-bête haine » ?
Sont-ils habilités à « donner la leçon » de démocratie et de « droit de l'hommisme » jusqu'à l'autre bout de la planète ?
Alors même qu'ils sont incapables de comprendre, je dis bien de comprendre, ce qui se passe à 2h55 (c'est la pub des NGV qui font la navette depuis le continent) de leurs côtes...
Ah oui, j'oubliai !
Ils en veulent peut-être à la Chine de faire de « l'anticléricalisme local » ? Font ch... (étron) les moines !
Et là c'est l'hilarité du neurone !
Les défenseurs de l'école laïque, qui permettent le port de la kippa, des bijoux en forme de croix, d'étoile de David ou de main de Fathma, mais vont jusqu'en Conseil d'État pour faire interdire le port du voile dans les écoles de la République et autres lieux de service public, se mêlent de soutenir, la main sur le cœur et l'esprit clair, le port de la soutane safran au nom de la liberté cultuelle dans les rues de Lhassa !
J'admire l'acrobatie intellectuelle d'une limpidité remarquable !
En Corsica Bella Tchi-tchi, le seul curé qui n'a jamais été maltraité, c'est ce partisan du Généralissime Paoli (élu par le peuple), mort un certain 15 août à proximité du Golu, une bible dans une main, un fusil dans l'autre, qu'on a retrouvé au matin décédé de ses nombreuses blessures reçues au combat d'un peuple, d'une Nation...
Un peu de mesure, SVP : on ne peut pas se prévaloir de principes chez autrui que l'on piétine allégrement chez soi !
Ridicule.
Car c'est le lot quotidien de la « Corsitude », restée désespérément sans remède sous « Giskard à la barre », « Mythe-errant » et « tonton Yoyo », qui lui, n'a rien compris au film des « convictions de gauche » et des siennes propres, pseudo-lambertistes, avec son statut jeté « aux orties » par les vraies forces de progrès des peuples...
L'année dernière,
Je vous gratifiais d'une histoire Corse et d'un rappel historique. Un an déjà !
Je ne vais pas vous mentir, mais je vais vous en raconter une autre :
« C'est moi-même, parcourant mes routes enchâssées dans mon maquis avec un de mes « cousins » au volant de son bahut pétaradant, la semaine passée au chaud soleil qui faisait scintiller la mer au loin.
Et que je te vois un panneau posé de façon incongrue sur le bas-côté, annonçant quelques dangers pour cause de travaux sur la chaussée déserte dans ce désert perdu dans son maquis.
Pas content, mon « cousin »... Me rappelle aussi sec ma vie de pinzuntu exilé, discours auquel je mets fin illico presto par cette remarque :
Et je continue :
Cassé le « continental » !
Merci à Leelou !
Un vrai roman policier, finalement, toute cette affaire !
Et une toute petite dernière pensée pour la famille de ce Préfet là, en cette fin d'année, qui a la sagesse de se contenter de cette vérité là : Même si Colonna n'a pas tué, ils en avaient tous l'intention délibérée.
Et sont donc condamnés pour ce crime là, si stupide, même à la cause Corse.
Ça plus les maladresses de la défense (car je n’aurai pas défendu cet homme là de cette façon là, nous y reviendrons peut-être un autre jour) et toujours une question lancinante et sans réponse : Pourquoi dans le dos ?
Le 13 août.
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