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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Jeudi 1 mai 2008

 

L'année dernière,

 

Je vous gratifiais d'une histoire Corse et d'un rappel historique. Un an déjà !

Je ne vais pas vous mentir, mais je vais vous en raconter une autre :

 

« C'est moi-même, parcourant mes routes enchâssées dans mon maquis avec un de mes « cousins » au volant de son bahut pétaradant, la semaine passée au chaud soleil qui faisait scintiller la mer au loin.

 

Et que je te vois un panneau posé de façon incongrue sur le bas-côté, annonçant quelques dangers pour cause de travaux sur la chaussée déserte dans ce désert perdu dans son maquis.

  • - Tiens ici aussi, ils avertissent du danger de travail!
  • - Conno, va!
  • - Z'ont raison de prévenir, les gars de la DDE du coin: on ne sait jamais!

 

Pas content, mon « cousin »... Me rappelle aussi sec ma vie de pinzuntu exilé, discours auquel je mets fin illico presto par cette remarque :

  • - Te bile pas! Sur le continent on dit même que le travail (roulez un peu le «r» de façon traînante pour faire plus local), c'est un virus! Et qu'il détruit totalement la vie privée. Tu verras, si tu es infecté c'est très simple: tu te rends immédiatement dans le bar le plus proche en compagnie de deux copains, ou de deux copines. Commande trois bières, ou une Margarita, ou encore plusieurs «babies» et répète l'opération de 10 à 14 fois. Tu verras que le virus est alors complètement effacé de ton cerveau!

 

Et je continue :

  • - Faut absolument transférer ce message d'alerte le plus rapidement possible à au moins cinq de tes copains ou copines! Et si tu te rends compte que tu n'as pas cinq copains ou copines, c'est que tu es gravement infecté! Le virus «travail» contrôle déjà ta vie toute entière! Je te préviens, il est mortel!
  • - Je saistout ça ! Mais vois-tu, Infree, les ouvriers communaux, ceux de la Poste, de France-télécom, d'EDF-GDF, la sécu, les ministères, les militaires, les Gendarmes, les policiers et les profs sont tous immunisés naturellement contre ce virus ! Et les vrais Corsi aussi! Pas la peine de sonner le tocsindans le coin !»

 

Cassé le « continental » !

 

Merci à Leelou !


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Lundi 31 décembre 2007
De la « très grande sagesse des magistrats » (II).
 
J’avais dit que j’y reviendrai, quel que peu poussé par « Cindy » (commentatrice assidue sur ce blog).
Dès les aveux de Maranelli, la culpabilité de l’assassin présumé du préfet Érignac semble établie. Une fenêtre de défense pouvait s’ouvrir.
 
D’ailleurs, le doute a fini par s’installer. Car avant la « guerre de juristes », la défense engage « la bataille de l’opinion publique ».
Une « bourde » des 4 avocats ? Consciente ou inconsciente ?
Où alors, ils n’avaient décidément rien d’autres à fournir et le savaient déjà pour avoir pris connaissance du dossier et s’être forgé une intime conviction personnelle : c’est devenu un classique de la vie judiciaire de ce pays, hélas !
 
Petit retour en arrière.
L’acquittement, en appel, le 22 février 2006 des deux enseignants, Jean Castela et Vincent Andriuzzi, soupçonnés d’être les commanditaires du meurtre (la piste « éducation nationale/mouvance indépendantiste »), leur a donné des ailes.
Pour autant, les solides éléments recueillis par l’accusation, notamment des aveux très détaillés des membres du commando, ne peuvent pas être balayés d’un unique revers de manche.
C’est dans ce contexte que les juges Laurence Le Vert et Jean-Louis Bruguière s’apprêtent à boucler leur instruction.

Les défenseurs d’Yvan Colonna insistent avant tout sur le fait qu’il n’existe « aucun élément matériel » contre leur client.
Sans les appels échangés entre les portables, l’enquête sur l’assassinat du Préfet n’aurait sans doute pas abouti.
Or, contrairement à ce que je croyais il y a encore peu (paragraphe 3), dans le cas de Colonna, cet élément technique fait défaut à l’accusation.
Selon les policiers, à cette époque, le berger ne disposait pas de portable, même s’il utilise, à l’occasion, celui de sa compagne. Mais pas ce soir là.
Quant à l’analyse de l’arme déposée au sol, elle n’apporte aucun indice, ni empreinte, ni ADN : le tueur était ganté. Dans ces conditions, les aveux restent l’atout majeur de toute accusation.

De plus, lors du procès en assises qui s’ouvre en juin 2003, les quatre accusateurs de Colonna l’innocentent.
Et Alessandri assure, depuis qu’il en a pour perpétuité (18 ans seulement en France quand tout va bien), qu’il est le tueur : on ne peut pas juger deux fois un même homme pour un même crime ou délit, sauf révision du procès. Le risque est nul qu’il voit sa peine alourdie.
Ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité et d’ailleurs ne font pas appel du verdict.

Pour les avocats de Colonna, les aveux de « garde à vue » ne peuvent avoir qu’une explication : les policiers auraient soufflé le nom du berger de Cargèse. Les gardes à vue n’auraient donc pas été aussi « étanches » que l’assurent les enquêteurs et les multiples précautions prises (notamment le rapatriement à Paris des quatre accusés par avions séparés).
Les suspects auraient tout simplement cherché, dans un premier temps, à minimiser leur responsabilité en désignant un innocent.
Toutefois, on ne comprend pas bien pourquoi Yvan, un ami d’enfance et non pas quelques hautes figures du Nationalisme Corse, ou n’importe qui d’autre…

D’autant qu’on ne comprend pas pourquoi les policiers auraient désigné Colonna, un homme qui n’était même pas dans le premier cercle de leurs suspects !
Enfin, si Colonna n’était pas présent sur les lieux, qui était le troisième homme vu par les témoins ?
Arguties « d’avocalieux » assez lamentables dans une affaire aussi grave…

Plus intéressant, les avocats font remarquer que les premiers aveux, utilisés par l’accusation, comportent des contradictions quant à l’emploi du temps de Colonna le lendemain de l’assassinat, aux lieux de stockage des armes et de réunion du groupe.
Tous ne se souviennent pas, par exemple, s’être rendus dans la propriété des Colonna, à Cargèse.
Des contradictions frappantes peuvent être relevées : Pierre Alessandri, en mai 1999, affirmait s’être débarrassé de la seconde arme volée aux gendarmes en la jetant à la mer.
Mais en février 2005, le nationaliste est extrait de prison et conduit jusqu’à sa distillerie de Cargèse.
Là, grâce à ses indications, on exhume le second pistolet, caché sous un alambic.
Ses aveux, à lui mais à lui seul, de 1999, ne sont donc pas paroles d’évangile !
Même quand il s’accuse d’être le tireur, peut-on reprocher à cette argutie d’avocat…
On peut aussi imaginer qu’il en est tout autant de ses complices avérés.

Pour Maître Philippe Dehapiot, ça ne fait plus aucun doute, l’affaire est entendu : « À part les mises en cause lors des gardes à vue, rétractées depuis, aucun élément ne permet d’impliquer Colonna. Lors (de leur) procès, les accusés l’ont mis hors de cause de manière détaillée. Si on applique les grands principes, on devra l’acquitter. »
Sans répondre à la question du choix de le désigner tous unanimement, lui et pas un autre…

Mais on peut aller plus loin : Une jeune femme, Marie-Ange, qui assiste à l’assassinat du 6 février 1998, aurait pu être déterminante.
Elle passait en voiture avec sa mère lorsqu’elle entend comme un « bruit de pétards » et aperçoit le tueur. Elle remarque d’abord le geste de sa main sur la crosse du pistolet : il tirait en direction du sol.
Elle en donne une description assez précise : 35 ans environ, 1,70 mètre, mince, mal rasé, cheveux blonds mi-longs, yeux enfoncés, joues creuses avec un pli marqué.
Ce n’est donc pas Colonna qui a le cheveu court et châtain.
D’ailleurs, lors d’une « parade d’identification » organisée par la juge d’instruction, elle ne reconnaît pas Yvan Colonna. Pas plus que Pierre Alessandri, celui qui s’accuse d’avoir pressé sur la détente. Ni aucun autre.
Après, elle s’étonne que son témoignage ait été rangé au dossier par les enquêteurs : il n’apporte rien contre le commando, dont maintenant on est sûr d’en avoir identifié quelques membres… qu’elle ne reconnaît pas !
De toute façon, comme le racontent les occupants du véhicule qui emmène les fuyards, ils sont tous grimés et gantés.
D’ailleurs, comme pour le confirmer, au procès elle réitère son affirmation de ne pas reconnaître l’accusé dans son box… Elle n’a pas pu, par la force des choses.
On note également que pour le médecin légiste, 1,70 mètre, c’est trop court pour être le tireur (toujours
paragraphe 3).
Ça, c’était bien un élément majeur : mais aucun des avocats ne l’a exploité avec succès !
Personnellement, j’aurai demandé la suspension sur-le-champ du procès et une contre-expertise immédiate de ces conclusions là !
Mais non…

Les avocats ont préféré se plaindre d’une instruction à charge : Bien naturellement qu’elle est forcément à charge, puisque c’est l’une des particularités de notre procédure pénale.
Mais elle est aussi à décharge.
Or, s’insurgent-ils, toutes leurs demandes d’actes n’ont pas été suivies d’effet.
Ils réclamaient notamment une reconstitution de l’assassinat, qui leur a été refusée par la juge Laurence Le Vert.
On se rappelle qu’en 1999, la situation était inversée : alors qu’Yvan Colonna se trouvait en cavale, ce sont les mis en examen qui ont refusé, au dernier moment, d’y participer.
D’ailleurs, au procès de Colonna, la Cour accède à leur demande, encadrée par une myriade d’effectifs de police dépêchée sur place à la hâte… et Colonna de refuser d’être extrait de sa cellule !
Débile !
Mais pour le seul motif qu’il n’avait rien à faire là-bas… puisqu’il n’y était pas, à l’en croire !

Les conseils de Colonna se plaignent également, que la justice n’ait pas pris en compte certaines écoutes « favorables » à leur client.
Rien de très précieux : elles ont été réalisées avant le démantèlement du groupe, entre décembre 1998 et mai 1999, en plein « pataugeage grave » de l’enquête policière qui s’évertue, à l’époque, à démonter une « filière agricole ». Or, il est berger et ses potes sont agriculteurs : une piste conseillée par un indic bienveillant du Préfet Bonnet.
Et des surveillances téléphoniques qui accréditeraient l’idée vague d’une « vie rangée » de leur client.
Pour Maître Gilles Simeoni, ces « investigations n’ont établi aucun comportement suspect » et démontrent « sa non-implication dans l’action clandestine ».
Il a raison : elles ne démontrent rien, même à l’égard des autres membres du véritable commando : c’est qu’ils étaient prudents !
C’est dire l’inconsistance de ce point de défense…
 
Pour Maître Pascal Garbarini, « depuis l’acquittement de Castela et d’Andriuzzi en appel, le 22 février 2006, la défense d’Yvan Colonna devient enfin audible » et de constater pour sa part « qu’aucun élément matériel ne le relie au dossier. »
C’est si vrai, que même la confirmation du témoignage d’Alessandri devant la Cour d’Assises Spéciale a été, de l’aveu de tous, un grand moment de tromperie, égrené sans aucune conviction, ni même émotion, sans la moindre réaction de la part de Colonna.
Pensez ! Deux amis d’enfance et les nombreuses complicités que cela procure habituellement : pas crédible un seul instant !
Selon Maître Antoine Sollacaro toute « l’instruction a été bâtie sur un postulat de culpabilité ! ».
Comment pouvait-il en être autrement, à dire vrai ?

Personnellement, j’aurai bâti la défense de cet homme là en lui conseillant une grande, très grande docilité envers ses juges et les instructeurs du dossier.
Dans l’hypothèse où je n’ai rien à me reprocher dans un assassinat, je ne galope pas dans la garigue environnante pendant 4 ans : je me forge un alibi en béton.
Du genre qui explique tout : j’aurai assumé un « je dormais avec Michèle dans sa distillerie ! » (l’épouse, forcément volage pour l’occasion, de son ami Alessandri), ou une autre peu importe : elle aurait nié pour cause de répudiation immédiate et d’opprobre populaire compacte devant l’Éternel. j’aurai rapporté un détail anatomique vérifiable qui accréditait mon dire, et le tour était joué.
C’est grand crime en Corse de dormir avec la femme d’un ami (ou de tout autre) même en étant soi-même eunuque (et elle sans la clé de sa ceinture de chasteté), mais comme il s’agit d’un ami dans le tournant de toute une vie, il aurait compris !
Et nous aussi : au moins on aurait su d’où venaient les aveux de garde-à-vue et le pourquoi d’une telle accusation.
Ça n’a pas été le cas…
 
Et dans sa « très grande sagesse », la Cour a tranché en balayant tous ces faux-nez et reconnaissant l’implication directe de Colonna dans ce lâche assassinat dont l’envergure politique se résume à quelques pétards enfiévrés contre les bâtiments publics depuis quelques jours, à l’égal de tous les autres !
 
Car deux questions demeurent : Si ce n’est pas Colonna, ce ne peut pas être Alessandri, tout aussi trop petit l’un que l’autre !
Il y a donc un autre membre du commando passé inaperçu jusque-là, c’est indéniable ! Qui ?
Et pourquoi dans le dos, signe d’un grand professionnalisme de l’exécuteur, trahissant par ce geste « technique » sa provenance continentale ?
 
Mais c’est une toute autre affaire, dont on ne saura sans doute jamais le détail !
Puisque comme à l’accoutumée, l’instruction et les enquêtes se sont cantonnées à rester au degré zéro, sans savoir qui était Érignac et sur quoi il travaillait.
 
Or, ce que l’on sait quand même, c’est que la piste de la « brise de mer », la mafia locale depuis quelques temps malmenée par la « génération montante » (cf. Jean-Jé), menacée dans l’avenir de ses futurs casinos par la victime, grosses machines à recycler de l’argent sale, renseignait sans doute le successeur d’Érignac, le préfet incendiaire Bonnet, par l’intermédiaire d’un indic, dénommé « Corte » aux dires de celui-là à la barre !
D’abord la « piste agricole », tombée d’on ne sait z’où (on ne dénonce jamais personne nommément dans ce pays là, qui est aussi le mien : au pire, on suggère !).
La graine a poussé, quelques intérêts bien sentis de nouveau confortés et en route pour un avenir radieux : c’est qu’il est toujours utile de se montrer « arrangeant » avec les autorités locales, même préfectorales et surtout policières, jusqu’à la connivence… et d’en profiter pour orienter qui vers qui : aux flics de faire le ménage. La « pioche » a été bonne, à ce jeu là !
Depuis, « Corte » s’est tu, comme par hasard !
 
Quitte à en contrôler soi-même la bonne exécution ? Avec un « pro » sur place venu du continent, au cas ou ça déraperait au moment du passage à l’acte !
Car, comment savait-il, ce « Corte là » pour si bien renseigner la DNAT qui « pataugeait grave » après avoir remué la « filière agricole » sur un « coup de tête » téléguidé, peut-on imaginer, qui s’est traduite par quelques inculpations de notables véreux, pour seulement six mois plus tard déclencher les écoutes téléphoniques de décembre 98 à mai 99 (celles qui n’ont rien donné) autour d’Alessandri et compagnie ?
La manip est un peu trop cousue de fil blanc pour être totalement honnête.
 
Soyons clair : j’aurai argumenté pendant l’instruction et la cavale de mon client sur ces points là.
Car il est un autre « détail » qui chagrine : Le trio est en marche vers Érignac. Ils le filochaient depuis le théâtre. Et Alessandri dit lui-même qu’il croise la route du Préfet, en couverture du tireur qui le suit, qui vient donc de face.
C’est là que Colonna aurait dû tirer : de face !
Il ne l’a pas fait, aurait laissé passer sa cible, ce serait retourné, l’aurait coursé sur quelques mètres pour lui coller l’arme sur la nuque ?
Aberrant !
Et Marie-Ange de voir ensuite un inconnu, avec la même arme, s’acharner à 4 reprises sur le corps sans vie et à terre…
Non : le relais aurait pu être pris par un tireur qui suivait le Préfet, dans la même direction, que Colonna connaît que trop bien pour lui céder son flingue au moment de le croiser, immédiatement, dans la foulée.
Ce qui explique le coup à la nuque, par derrière, à la va-vite comme pour « sauver l’opération » !
C’est homme là, personne ne l’a vraiment cherché et tous les membres du commando l’ont protégé.

Un vrai roman policier, finalement, toute cette affaire !

Et une toute petite dernière pensée pour la famille de ce Préfet là, en cette fin d'année, qui a la sagesse de se contenter de cette vérité là : Même si Colonna n'a pas tué, ils en avaient tous l'intention délibérée.

Et sont donc condamnés pour ce crime là, si stupide, même à la cause Corse.


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Jeudi 27 décembre 2007
De la « très grande sagesse des magistrats » (I).
 
Je ne pouvais pas ne pas y revenir, alors même que le verdict est tombé.
Vous en étiez avertis (paragraphe 2) !
D’ailleurs, je ne suis pas le seul… Les « cousins » îliens s’en donnent à cœur joie depuis quelques temps, canardant des gendarmeries locales, rafalant ici ou là, faisant parler le plastic contre des bâtiments publics pour exprimer leur joie de reprendre le « combat armé » !
Est-ce un « juste combat », une « juste colère » ?
Ils en sont tous persuadés : Colonna est innocent, il est la victime d’une justice à trois vitesses (une pour les riches, une pour les pauvres et une… pour les Corsi), de la raison d’État, de la culpabilité ostentatoirement et obstinément affirmée par celui qui sera devenu Président (Ô combien Vénéré !) après avoir été ministre de l’intérieur, toute présomption d’innocence bue !
 
Quelques éléments de réponses à travers un rapport des faits et de l’accusation tels qu’ils peuvent être relevés ici où là.
Nous en avons d’ailleurs puisé l’essentiel à travers un article très bien fait, publié par « L’Express » le 30 mars de l’année dernière (2006), sous la signature d’Éric Pelletier et de Jean-Marie Pontaut, tous les deux des journalistes « confirmés ».
 
Le 6 février 1998 au soir, le préfet de la région « Corse », Claude Érignac et son épouse se rendent à un concert de musique classique à Ajacciu.
Le préfet dépose son épouse devant le théâtre et gare son véhicule un peu plus bas.
À 21 h 05, il remonte la rue, sans remarquer les trois hommes qui l’attendent sur le trottoir.
Son assassin s’avance dans son dos, dégaine un pistolet 9 mm, le plaque sur la nuque de sa victime.
Un premier coup de feu éclate. Le préfet s’effondre.
Le tueur tire encore quatre fois. Deux balles atteignent la victime à la tête.
Puis il abandonne son MAS Beretta réglementaire au sol.
Celui-ci porte le numéro de série, A00199 : l’arme avait été dérobée lors d’une attaque d’un commando contre la gendarmerie de Pietrosella, dans la nuit du 5 au 6 septembre 1997, bourgade de montagne située au dessus de Porticcio, station balnéaire bien connue des touristes continentaux pour se situer en face de la cité Napoléonienne…
Dans le communiqué de revendication, authentifié par le numéro du Beretta, les tueurs choisissent de ne pas se donner de nom.
De multiples fausses pistes, guerres entre police et gendarmerie et fuites dans les médias plus tard, les policiers réussissent à démasquer le commando, quinze mois plus tard.
En épluchant les 3.682 communications échangées par portables dans la zone d’Ajacciu le 6 février 1998 entre 20 h 10 et 21 h 40, ils parviennent à repérer deux lignes utilisées par deux militants nationalistes radicaux, Alain Ferrandi et Didier Maranelli.
 
Le vendredi 21 mai 1999, les policiers de la DNAT, dirigée par Roger Marion, interpellent Ferrandi et Maranelli, Alessandri et Istria. Versini et Ottaviani, seront arrêtés un peu plus tard. Les enquêteurs de la DNAT ne disposent pas d’autres indices matériels que la téléphonie.
Pourtant, ils obtiennent des aveux qui dépassent toutes leurs espérances.
C’est paradoxalement, l’alibi trop bien huilé de Maranelli qui les perdent : Il affirme qu’à l’heure du crime, il se trouve sur les hauteurs de Cargèse, à la chasse à la bécasse (poufiasse, pétasse konnasse), alors que son portable est activé dans le centre d’Ajacciu.
Le 22 mai, Maranelli passe donc aux aveux : le soir du meurtre, il a servi de guetteur en alertant le commando du départ du couple Érignac de la préfecture.
Le 23 mai, entre 2 heures et 3 h 40, il livre le nom d’Yvan Colonna comme étant le tireur.

Et on ne l’arrête plus ! Il raconte aussi les réunions de préparation de l’assassinat sur le domaine familial des Colonna, à Cargèse. C’est toujours Maranelli qui parle d’un repérage effectué, la veille du crime, en compagnie de Colonna et d’Alessandri, dans une Fiat Panda noire.
 
Pierre Alessandri, un ami d’enfance d’Yvan Colonna, se montre lui aussi très disert en garde à vue.
Un témoignage important : « Je me tenais en couverture du tireur, ganté, grimé et armé. »
Il croise Claude Érignac, le laisse passer et entend dans son dos plusieurs coups de feu.
Sans être en mesure de préciser qui de Colonna ou de Ferrandi a tiré.
Après le meurtre, poursuit Alessandri, le commando, Colonna compris, se rend dans le pavillon de Ferrandi, situé sur les hauteurs d’Ajaccio, à Alata. Tous y passent la nuit, réveillés en sursaut par l’appel d’un de leurs complices vers 5 h 30. Une alerte qui les oblige à passer plusieurs heures dans le maquis.

Martin Ottaviani, recruté tardivement pour servir de chauffeur, est le troisième homme à dénoncer Yvan Colonna. Il décrit l’ambiance tendue qui règne dans la voiture avant le meurtre. « Yvan Colonna a pris place à l’arrière », précise le chauffeur.
Il s’est équipé d’une paire de lunettes et de gants de couleur sombre. Il porte aussi l’une des armes dérobées à la gendarmerie de Pietrosella. Deux minutes après l’assassinat, Ottaviani voit arriver Colonna, Ferrandi et Alessandri. Ils montent dans le véhicule et filent vers leur planque d’Alata. Ottaviani entend : « C’est bon, on l’a tué...»

Enfin, Joseph Versini, s’épanche à son tour. Il a participé aux réunions préparatoires. En compagnie de Colonna, assure-t-il. Mais Versini ne se rend pas à Ajaccio le soir du meurtre : il ne se sent pas capable de tuer un homme de sang-froid…

Par ailleurs, trois épouses apportent des précisions sur la préparation de l’assassinat ainsi que sur la fuite du groupe. La concubine de Versini cite Yvan Colonna comme membre du commando.
Michèle Alessandri précise, elle, que les réunions avaient lieu dans la distillerie familiale, une vaste propriété à l’écart de Cargèse. Outre son mari, dit-elle, il y avait Yvan Colonna, Didier Maranelli, Alain Ferrandi et Marcel Istria.
Le 7 au matin, le lendemain de l’assassinat, elle se rend à Alata, chez Ferrandi, pour ramener son mari. Elle y voit, dit-elle, Colonna.
Quant à Jeanne Ferrandi, elle évoque elle aussi la présence du berger à son domicile.
 
Ces sept témoignages là sont confirmés à l’issue des gardes à vue devant les juges d’instruction et recoupés par différents indices.
 
On ne voit pas bien pour quelles raisons objectives, ces 7 personnes là désigneraient, toutes séparément, une personne qui n’aurait rien à voir dans cet attentat, ce lâche assassinat de sang-froid, alors même qu’elle désigne un citoyen « actif » pour être engagé dans un réseau indépendantiste fort et intransigeant.
Une vengeance personnelle ?
Une « affaire d’homme » à 1 contre 7 ?
Une sordide vendetta par femmes interposées ?
 
De toutes ces hypothèses explicatives d’un geste qui enverrait un innocent pour de longues années derrière les barreaux, aucune trace, bien naturellement.
 
Si encore Yvan n’avait rien à voir avec ce commando là, il aurait été très simple de s’en expliquer. Mais non : le berger préfère « prendre du recul ». Et de quelle façon !
Une petite balade matinale dans le maquis n’est pas suffisant pour inculper qui que ce soit.
Colonna ne figure pas dans le coup de filet du vendredi 21 mai 1999. Il prend la fuite dans la nuit du samedi au dimanche, après avoir retiré de l’argent à la banque.
Les enquêteurs le ratent de très peu.
Il faudra une traque de quatre années pour arriver à localiser le suspect et à l’interpeller dans une bergerie, le 4 juillet 2003.
Il affirme que, à l’aube du 23 mai, le dimanche, alors que Maranelli passe aux aveux entre 2 heures et 3 heures 40 du matin, il monte au pacage pour s’occuper de ses chèvres : Les chèvres, mais c’est bien sûr !
Il a passé la nuit près du col de Sevi. En redescendant vers le village de Vico, il aurait croisé une « relation ». L’homme, dont il refuse de dévoiler l’identité, lui tend un exemplaire de France-Soir, dont la Une s’orne de sa photo et du titre « Wanted ».
Le berger a alors l’impression de tomber dans un gouffre. D’où l’idée aussi sotte que grenue de « prendre du recul »…
« Ce n’est pas devant la justice qu’Yvan Colonna décide de fuir, assure son comité de soutien. C’est de l’injustice qu’il cherche à se préserver ! ».
Bien évidement : ça tombe sous le sens !!!
 
D’accord, il fallait peut-être sauver le « soldat Colonna », tant qu’aucun aveu personnel ne pouvait être retenu contre lui.
Tous les membres du commando d’Ajacciu qui l’ont mis en cause se sont donc rétractés les uns après les autres.
Pierre Alessandri est le premier à revenir sur ses déclarations.
Le 26 octobre 2000, au détour d’un interrogatoire, il lâche : « Je voudrais juste vous dire qu’Yvan Colonna n’était pas sur le lieu de l’assassinat du préfet de région. Je sais que cette déclaration mériterait davantage d’explications, mais, en raison du refus qui nous a été opposé au niveau du regroupement des prisonniers corses et de la politique en général, je n’ai pas l’intention d’en apporter davantage. Je verrai ultérieurement avec mes conseils si je dois apporter à un moment ou à un autre plus d’explications à ce sujet. »
Ce qu’il n’a jamais fait, pour ce motif aussi dérisoire… puisqu’il perdure !
 
Le véritable coup de théâtre survient deux mois plus tard. Yvan Colonna donne, pour la première fois, de ses nouvelles et clame son innocence : Yvan Colonna adresse une lettre à l’hebdomadaire nationaliste « U Ribombu », qui la publie en janvier 2001.
Dès lors, les rétractations se multiplient.
Une lettre recommandée de Maranelli, avec accusé de réception du 9 janvier 2001, arrive sur le bureau du juge d’instruction. De sa cellule, il veut « apporter une précision indispensable à la manifestation de la vérité ». En effet, poursuit-il, les accusations contre Yvan Colonna « sont totalement erronées ». Lui aussi entend s’expliquer en détail « ultérieurement », ce qu’il n’a jamais fait.
À partir de juin 2001, c’est au tour d’Ottaviani de préciser que : « Je confirme pour moi, je ne confirme rien pour les autres. »
 
Mais, si ces assertions sont justes, une question demeure : Pourquoi l’ont-ils tous désignés comme le tireur ?
Grand silence dans les rangs…
 
Un autre détail rend les dires de Colonna suspects : Le 11 janvier 2005, Yvan Colonna livre, enfin l’alibi qui l’aurait innocenté et qu’il promettait au juge Thiel depuis son arrestation.
On imagine l’impatience du magistrat.
Par malchance, il ne concerne pas l’assassinat du préfet, mais l’attaque contre la gendarmerie de Pietrosella, où les armes du commando ont été dérobées.
Colonna explique que, le 5 septembre 1997 au soir, il dînait à la pizzeria le Saint-Jean, à Cargèse. Interrogé, le gérant, Paul Donzela, recouvrait d’un coup la mémoire – sept ans plus tard – et confirmait les déclarations du berger. Et d’ajouter derechef le détail qui tue : il n’avait pas eu de contacts récents avec les Colonna !
Vérifications faites, une demi-douzaine de coups de fil ont été échangés les semaines précédentes ces « aveux » avec la famille et un avocat…

Voilà ces faits, dans toute leur cruauté et absurdité, qui ont servi à la Cour d’Assises Spéciale à condamner exactement à la même peine que les autres, Yvan Colonna, en qualité de co-auteur !
Ni plus. Ni moins.
Si la Cour n’alourdit pas la peine du tireur présumé, faute d’éléments suffisants, c’est la marque du « bénéfice du doute » sur celui qui a porté le coup meurtrier.
Pour le reste, il est bien clair que pour les magistrats considèrent Colonna comme membre du commando : d’où la peine identique pour tous.
 

Ça plus les maladresses de la défense (car je n’aurai pas défendu cet homme là de cette façon là, nous y reviendrons peut-être un autre jour) et toujours une question lancinante et sans réponse : Pourquoi dans le dos ?


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Jeudi 6 septembre 2007
 
 
Lundi 20 août 2007 : Palasca, suite !
 
Que ne lit-on pas, page 5 de l’édition « Corse » du Corse Nice Matin ? Corsica Nazione Indipendente, les caciques à Jean-Guy (Talamoni), la « vitrine légale » de la « Fée Hélène Cé » Union des Combattants, qui appelle à un rassemblement pour le mercredi suivant, à Palasca soi-même à 17 H 30 pour y développer « ses arguments au cours d’une conférence de presse » !
 
Attention, ça décoiffe : Je reprends le texte tel qu’il a été publié par le valeureux journal, en italique.
Le CNI commence par « exprime(r) sa désapprobation devant le traitement médiatique surdimensionné de l’affaire dites Palasca ».
Là, ils ont raison : le linge sale se lave en famille, pas sur la place publique !
C’est d’ailleurs pour cela qu’ils annoncent une conférence de presse, imagine-t-on…
Arf !
 
« Prétendant dénoncer des faits divers qui ne sont ni propres à Palsaca, ni à la Corse (là encore, c’est hélas bien vrai : la loi du silence face aux petits voyous du continent, c’est aussi une coutume dans les banlieues d’où ils sont issus), Monsieur Broomberg a manifesté la prétention de s’ériger en moralisateur de la société Corse (Ah ? Je n’avais pas lu ça : il appelait tout juste à un dialogue !) et d’ouvrir le débat sur la violence (CQFD : j’avais donc bien compris ! Et eux mélangent tout et rien : un peu comme si dialoguer c’est forcément moraliser… Se taire c’est quoi au juste ?).
 
« Qualifiant « ses propos d’outranciers (…), Corsica nazione poursuit » : « Cette personne, accueillie depuis 40 ans (on se souvient que pour le CNI et d’après les déclarations de son « chef » aux « journées internationales des peuples sans nation » à Corti, n’auraient le droit de vote (et d’acquérir une propriété) que les personnes justifiant de 10 années de présence continue sur l’Île de Beauté) par la communauté de Palasca, s’est crue de ce fait autorisée à insulter tout un village (il avait pourtant dit que son propos ne visait pas tout le monde… m’enfin passons !) et au-delà un peuple, (Arf ! La belle affaire : là, c’est eux qui débloquent ferme ! Et pourquoi pas l’humanité toute entière, tant qu’on y est ?), instituant de sa propre autorité un délit de « responsabilité collective » (…).
 
Un : Un incendie, ce n’est plus un délit mais un crime… Pour un avocat inscrit au barreau, certes formé à Aix (il n’en sort pas forcément que l’élite, je vous l’accorde), c’est un peu limite…
Deux : Il n’a fait que constater des faits sans même les qualifier, celui du silence face aux agressions et incivilités graves, qu’il dénonçait.
En rien Broomberg s’est fait l’auteur d’une institution pénale nouvelle !
Il confond décidément tout, le cousin Jean-Guy.
Ou alors il était encore beurré comme un Petits LU quand il a rédigé ce communiqué avec ses potes, ce que je n’ose croire !
 
« Pour nous, cette affaire est révélatrice d’une situation qui permet la généralisation d’actes hostiles (…) à l’égard de notre communauté, sommée, chez elle, d’adopter le profil bas et de rentrer dans le droit commun ».
Chez eux… « Ces gens là » se sentent donc autorisés à adopter un profil haut et hors du droit commun ?
Quitte à répondre à tout « acte hostile » par la violence criminelle ?
Est-ce bien de cela dont on parle ?
Et ça veut s’autoproclamer indépendant ? Indépendant, pas autonome, ni à statut spécial, non indépendant, alors que ça ne sait même pas remettre de l’ordre dans ses propres rangs ?
Y’a du boulot…
 
D’autant que j’en rigole par avance : Si tel sera peut-être le cas un jour, faudra bien que ce soit avec réciprocité !
J’explique : Que les autorités françaises, un jour, accorde l’indépendance (c’est vite fait, il suffit de faire un référendum ouvert à tous les français et pas seulement entre îliens façon Jospin, puisque ceux-là n’en veulent pas, et encore, s’agissait-il seulement d’un peu plus d’autonomie législative et réglementaire), il y aura forcément traité de réciprocité entre Nations, un jour ou l’autre.
Imagine-t-on devoir traiter les corses « impatriés » sur le continent de la même façon que les francesi le seraient en Corse ?
 
On rappelle aussi que non seulement il n’y a que 270.000 insulaires, dont à peine les deux tiers sont d’origine Corse véritablement, mais qu’il y en a plus deux millions et demi qui vivent ailleurs dont les 4/5ème en France… continentale.
Autant de « sous citoyens » à gérer, « tête de maure » affichée sur les vêtements, comme en des temps révolus l’étoile à 6 branches (des shérifs de la lointaine Amérique), ou à les faire nourrir par les insulaires en les renvoyant illico presto à leurs origines : « Une terre, un peuple, une nation ». Faut réunir le tout, naturellement !
Arf !
 
Faudrait à relire Pasquale Paoli et les écrits de la Cuncolta d’Orezza, notamment ceux du père Ostriconi, en plein XVIIIème, bien en avance sur toutes autres Nations à venir (« national », jusque là et depuis l’antiquité, voulait dire « natif de », sans aucune signification politique, bien entendu).
 
Et sans les subsides ! Puisqu’on rappelle que quand les Corses contribuent pour 1 euro à la finance publique française, ils en perçoivent plus de 2,6…
Et sans compter les « droits acquis » de la vaillante Sécurité Sociales et autres caisses de retraite !
Passons, n’est-ce pas !
 
Mais ce n’est pas tout : « Corsica Nazione Indipendete rappelle qu’il est indispensable dans tout débat sur la violence de prendre en compte l’agression que vit le peuple corse, à travers la décorsisation et la dépossession de sa terre (…) qui privent les Corses de l’accès à la propriété et à l’emploi » !
Si !…
Faut rappeler que la Corsisation des emplois se résume, à travers notamment les revendications du STC, le Syndicats des Travailleurs Corses (attention, ce n’est pas une insulte !) à faire jouer la préférence insulaire pour toute offre de boulot !
C’est déjà un fait acquis : aller chercher une caissière yougoslave ou un plombier polonais pour faire les vendanges ou autre chose, ne viendrait à l’esprit de personne, ni en Corse ni ailleurs, sauf pénurie évidente !
Naturellement, quand il s’agit d’être embauché sur concours, par exemple dans la fonction publique continentale ou les entreprises nationales, il s’agirait soit de ne l’ouvrir qu’aux insulaires, soit de tricher avec les notes !
Quitte à avoir finalement que des incompétents…
D’ailleurs, il faut que je vous en raconte une bien bonne : Vous m’y ferez penser !
 
Pour le reste, s’il s’agit de payer des « bras cassés », pour qu’ils puissent vivre aussi profiter du statut  social continental, y’a sûrement moyen de s’arranger.
Quand à la Corsisation des terres, avouons qu’il serait très simples que les insulaires ne les vendent pas, en tout premier lieu, à des continentaux : ce serait quand même plus simple !
 
Bref, Monsieur Broomberg répond collectivement aux nombreux soutiens qu’il reçoit de « toute la Corse et d’ailleurs », dans le même article : « Je suis devenu la vedette involontaire d’une histoire qui me dépasse. (…) Je pense maintenant que j’ai dit tout ce que j’avais à dire. (…) À chacun de reprendre à son compte le questionnement sur nos attitudes face à la violence est ses conséquences sur notre bien être et l’esprit social. Aux Palascais, qui me connaissent et connaissent mon attachement au village, que je n’ai voulu ni insulter, ni mépriser, mais simplement – trop vivement, il s’avère – appeler à la solidarité avec les victimes contre la violence gratuite, je souhaite de tout mon cœur d’avoir rapidement l’opportunité d’entendre en face les doléances contre moi, en réunion entre Palascais, pour venir m’excuser, m’expliquer et essayer de retrouver la paix dans les esprits et les amitiés d’antan (…) »
 
Appel aux hommes de paix et de bonne volonté, on ne peut plus clair !
Ce que je ne sais pas, c’est si Monsieur Broomberg a compris ou non le massage de l’incendie de son atelier. Si oui, c’est un homme de courage et d’honneur. Il mérite réellement notre profond soutien.
Si non, c’est un imbécile.
Un peu comme les caciques du CNI : Corsu Natu Imbeccilu ?
 
Pendant ce temps là, le PNC (une autre vitrine légale d’un autre mouvement clandestin de bombineurs : c’est compliqué en Corsica Bella Tchi-tchi !) « condamne avec la plus grande fermeté l’incendie criminel qui a récemment dévasté le restaurant « A Forona » à Porto-Vecchio dans la nuit du 14 au 15 août, rue Borgo.
Il faut dire aussi que « Sandrina et Michèle (ont leur) soutien le plus total (pour être) membres du Cunsigliu de notre parti » (sic : page 5 du journal local du 21 août 2007).
 
C’est bien ce qu’il y a de plus désagréable dans ce nationalisme là : deux poids, deux mesures selon que vous êtes encartés ou non !
Imaginez, par exemple, que De-la-nuée, notre bon maire parigot, s’indigne des contredanses reçues sur les pare-brises des véhicules mal stationnés dans les rues de la Capitale, au prétexte que leur propriétaire est encarté PS, Verts, ou apparentés !
Et condamne vertement le « Neuf-Deux » ou le « Deux-B » le long du même trottoir, parce qu’il a dépassé l’horaire de son ticket délivré par l’horodateur municipal, au motif, pour ce dernier, de la « violence faite aux riverains, privés ainsi d’une place de stationnement qui leur revenait historiquement de droit » !
 
Rigolo, non ?

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Jeudi 6 septembre 2007
 
Il s’en est passé une bien bonne !
 
C’est sur cette petite planète bleue, la troisième de son étoile que les « locaux », des bipèdes mammifères, appellent Soleil, perdue aux confins d’une galaxie quelconque.
Plus précisément sur une terre émergée que les anciens avaient baptisée « Cyrnos », là pas très loin de la mer, à flanc de montagne à la limite d’une région qu’on nomme « Balanina », coincée entre le « Nebbiu » et le désert des Agriates. Y vivent une poignée d’autochtones qui survivent d’activités locales tout long de l’année, à l’exception de la période estivale, où ils reçoivent nombre de visiteurs à qui ils proposent un accès, partagé avec la commune voisine, Belgodère, la belle plage de Lozari où campe son célèbre VVF et depuis quelques années, de l’autre côté de la route nationale, quelques lotissements coincés entre « loi montagne » et « loi littoral ».
C’est Paslaca.
 
On y accède soit par la route de Belgodère soit depuis celle de Lozari, soit par la Micheline qui serpente entre Calvi et Ponte-Leccia à flanc de montage.
C’est en Corse naturellement, ce beau pays d’harmonie des âmes bien trempées, chargés d’une histoire plus longue qu’un annuaire des PTT qui commence avec les ancêtres du néolithique…
Vous savez, c’est là que des hommes clairvoyants ont écrit la première Constitution de l’Histoire de l’Humanité.
C’est là qu’ils y installèrent la première République de l’Occident moderne après un millénaire et demi de vie locale et démocratique, réinventant la Démocratie institutionnelle pour eux-mêmes et pour toute la planète, celle-la même qui avait disparu depuis la Grèce antique et la Rome pré-impériale.
Toutes choses qui servirent de modèle aux Anglais de Nouvelle-Angleterre d’abord, puis une génération seulement plus tard, au pays voisin et continental en pleine effervescence politique.
C’est ce pays qui donna un Empereur à la France, sa révolution métrique, son Code civil et son Code pénal, la plupart de ses institutions qui existent toujours deux siècles plus tard.
C’est là que découvrirent quelques voyageurs les prémices des lumières d’une Révolution tout court qui devaient envelopper l’Univers connu de ses bienfaits dans un prosélytisme sans frontière…
 
Paslasca, en tant que tel, est un petit village assez commun, où il fait bon vivre. C’est simple, il y fait si bon vivre, qu’à la fin des années 60, un Sud-Africain, du nom de Martin Broomberg vint s’y installer, bien accueilli par les anciens.
Il n’y fit pas fortune (c’est un « ciottucciu ») mais y éleva sa famille en fabricant pour tous, ou presque, les fers forgés de la région ou, pour son plaisir dans l’ancienne gare où ne s’arrêtent plus les Michelines depuis si longtemps, quelques « œuvres d’art » que de trop rares riches amateurs viennent parfois lui acheter.
 
Depuis quelques années, le village revit en voyant arriver quelques touristes jusque dans ses murs, près à payer moult loyers, conquis par le charme de la région. Certains y achètent et restaurent des demeures laissées à l’abandon par les « natifs ».
Il se trouve que Martin s’abstient, par respect d’autrui, de marteler son fer rouge à la fraîche : ça s’entend dans toute la vallée.
Mais la cloche du village empêche les migrants de jouir de matinées « grasses » durant leurs vacances et ils s’en plaignent… sans résultat.
Alors, au lieu d’en parler à Monsieur Jean-Louis De Marco, Maire du pays qui fait la sourde oreille, ils lui écrivent, arguant d’un tapage nocturne… sans autre réponse que des déprédations multiples apparaissant telle une génération spontanée dans ce havre de paix qui n’en avait jusque là jamais été victime : pneus crevés, incivilités, petits larcins, effractions diverses, destructions malveillantes, dégradations du bien d’autrui, etc.
C’est la Corse, celle de ceux qui entendent bien faire respecter leurs traditions, pour n’en connaître aucune autre, faute d’avoir pu « se sortir » de leur trou…
 
Notre Corsu d’adoption, lui qui vient d’ailleurs pour avoir connu l’Apartheid Afrikaner, s’inquiète : il prend à son tour sa plume et placarde (quelques heures à peine : elle a été arrachée) une lettre appelant les Palascais à débattre de la violence et des incivilités qui envahissent la vie du village, entraînent méfiance, distance et suspicion.
Son texte est d’ailleurs publié dans les colonnes du « Corse Matin », version insulaire du 16 août, page 5, à la demande pressante du premier magistrat concerné : « Je suis écœuré par la lâcheté de ce village… Qui n’est riche que par ses étrangers, ses touristes, ses passants, ses vacanciers et qui depuis que je le connais ne sait lever le petit doigt pour soutenir des victimes innocentes d’actes dignes d’une barbarie débile d’un autre âge, ni pour dénoncer en son sein les auteurs de tels actes. Pauvre Palasca, tristes Palascais (…) ».
Il veut les sortir du silence dans lequel ils se réfugient, silence qu’il qualifie indirectement de lâche, ouvrant largement le sentiment d’impunité aux « petites frappes » auteurs de ces délits qui obligent à la suspicion, à fermer à clés les voitures, les portes des jardins et des maisons !
 
Quoi ? Lâches les Palascais ?
Le voilà, « l’adoptif », « pinzutu » lointain en plus, la cible de la vindicte populaire locale : En Corsica Bella tchi-tchi, traiter quelqu’un de « lâche » et c’est une « fatwa » qui se déchaîne contre vous, anonyme, cachée, mais perpétuelle et… « lâche » pour n’oser dire qui !
Un peu comme d’une démonstration de sa consistance bien réelle, en somme.
CQFD… en quelque sorte !
C’est aussi de la bêtise à l’état brute !
Et ils s’y entendent, les Palascais en matière de çonnerie faite humaine et plus que compacte à en crever la bouche ouverte pour le « prouver », en démontrer l’axiome ancestral !
 
Devant la réaction de rejet que suscite sa « lettre ouverte », Martin Broomberg le forgeron, fait publier dans le journal local, l’édition du dimanche, le 12 août, un courrier réitérant son appel au dialogue. Il en profite pour s’excuser platement de l’assimilation odieuse que certains ont osé faire en déformant son propos, arguant qu’il n’a jamais voulu confondre quelques imbéciles, « auteurs de lâches dégradations et dépréciations » à Palasca et tous les Palascais dans leur ensemble : normal, s’il en est peu fier, il entend en être quand même.
Il corrige « une coquille » : ne pas lire « riche que de », mais prier de comprendre, « riche de ses étrangers, touristes, passants ».
 
Comme d’un dernier appel à la Raison, à l’Intelligence, aux liens d’amitié réciproques forgés en 40 ans de présence, le verdict populaire Palascais tombe le soir même, à minuit moins le quart : L’atelier du forgeron est entièrement détruit par un engin incendiaire !… « L’honneur palascais » est enfin sauf !
Si ! Hélas, comme d’une démonstration irréfutable : la çonnerie mène bien au crime !
 
Mè, nè so Corsu, assai prima che i francesi avessinu infine unu rè, Pépin III, je te le dis Martin, ce n’est que dans l’adversité que l’on reconnaît ses amis !
Ceux que tu as pris pour tels écrivent : « Cet affichage a jeté le trouble et l’émoi au sein de la population qui s’est sentie humiliée et insultée », dixit le Maire et son Conseil municipal (unanime et solidaire, espère-t-on) qui « condamnent (quand même) sans réserve l’incendie ».
Il peut : Je serai la Maire de ce patelin, mais j’ouvrirai illico presto une ligne de crédit municipal pour dédommager Martin au-delà de