Mercredi 19 septembre 2007
Quand l’Autorité joue les autistes…
1 – Pendant que notre Président jouait au « cabot » sur la côte Est des USA, tour à tour pourchassant les paparazzi à en péter un neurone (lui dont on se souvient qu’il a dit qu’il fallait « garder raison » pour assumer les responsabilités de la haute fonction à sa concurrente courroucée du traitement des handicapés), puis faisant le beau avec son épouse officielle et ma « mimi » Rachida sur le même bateau, cette dernière « étant comme une sœur » pour la première, nous rapporte-t-on à longueur de colonnes de plumitifs, dans un nouveau genre de triolisme aphrodisiaque, les affaires continuent.
Ex route Nationale 197, en venant d’Isula Rossa, passé « le » radar du trajet depuis la route de Corti et le camp Raffalli (où cantonne le 2ème REP), on débouche normalement sur la route de Calenzana avant de prolonger vers celle de l’aéroport pour atteindre Calvi, « Civitas semper fidelis » et fière de l’être. Une des rares lignes droites qui permet quelques dépassements de poids lourds qui souffrent encore du relief dans ce coin là.
Le carrefour a été aménagé à grand renfort de fonds publics (plus d’un million d’euros quand même) en un beau rond point de 13 de diamètre, apprend-on quand on sait lire les journaux locaux.
Vitesse 90. 500 mètres avant le rond point, un panneau indiquant 50. Bon.
200 mètres plus loin, nouveau panneau limitant la vitesse à 70. Pourquoi pas ? On accélère ?
Pas 100 mètres plus loin, à nouveau 50…
J’ai d’abord cru à une erreur préfectorale : ce sont des choses qui arrivent, n’est-ce pas !
Pas du tout : au retour, dans l’autre sens donc, même aberration : route à 90, puis panneau à 70, puis à 50, puis de nouveau 70 et enfin, même pas 75 mètres plus loin, 50 pour aborder les 200 derniers mètres avant le carrefour !
Voilà qui donne envie de respecter le code de la route…
Pour peu que la brigade de gendarme de Bastia vienne jusque-là avec son radar mobile (celle de Calvi qui vit sur place s’y garderait bien), on comprend un peu mieux que la DDE d’Île Rousse fasse l’objet d’attentat (raté jusque là) : il y a forcément un directeur et un ingénieur des ponts qui devraient retourner dans sa belle grande école de la République !
Ça doit être les effets d’une nouvelle maladie : l’overdose de signalisation verticale !
Faut que j’en cause à l’Institut pour qu’ils nous trouvent un nom !
PS : Les panneaux « aberrants » ont été retirés avant mon retour… mais après que j’en eusse causé à qui de droit.
2 – D’ailleurs, il n’y a pas qu’à Paris que la circulation automobile estivale pose problème. Calvi, belle station balnéaire, surveillée de près par sa citadelle séculaire (Nelson y a mis 6 mois de siège pour la faire tomber et en a perdu un œil) est largement équipée de parking. Au pied de la citadelle, à l’entrée du port de plaisance, le long de la gare, dans les ruelles et les résidences, le long de la plage (5 vastes parkings situés sous les pins, reliés tous par la route de la pinède) plus ceux des supermarchés et deux à l’entrée de la ville, dont un payant (4 fois plus cher qu’un stationnement de résidant parigot pour la journée) de grande dimension, environ 2 hectares de terre battue… désespérément vide !
Alors que l’espace réservé au marché bimensuel, de même taille, contigu et gratuit, est plein comme un œuf à deux jaunes…
La bonne affaire : résultat, le bon millier de « tas de ferraille sur roue » s’en va par ailleurs au grand dame des autochtones !
Mais mieux que ça : dans la presse locale du 7 août, qu’on n’y lit pas un long article vantant les joies de la marche à pied pour aller à la plage contiguë. 7 kilomètres de sable, la plage, en arc de cercle, protégée ici et là d’épis artificiels et de digues de rocher le long de la voie ferrée.
Eh bien, manifestement, l’autorité municipale, relayée par la presse locale, ne comprend pas pourquoi les gens viennent si nombreux sur cette plage là en voiture !
« Faut vous dire, Messieurs, que chez ces gens là », on habite le centre ville : ce qui n’est pas le cas ni des campeurs, ni des touristes chez l’habitant et des hôtels environnants, ni encore moins ceux qui passent leur vacances dans les villages de Balagne !
Ceci expliquant sans doute cela…
Mais bon, comment se mettre dans la peau de gens qui ne sont même pas électeurs ici même, n’est-ce pas ?
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