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Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Humeurs d'estives

Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 05:53

 

Faut l’avoir entendu et vu pour le croire

 

1 – Je vous ai raconté l’affaire du sable que Rabbi il a dit que ce n’était pas casher.

Je suis aussi passé à l’office du tourisme pour piquer un plan de la ville : il y a tellement de rues nouvelles depuis que même l’office HLM de Bastia joue au promoteur dans les faubourgs de Calvi, que je n’en connais pas encore tous les noms !

 

Et ma « cousine » de me rapporter des conversations épiques des touristes venus aux renseignements :

10 fois par jour, paraît-il, en toute langue européenne « prolongée et élargie », elle a droit à la question clé : « Elle est où, la citadelle ? »

Effectivement, venir jusqu’au bout de la Balagne pour mirer la « perle de l’île de beauté » et passer à côté, ce serait dommage.

 

La citadelle à Calvi, c’est un peu comme la tour Eiffel ou la tour Montparnasse à Paris : difficile de ne pas l’apercevoir, même et surtout de loin.

Faut vraiment être dessus pour qu’elle ne vous coupe pas un coin de l’horizon.

Et quand on est sur le port de plaisance (où se situe l’office du tourisme qu’ils ont déplacé au-dessus de la « pompe à m… » municipale, sous les fenêtres du nouveau sous-préfet), on est véritablement dominé par sa masse imposante qui bouche tout l’horizon, ou presque, vers le nord…

Un peu comme une sorte d’éléphant dans un étroit corridor.

De là à ne pas la remarquer au passage…

 

Mieux : « Il est où le bateau qui remonte le Fango ? »

Le Fango descend du Monte Cinto, le toit de la Corse qui culmine à 2.700 et quelques mètres, pour aller se jeter en mer à Galéria… au sud de Calvi (compter 20 minutes par la route de l’aéroport, une heure par celle de la côte, surtout quand on est pas habitué à tourner son volant...).

À la saison des pluies, si on le traverse à gué et qu’on se mouille le genou, c’est qu’on a glissé sur un galet et qu’on a le kul à l’eau !

Alors un bateau…

 

« Les voitures peuvent se croiser, dans le désert des Agriate ? »

La route part en serpentant de l’embouchure de l’Ostriconi et va jusqu’à Saint-Florent. Elle est tortueuse, mais c’était la plus courte pour aller à Bastia après avoir franchi le col de Teghime qui domine la préfecture avec ses relais hertziens, avant l’ouverture de « a Balanina », l'autre route qui file à vive allure sur Ponte-Leccia pour rejoindre l’axe Bastia/Ajacciu en passant par Corti.

Bon, on sait que l’État ne s’est jamais trop préoccupé des infrastructures de sa « colonie » insulaire, mais quand même : deux voitures peuvent s’y croiser comme partout.

Deux camions ou deux autocars, là d’accord, faut manœuvrer !

De là à réunir des convois à sens unique, comme pour la voie de chemin de fer, il y a de la marge…

 

« On parle français, dans les magasins ? »

Euh… Avé l’accent !

 

« Où je peux trouver un bureau de change ? J’ai des euros que je voudrais changer en monnaie locale ! »

C’est vrai que mon « projet politique » insulaire, je l’ai déjà dit, consistait, même avant l’indépendance, à créer des « médailles » de 1 et 2 Paoli.

À remettre aux commerçants volontaires, à charge pour eux de rendre la monnaie de la sorte aux touristes qui l’accepteraient, et de les prendre en paiement tout au long de la saison.

Mais pas après.

Et on partage les gains en fin de saison, pour soutenir l’économie locale et les voyous indépendantistes qui se sont fait piquer « prisonniers politiques » !

 

Bon, ce n’est pas une idée que les autochtones locaux ont trouvé brillante, jusque-là, mais finalement, ce blog est lu depuis bien plus loin qu’on ne le croit en Europe, puisque au moins celui-là, de touriste, avait retenu que l’euro n’avait pas cours en « l’Île de Beauté » !

 

Je n’y étais pas, mais on m’a aussi parlé de ce parigot (tête de veau) qui serait rentré à l’office du tourisme particulièrement dépité : les supermarchés locaux ne distribuent plus de « pochet » en plastique haute densité depuis une bonne décennie (*) !

Du coup le maquis est devenu nettement plus propre pour ne plus être caviardé de ces immondices qui l’envahissent au grès des vents qui restent vigoureux dans le coin.

Mais on peut acheter aux caisses et pour un euro, des grands cabas réutilisables qui sont bien pratiques.

Bé pépère, il venait au comptoir de l’office, emmerder ma « cousine » Marie-Paule pour savoir comment il allait ramasser les étrons de son chien !

Faut savoir qu’en « Corsica Bella Tchi-tchi », les chiens, les chats, les cochons, les ânes et même les oiseaux, ça chient où ça veut : faut être « De-La-Nuesque » pour vouloir réglementer jusqu’à la vie des bêtes !

 

Et il paraît qu’il y en a d’autres, des perles du même acabit…

Mais sur ce moment-là, j’étais déjà assez effondré de rire en faisant la queue pour obtenir mon plan de ville : je n’ai pas tout retenu !

 

2 – En tout cas, les « pipols », ça eut été un festival, cette année.

À part « Rachida Mimi », notre « Ô combien vénéré Président », et le « porte la parole Chat-tel » (qui est allé faire le guignol chez les mousquetaires devant les caméras), ils y sont tous passés : c’était l’endroit à la mode.

Je ne les citerai pas : tous les jours, il y en avait pleine page !

Même « Cricri La-garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas », à Bonifacio.

Porto-Vecchio en a bruissé tout l’été.

Propriano aussi, sur le versant occidental.

 

On a même vu « Frère Xavier trois points » faire son numéro à l’AMU de Calvi, venir à moto depuis Monticello (à côté d’Île-Rousse), inaugurer le 20ème lit de l’annexe Balaninaise de l’hôpital de Bastia, et puis aller embraser le cœur des quelques militants UMP d’Ange Santini (le Président du CTC, l’exécutif Corse) par la magie de son verbe dans une salle prêtée par la mairie : c’est qu’il y croit, le beau parleur.

 

Faut dire que ça eut « fait chaud dans le neurone » à ces gens-là : La crise, c’est dépassé : il suffit d’en voir les chiffres, qu’ils disent…

On en recausera entre nous !

 

Le Padduc, enterré le 15 juin dernier par Ange, c’était le hochet de l’opposition. Le chef a sonné la fin de la partie. Depuis tout le monde se tait en attendant la campagne des régionales qui arrive.

Et mon « cousin », celui qui fait « vigneron nationaliste » dans le civil, même qu’il en a arraché ses vignes il y a deux ans grâce à la subvention européenne reçue à cet effet, mais elles continuent toujours de produire leur bon raisin à vin (et qu’il reçoit des subventions de l’Europe pour compenser les difficultés inhérentes aux zones d’agricultures en montagne) de râler !

« On est tous assis sur un tas d’or, et on nous empêche de l’exploiter avec le dernier plan de 1992 ! »

Moi qui croyais que chez les « natios », on s’opposait au « bétonnage des côtes » et autres espaces naturels remarquables ou humides…

 

« Ayo, l’Ignoble ! On vit de quoi ici ? De notre artisanat et de l’agriculture. L’exporter sur le continent revient très cher. Donc, on a des fonctionnaires nationaux qui viennent l’hiver, qui ont la prime de cherté de vie pour qu’on puisse les racketter avec les impôts locaux et créer des emplois municipaux, et les touristes l’été.

Si on ne peut pas les accueillir en grand nombre, on vivra en autarcie sans grand développement.

Donc, il faut construire, des maisons, des hôtels, des campings, des routes, des ports. Et pour ça il faut des terrains !

Et ici, on en a plein, avec les plus beaux paysages du monde tout autour, en plus !

Qu’est-ce qu’on attend pour le faire ?

C’est quand même pas compliqué de valoriser notre patrimoine, y compris culturel, sans abîmer le paysage : il suffit de n’autoriser les constructions nouvelles qu’avec du R + 4 en ville, R + 3 dans les faubourgs, R + 2 en banlieue et R + 1 partout ailleurs, avec des COS de 0,1 dans le maquis : avec les arbres, on ne voit plus rien au bout de deux ou trois ans ! »

 

D’un autre côté – autre son de cloche – il fallait reconnaître qu’il n’y avait aucun consensus réel sur le contenu du Padduc : bien trop partisan et « combines entre bons potes ».

Très malin, au lieu de « passer en force » et de voir tout le travail accompli être défait par une opposition avant même de passer à son exécution, l’ex-maire de Calvi s’en remet au verdict populaire : soit il est réélu, et il a « toute légitimité » pour faire, puisque chacun en aura discutaillé au cours de la campagne et les deux à trois années précédentes.

Soit il ne l’est pas et l’opposition devenue majoritaire se retrouvera dans sa situation à vouloir modifier le Padduc à sa sauce, entre d’autres « bons potes », ce qui va bien prendre 3 à 4 ans !

Le plan d’aménagement qui en sortira, il suffira ensuite de charcuter à la marge quand l’UMP sera de retour aux affaires, après avoir bien insisté sur leurs iniquités et jouer des rancœurs locales…

Bref, c’est « gagnant » à tous les coups !

 

3 – Sans ça, pour rebondir sur le terrain politique local, y’a bien eu les journées des « peuples sans nation » les 8 et 9 août à Corti…

Et son cortège d’attentat (au singulier, pour une fois) à l’explosif, mais « soft », cette année : juste un peu de bruit et juste revendiqué par le « FNLC réuni ».

Ça, c’est nouveau : ils auraient refait l’unité derrière un parti lui-même « réunifié »…

 

Et des revendications à la baisse en vue des élections régionales de l’année prochaine : unité oblige, liste commune aussi pour faire masse, donc… « service minimum légal ».

Ne demandent plus que 10 ans de présence en « Corsica Bella Tchi-tchi » pour qu’un « étranger » (tous les non-îliens, dans leur vocabulaire) puisse acquérir une maison.

Ou construire…

 

Ce qui me fait immanquablement penser à cet ami banquier rencontré pas par hasard sur la route de Portu, qui œuvre dans l’estimation « des risques » pour son employeur, et pour qui, il n’y a jamais eu de crise économique mondiale (nous en reparlerons très prochainement), implanté depuis 3 générations, pas loin de 60 ans à ravauder d’année en année une bergerie un peu plus haut dans la montagne.

Dans le port voisin, il y a encore 15 ans, il n’y avait que 3 barcasses : celle du pêcheur local, celle du Maire du bled et la sienne, toutes amarrées chacune à son corps mort à quelques brassées du bord.

Eh bien l’année dernière, ils se sont enfin décidés à faire une jetée en demi-lune et à l’équiper de 30 anneaux.

Depuis le temps qu’ils en parlaient tous.

 

Et notre banquier de s’apercevoir que tous les corps-morts avaient été déménagés, sauf le sien : les anneaux étant réservés aux îliens « de souche »…

Et aucun de ne vouloir lui louer le sien, même s’il n’en a pas l’usage.

 

Quand on a l’esprit « petit et mesquin »…

On vote Nationaliste ?

 

 

(*) Une initiative qui a été reprises dans bon nombre de régions continentales par la suite : vive le retour du cabas !


Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander - Publié dans : Humeurs d'estives - Par L'ignoble infreequentable
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 06:39

 

 

Onze mois que j’en rêvais !

 

1 – Et au matin, le bateau tourne la Giraglia avant que le soleil ne se lève. Une demi-heure plus tard, on est à l’approche d’Erbalunga (qui accueillera même Patricia Kaas à l’occasion de l’ouverture de la sixième saison de son festival, un peu plus tard), quand il se lève devant les montagnes du Cap et encore trente minutes après, nous entrons à reculons dans le port de commerce de Bastia !

Magnifique spectacle.

 

Mais il faut une bonne heure à patienter dans le garage du ferry pour aller sentir les odeurs du maquis, largement souillées par celles des eaux brassées du port.

Et là, première surprise dans la lumière du matin.

Il est tôt, la route est droite, bien balisée. Il y a même quelques kilomètres, du côté de Biguglia, avant de parvenir à Borgo, où la vitesse n’est limitée qu’à 110 km/h sur les 2 fois 2 voies de la nationale locale.

 

Eh bien, les mêmes qui circulent comme des dingues dans les rues étroites ou sur les boulevards de leur villes continentales, à 60 ou 70 Km/h quand ce n’est pas beaucoup plus, ils roulent maxi à 50 !

Infernal !

 

Bon, la beauté des paysages est à couper le souffle, j’en conviens.

La route, ils ne la connaissent peut-être pas.

Il faut que les roues de leurs charrettes s’habituent un peu à la qualité irréprochable du macadam Corsu,

Mais quand même : De là à ralentir les 15 tonnes qui vont livrer les magasins, faut pas exagérer…

Il s’agit d’une nationale et même quand les virages, qui sont nombreux, peuvent éventuellement être « serrés » dans la montagne, les panneaux (même si ils portent des traces de balles) sont en nombre suffisant pour vous avertir de se limiter à l’allure de 70 km/h.

Bé non, ils les passent à à peine 40 km/h !

Pied sur le frein.

90 km comme ça, ça vaut bien les embouteillages sur les autoroutes du couloir rhodanien par une après-midi chargée : épuisant.

 

Et mon pauvre « tas de boue à roulette » surchargé, qu’en montée j’en suis réduit à passer en seconde pour donner de l’accélération et éventuellement doubler ce troupeau de « chauffards dissimulés », quand il y a de la visibilité, et moi arrivons à peine à 10 heures trente avec les croissants (achetés à Bastia) pour « ma sœur à moi-même » qui nous attend depuis l’aube avec son café infect !

(« À l’Autre » : non seulement c’était un problème de filtre, mais tout autant de qualité du café ! Il fallait prendre le bas de gamme à l’Arche : c’est nettement meilleur.)

La rage écumante et complètement épuisé par cette allure d’escargot…

 

D’ailleurs, à l’occasion je m’en ouvre un jour à « Ange-Toussaint », un « cousin » qui fait « berger indépendantiste » dans le civil.

Et le voilà qui me raconte, en la mimant avec de grands gestes et des postures dignes de Louis de Funès, sa rencontre avec une Mercédès 650 immatriculée à Stuttgart, en début de saison.

Ange, avec sa mine patibulaire, son éternelle barbe de trois jours (il ne se rase que quand il plonge pour taquiner la faune marine : le masque ne prend plus l’eau), son verbe rare mais précieux, ses yeux pétillant de malice, n’a pas la réputation d’un mythomane.

Et le voilà nous narrant avec son accent à couper à la tronçonneuse, qu’il descend tranquillement de la bergerie au petit matin pour livrer les restaurants et les quatre supermarchés de Balagne, au volant de son 4 x 4 (qui roule encore après son demi-million de kilomètres bien tassé au compteur).

 

Connaissant « Ange », à part les instructions de la préfecture, c’est un citoyen respectueux d’autrui et des règles de conduite en général : Quand c’est marqué 50, il roule à 50. Quand c’est marqué « fin de limitation de vitesse à 70 », il file à l’allure que lui autorise son antiquité Toyotesque !

 

Le voilà qui double la voiture allemande après avoir passé Lozari et bien avant d’arriver à Monticello.

Ca ne plaît pas à l’allemand qui le rattrape en lui faisant des phares.

« Eh ! Tu veux passer ? Et bien passe avec ton char ! » Pas la peine de s’énerver.

 

La Mercédès double en trombe à l’approche d’un virage sans visibilité, puis ralentit.

Ange, pris dans son élan, redouble à la sortie du virage.

Absolument insupportable pour le touriste loin de ses bases.

Qui refait du « n’importe quoi » pour repasser devant, ce qu’il finit par faire.

« Mais là, tu ne vas le croire, dis, l’Ignoble ! Je te le vois qui se met en travers de la route et s’arrête ! J’en crois pas mes yeux ! »

 

Pris d’un doute sur la difficulté rencontrée par le conducteur allemand, Ange, toujours respectueux d’autrui, ralentit et s’approche avec précaution du véhicule immobilisé pour stopper à moins de 10 mètres.

« Et je te vois, le bedonnant, farfouiller dans la malle arrière de sa voiture et en sortir la tête avec une clé anglaise à la main ! J’ai vraiment cru qu’il était victime d’une panne et qu’il s’apprêtait à bricoler son moulin.

Et que je te le vois qui s’avance vers moi, l’air menaçant, vociférant des choses incompréhensibles à pleine gorge !

Eh ? Il veut faire quoi avec sa petite clé anglaise, le zitellu ?

 

Je descends, tend le bras sous la banquette de derrière et ressors avec la machette à la main.

Tu sais, j’ai toujours des outils, comme ça, sous les sièges arrières : on ne sait jamais, dans la montagne, il faut pouvoir se dégager un chemin ! La hachette, le calibre 12, la machette, un cric et je t’en passe.

Bon là, je me tourne vers le gars à la clé anglaise.

Je le vois se figer, une lueur de terreur dans les yeux !

Dis ! Il en lâche sa clé anglaise et je le vois se mettre à courir en hurlant vers la montagne, côté montée, abandonnant sa Mercédès et la blondasse qui l’accompagnait !

En entendant ses cris et alors que j’approche pour lui demander ce qui se passe, celle-là ouvre sa portière en hurlant et se met à courir dans le maquis, mais côté mer ! 

Je t’assure l’Ignoble, je ne savais pas ce qu’ils voulaient faire en allant chacun de leur côté. »

 

Et Ange de raconter qu’il a poussé leur voiture sur le côté avec un automobiliste arrivé entre-temps.

« C’est facile : ils avaient laissé les clés de contact… Bon, j’ai pas trop l’habitude des boîtes automatiques. La voiture a dû heurter le parapet avant que je puisse la faire glisser sur le côté dans un grand bruit de tôle et resserrer le frein à main.

Mais franchement, je ne sais pas pourquoi ils ont couru comme ça dans la montagne. Et puis attend, la pente, des deux côtés, elle est sévère dans ce coin-là au point que la montagne elle tombe par morceau, parfois ! 

Des coups à se tuer bêtement : même les chèvres, elles n’y vont pas ! »

 

2 – Cet été, la « Corsica Bella Tchi-tchi », à part une journée où il a failli pleuvoir, une où le bitume a failli se transformer en boue avant que l’eau de pluie ne s’évapore et deux jours de vent (force 3, pas plus, faut pas pousser !), c’était 31° C à l’ombre du matin jusqu’au soir, avec des pointes à 36 et même 41 à Corti, de l’eau de mer à 27/28° C et des nuits fraîches à… 23° C minimum !

 

Passé l’heure de la sieste, c’est donc ruée vers le sable chaud : de toute façon, j’avais RDV avec ma méduse qui m’attendait depuis la fin du mois d’août dernier. Il ne fallait pas la décevoir, d’autant mieux qu’elle avait amené des copines avec elle… Et elles s’en sont données à cœur-joie, les garces !

Salopes !

 

Marée humaine dissimulée sous des parasols multicolores : c’est assez joli, finalement.

Et plein de ses demi-tentes Quechua (du nom d’une tribu indienne des hauts-plateaux colombiens) étalées sur le sable, de celles qui s’ouvrent en les lançant en l’air et qu’il faut trois plombes pour les replier…

Une vraie razzia chez les SDF du quai Saint-Martin : il y avait bien là la production de toute une année !

Salopards de touristes : piquer leur toit au « sans-logis/sans-papier » parigots uniquement pour se protéger du soleil !

Fallait pas qu’ils viennent jusque-là, c’est tout !

 

Assez joli, mais ce qu’il y a en-dessous, c’est plutôt « lâcher de monstres diurne » !

Il y a les adipeux (dont je suis). Passe encore.

Mais les « adipeuses », que quand ça dégouline de partout en petit maillot deux pièces étriquées qui ne retiennent rien mais au contraire resserrent les chaires pour mieux ne pas les cacher, franchement, que ça dégouline par-dessus, par-dessous, sur les côtés et même au centre, ce n’est pas la peine de venir jusque-là pour étaler toute cette barbaque bien huilée à l’indice 30 ou 70 toutes les demi-heures !

Et encore, l’huile, les crèmes protectrices, etc. parfois ça donne des effets de lépreux, avec des bouts de derme qui se détachent par plaques : on dirait, pour certains, qu’ils ont la gale, le vitiligo, ou je ne sais quelle MST étalée sur tout le corps !

 

Et puis y’a des « qui se la pètent » : et que je te crawle sur 15 mètres pendant 10 minutes, épuisé par l’effort d’avoir remué autant d’eau en autant de temps, mais roule de la mécanique en sortant s’étaler sur la serviette en surveillant bien alentour que tout le monde observe la performance incommensurable.

Y’a toujours des britanniques, qu’on repère facilement : ce sont les seuls à dormir en montrant leurs dents et à ressortir rouge écarlate au bout d’une petite-heure à ce régime !

Doivent avoir un pigment génétique spécial, ces gens-là !

Y’a les faméliques dont on dirait qu’ils n’ont pas mangé depuis trois mois : quand ils rentrent dans l’eau, c’est avec des grands cris, des petits sauts pour éviter de se mouiller et ils finissent par se faire renverser par les petites vaguelettes qui viennent mourir sur la grève…

 

Moins d’italiens. On les reconnaît facilement : Ils vivent en troupe et ont un « planté de bâton » du piquet du parasol tournoyant qui nécessite l’usage de tous les muscles du bas des orteils à ceux qui remuent les oreilles (là où je fais comme Obélix quand il plante des clous : j’appuie dessus de mon poids – que j’ai… « massif » – avec l’index).

Ils sont poilus pour les hommes, comme des ours mal-léchés, des hérissons mouillés, leurs femmes ressemblent à des plats de nouilles à la sauce tomate trop cuite et sont entourés d’une ribambelle de « nains » plus où moins développés qui parlent tous très fort !

 

Toujours ces fonctionnaires de l’éducation nationale qui jactent de leur boulot de l’année passée (scolaire, s’entend) et maugréent déjà de la prochaine.

Ils campent en général sous les pins, un peu plus loin et évitent de prendre leur voiture pour visiter l’arrière-pays : ça pollue et déjà leur « signature carbone », pour venir jusqu’ici, leur donne tant de remords…

Ce sont les seuls qui sont encore capables de demander ses papiers au sénégalais qui parcourt la plage pour vendre ses bouts de tissus à peine correctement taillés, ses chapeaux empilés sur son crâne, quelques montres de marque « tombées du camion » au déballage, avant tout marchandage.

Carte de séjour, permis de travailler, passeport, quitus fiscal, etc.

Ces « doués du neurone », au point qu’on leur confie encore la formation de nos « chères têtes blondes » jusque sur le continent, sont tellement kons qu’ils sont capables d’acheter des fripes tellement nulles, sans forme et sans allure, mal taillées, mais aux couleurs « exotiques » (l’Afrique, c’est loin, et justement, la boule de suif est avec son patron à Dakar au bout de son portable), qui ne tiendront de toute façon pas au premier lavage, qu’il parvient à leur en fourguer 5 pièces à 25 euros l’unité en moins de 10 minutes, sans même négocier le prix !

Tati doit se retourner dans sa retraite doré : on a les mêmes dans ses magasins parigots, les 3 pour 10 euros, les 5 pour 12 € !

Une vraie leçon d’attrape-gogo !

 

Un peu plus loin, un petit groupe à l’écart de tout le monde, car tout ce beau monde s’agglutine (*) à « touche-touche » tel qu’il n’est pas rare d’être soumis à l’ombre du parasol du voisin, là où la plage est tellement large et longue, 3 kilomètres sur une centaine de mètres, que même à 10.000 personnes, ça doit donner 30 m² par tête… (et à 4, on devrait n’avoir personne à moins de 20 mètres), ils sont 6 : Le grand-père, la grand-mère, le fils et sa sœur, la bru et le petit dernier, deux ans grand maximum…

Les bruits portent loin au ras du sol.

Et ça donne : « Néthanael ! Néthanael ! Ne mange pas le sable ! Il n’est pas casher ! »

 

3 – Le feu d’artifice du 15 août attire bien plus de monde que toutes les saisons du festival du vent, du jazz, hippiques ou de tennis féminin, et tous les hôtels et campings réunis à Calvi.

Au point que l’année dernière, il paraît qu’il y en a qui sont arrivés après, tellement les routes sont encombrées ce jour-là !

 

20 minutes de spectacle pyrotechnique à 300 K€ le bout, avec pour thème cette année, après les « 4 saisons » de l’année dernière, « l’Apocalypse » de l’année d’avant, les « Musiques méditerranéennes » !

Un vrai gag !

Pas un son…

Panne de sono ?

Pour s’en prendre plein les oreilles, y’avait seulement les pétards des fusées et des bombes, tirés à un rythme assez mou, sauf sur la fin : les trois dernières minutes du « bouquet final qui n’en finit pas » laisse un souvenir étonnant de « pétaradations à tout crin ».
Mais faut reconnaître que cette année, les jeux de lumières sur les façades de la citadelle étaient particulièrement réussis : un véritable enchantement !
 

 

Puis, dès 23 h 20, la longue procession des voitures qui repartent : une marée humaine se précipite, non pas au bal des pompiers donné au monument aux morts, au pied de la citadelle, mais vers les parkings : à deux heures du mat’, ils finissaient seulement de s’exiler…

 

Chaude soirée : je picolais du Cointreau sorti du congélateur en guettant sans y croire quelques étoiles filantes.

Score de l’année : aucun satellite, mais une étoile filante dans la nuit du 10 août, deux le 11 et encore deux le 12 = une demi-bouteille de Cointreau !

 

 

(*) Rassurez-vous, ce n’est pas de l’instinct grégaire. On doit pouvoir faire une étude scientifique sur le sujet : On prend des « habitués » qui se posent n’importe où sur une aire quelconque. Je suis à peu près sûr que les suivants vont se poser pas très loin, pensant peut-être en râlant dans leur « Ford intérieure » que le seul « bon endroit » est déjà pris !

Au mieux, c’est de l’instinct de conservation (mais je ne suis pas sûr), de celui qui poussent les sardines et les maquereaux à se serrer bien à l’étroit dans… des boîtes de conserve, cela va sans dire !


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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 09 2009 06:22

Les gendarmes qui tuent !

 

1 – À l’aller et sur longue distance, l’oreille branchée sur 107.7, « la radio qui voyage », le trafic était déjà chargé avant le rush des départs du week-end suivant : On annonçait « orange » pour le lendemain, « noir » pour samedi et « rouge » pour le dimanche.

 

Pas trop de camions, mais une flopée de caravanes aux plaques d’immatriculations septentrionales.

Et que sur deux voies (voire trois), quand un camion double une caravane ou inversement, surtout si c’est en montée, immanquablement, ça crée un « fort ralentissement » derrière où ça déboule à la vive allure réglementaire…

Mais pas de création de bouchon pour autant : juste une chute de la moyenne à l’heure.

 

Et puis soudain, tout d’un coup, de façon impromptue, à l’improviste, du côté de la Bourgogne, avant de passer sous le TGV, coups de patin, fumées diverses de pneus pas équipés d’ABS !

On se retrouve au pas et en première, pied sur l’embrayage…

4 kilomètres comme ça jusqu’à ce qu’on arrive à la hauteur d’une aire de repos sur la voie montante vers la Capitale.

Là, tout le monde de regarder les CRS locaux en train de flasher le trafic remontant, au rythme de paparazzis pris de folie sur les marches du festival de Cannes, planqués derrière le talus de la voie d’accélération.

Passé « l’obstacle », ça repart, la voie dégagée…

Je ne comprendrais jamais cette façon de faire : en Angleterre, les pandores montent leur voiture sur un monticule posé sur le bas-côté, de façon à ce que tout le monde les voit bien et de loin !

Au moins, les ralentissements sont moins brutaux…

 

Et d’entendre sur « Autoroute FM », un petit quart d’heure plus tard, l’annonce d’un accident 4 kilomètres en amont de ladite aire de repos, dans le sens descendant !

Encore trois ou quatre meks qui se sont fait prendre par le freinage brutal et qui en coupent l’autoroute dans mon dos !

Les secours sont sur place, nous annonce-t-on… C’est que ça dû être saignant.

En attendant, l’annonce indique aux automobilistes d’être prudents dans le secteur et la formation d’un vrai embouteillage avant d’arriver sur les lieux de l’accident… dans les deux sens, du coup !

 

Priorité au direct sur cette radio FM, dix minutes plus tard, on nous annonce un autre accident, dans le sens des retours cette fois-ci, juste après la fameuse aire à flash.

 

Sans nous dire si les flics ont arrêté ou non le massacre des points, la faute à être rattraper par les embouteillages qu’ils ont provoqué eux-mêmes ?

Et après on nous dira que c’est la vitesse, la conduite dangereuse avec des distances de sécurité trop courtes entre les véhicules… qui tuent !

Oui, bien sûr !

Je veux, mon n’veu !

Mais s’il n’y avait pas les pandores pour donner un petit coup de pouce au destin et aux statistiques, franchement, à quoi serviraient-ils ?

On aurait plus qu’à les mettre à la retraite…

 

J’espère seulement que pour le prix de toutes les amendes qu’ils ont collecté ce jour-là, ça aura payé la manœuvre des « frais des services de sécurité »…

Et que personne n’en est mort, finalement !

 

2 – Un peu plus loin, dans l’après-midi et sur l’A8, nouveau coup de patin !

Il fait chaud, la clim’ tourne à fond, la sonde Pitot du bord indique 34° C.

Et ça avance comme ça à l’allure d’un escargot durant un bon quart d’heure.

 

Tiens ! Une chemise blanche encore dans son emballage d’origine sur le bas-côté gauche !

Ah dommage : c’est du 42 ! Pas ma taille…

Ah ! Et puis là un soutien gorge en dentelle rose à ourlet rouge entre les deux voies !

Flûte ! C’est du 95 C… Je fais du 120 A (tendance 130 B… depuis le retour) !

Encore plus loin : une paire de sandale ! Du 39…

Par malchance, je fais du 47.

 

Bref, sur un bon kilomètre, on zigzague tous au pas entre les articles d’un magasin de fringues et jouets étalés sur le bitume !

Un vrai bazar.

 

Jusqu’à arriver à hauteur d’une voiture stationnant sur la BAU avec les warnings et le triangle réglementaire, dont le coffre harnaché sur le toit c’était manifestement ouvert : En voilà des pour qui les vacances commençaient bien !

Même pas encore arrivés, que déjà ils n’avaient plus rien à se mettre sur le poil !

 

Et les quidams de parcourir l’autoroute, les bras chargés de leur pêche, à ramasser leurs affaires au fil des kilomètres… entre les voitures : Complètement cinglés !

D’autant qu’il y en avait encore sur un bon kilomètre au-delà de leur point d’arrêt !

 

J’imagine la tronche du type qui s’est pris la paire de pompe sur les essuie-glaces…

Ou l’autre qui a dû faire un écart à pleine vitesse pour éviter la raquette de tennis !

Voire, le ravissement du gamin à l’arrière qui s’excite à l’idée que c’est Noël en plein été en voyant un ours en peluche s’accrocher au rétroviseur extérieur !

 

Y’en a qui devraient être interdit de rouler : Ou alors de leur faire passer un permis spécial « fermeture de coffre sur le toit » !

 

3 – Autre remarque estivale : pas un insecte !

Ou alors juste deux ou trois suicidaires sur plus de 3.000 bornes !

Et là, je reste inquiet : je n’ai pas vu un seul âne dans mes pâturages, ni une seule hirondelle dans le ciel de cet été !

 

Ce n’est pas seulement les effets du « global warming », puisque jusqu’au-delà de la mi-août, il y avait encore quelques névés sur les flancs des montagnes (ce qui n’était plus arrivé depuis « Raf la main sur le cœur » et l’opération « coup de chaud sur les vieux »).

D’autant que la mer ne monte pas sur la dune du chemin de fer : c’est plutôt la nappe phréatique qui aurait tendance à stationner à quelques centimètres seulement (une vingtaine, pas plus) du niveau du sol naturel.

Alors qu’il y a dix ans, même pas, on s’inquiétait de sa disparition par inondation d’eau de mer…

 

La nuit, on entend bien les cricris, mais de jour, pas une guêpe, pas une abeille (et pourtant il y a du miel) et surtout, rien ni sur le pare-brise, ni sur la calendre avant, alors que d’habitude, c’est plutôt génocide sur la route !

D’où, pas une hirondelle, de celles qui t’indiquaient le temps du lendemain, volant « haut » pour te dire qu’il fera beau, volant bas, pour t’expliquer que le temps allait se gâter : on en est obligé à « lire les nuages » de la soirée !

Monsanto aurait-il frappé jusqu’en « Corsica Bella Tchi-tchi » ?

 

J’en reste coi !


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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 07 2009 06:07

 

27 % des plages françaises risquent d'être déclassées en 2015 !

 

Autant en profiter tout de suite, n'est-ce pas !

Car ensuite, on risque de fermer les plages comme la semaine passée à Marseille.

 

C'est l'imposant troisième rapport de « Surfrider » qui l'énonce : 171 plages françaises pourraient être interdites à la baignade, si la nouvelle directive européenne, qui entrera en vigueur en 2015 seulement présentant des valeurs guides plus strictes, était appliquée dès aujourd'hui.

En France, un peu plus de 96 % des eaux de baignade remplissaient en 2008 les critères d'hygiène européens conformes à la Directive de 1976 (76/160/CEE).

 

La nouvelle Directive européenne 2006/7/CE, a été adoptée en 2006 par les « anciens élus » du Parlement Européen et présente des « valeurs guides » plus strictes concernant la pollution bactériologique, et demande en effet que le classement s'effectue sur les quatre dernières années de données en autorisant le retrait de certains résultats de mesure s'ils correspondent à une situation de pollution à court terme.

 

Près d'une plage sur dix fermée en 2015, selon Surfrider, qui a passé au crible plus de 1.970 plages françaises !

27 % des plages risqueraient d'être déclassées en 2015 dont 171 plages interdites à la baignade, soit près d'1 sur 10.

Seules moins des 2/3 (63,60 %) des plages françaises resteraient « d'excellente qualité » soit 1.256 plages tout de même.

 

Les bons résultats obtenus cette année avec la directive actuelle ne doivent pas nous faire oublier tous les efforts qu'il reste à entreprendre pour être aux normes de la nouvelle directive, a souligné l'association.

En effet, selon le rapport 2008 sur la qualité des eaux de baignade dans l'UE publié le 10 juin par la Commission européenne, les zones côtières françaises figurent parmi les plus propres.

La « Gauloisie estivale » (96 %) se classe en troisième position derrière Chypre (98,2 %) et la Grèce (97,7 %).

L'hexagone compte toutefois 118 sites (53 plages et 65 lieux de baignade intérieurs) qui ne sont pas considérés comme conformes.

 

Or, la nouvelle Directive est déjà appliquée dans 12 États membres.

En 2008, seuls Chypre, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Allemagne, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, l'Espagne et la Suède, Luxembourg ont contrôlé les eaux de baignade conformément à la nouvelle législation européenne basée sur deux paramètres : les entérocoques intestinaux et Escherichia coli.

 

Rappelons qu'une autre étude publiée en 2008 par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) prévoyait un déclassement de nombreuses zones de baignade françaises du fait de la nouvelle méthode de classification.

Le Ministère en charge du développement durable a alors lancé en août dernier (2008) un label de qualité pour les eaux de baignade, basé uniquement sur les résultats des analyses physico-chimiques et microbiologiques de l'eau contrairement au Pavillon Bleu délivré aux plages et aux ports de plaisance pour leur gestion globale de l'environnement.

 

À travers cette certification, le Ministère espère laisser le temps aux collectivités d'améliorer la qualité des eaux et d'éviter la fermeture de plusieurs sites d'ici 2015.

 

Nous disposons de 6 ans pour anticiper la réglementation et éviter d'éventuelles fermetures de plages, souligne « Surfrider » qui, à la veille de la dernière réunion du Grenelle de la Mer, le 10 juillet dernier, invite les collectivités et les organismes responsables à prendre rapidement des mesures pour éviter le pire d'ici 2015.

 

VCRM

 

Note de I² : En attendant qu'on ferme tous les accès à la mer pour les baigneurs, perso, ma méduse m'attends déjà pour venir me piquer entre deux étrons flottant !

C'est qu'elle n'est pas à la diète : c'est juste de l'amour pour mon corps aux formes divines, suppose-je !

 

Parce que je viens de vérifier : aucune des plages que fréquente « ma nichée » sous ma surveillance assidue n'est classée autrement que « excellente ».

Et pourtant... il m'arrive de filer en 4ème vitesse aux services des urgences (ou chez le « toubib de ville » selon le jour) pour soigner les otites de mes « petiots ».

 

Confirmation de mon « pote d'élu local », qui fait « autonomiste » dans le civil : les analyses bactériologiques sont trop souvent catastrophiques. Et encore « on ne recherche pas tout ! Même pas le staphylocoque doré... »

 

Bonne baignade, les jeunes !


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Jeudi 28 mai 2009 4 28 05 2009 06:30

 

Bu-bush s'est vraiment planté dans les grandes largeurs...

 

Il nous a fait le coup des « armes de destruction massive » en Irak, envoyant ses « boys » massacrer la 4ème puissance militaire pour mettre la main sur les champs pétrolifères gisant sous le delta du Tigre et de l'Euphrate et finir le « boulot à papa » !

Mais cette fois-ci, sans la division Daguet dont on cherche toujours le milliard de dollars en espérant que la Suisse veuille bien un jour lever le secret bancaire, juste pour vérifier...

Pour ne retrouver que Saddam Hussein, le « pote natio » à « J-M. de San Cloud », planqué dans un réduit souterrain, la barbe hirsute.

 

Pendant ce temps-là, l'Iran voisine ne mégotait pas pour se fournir en centrifugeuses propres à enrichir de l'uranium radioactif,

Pendant ce temps-là, le Pakistan, voisin (un peu) éloigné de ce dernier entrait par la grande porte au « club fermé » des nations possédant l'arme nucléaire,

Pendant ce temps-là, au nez et à la barbe de la CIA, l'Inde, le voisin du dernier en faisait autant,

Pendant ce temps-là, la dernière dictature communiste du continent démontait ses installations sous la pression internationale, affamant ses propres citoyens pour maîtriser un peu mieux le lancement d'engin intercontinentaux à la grande fureur des voisins japonais...

Tout faux « Bu-bush » !

 

La Corée du Nord a annoncé lundi dernier avoir effectué « avec succès » un nouvel essai nucléaire, au mépris des pressions internationales visant à faire renoncer le régime à ses ambitions atomiques.

Pyongyang agitait la menace de représailles - et notamment celle d'un nouvel essai nucléaire - depuis sa condamnation le mois dernier à l'ONU à la suite d'un tir de fusée à longue portée au-dessus du Japon, début avril.
Hier encore, son dictateur menaçait son voisin du Sud plus fermement : ils vont au conflit, manifestement.

 

« La République démocratique populaire de Corée (RDPC) a procédé avec succès à un nouvel essai nucléaire souterrain le 25 mai dans le cadre de ses mesures destinées à renforcer ses capacités de dissuasion nucléaire (....) », dans un trou de 10 kilomètres de fond, a indiqué l'agence de presse officielle du régime KCNA, reçue à Séoul.

 

Tollé général tout au long de la planète (où le soleil ne se couche jamais).

Après l'annonce lundi d'un deuxième essai nucléaire condamné par le Conseil de sécurité de l'ONU, la Corée du Nord s'apprête à procéder à de nouveaux tirs de missiles qui risquent d'accentuer encore la réaction de la communauté internationale.

« Pyongyang, parallèlement à son essai nucléaire, a également procédé lundi à des tirs de missiles, semble vouloir tirer des missiles de courte portée aujourd'hui ou demain », rapporte l'agence de presse Yonhap, citant une source gouvernementale.

La Corée du Nord a « déclaré une zone de la mer Jaune interdite aux bateaux », a ajouté l'agence.

 

L'essai nucléaire de lundi, bien plus puissant que le premier test d'octobre 2006, selon Tokyo et Moscou, a été condamné par le Conseil de sécurité de l'ONU qui a décidé de préparer une résolution devant comporter de nouvelles sanctions à l'égard de Pyongyang. « Les membres du Conseil ont exprimé leur ferme opposition et leur condamnation de l'essai nucléaire effectué le 25 mai 2009 par la Corée du Nord, qui constitue une claire violation de la résolution 1718 », a déclaré à la presse l'ambassadeur de Russie Vitaly Tchourkine, au nom du Conseil qu'il préside en mai.

Toujours du mal à se faire respecter, l'ONU ?

Ils ont décidé « de commencer immédiatement à travailler à une résolution du Conseil sur ce sujet » a-t-il ajouté. « La résolution devra contenir de nouvelles sanctions venant s'ajouter à celles déjà adoptées » par le Conseil, a ainsi déclaré l'ambassadeur de France adjoint, Jean-Pierre Lacroix.

En fait, ce nouveau « test » pourrait être utilisé par un Kim Jong-il affaibli, pour raffermir son pouvoir, selon certains experts.

 

Rappelons que le Conseil de sécurité de l'ONU avait condamné le 13 avril un tir de fusée balistique effectué le 5 avril par la Corée du Nord et a renforcé le régime de sanctions mis en place à son encontre en 2006.

En réponse à cette condamnation, Pyongyang avait annoncé son retrait des négociations à Six (Russie, Corée du Nord et Corée du Sud, Etats-Unis, Japon et Chine), l'arrêt de sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la réactivation de ses installations nucléaires.

Pyongyang avait même exigé des « excuses » de la part des Nations unies.

« Le deuxième test est arrivé plus tôt que prévu et illustre la colère grandissante du nord à l'égard de Washington », a estimé Kim Yong-hyun, chercheur à l'Université Dongguk de Séoul.

La rumeur insiste par ailleurs sur le fait que Pyongyang serait en possession de 6 autres « munitions » opérationnelles.

 

Le « gang des 5 » à posséder l'arme de dissuasion nucléaire, se retrouve à se compter 8, plus deux autres suspectés depuis longtemps de posséder l'arme atomique (Israël et l'Afrique du Sud).

Soit un total de 10 pays « sanctuarisés ».

Dix nations qui, si elles sont menacées, s'imposent l'usage de l'arme atomique contre leurs agresseurs !

Car aucun n'est bien entendu censé devenir « agresseur atomique », sous peine d'éradication immédiate « et coordonnée » par riposte instantanée, ça, c'est clair !

 

Ce monde est fastueux.

Prompt à déchaîner le « feu de Dieu » sur ses propres territoires des hommes (tous fils de Dieu soi-même), pour des motifs imaginaires.

La peur engendre la peur, génère la folie, prête à déclencher des holocaustes et nous, simples citoyens, nous restons désarmés face à tous ces cinglés !

 

J'en ai vraiment ras-le-bol !

À aucun moment je ne vois l'ombre d'un doute quant à la capacité, quant au devoir de défendre sa patrie, son pays, son bien contre quiconque.

À aucun moment, je ne vois le moyen d'interdire, de facto, d'empêcher quiconque de prévoir de se défendre, de se « sanctuariser », d'accéder aux armes ultimes, même si les velléités guerrières ne sont en définitive que des barbaries ultimes et assassines,
Mais à aucun moment je ne vois l'intérêt, ni en Irak, ni au Koweit, ni en Cisjordanie ou à Gaza, ni ailleurs, l'intérêt d'aller chercher noise au voisin.

Ceci étant dit et constaté, je ne comprends décidément pas pourquoi on en arrive à se menacer mutuellement de « représailles » toutes aussi inefficaces les unes que les autres par diplomates interposés, suffisamment impuissant à force de se neutraliser les uns les autres.

 

Du coup, avec ce « droit de veto » des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, et l'obstination chinoise à « protéger » son voisin coréen, on se retrouve pris au piège d'un conflit inhérent à la « guerre froide » qui est pourtant terminée avec la chute du mur de Berlin et la dissolution du Pacte de Varsovie depuis 1989 (je sais, j'ai même ramené quelques morceaux du Mur arraché entre Noël et le jour de l'an à coup de marteau et burin) et Pékin avec un belliqueux à gérer au pied de sa fenêtre (...de tir ?).

C'est vraiment pas banal, cette affaire-là !

J'en ai vraiment ras-le-bol !

 

Ras-le-bol que le droit de vivre en paix soit ainsi nié par quelques-uns au plus grand nombre.

Bref, entre la crise économique mondiale qui fournit les ingrédients et le terreau, la situation au Proche-Orient qui n'en finit de s'enliser dans le « non respect d'autrui », par fanatisme ou par calcul, un Moyen-Orient qui persiste à rester une poudrière, par fanatisme ou par calcul, voilà aussi l'Extrême-Orient soumis à un état de tension qui pourrait vraiment flamber !

 

L'été qui approche va décidément être vraiment « très chaud »...


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Dimanche 26 avril 2009 7 26 04 2009 06:56

 

Le 27 aout prochain, 

A minuit 30 minutes, regardez dans le ciel.

La planète Mars sera la plus brillante dans le ciel étoilé.

 

Elle sera aussi grosse que la pleine lune, bien que Mars soit à 34,65 millions de Miles de la Terre. Soyez donc certains de ne pas manquer cet événement ...

 

Cela nous apparaîtra, à l'œil nu, comme si la Terre possédait 2 Lunes !!!...

La prochaine fois que cet événement se reproduira sera en l'année 2287 !

 

Partagez cette information avec tous vos amis car PERSONNE en vie aujourd'hui ne pourra voir cela une seconde fois ...  

 

Merci M-J : J'y serai !


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Dimanche 22 février 2009 7 22 02 2009 06:55

 

Bachar el-Assad à Paris !

 

Mais si ! Et pas n'importe quand : à l'occasion d'un sommet de l'UPM (et non pas UMP) Union Pour la Méditerranée, tenu en ville la veille.... à Paris soi-même, la ville de parigots, le 14 juillet 2008, fête nationale unique au monde (puisque j'y étais...) !

Sommet qui n'a même pas accouché d'une souris !

Même pas la trace d'un pet plus de 6 mois plus tard.

 

On rappelle qu'à l'origine, il s'agit d'une fête populaire, puis de « réjouissances militaires » depuis sous le directoire pour finir par perdre de son importance sous Napoléon (le « cousin », celui qui a réussi).

Il faut attendre le 28 juin 1880 (et le décret du 6 juillet) pour que l'antique « fête de la Fédération » deviennent fête nationale et militaire.

Il s'agit en fait de montrer le redressement militaire d'une France épuisée par la défaite de 1870 (du neveu du « cousin ») et la répression sanglante de la Commune !

Le défilé a lieu sur l'hippodrome de Longchamp.

En 1919 (je m'en souviens très bien), le défilé déménage sur les Champs-Élysées : c'est le défilé de la victoire avec à la tête des troupes, les trois maréchaux vainqueurs à cheval, Joffre, Foch et Pétain accompagnés par des vétérans de tous les alliés, passant sous l'Arc de Triomphe (qui ne devient la sépulture du soldat inconnu qu'en 1921).

En 1939, on a d'ailleurs réinvité des anglais...

 

Interruption de 1940 à 1945 (sauf sous l'uniforme « vert-de-gris », mais ça ne vaut pas, pensez ! Et puis ça défile à Londres en 42 avec les futurs membres du commando Kieffer) et déménagement à la Bastille en 1945.

Premier invité d'honneur, en 1946 : Hô Chi Minh, le « bienfaiteur de l'humanité » venu tailler la bavette à la conférence de Fontainebleau...

Vous connaissez la suite !

 

« Giskard à la barre » le « libéral avancé » que le monde entier nous envie, ballade le défilé sous son règne entre Bastille et République en 1974, sur le Cours de Vincennes en 1975, pour un retour sur « les Champs » l'année suivante, en 1978 et 1980, avec un détour à l'École militaire en 77 et en 1976, et un trajet République/Bastille...

À force, il en a perdu le chemin de son « château » de la rue du faubourg Saint-honoré.

 

Notons que les invités d'honneur n'ont pas seulement leur place dans la tribune d'honneur : En 1994, c'est l'Eurocorps qui défile.

En 1999, la royale garde marocaine (en présence du roi du Maroc, le père de l'actuel, Hassan II).

En 2002, les cadets de Westpoint, (mes potes ricains) en 2004, centième anniversaire de l'Entente cordiale, carrément la Fanfare des « Royal Marines », le « House Cavalery Mounted Regiment », les « Grenadiers Guards », le « Royal Horse Artillery » (un véritable feu d'artifice !) se promènent sur la large avenue, la plus belle du monde à ce qu'on dit (je ne sais pas : j'en connais beaucoup mais pas toutes), survolés par les « Red Arrows », la patrouille de France aérienne de la RAF.

Bref, que des gens bien !

 

En 2005, devant Lula, c'est au tour des Cadets de « l'Académie militaires » des « Flèches noires » et la fanfare martiale du « Corps des fusiliers marins » brésiliens qui défilent devant leur Président, survolé par « l'Escadrille de la fumée », en clôture... l'équivalent des Blues Angel de l'US Navy !

 

Apothéose en 2007 : Les 27 pays de l'Union Européenne avaient chacun envoyé un détachement pour venir saluer Barroso et Socrates, l'un président de la Commission européenne et l'autre, premier ministre portugais dont le pays assurait la présidence de la même nation entité politique européenne.

Du grand art, sauf que c'était aussi le centième anniversaire du premier vol d'un hélicoptère et à que l'on devait assister à un ballet des 100 machines, issues de tous les corps militaires du pays y compris les gens d'arme gendarmes dont pas la moitié n'a réussi à prendre l'air !

Le gag...

 

Quoi de mieux que se faire le même en 2008, en pleine période de présidence française de l'Europe (sans doute la dernière avant longtemps) et que de renouveler l'exploit en invitant... des non-européens « méditerranéo-pas-slaves » ?

 

Pan, dans le 1.000 ! Assad (le tortionnaire du Liban), Moubarak le petit père d'Égypte, Ben Ali le démocrate tunisien, le fils à papa du Maroc, le commandeur des croyants, 50 en tout avec les 27 européens qui vont se taper la cloche devant le bon peuple parigot ébahi et d'autres terres découvertes à marée basse médusées !

Un vrai rêve !

Et pourquoi pas « Bubush », l'Aga Khan et la reine d'Angleterre, voire Medvedev ?

Où l'iranien, l'afghan, le pakistanais, le chinois et le Dalaï-lama, tant qu'on y est, dans la grande fraternité des peuples du monde qui s'aiment tant !

 

Eh bin patatras ! Kadhafi nous jette du « Nous ne sommes ni affamés, ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os », voyant dans cette invitation hâtive, lui le grand ami de « Bling-bling » et d'Areva, le bidouilleur de neutrons lourds et autres déchets radio très actifs, réunis soi-même, un « appât » qui virerait à « une sorte d'humiliation », en pleine tronche de tous les gaulois intempestifs et fraternels !

 

Moi, j'adore ! Confondre ses alliés historiques et naturels (quoique...) avec des bédouins belliqueux et pas du tout velléitaires (car il faut se rappeler du Ténéré, des victimes du zinc de l'UTA et tant d'autres choses) du « guide » majestueux, je trouve cela formidable !

Il n'en rate pas une, « Le guide » des gaulois !

Mais alors, pas une !

 

Juste le temps de métaboliser les restes du buffet de la « garden-party » élyséenne, et vous verrez qu'il enfilera ses bottes de 7 lieues pour aller en palucher 5 (des doigts) à Pékin et se féliciter des avancées de la paix dans le monde et rendre ainsi hommage aux efforts de dialogues !

D'ailleurs, sur le retour, il nous a fait son show en Géorgie... à sauver le monde !

J'admire !

Pas vous ?


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Lundi 8 septembre 2008 1 08 09 2008 07:12

 

1 - Alexandre Issaeïvitch (Soljenitsyne) s'est éteint pendant que je regardais les étoiles filantes s'éteindre dans la nuit Corse, cet été. Un prix Nobel qui s'éteint.

Un grand bonhomme.

Quand un « matheux », officier de l'armée rouge, tâte du goulag, ça donne quelque chose d'exceptionnel.

Le talent certes, mais écorché vif. Tout au long d'une vie d'adulte.

 

J'avais lu une journée d'Ivan Denissovitch au lycée, en première. Difficile. J'y avais appris qu'en dessous de moins 40° C, on n'y travaillait pas. Curieux détail resté en mémoire...

Alors même que notre professeur d'histoire, de l'époque où il fallait avoir sa carte au PCF pour pouvoir enseigner la matière en Gauloisie, prétendait que ce n'était que l'œuvre d'agents de la CIA fleurant bon le Maccarthisme. Le même qui justifiait l'existence du mur de Berlin, le rideau de fer, pour empêcher les chars de l'OTAN d'envahir les pays du Pacte de Varsovie...

Et à l'occasion d'éviter la fuite des cerveaux vers l'ouest : que des médecins et des avocats qui passaient d'est en ouest, à l'entendre !

« 10 millions d'avocats et de toubibs ? » avais-je questionné de façon impromptue. Ça m'avait valu un passage chez le censeur du bahut et un jeudi de colle dans un lycée déserté...

 

J'avais appris de lui, en lisant plus tard « Le premier cercle », que « quelqu'un que vous avez privé de tout n'est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre ! »

Il faut sans doute l'avoir vécu jusque dans sa propre chaire pour en être intimement persuadé.

Pour retrouver cette sagesse ancienne des franciscains et de tous les ordres religieux vivant dans le dénuement total. Pour retrouver les philosophes stoïciens d'antan, tout comme les disciples d'Épicure (dont j'appris plus tard que ce n'étaient pas d'ignobles partouzeurs rablaisiens).

 

On n'est jamais libre puisque notre liberté est usée par la nécessité de la situation qui pousse, par « peur du manque », au « toujours plus », au toujours mieux !

Faut-il la perdre pour mieux la retrouver ?

Qu'en pensent donc tous les affamés de la planète ?

Sont-ils vraiment plus libres que nous qui mangeons à peu près tous (enfin, à peu près... presque tous, seulement) à notre faim alors que d'autres usent de leur liberté à assurer leur survie pour quelques heures, peut-être quelques jours ?

Que peut nous en dire Ingrid, par exemple ?

 

Et puis j'ai lâché prise. Cet homme-là, ce grand esprit-là « dérapait ».

Croyant sans aucun doute, et profondément en plus pour avoir « tenu » dans pareil enfer personnel, il avait joué aux pourfendeurs des marchands du temple, ne se satisfaisant pas de la marchandisation de toute chose. Pourquoi pas ?

Sauf que lui était Orthodoxe. C'est-à-dire, de mon point de vue de « papiste », pas vraiment de ma bande !

Et orthodoxe russe en plus... même pas de l'orthodoxie initiale, originelle, celle née du schisme, autrement dit grecque.

Bon, je sais bien, un grec se sent nettement plus proche d'un slave que d'un « romain ». Mais quand même... pas mon « truc », pas de Ma chapelle, pas de ma bande !

Et pour aller vivre où ?

Chez les Mormons, les presbytériens, les « hérétiques ».

Du n'importe quoi...

 

Il nous lègue quand même de très belles pages sur l'univers concentrationnaire stalinien. Une démonstration que tout despotisme, fut-il éclairé, finit par devenir totalitaire, notamment quand il doit survivre dans une époque de « totalitarismes appliqués ».

Et puis... quand il se targue d'être « scientifique », alors-là, ça en devient absurde !

Et puis... il finit par s'effondrer de lui-même sur lui-même... Plus ou moins vite.

L'Homme naît libre. Quand on lui retire sa Liberté d'être et d'exister, on ôte toute humanité à l'humain. Ça ne peut jamais aller très loin, une humanité sans humain.

 

Un grand esprit n'est plus. C'est la vie, même si c'est bien triste.

 

2 - À peu près au même moment, (les z'hasards de l'Histoire et ses fulgurantes coïncidences), alors même que le souffle olympique des 208 nations, dont même pas toutes sont membres de l'ONU, commencent à faire briller les médailles de leurs champions (on a gagné ! clament les « nationeux ». C'est qui « on » ?... le type qui coure ! Pas les autres, assis dans leurs fauteuils), la vieille Russie impériale fait le coup de feu en Ossétie, sur les platebandes de la Géorgie !

 

Après les « tchétchènes » (de Tchétchénie), ils remettent ça, pour mieux contrôler la route des pipelines et autres oléoducs ?

Non pour la liberté d'un peuple, voire « ne pas laisser impunis nos morts ».

Pendant qu'on meurt à Tbilissi, capitale de la nation native du « Petit père des peuples », « Bu-bush » fait du tourisme olympique à Pékin, la ville du nord de l'empire du milieu, celui qui est centre de l'univers connu et inconnu...

 

C'est dire si le plus atlantiste des pays de l'ex-URSS, le plus ouvert avec l'Ukraine sur l'Europe occidentale, est en train de mourir sous nos yeux, écrasé sous les bombes et les obus en pleine torpeur estivale.

Un pays aux vins forts qui rendent les gens si chaleureux. Un pays aux polyphonies tout autant magnifiques que celles de Corsica bella tchi-tchi.

Je sais, ils sont venus une année pour « échanger » leur art consommé de la vocalise jusqu'au bord de mes montagnes insulaires...

 

Alors j'ai honte d'être né humain. Des amis vont mourir et je ne peux rien pour eux.

Des humains à qui on interdit le droit de vivre, à qui on dénie toute liberté d'exister.

Les leçons d'Alexandre n'auront-elles donc servi à rien ?

De toute façon, c'était un autre de ses « dérapages » : au fond de lui, Soljenitsyne était un fervent supporteur de « La Grande Russie », l'éternelle Russie, celle qui comme « le peuple russe est comme une herbe ; il s'incline sous le vent, mais il ne se laisse pas arracher à la terre ! ».

 

Encore un qui n'a pas lu La Fontaine (Le chêne et le roseau). On ne peut pas jouer « au grand », puissant et majestueux d'une Russie éternelle, jusqu'au-delà de l'Oural et ne pas prendre le risque de se faire abattre.

 

L'Ossétie finira comme d'une colonie russe, dans le sang et les larmes. Intervention de « Bling-bling » qui tarde ou non au moment où je traçais ces lignes.

Mais qu'en sera-t-il de la Géorgie, une fois les feux de la gloire pékinoise éteints ?

Encore un pays martyrisé par l'impérialisme.

Après celui de nos alliés américains, je dis bien « nos alliés », de ceux qui sont tombés à Utah-Beach, Omaha-Beach et dans le coin « un jour où je n'y étais pas », un autre revit de ses cendres au moment même ou le troisième reçoit la planète entière pour se la « jouer olympique ».

 

Le Yalta du 21ème siècle se met en place doucement sous nos yeux.

Et comme pour les mousquetaires, comme sur les rives de la mer noire, s'ils étaient 3 à discuter, ils sont en fait 4 à exister, pour peu qu'on ait les kouilles de le faire : à « Bling-bling » et Kouche-nerf d'y songer.

 

Avec le temps, on peut penser que cet horizon-là était bien prétentieux... hélas ! 


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Samedi 6 septembre 2008 6 06 09 2008 09:28

 

Le 8 août de cette année (j'ai noté pour pouvoir me souvenir), alors que j'occupais ma soirée à l'un de mes « sports favoris », allongé directement au sol sur le dos, les yeux écarquillés vers les étoiles, je guettais les étoiles filantes.

 

Quand j'étais « petit », il en tombait en pluie quasiment incessante. Depuis que les « lumières de la ville » se sont rapprochées, à éclairer à giorno les ruelles désertées, que l'air est un peu plus opaque des vapeurs de la journée au point que les « neiges éternelles » des sommets environnants ont disparu depuis quelques années, en apercevoir une devient difficile. Même en pleine période des « perséides » !

 

La constellation de Persée est située au nord-est à mi chemin entre le zénith et l'horizon. En principe, les étoiles filantes viennent, en cette époque, de cette direction, la planète Terre traversant alors l'ancienne trajectoire d'une comète aujourd'hui avalée par le Soleil ou repartie vers des inconnus lointains (je ne sais trop) qui a laissé suffisamment de débris pour alimenter mes nuits estivales.

 

Il a fait « venteux » dans la journée - un petit force « 7 » de derrière les fagots, quand le Libecciu se décide à « nettoyer » l'horizon et obliger les plaisanciers à rejoindre des mouillages « solides » et bien abrités. Normalement, la soirée devait donc être favorable à l'observation du ciel.

Et effectivement, toutes les constellations étaient au rendez-vous nocturne, Véga, de la constellation de la Lyre juste au zénith, la seconde venue le soleil à peine passé derrière l'horizon, après que l'étoile du berger (mais cette année, il s'agit de Jupiter) « s'allume » un peu plus au sud pas très loin d'Altaïr.

Plus au nord, Pégase et Andromède qui inclut la galaxie du même nom (mais il faut des jumelles pour en apercevoir l'éclat et sans trépied, ce n'est pas facile).

En « face », à l'ouest, se dessine très clairement la grande ourse, l'axe Merak/Dubhe indiquant grosso modo la direction de l'étoile polaire qui joue les arlésiennes ce soir-là (alors qu'elle est très visible, inclinée au nord les autres soirs) à proximité de la constellation de la girafe.

Plus au nord, quand on peut la voir, Capella donne un autre axe avec Véga, qui traverse le ciel. À peu près au centre se situe l'étoile polaire.

Enfin, du moment qu'on trouve la petite ourse, on est plus très loin.

 

D'après les éphémérides, on devrait voir se lever au sud-est Neptune et plus au nord Uranus. Mais en fait ce soir-là, on repère plus facilement les avions qui passent entre 5 et 6 milles mètres sur une axe sud/nord. Ils sont nombreux et clignotent, alors que les étoiles scintillent et que les planètes garde une lumière fixe dans leur course « vers » le soleil. Car en ce moment, l'étoile du berger se rapproche du soleil pour se lever toujours un peu plus décalé vers l'ouest.

 

Et puis soudain, au dessus de ma tête, un bruit métallique, comme un feulement, qui va du sud au nord à quelques mètres de mes oreilles.

Ça va si vite que j'ai juste le temps de tenter de voir ce que c'est en tournant la tête rapidement d'un côté à l'autre : rien !

Rien qu'un bruit qui n'est ni celui d'un oiseau nocturne (il n'y a guère dans le coin) trop rapide et trop soudain, ni une chauve-souris (elles sont nettement plus nombreuses), car ça vole quasiment en silence, ni un insecte (forcément beaucoup plus petit et moins « puissant »), genre hanneton (au bruit plus léger et non rectiligne).

Un peu comme une pale d'éolienne aux bords de fuites usés, rouillés (mais les fermes éoliennes sont situées à des kilomètres de là).

Ce n'est pas non plus le bruit du vent, d'une rafale dans les feuilles des arbres, je connais suffisamment leur poésie pour savoir ça.

Peut-être un « micro-tourbillon », un petit vortex, mais le vent s'est calmé, comme tous les soirs (même parfois le mistral aussi), et aucun obstacle à sa course aurait pu provoquer un pareil phénomène auditif.

Juste un feulement métallique, passant de droite à gauche à vive allure à quelques mètres de moi, deux ou trois, pas plus : Comme le bruit d'une fau à la lame émoussée qui vibre en se déplaçant à bout de bras...

 

Pourtant, je ne me sentais pas menacé ! Et puis 10 heures sonnent au clocher et tout de suite après, ma première étoile filante de l'année qui passe d'ouest en est à une rapidité fulgurante...

Un trait éphémère qui s'inscrit sur ma rétine. Dans une direction inattendue.

 

Avoir traversé des milliards de kilomètres de vide intersidéral, pendant des dizaines de millions d'années peut-être, après avoir été formé dans le chaudron d'une étoile qui a explosé depuis des millénaires, s'être perdu dans le cosmos, pour finir par s'agréger, particules après particules, au tour de notre soleil tout neuf, tourner autour sur une orbite fortement elliptique pendant des milliers de siècles, pour finir par être arraché à sa comète par dégazage et effet centrifuge, poursuivre sa route vers l'astre du jour en solo sur des centaines de millions de kilomètre, pour venir se transformer en chaleur et lumière, là sous mes yeux...

Il y a quelque chose d'extraordinaire là-dedans !

De magique.

 

Mais ça ne vaut pas le lendemain. Le 9. Toujours aux aguets à peu près au même endroit et dans les mêmes conditions, quoique le vent se soit calmé et la visibilité ait diminué, après quelques décades de minutes à suivre le balai des avions qui se suivent avec une régularité de métronome, c'est un satellite qui passe du nord-ouest au sud-est.

D'abord on s'interroge. Est-ce bien un satellite ? Ça ne clignote pas. Ce n'est donc pas un avion. Et puis ça va 2 à 3 fois plus vite qu'un avion en vitesse angulaire. Pas assez rapide pour être un corps céleste en perdition dans notre haute atmosphère, non plus. Et ça ne scintille pas : pas une étoile ! De toute façon, une étoile aurait été immobile par rapport à ses voisines.

Et puis ça finit pas « s'éteindre » vers l'est, dans l'ombre de la Terre.

De nouveau 10 heures au clocher et je suis un autre satellite des yeux. Celui-là va du sud-sud-ouest au nord-nord-est. Et met un bout de temps à s'évanouir dans l'ombre de la terre.

 

Et sitôt après, une grand trait blanc, épais, instantané, qui s'étale du nord au sud sur un bon quart de la voute céleste.

Magnifique étoile filante !

Le temps de sursauter, que dis-je, de faire un bon, que déjà elle s'est éteinte à jamais !

À jamais.

Je note l'heure : 22 heures 11.

Dont acte.

 

C'est une des plus grosses que j'aie jamais eu l'occasion de voir mourir, si l'on excepte celle qui zébra mon ciel de parigot une nuit de novembre 2005.

Je m'en souviens très bien, de celle-là : énorme, presque lente mais trop rapide pour être un avion, descendant doucement vers le nord jusqu'à disparaître derrière les toits des maisons voisines, azimut ouest-ouest-nord, elle avait mis quelques secondes à traîner son immense panache.

Une météorite qui semblait vouloir aller se perdre en mer d'Iroise ou dans la Manche.

 

Personne n'en avait fait mention dans la presse, à croire qu'elle passait là juste pour moi.

Elle m'avait tellement bouleversé que quelques semaines plus tard, je m'étais remis à écrire. Après tout, elle me serait tombée dessus directement, on en aurait peut-être parlé, et même que je n'aurai même pas été nommé !

Alors, dans ma « schizophrénie personnelle et assumée », durant plus de 9 mois, j'ai écris tous les matins aux aurores. Sans talent : je n'ai aucun talent, même pour l'écriture. Ecris la vie imaginaire et au jour le jour d'une personne « aux affaires » dans cette période Villepiniste déjà encombrée de l'affaire Clearstream dans la chiraquie finissante.

Je ne le savais pas encore, mais j'étais déjà indigné par toutes ces petites faiblesses et maladresses de la vie politique, économique et sociale de mon pays qui transforment les meilleures intentions du monde en un enfer au quotidien.

Ma révolte grondait. Il fallait que je l'étale, comme d'une psychothérapie.

 

Travail bien inutile. Il fallait faire mieux, prendre part au débat de la précampagne électorale qui s'engageait, essayer de penser et, pourquoi pas, de construire un monde meilleur. Si ce n'était pas pour nous, c'était pour nos gosses, qu'on n'ait pas trop la honte de leur léguer un monde pareil, si absurde.

Puis ce fut un premier essai avec quelques « kamarades » pensant à peu près la même chose sur des registres différents, que des « nuisibles » ont démoli à grands coups de pressions iconoclastes.

Puis celui-ci tout de suite après, encore plus « anonymisé » (même si l'on sait bien que ça ne va pas très loin, finalement), plus « sécurisé ».

Où l'on essaye de traiter par l'absurde de toutes ces « déviances ».

De formuler quelques propositions.

De rire du pire et du meilleur.

Car l'humour reste le seul hommage possible de l'Intelligence rendu aux désespoirs de la condition humaine.

 

Mais peut-être qu'un jour je publierai ici ce « travail » d'antan.

On verra... Il y a tant de chose à faire et à dire entre-temps !

 

PS : 10 août.

 

La presse locale s'en fait l'écho ce matin. Hier, sur la plage que je fréquente quand il s'agit de faire faire trempette à ma nichée, le vent s'était calmé mais j'avais deviné que la mer allait rester « formée ».

 

Cette plage-là est correctement « brassée » pour rester avoir une eau claire et propre sur sable grossier (pas comme à Calvi, engoncée entre ses digues et épis de protection installés après les tempêtes de 1995 qui avait ravagé la plage jusqu'à attaquer les soubassements de la voie ferrée) ou a Sant'Ambroggio, polluée par les activités du « Club » (une copie « historique » de l'ancêtre Calvais : le « Club Olylmpique »).

Les jours de grands vents, elle est impraticable : le vent transporte ce sable qui fouette sauvagement tout ce qui se trouve à moins de 20 cm du sol (alors qu'à Calvi, les tourbillons emportent haut le sable très fin, doux comme du velours).

Mais ce jour-là, sur cette plage située à 10 km d'Isola Rossa, les rouleaux sont magnifiques et balayent tout se qui se présente sur le bord : un bonheur pour les enfants (qu'il ne faut surtout pas lâcher des yeux).

 

Et c'est moi qui ai failli faire la çonnerie du siècle. Je dépasse en quelques brassées les déferlantes qui arrivent en rang serré.

Mais pour revenir, j'ai bien mis 40 minutes, perdant à chaque déferlante le « terrain » gagné à grand coup de crawl ! En surface ou en apnée, rien n'y a fait.

La déferlante, normalement vous propulse vers la plage. Par je ne sais quel phénomène passé inaperçu, en fait, à quelques mètres de la grève, elle vous ramène en arrière. Au beau milieu de tous les détritus marins et végétaux arrachés par la houle et rassemblés là en amas compact.

J'aurai dû me méfier : ces amas-là ne pouvaient pas rester à distance constante, immobiles et ballotés au même endroit, au milieu de rien, sans un puissant phénomène de courant tourbillonnant sur place.

Eh bé DuKon, il s'est retrouvé à batailler en plein milieu pendant plus d'une bonne demi-heure.

Rincé le mek.

 

Remarquez, les pompiers étaient déjà sur place à tenter de réanimer le pauvre trépassé à moins de 100 m de-là, signalé dans la presse du lendemain.

 

La « faucheuse » et son bruit singulier de feulement métallique, entendu la veille dans la nuit, la tête dans les étoiles, avait encore frappé.

 

PPS : Nuit du 11, de nouveau une magnifique étoile filante. J'avais le « nez dessus ». Direction apparente : Sud/nord. À l'envers de toute logique, puisque venant juste en dessous de la constellation de Persée.

Et puis à la réflexion, c'était une trajectoire « illusionniste » : elle devait venir du nord, mais descendait si vite et si fortement qu'elle m'a donné l'impression « d'aller à l'envers » !


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Mardi 2 septembre 2008 2 02 09 2008 07:39

 

1 - À peine arrivé en « terra Corsa » que déjà je suis requis pour aller « faire nombre » à Corti, aux « Ghjurnate di Corti », la réunion annuelle et officielle des indépendantistes de tous poils !

 

Perso, les discours « anti-gaulois », les cassettes d'encagoulés en clôture, les slogans appelant à la violence (en réponse aux violences faites par les continentaux au Peuple Corse), les revendications des peuples des « nations sans terre » sur la planète, ce n'est pas vraiment « mon truc ».

Je veux bien reconnaître qu'une langue, une culture, une Histoire commune et originale (c'est-à-dire à nulle autre pareille) sises sur un territoire aux frontières naturelles et sempiternelles, ça fait une Nation.

Mais tant « qu'une nation », même occupée, ne sait pas faire un large consensus autour d'un projet politique d'indépendance, ça reste un territoire régional aux particularismes... régionaux.

En un mot comme en mille, au lieu de poser des bombes aux cibles trop souvent choisies pour des raisons mercantiles et pas assez symboliques, ils feraient mieux de créer un « shadow cabinet », un « gouvernement en exil », façon tibétaine (même que ceux-là n'ont même jamais été invités, même au Congrès international organisé par le Partitu Nationalu Corsu - PNC - de la fin du mois), bref autre chose qu'une « façade légale » d'un mouvement clandestin qui n'a d'indépendantiste ou de libération que l'aspect « terreur » pour avoir des comportements « terroristes », limites mafieux.

 

Et Ô surprise, les voilà t'y pas que Corsica Nazione Indepentente, ANC-PSI, Strada Dritti (un « truc tounouvotoubo ») et Rinnovu se déclarent ce jour-là favorables à un processus de refondation autour d'un projet novateur pour le Peuple Corse !

Ils se verraient bien comme Malte ou Chypre.

 

Benedetti pour Rinnovu, qui nous raconte que pour réussir, il faut mettre de côté les égos hypertrophiés de quelques-uns.

Paoli pour l'ANC qui estime qu'il est temps de créer une véritable espérance, d'autant mieux que la Gaule n'a jamais reconnu ni le peuple mauresque Corse, ni sa culture, ni sa langue (oui je sais, on peut en recauser, puisque les choses ont quand même évolué depuis 1950).

Qu'il ne suffit pas de gueuler « Libertà, Libertà » pour avoir quelques crédibilités selon Quastana pour « Strada dritti ».

Et que même Jean-Guy (Talamoni, l'avocaillon qui siège aussi à la CTC, pour le CNI) nous confirme qu'il est temps de « parler d'une même voix et de créer cet instrument unitaire dont la Corse a besoin pour assurer la défense de ses intérêts ».

 

D'ici à la fin de l'année, ils s'y sont tous engagés : « Cette refondation est une victoire sur nous-mêmes, sur nos suspicions d'hier et nos rancœurs d'avant-hier » !

Autrement dit, on tourne le dos à nos çonneries d'antan !

Il était temps, en effet, de rentrer dans l'âge adulte après une adolescence si longue et périlleuse aux résultats pour le moins décevants...

 

Ce qui n'a pas empêché, même pas quelques jours plus tard, l'homme qui aurait fourni le véhicule du commando qui a abattu Santoni « d'Armata Corsa », de se faire descendre dans son restaurant de Porto-Vecchio : 6 étuis et deux calibres, du 9 mm et du 11,43, le calibre des « pros » !

En pleine saison, la moto du commando attendait tranquillement l'achèvement à bout touchant pour filer devant les touristes amassés qui n'ont rien vu, naturellement...

 

Y'en a encore qui ne se décident pas à « vieillir » !

 

2 - Nous vous en parlions l'autre fois : Les Frégates de Taiwan, eh bien le dossier sera enterré par la justice française !

Non lieu pour tout le monde !

Impossible de savoir, d'avoir la preuve de qui qui a bénéficié de quelques 580 millions de rétro-commissions occultes, pour cause de « secret défense ».

 

Il paraît que c'est un secret de polichinelle dans la haute administration du pays Gaulois, dixit Dumas (Roland, l'ex de Christine, celle aux bottines), puisque les opérations financières seraient toutes inscrites dans les bordereaux de transfert des douanes !

Et les douanes, c'est pas « secret défense », à ce que je sache...

 

Ce type-là mérite quand même que « l'Ordre du Tartuffe » examine son cas : « Ce n'était donc pas une affaire d'État » clame-t-il !

Dont acte.

 

Mais alors qui qui va payer les 580 millions de Dollar US aux taïwanais quand le tribunal arbitral d'Helvétie rendra sa sentence (arbitrale) ?

Lui ?

Ou « Nanar le flambeur » ?

 

Ce qui serait étonnant, même compte tenu d'un taux de change favorable, ça fait plus de 8 fois la valeur de « son honneur à lui » pourtant très cher évalué par un autre tribunal arbitral « gallo-national », celui-là !

 

Là, ça commence à faire cher pour la finance publique... Lagarde a intérêt à se tenir sur ses gardes pour la trésorerie 2009.

 

J'aimerai quand même un jour qu'on m'explique pourquoi il faut toujours que ce soit les mêmes qui assument les çonneries des autres !

 

3 - L'empire du milieu au centre du monde : C'était l'autre jour, un certain 08/08/08 vers 08:08 PM heure locale.

Y'en qui aiment les symboles !

Le chiffre « 8 » est magique dans la chine Confuciussianiste « post-maoïste et bande des 4 réunis ».

Chez nous aussi remarquez : L'octogone est un symbole fort... et musulman.

 

Les presque 2/3 de l'humanité devant leur poste de télé et la planète devient un tout petit village.

Et chacun d'apprendre que la civilisation chinoise a ainsi inventé le papier bien avant la veuve Canson, les caractères d'imprimerie bien avant Gutenberg, l'encre de chine avant les pêcheurs de poulpes sétois, la poudre à canon avant l'invention du canon, le ver à soie et la boussole, la « muraille de la honte chine » et le boulier...

Encore un peu et Bill Gates aurait été chinois, Nokia aussi et l'imprimante à jet d'encre tout pareillement.

On les savait joueurs, mais s'ils ont inventé le Go, ils n'ont pas inventé ni les boules de pétanque ni les cartes à jouer... quoique...

 

Bref, ils ont quand même réussi à montrer que le « socialisme libéral » (encore une invention à eux, et pas à « De-La-Nuée », piètre plagieur !), ça peut donner un beau spectacle, au-delà de toute « bravitude » !

Et même « Bling-bling » d'aller saluer 79 de ses potes, dont quelques-uns mais pas tous, étaient au dernier G8, au nom des « Gaulois » mais aussi es-qualité de pédégé de l'Europe, liste de prisonniers à libérer en main.

Combien au juste ?

 

Tiens à propos de prisonniers politiques, si on discutait aussi un peu de ceux, tout autant crapules que d'autres, que leurs familles Corses ne peuvent pas aller visiter, pour cause d'insularité ?


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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 09 2007 11:25
 
Quand l’Autorité joue les autistes…
 
1 – Pendant que notre Président jouait au « cabot » sur la côte Est des USA, tour à tour pourchassant les paparazzi à en péter un neurone (lui dont on se souvient qu’il a dit qu’il fallait « garder raison » pour assumer les responsabilités de la haute fonction à sa concurrente courroucée du traitement des handicapés), puis faisant le beau avec son épouse officielle et ma « mimi » Rachida sur le même bateau, cette dernière « étant comme une sœur » pour la première, nous rapporte-t-on à longueur de colonnes de plumitifs, dans un nouveau genre de triolisme aphrodisiaque, les affaires continuent.
 
Ex route Nationale 197, en venant d’Isula Rossa, passé « le » radar du trajet depuis la route de Corti et le camp Raffalli (où cantonne le 2ème REP), on débouche normalement sur la route de Calenzana avant de prolonger vers celle de l’aéroport pour atteindre Calvi, « Civitas semper fidelis » et fière de l’être. Une des rares lignes droites qui permet quelques dépassements de poids lourds qui souffrent encore du relief dans ce coin là.
Le carrefour a été aménagé à grand renfort de fonds publics (plus d’un million d’euros quand même) en un beau rond point de 13 de diamètre, apprend-on quand on sait lire les journaux locaux.
Vitesse 90. 500 mètres avant le rond point, un panneau indiquant 50. Bon.
200 mètres plus loin, nouveau panneau limitant la vitesse à 70. Pourquoi pas ? On accélère ?
Pas 100 mètres plus loin, à nouveau 50…
J’ai d’abord cru à une erreur préfectorale : ce sont des choses qui arrivent, n’est-ce pas !
 
Pas du tout : au retour, dans l’autre sens donc, même aberration : route à 90, puis panneau à 70, puis à 50, puis de nouveau 70 et enfin, même pas 75 mètres plus loin, 50 pour aborder les 200 derniers mètres avant le carrefour !
Voilà qui donne envie de respecter le code de la route…
Pour peu que la brigade de gendarme de Bastia vienne jusque-là avec son radar mobile (celle de Calvi qui vit sur place s’y garderait bien), on comprend un peu mieux que la DDE d’Île Rousse fasse l’objet d’attentat (raté jusque là) : il y a forcément un directeur et un ingénieur des ponts qui devraient retourner dans sa belle grande école de la République !
Ça doit être les effets d’une nouvelle maladie : l’overdose de signalisation verticale !
Faut que j’en cause à l’Institut pour qu’ils nous trouvent un nom !
 
PS : Les panneaux « aberrants » ont été retirés avant mon retour… mais après que j’en eusse causé à qui de droit.
 
2 – D’ailleurs, il n’y a pas qu’à Paris que la circulation automobile estivale pose problème. Calvi, belle station balnéaire, surveillée de près par sa citadelle séculaire (Nelson y a mis 6 mois de siège pour la faire tomber et en a perdu un œil) est largement équipée de parking. Au pied de la citadelle, à l’entrée du port de plaisance, le long de la gare, dans les ruelles et les résidences, le long de la plage (5 vastes parkings situés sous les pins, reliés tous par la route de la pinède) plus ceux des supermarchés et deux à l’entrée de la ville, dont un payant (4 fois plus cher qu’un stationnement de résidant parigot pour la journée) de grande dimension, environ 2 hectares de terre battue… désespérément vide !
Alors que l’espace réservé au marché bimensuel, de même taille, contigu et gratuit, est plein comme un œuf à deux jaunes…
La bonne affaire : résultat, le bon millier de « tas de ferraille sur roue » s’en va par ailleurs au grand dame des autochtones !
 
Mais mieux que ça : dans la presse locale du 7 août, qu’on n’y lit pas un long article vantant les joies de la marche à pied pour aller à la plage contiguë. 7 kilomètres de sable, la plage, en arc de cercle, protégée ici et là d’épis artificiels et de digues de rocher le long de la voie ferrée.
Eh bien, manifestement, l’autorité municipale, relayée par la presse locale, ne comprend pas pourquoi les gens viennent si nombreux sur cette plage là en voiture !
 
« Faut vous dire, Messieurs, que chez ces gens là », on habite le centre ville : ce qui n’est pas le cas ni des campeurs, ni des touristes chez l’habitant et des hôtels environnants, ni encore moins ceux qui passent leur vacances dans les villages de Balagne !
Ceci expliquant sans doute cela…
 

Mais bon, comment se mettre dans la peau de gens qui ne sont même pas électeurs ici même, n’est-ce pas ?


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Lundi 17 septembre 2007 1 17 09 2007 11:58
 
Du taf pour Hortefeux
 
12 août : Tout le monde en aura pleuré : ce gamin à Amiens, migré devenu clandestin en plein été, né dans la guerre de Tchétchénie, scolarisé en France, dont le père fait le mur pour échapper aux forces de l’ordre de son pays d’accueil – le mien aussi, au passage, même si j’y suis né depuis plusieurs milliers de générations, je n'oublie pas quand même – qui ripe du troisième étage sans papier et plonge dans le coma !
Même Sarkoléon s’en est ému… c’est dire !
 
Pourtant, voilà un dossier exemplaire pour son pote le ministre de la migration et de l’intégration : un couple d’Ukraino-tchétchène, qui bosse, qui est logé, qui scolarise son gamin (16/20 nous dit-on le gamin : sous-entendu, mieux que des mioches des bourges et prolos locaux), qui apprend le gaulois natif, mais que les tribunaux et l’administration ne veulent décidément pas pour les enjoindre d’aller se faire pendre ailleurs et c’est le drame aux frais de la Sécurité sociale !
De quoi en chialer, grave !
Lui, il aurait passé sans souci le test ADN et l’épreuve grammaticale de « franco-français » que nos députés vont examiner tantôt !
D’accord, pour le « test sur le valeurs de la République »… il y a de la contradiction dans l’air !
 
D’ailleurs, ils en hurlent, les bons penseurs, et exigent la réintroduction d’au moins une femelle !
Pardon, là il s’agit de l’ourse des Carpates, lâchement abandonnée à grands frais dans la forêt pyrénéenne, à qui personne n’a appris ni les règles de bonne conduite sur le territoire – on ne mange pas le bétail des éleveurs locaux – ni même le code de la route – on ne traverse pas les nationales à grande vitesse en dehors des passages cloutés ou aménagés à cet effet, là aussi à grands frais !
 
C’est indéniable : deux poids deux mesures ! Les uns veulent vivre chez nous, l’autre se sent mal loin de son aire de naissance.
Les uns devaient être expulsés, mais auront sans doute payé le « prix du sang » pour rester, allez savoir, alors que l’autre ne voulait pas et faisait tout pour emmerder son voisinage forcé et finit par attenter bêtement (mais c’est naturel pour un sauvage que d’être une bête) à la vie routière de deux automobiles, après avoir été à l’origine de quelques génocides de moutons !
 
Ça, ça fait penser à ce rital et sa famille, le même jour, sur l’une des plages de MA côte Corse (mais c’est pareil sur toutes les plages corses et pratiquement tous les ans).
Vous imaginez, en plein mois d’août, un ciel immaculé de tout nuage. Un vent léger qui permet de supporter les rayons ardents du soleil post méridienne. Un air à plus de 30° C. Une eau d’un bleu profond qui frise les 25/26° C. Des kilomètres de sable fin quasiment déserts à part quelques natifs et autres habitués éparpillés qui viennent jusque là à travers des chemins qui cheminent entre des touffes de maquis, tracés par des générations d’ânes, de mulets et de gorets.
Arrive une famille de rital. Le père. La mama. La belle doche, tout de gras vêtues, couvert de plein de trucs en or clinquant façon pied-noir. Les 3 gamins en bas âge. La nounou gracile et pas encore gâchée par des tombereaux de pâtes. Le matériel pour le bain et le quatre heures des bambinni !
 
Eh bien, au lieu de se poser au milieu de rien, comme tout le monde, ils viennent se coller à deux mètres de vous, allument la radio (ritale comme il se doit), déploient presque sur vous leur matériel, vous collent leurs orteils sous les yeux et font hurler leur gamins qui courent à la ronde en soulevant des nuages de sables que vous prenez en pleine tronche !
 
Pas contents, en plus, quand vous avez l’audace de protester : ça parle tellement vite (et pas en gaulois !), que vous avez du mal à piger pourquoi ils sont nés juste pour vous emmerder, vous et personne d'autre !
Toute une vie d’apprentissage, chez ces gens là, rien que pour vous faire chier, dites donc !
Impossible de leur faire comprendre qu’il y a un minimum de respect de la bienséance à faire respecter, même à des gamins qui n’ont qu’une envie, parce qu’ils sont jeunes, c’est de courir en tout sens !
Comme si ils n’ont jamais été que les seuls à pondre des gniards et personne d’autres avant eux, là dites donc : c’est pourtant l’occasion ou jamais de les éduquer, au moins un petit peu !
Et naturellement, même pas un « scuzi ! »
Ça leur arracherait la tronche à ces migrants !
 
Bref, du boulot pour Horteufeux, avec cette règle multiséculaire à faire respecter, partout : là où tu es bien, là est ta patrie.
Mais ta patrie, tu es prié de la respecter et de te plier à un minimum de règles qui la rendent si agréable à partager.
Sans ça, tu vas te faire pendre ailleurs… s’il te plaît !
 
Mais de tout ça, nos députés ne discuteront pas d’un iota !
Pensez donc, des touristes… Et puis quoi encore ?
 
PS : Mon cousin, celui qui fait autonomiste, quand je lui ai raconté cette rencontre inopinée avec d’autres européens bien de chez nous, il a rigolé !
« Nous, dans ce cas là, on sort le fromage des montagnes et si ça ne suffit pas, on fait griller quelques morceaux de figatellu sous leur nez ! »
 

Très drôle : il n’y a que des naseaux « éduqués » à ça, pour résister !


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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 09 2007 16:33
 
Sont-elles vraies, ces histoires ?
 
Je vous les livre comme je les ai reçues et avais noté pour m’en rappeler : j’ai la mémoire courte, parfois, c’est pour ça que je note !
Un vieux réflexe d’étudiant attardé…
 
1 – Ça se serait passé cet hiver, au « Rex », lieu de rendez-vous de la vie nocturne calvaise, côté légionnaires du 2ème REP, avec quelques péripatéticiennes de service.
Le « Rex » est situé en face du monument aux morts, en haut du boulevard Wilson, au pied de la citadelle.
Les lieux de débauche des touristes sont habituellement, « Tao », dans la citadelle, ambiance « piano-bar » branché, « l’Acapulco », sur la route de Calenzana et « La Camargue », à la sortie de la ville, ambiance « d’jeun ».
L’autre « club » où la « poudre farineuse » circulait est fermé depuis des années, depuis que son patron s’est bêtement mis en travers d’un tir nourri de 11,43, dans les années 90.
Depuis, il y a une société d’ambulance, un immeuble en construction (inachevée depuis 4 ans), à côté d’un garage à autocars, coincé de l’autre côté du parking du « Super U » local, plus connu sous le nom de « L’arche », sa première enseigne…
 
Un légionnaire, passablement éméché monte sur une table et couvre le brouhaha par une annonce :
« J’ai perdu mon portefeuille ! En cuir marron, un souvenir de ma mère ! Il y a un billet de 100 euros dedans ! J’en offre 10 à celui qui me le retrouve ! »
Alors une voix, au fond du bar crie : « J’en offre 20 à celui qui me le rapporte ! »
S’en suit une « flambée des cours » qui se termine par une bagarre…
 
Il paraît que finalement, le légitime propriétaire du fameux portefeuille s’est rendu compte, au poste de la Police Militaire appelée à la rescousse (les gendarmes locaux ne font pas le poids), qu’il s’était juste trompé de poche !
 
Pas vraiement frais, les bidasses d’élite d'une ville de caserne !
 
2 – Vanina serait montée en visite « de groupe » à Paris à la Toussaint avec quelques amies, et serait restée enfermée dans sa chambre d’hôtel toute la journée, disent les mauvaises langues (c’est une blonde oxygénée, naturellement !).
Au soir, ses copines s’inquiètent quand même de son état de santé et la questionnent à travers de la porte de sa chambre !
« Mais je ne peux pas sortir ! hurle-t-elle exaspérée. Il n’y a que trois portes. L’une donne sur le balcon, l’autre sur la salle de bain et sur celle-là il y a un écriteau « Ne pas ouvrir, Don’t disturb » ! Je ne sais pas ce que ça veut dire. »
 
Vanina est adorable pour le reste, un peu trop « fashion » pour que ses copines puissent toutes suivre…
 
3 – Lucia est une femme au cœur gros comme ça et son mari, Ange (encore un cousin), en est très fier. Il vante sa beauté à toute personne qui ne la connaît pas !
 
Et quand ceux-là finissent par la rencontrer, ils s’aperçoivent tous qu’elle a le nez de travers, un œil plus haut que l’autre, la bouche asymétrique, les oreilles décollées et le teint blafard et bigarré.
« Vous êtes insensible à l’art moderne ! » énonce-t-il, le ton docte à la première remarque venue !
« Avoir un Picasso chez soi et dormir avec, ce n’est pas donné à tout le monde » !
 
J’en témoigne, pour cette dernière : elle est authentique !
 
4 – Ils sont merveilleux ! Si ! À Porto-Vecchio, ils expérimentent la TVA sociale avant l’heure.
Lu pour vous dans le « Corse-Matin » insulaire du dimanche 5 août cette expérience avant l’heure relatée page 12 (c'est absolument authentique aussi) :
 
« Certains commerçants proposent LA bouteille d’eau, rebaptisée d’un saint local (y’en a plein sur l’Île de Beauté) au prix du pack de 6 ! »
« Payer plus pour acheter moins » !
 
Ça, c’est de la « real politik »…

Car c’est ce qui nous attend tous… pour bientôt !


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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 09 2007 10:43
 
Ça donne n’importe quoi.
 
Ils sont très fiers, les Corsi que Mister Président vienne avec deux minettes, l’une blonde, l’autre brune, parcourir en zigzag l’Île de beauté !
Les « réseaux » de loges ont fonctionné à plein régime avant son arrivée. En commençant par le « tout est négociable » !
Volonté d’ouverture, traduirons-nous… sur le continent !
Bref, pas même une petite « nuit bleue » pour saluer le moment historique.
En nette baisse (- 50 % cette année) le rythme des attentats…
Faut dire que les volontaires se font de plus en plus rares et… amateurs en plus !
La dernière « bombinette », devant les locaux de la DDE d’Isula-Rossa a fait long feu, bêtement !
 
Appel au dialogue bien reçu : L’ex-Ministre de l’intérieur l’avait dit en Janvier 2007 à l’occasion de son intronisation par le congrès de l’UMP !
« J’ai changé » et d’en appeler aux barons du gaullisme, se tournant, le trémolo dans la voix, la larme au coin de l’œil, vers la veuve (et l’orphelin) de Chaban et de Pompidou…
Vous vous souvîntes ?
Bref, la main tendue d’un côté, le « je peux aller très loin » (lui peut-être, mais les autres, pas sûr) et le poing fermé de l’autre et la saison touristique est sauvée :
300.000 visiteurs/mois en juillet et en août !
Un peu trop de vent quand même : ça eut gêné les plagistes et autres paillotes qui ne pouvaient rien contre le sable qui s’envole, mais ça eut manqué de tasses, verres et assiettes dans les gargotes en ville !
Et pas assez d’eau, depuis avril, mais là c’est un autre problème. Nous y reviendrons, ai-je promis par ailleurs.
 
On peut donc causer, à condition que…
Ne pas confondre méthode de racketteurs (à Saint-Florent, naturellement) et cause Nationaliste !
Vous comprenez, les pandores de l’ex-ministre de l’intérieur, quand il y a extorsion de fond sous menace d’attentat, ils sont un peu perdus pour distinguer le vrai « hold-up » de la « revendication légitime d’un peuple opprimé » !
Ces militaires là ne font pas dans la nuances : faut comprendre !
 
D’ailleurs, il faut qu’ils arrêtent de chercher des poux dans la tête des « militants » nationalistes, ont-ils prévenu : la cassette du FNLC Union des Combattants, celle qui est arrivée aux journées de Corti, comme ça par hasard, c’est toute seule qu’elle s’est mise en marche dans le vidéoprojecteur !
Les seuls complices, éventuellement, ce sont les pinzuti d’agents des PTT, qui l’ont remise.
Cela va de soi…
Eux, z’ont rien à voir, même s’ils s’associent pleinement aux revendications politiques exprimées, quel heureux hasard n’est-ce pas, ils ne sont pas concernés…
 
Bref, prendre enfin en compte les 15.000 suffrages de sympathisants recueillis aux dernières élections, là où, quelques années plus tôt, en 2004, note le PCN et Chjama Nazuinale, il y en avait 25.000, mais bon… c’est un immense progrès pour l’humanité.
Notons que les presque 280.000 autres personnes, dont 184.000 « vrais électeurs », ça compte pour du beurre : c’est cela la démocratie vue par Corsica Nazione Independente !
 
Pendant que le « chef », arrivé en hélicoptère, faisait le tour du propriétaire en visitant la déviation de Bocognano (47 M€ quand même pour un bout de route toute neuve pas encore terminée !), les postiers faisaient grève dans le sud, marre qu’ils en avaient de se faire agresser : Les chiens, passe encore, mais les bipèdes, ras le bol !
Les chefs anti-incendie faisaient le pied de grue avec quelques troupes à l’aéroport, presque au pied de l’avion présidentiel (il n’y avait pas trop de vent, les aéroports étaient ouverts) pendant que les collègues continentaux étaient stationnés avec leurs avions en attendant d’hypothétiques instructions du côté du Péloponnèse et que mon cousin, celui qui fait indépendantiste, se félicitait d’avoir arraché sa vigne !
 
Maintenant, il fait « autonomiste » et un peu la gueule que ses ex-compagnons d’armes avertissent le « chef » de ne pas se tromper d’interlocuteur.
Mais, depuis qu’il a arrêté de travailler, il goûte enfin le plaisir de ne plus avoir sur le dos, quasiment tous les jours : la DDA, l’Urssaf, les indirects, les phytosanitaires, l’inspection du travail, les vétérinaires, l’agence de ceci, l’inspection de cela, le matériel qui tombe en panne, la planification des vendanges, le recrutement des saisonniers, la gestion des « capsules congés », la compta à fournir, les emmerdes avec les bouteilles restées coincées sur le port de Marseille, les déclarations diverses et autres qu’il oubliait de faire comme tout le monde en temps et en heure, l’expert-comptable à payer, etc. etc.
Maintenant, il peut vivre sans fumer, complètement dé-stressé et envisage de faire « promoteur » !
Ça compense.
 
Alors si « Sarko » peut aussi régler les problèmes d’intendance entre sortie de l’arrêté Miot (169 co-indivisaires, qu’ils étaient sur 13 hectares arides au-dessus d’Ajaccio, avec une vente à la bougie pour mettre un terme définitif à la présence d’une famille depuis 4 générations), créer éventuellement un abattement de droits en cas de mutation (les prix du foncier augmentent comme partout, sans doute plus là qu’ailleurs, pour cause d’indivisions infernales, loi montagne et loi littoral associées : ce qui raréfie la « matière » à enrichissement personnel), c’est tant mieux !
 
Un peu comme en Grèce, justement : La déforestation estivale à marche forcée ne vient que de la pression immobilière (qui a les mêmes problèmes d’indivisions forcenées) !
D’après mon autre cousin, « celui qui fait grec » dans le quartier des halles à Paris, on ne peut pas construire dans les forêts, en Grèce.
Alors on les brûle !
Comme en Corsica Bella tchi-tchi, ça fait bien longtemps qu’on commençait par démaquiser par le feu. Comprenez, automatiquement, les autorités exigeaient l’entretien des parcelles précédemment incendiées, au nom de la préservation des espaces naturels.
Pour les entretenir, il fallait pouvoir y accéder.
Pour y accéder, faut au moins tracer un chemin pour faire monter les engins de nettoyage (et les hommes qui les servent et s’en servent).
Quand on fait un chemin, la bonne idée c’est de prévoir de le viabiliser : Logique !
Si c’est en état d’être viabilisé, ça devient constructible : Tout autant logique !
Et l’année suivante l’incendie, bé on retrouve une grue qui commence, lentement, très lentement, à stabiliser le terrain, sur lequel on finit pas construire, un « petit truc » qui paye les travaux de démaquisage.
Et le tour est joué, puisque le paquet « loi littoral/loi montagne » autorise les implantations nouvelles « dans le prolongement des espaces urbanisés »…
 
Vous savez, la « très grande sagesse du législateur » !
La Corsica Bella Tchi-tchi, je n’en démords pas, c’est un très beau pays… Un peu compliqué pour des neurones continentaux, mais superbe quand même !

Et « le petit Nico », il a bien fait rire, ce jour là.


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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 09 2007 09:53
 
 
Carnets de campagne sur Sarkoléon 1er
 
Il n’aura pas fallu 100 jours pour mettre sous presse, plier et éditer le fameux livre de cette exceptionnelle « auteuse », dite de gauche, sur l’année qui a précédé l’élection de Sarkoléon 1er à l’Élysée, son parcours durant les 12 derniers mois précédents son élection d’empereur d’Afrique, l’analyse et la mise en scène, le décryptage et… la séduction du candidat !
Je ne savais pas que, dans mon pays des lumières et de la critique facile, l’homme était plus important que les idées, les projets, les ambitions qu’ils portaient !
Assez déroutant pour moi, qui croyait qu’un président, c’est d’abord un dirigeant à qui on va confier le porte-monnaie durant quelques mois, à charge pour lui d’en faire le meilleur usage !
 
Eh bien non, quand on est un « intellectuel de gauche », ce qui compte, c’est « le petit garçon, les mains derrière le dos » qui s’emploie à séduire tout le monde, à se construire une image, pas à pas, plus que parfaite… de futur « gendre idéal » !
De quoi être écœurés, littéralement, au sens propre et au sens figuré !
Bref, encore un livre que j’aurai dû laisser sur l’étagère du libraire et si vraiment j’avais eu envie de dépenser le fruit de mon dur labeur (en vacances : arf !), j’aurai mieux fait de payer une bière à quelques amis au soleil et à l’ombre des platanes mêlés, sous la lumière dansante au gré des zéphyrs qui passent et repassent…
 
Justement, pour les uns, c’est tout ce qui fait son charme : derrière la bête de scène et politique, se cache un homme, dévoré d’ambition, prêt à tout pour la satisfaire, certes, mais fondamentalement humain et fragile.
 
Perso, je verrais plutôt un mégalomaniaque agité, voire secoué, qui pédale dans la choucroute !
On attendait de lui qu’il nous présente la facture des années passées, que dis-je, des décennies de laisser-aller, et la seule chose qu’il fasse, ce sont des cadeaux fiscaux – comme si il en manquait ! – et de « brosser dans le sens du poil » en dramatisant tout ce qui passe avec compassion : une nacelle chute, il décide (de quoi au juste, je ne sais plus, mais ce n’est pas bien grave, elles continueront de chuter).
Un chalutier se fait dézinguer dans le rail d’Ouessant, il tempête, exige et honore soi-même de sa « haute présence » les familles des victimes, un peu à la même sauce que quand Lustiger s’éteint.
Un multirécidiviste gavé de viagra s’en prend à un gamin qui passait par là, il nous sort une nouvelle réforme du Code pénal, l’encre à peine sèche de la publication au JO de la première…
Pas assez de migrants dans les charters, il exige du chiffre à son vieux pote qui a senti le vent du boulet siffler à ses oreilles, et tant pis si des gamins de tchétchène se cassent la gueule sans papier : on les leur procure provisoirement à « titre humanitaire ».
C’est toujours bon à prendre, de faire dans l’humanitaire…
Le Moyen-Orient continue à glisser dans la guerre civile, on va manger un « chien chaud » écrasé avec la dynastie Bush (de ceux qui ont vraiment merdé sur la côte orientale de ce bout de planète là), et on envoie « ze french doctor » pour savoir comment être utile !
Qui d’ailleurs merdoie fermement en ouvrant son clapet pour demander la « dém » d’un premier ministre qui n’est pas le sien…
N’importe quoi : comme si aller foutre son nez dans la merde des autres était une solution ! On le leur avait pourtant dit de ne pas y mettre les pieds ! Bush père avait compris, lui, même si il est allé défendre les lobbies pétroliers en prenant d’assaut l’éponge à pétrole d’une dictature princière.
Pas le fiston, mâcheur de chewing-gum, tel un ruminant fulminant !
 
Ce gars là est fou ou dopé à en péter le neurone.
Bref, il a tout pour finir « Napoléon », lui aussi, un peu comme le premier Président de la seconde république, élu pour 4 ans, se souvint-on, non rééligible !
Après avoir mis à sa botte les médias, il a tout ce qu’il faut pour soigner sa popularité et va s’en occuper un long moment, désarmant ses adversaires politiques, réduisant au silence ses « amis » politiques et avec lui, c’est la République qui va « droit au mur » :
 
1 – Les finances, notre argent – enfin le vôtre, puisque moi je ne paye plus rien ou le minimum même pas « syndical » – va de mal en pis, nos exportations se sont écroulées depuis que Lagarde fut ministre du commerce extérieur, maintenant qu’elle est ministre des finances, vous imaginez les conséquences, même qu’on s’en retourne vers le sherpa de « tonton mi-mythe » pour trouver la recette à nos maux !
Il faut se rappeler quand même que si recette à trouver il y avait, ce n’est pas un intello, même de gauche (enfin, surtout de gauche) qui la trouvera : « un intello assis sur son cul ira toujours moins loin qu’un kon qui marche » !
Parole de « sage » (Tiré du film « Un Taxi pour Tobrouk », pour les « sachants »)
 
2 – Le bon peuple se distrait comme il peut sous la pluie, mais n’empêche que sa bourse des valeurs s’en ait pris un vieux coup entre les oreilles, que forcément, il va falloir payer les dégâts américains, tôt ou tard, ce qui va encore retarder le « recouplage » de la croissance dont tout le monde croit qu’elle est notre sauveur futur ;
 
3 – Et pour faire bonne mesure, comme si les choses n’étaient déjà pas assez difficile comme ça, on va nous rajouter une couche de « développement durable » pour mieux nous enfermer dans un carcan réglementaire, une camisole « de bien pensance », en nous disant « battez-vous » contre la concurrence étrangère !
Et attention, si, les mains liées derrière le dos, les pieds entravés, le tout attaché par le cou à une chaîne qui traîne un monstrueux boulet, si on se « prend des claques » et des « coups de pied au kul », on va encore nous dire qu’on le cherche bien, qu’on a que ce qu’on mérite et que finalement, nous sommes mauvais !
 
J’adore ce genre de situation, quand personne ne voit décidément les choses comme elles sont, et qu’ils aiment tant être émerveillés par des broutilles !
Si même les intellos de gauche en sont là, abandonnant tout sens critique pour continuer à faire du « politique » rancie, c’est que franchement, il se passe des choses inimaginables dans notre beau pays !
 
Mais jusqu’où irons-nous avant que nos yeux ne s’ouvrent, que notre « sens civique » ne reprenne le dessus ?
Jusqu’aux prémices de la dictature ?

N’y sommes-nous pas déjà à l’orée ?


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Mardi 11 septembre 2007 2 11 09 2007 10:16
 
Juger les fous…
 
Miss « Mimi » a été chargée, derechef et avant le Conseil des ministres du 24 août, d’étudier la possibilité de faire des procès aux fous qui se sont rendus coupables de crimes (z’ou délits) alors qu’ils sont dans un état de démence !
Encore une réforme du Code pénal en chantier…
 
Je rappelle quand même qu’il n’y a, hélas et heureusement, que quelques centaines de crimes dans mon pays par an, pas même un millier.
Mais dès qu’une affaire pourrait « choquer » l’opinion publique, on parle toujours et encore de réforme de la justice, en commençant par le Code pénal voire le Code de procédure pénale !
Ça devient lassant, à force.
J’aimerai plutôt qu’on me parle de réforme du traitement des délinquants (c’est déjà fait avec l’affaire des peines planchers pour les récidivistes).
Voire du durcissement des peines délictuelles infiniment plus nombreuses.
Des procédures à inventer contre les incivilités qui gâchent la vie de dizaines voire de centaines de milliers de citoyens tous les ans.
Des moyens à mettre en œuvre pour rechercher et traduire en justice leurs auteurs, y compris en col blanc (et jusqu’aux fraudeurs fiscaux qui volent tout le monde indistinctement).
Mais non !
On parle même de supprimer les « tontons », les indics, et toutes les procédures fondées sur une dénonciation…
 
Cet été, on est allé chercher les victimes collatérales de crimes odieux, commis par des cinglés déjà internés et manifestement libérés à tort, car c’est là qu’est le véritable crime – relâcher dans la nature des fous furieux – sans pour autant être inquiété, pour que celles-ci « fassent leur travail de deuil » !
Si !
Comme si les juges devaient aussi se lever le matin pour instruire un dossier de cinglé, l’auditionner, écouter les rêveries de leurs « baveux » pendant des plombes qui vont plaider la folie déjà acquise, et prononcer un non-lieu.
Au Préfet de décider d’une mesure d’internement, normalement à vie (et c’est là que le bât blesse) entre les mains du corps médical spécialisé qui confond « êtres normaux sans traitement » avec « comportement normal, sous traitement » !
Comme si un non-lieu était plus facile à avaler pour faire « le travail de deuil » !
C’est l’inverse, pomme !
 
Mourir des mains d’un « pété de la tronche », un peu comme ces deux mecs qui ont massacré gratuitement un troisième, à coups de pierre et de pelle, comme ça, sans motif dans la Vienne, sous l’effet de l’alcool et d’une drogue dure, c’est réellement un accident de la vie.
Ça ne retire rien au caractère odieux du crime, mais ç’aurait pu être n’importe qui, la victime, votre oncle, votre gamin, le voisin, vous-même !
Ces deux là méritent bien de ne plus jamais revoir la lumière du soleil qu’entre des barreaux et pour le reste de leur vie !
 
Comme de se faire foutre en l’air par un chauffard qui vous rentre dedans à vive allure alors qu’il est plombé aux hallucinogènes à ne plus savoir comment il s’appelle…
Le travail de deuil est quand même plus facile que quand la victime le devient d’un acte réfléchi, préparé, motivé et exécuté avec ténacité !
Y’a des nuances basiques qui échappent décidément et définitivement à notre « chef vénéré », Sarkoléon 1er !
 
À croire qu’il était lui-même particulièrement « chargé », ce jour là !
D’ailleurs, pourquoi ne pas aussi libéraliser la prise de cannabis ou d’autres substances hallucinogènes, tant qu’on y est ?
Comme ça, on aurait droit à une hécatombe sur toutes les routes du pays, dans le métro, le bus, sur les trottoirs, etc. avec plein de « zombies » sur la voie publique, mais là au moins, le « chef bien aimé » ne risquerait pas la taule !
Car là, pour le moins, il a fumé autre chose que la moquette, avant de causer de pareilles inepties, ve jour là !
 
Une seule explication dans le fonctionnement de ce cerveau là, celui de notre « vénéré président » : Si, dans la mesure où il n’était pas sous l’emprise d’une substance qui déforme son jugement, ce que je veux bien croire s’il nous le confirme lui-même, ce gars là fonctionne comme un « gamin », ni plus ni moins !
Il suffit de l’émouvoir, et il embraye sur le compassionnel !
Il en ressort avec « un truc à émouvoir », « une conviction personnelle » dont il a secret pour la résumer en quelques mots bien sonnants (on y a eu droit pendant tous les mois de la campagne présidentielle et même avant) sans aucune prise de distance ni de hauteur, submergé qu’il est et qu’il croit que nous serons !
Autrement dit, il nous traite comme des marmots en couche culotte…
Toujours en campagne électorale, ce gars là ! Il faudra bien que quelqu’un lui dise que c’est terminé : on est passé à autre chose, depuis le 6 mai !
 
Nous avions déjà eu « Yoyo le magnifique » qui nous a donné la piqûre tous les soirs, sur tous les thèmes, un à un, au JT de 20 heures, pendant 5 longues années, avec son « Il faut savoir ce que l’on veut ! On ne peut pas avoir ci et ça en même temps ! » : fallait être solide !
Puis on a eu droit au « La main sur le cœur, mais sans carte bleue » de la France profonde qui n’a pas compris grand-chose à ce qui lui est arrivé, puis l’autre à la chevelure blanche, sa tronche de romantique et ses dents qui rayaient le parquet qui s’est pris pour Dieu à la place de Dieu, maintenant on a un cinglé qui donne raison au dernier qui cause !
Cinq ans comme ça, ça va être long !
 

Il faut qu’il corrige le tir, et vite fait, sans ça, il va finir par se faire jeter plus vite que le calendrier électoral ne l’exige.


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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 09 2007 10:38
 
Barre n’est plus…
 
Une véritable hécatombe, cet été : Lustiger, Mesmer, notamment… et Barre !
Et c’est à chaque fois la même chose : ça eut déferler en véritable avalanche de « bien pensance » qui se déverse sur le parcours de l’homme, sur ce qu’il a dit, fait et pensé !
Barre : Le « meilleur économiste » de France, aux mille vertus, longtemps maire de Lyon, la capitale des Gaules, qui y a laissé un souvenir émerveillé, etc. etc.
 
Je n’ai vraiment pas l’habitude de cracher sur les tombes et Raymond Barre ne le mériterait de toute façon pas : Qu’il aille donc en paix, c’est tout ce que je lui souhaite !
Mais rien de plus.
 
Il n’était pas encore premier ministre de mon pays et n’était déjà plus commissaire européen, mais on le surnommait déjà « Barbiturique » dans les amphithéâtres où il s’occupait à enseigner l’économie.
Je me souviens de sa voix un peu éraillée, qui récitait, non lisait plus que ne récitait, sur un ton monocorde son « pavé » sur l’économie : de quoi pleurer !
Voilà l’une des matières les plus intéressantes pour un « esprit jeune assoiffé de tout savoir », une éponge à connaissance, qui s’est tamponné du Keynésianisme pendant tout un semestre à vous dégoûter à jamais de « La » science économique…
Heureusement que j’avais par ailleurs d’autres auteurs sous la dent !
 
Voilà le premier choc pétrolier, qui faisait suite à la guerre du Kippour, Pompidou qui clamse sous l’effet de la cortisone, « Giskard à la barre » (et oui, ça ne s’invente pas !) qui piétine avec l’aide de Chirac, la relique gaulliste, ex-général de la résistance, ancien premier ministre, déjà maire de Bordeaux et nous voilà doté d’un binôme qui « relance » l’économie du pays, avec ces grands travaux : le tout nucléaire, le TGV, la fusée Europa, etc.
Badaboum, le chômage commence à exploser, l’inflation tutoie les deux chiffres, notre place de 4ème puissance économique du monde commence à battre de l’aile !
Arrive alors Barre !
 
Si Chirac nous avait fait une politique keynésienne à contre courant, son successeur nous fait une politique monétariste… également à contre courant !
La maîtrise de la masse monétaire pour juguler l’inflation, l’encadrement strict du crédit, l’interdiction de sortir des capitaux et des impôts qui commencent à augmenter sévère.
Lui voyait le « bout du tunnel », affirmait-il dès 1976, peu avant le deuxième choc pétrolier : il avait une longue vue, car nous y sommes toujours 30 ans plus tard !
Rien pigé aux cycles longs de Kondratiev, aveugle à la détresse populaire, sourd aux complaintes des entreprises qui ont du mal à surfer sans carburant, méprisant à l’égard des pays qui avaient su être plus réactifs et commençaient à tirer leur épingle du jeu des « destructions créatrices » de Schumpeter qui s’amorçaient !
On le disait « père de la rigueur », il était autiste.
 
Souvenez-vous, le téléphone portable n’existait pas, mais les PTT commençait à rattraper l’immense retard du réseau du pays (je m’en souviens : il y avait des listes d’attente pour avoir le droit de payer un abonnement !).
Les PC et le Dos n’existaient pas encore, Apple n’était qu’une « start-up » minable paumée sur la côte ouest, « Big blue » régnait en maître du monde et nous dépensions sans compter pour nourrir une filière informatique performante nationale : ça eu donné « Goupil », qui n’existe plus, « Bull » qui ne sait plus fabriquer d’ordinateur, tout juste les assembler et les faire tourner sous licence Unix (et encore).
Les « biotechnologies » n’étaient même pas imaginables.
Par contre, si on vendait le « France » au plus offrant, nous étions fier de notre Concorde, qui bouffait 4 fois plus de kérosène au Km parcouru que n’importe quel jet commercial, d’Airbus (c’était l’A 300) qui sortait des chaînes de montage, de nos TGV qui mettaient déjà Lyon à 2 heures et quelques de Paris (et réciproquement), de notre réseau autoroutier qui, enfin, avait fait sauter le « bouchon de Montélimar », sur la route des vacances !
Faut reconnaître aussi les mérites inavoués des énergies douces : l’usine marémotrice de la Rance restera unique au monde !
Voilà la France de l’époque.
 
Forcément quand, en 1981, on a demandé aux français de réélire « le chef », l’X-Pont/mine et autre (par équivalence dont le papa qui pensait à tout avait même racheté un soi-disant titre de noblesse pour ses rejetons), « Babar » (vous ne connaissez pas, les jeunes : c’était l’éléphant habillé de vert qui avait alimenté notre prime jeunesse à nous, avec Nounours, Pimprenelle et les Shadocks sur la seule chaîne au standard 811 lignes en noir et blanc de l’époque : On ne peut pas vous en vouloir de votre ignorance sur le sujet), c’était son deuxième surnom, Babar et les manigances du « Chi » ne pouvaient que faire monter Mi-mythe, rive droite, à l’Élysée !
Et là, la cata !
 
Le monde avait évolué, l’inflation dérapait, quelque chose de bien. Partout, après que les politiques de relance avaient enfin donné des résultats, trop peut-être, alors que nous nous avions passé 5 ans à nous serrer la ceinture, partout dans le monde on commençait à instaurer des politiques de resserrement budgétaire pour juguler la montée de la masse monétaire, eh bien Mauroy nous avait le coup du « demain on rase gratis » !
Le délire…
Mais logique : le peuple n’en pouvait plus, il fallait desserrer l’étau !
Et allons-y en nationalisation, payées à crédit, en grand chantier, en crédit facile !
C’était de début des années Tapie, du pognon dépensé en idées festives (un peu comme notre bon De-la-Nuée) de l’endettement public : les riches paieront !
IGF, taxe sur les frais généraux des entreprises, encadrement strict des conditions de licenciement (il fallait demander la permission aux inspecteurs du travail, même en cas de déconfiture avancée) bref, coup de poignard à la croissance durable, résultat : envolée du chômage, de l’endettement des ménages, dégradations des comptes de la sécurité sociale, quant au niveau d’inflation, on ne vous raconte pas !
C’était la belle époque des dévaluations de la monnaie, quitte à être « compétitives ».
Si ! Eh bé…
 
Vous connaissez la suite : deux ans de Chiraquisme qui nous refait le coup du surplace de la rigueur comme son successeur, là encore à contre temps des cycles courts, une bulle spéculative immobilière plus tard, la crise au Moyen-Orient et les bombes à Paris.
Puis Roro, Bérégovoy, Cresson, Fafa, dans le désordre, puis Ballamou qui ouvre une nouvelle fois le robinet à contre courant, plongeant en deux ans le compteur à endettement public bien plus loin que tous ses prédécesseurs pour tenter de se faire élire avec l’appui du « centre mou », le même dont se réclamait de Babar et de Giskard (comme aujourd’hui Bébé-roux).
Les années Juppé, puis le carcan de « Yoyo » et sa piqûre vespérale au JT de 20 heures, lui et son fameux : « Il faut savoir ce que l’on veut : on ne peut pas vouloir ça et en même temps ci ! »
Bref de fines équipes qui réussissent le tour de force de cristalliser tellement de monde en même temps, qu’on finit par retrouver « U Negru di San Cloud » au deuxième tour pour finir dans le caniveau avec « coup de chaud sur les vieux » de « Raf la main sur le cœur », suivi de « l’apparatchik au dent longue », qui se font voler par Sarko 1er les manettes du pouvoir !
 
Et la France dans tout ça ?
De 4ème puissance mondiale, 3ème puissance exportatrice, on est passé au 12ème rang mondial par tête de nœud, et notre déficit, depuis que Lagarde est aux manettes du gouvernement Villepin, plonge tous les jours (la faute à l’euro fort n’est-ce pas, ce qui n’empêche nullement les allemands, avec le même euro, de battre tous les records de célérité de redressement et de parvenir même à créer des excédents budgétaires presque en claquant dans les doigts !).
Et vous voulez que j’applaudisse ?
 
D’accord, tout n’est pas du fait de « Barbiturique », certes et loin de là.
Mais il faut se rappeler que de premier économiste de France, il n’en était que le 12ème au monde…
Un peu à notre image économique nationale actuelle !
Il faut aussi se dire que si il avait été un peu plus « pragmatique » et réaliste, moins autiste aux soucis de « ses sujets », tout cela aurait pris un autre détour, bien moins catastrophique qu’il ne l’est aujourd’hui : Il n’y a pas de hasard, juste un enchaînement logique à tout cela, dont la première pierre a été justement « Barre à la barre » !
 

Paix à son âme !


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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 09 2007 10:14
 
Si ça continue, je vais finir par prendre une carte au PS.
 
C'est assez rare : ça mérite d'être signalé.
C’était à Melle, la semaine passée. Avant Les fêtes des roses d’autrui et le congrès dégraissé de ses éléphants qui ne savent même plus barrir.
Reprise des socialistes allemands, elle tient dans une formule que je remets à « ma » sauce pour mieux y adhérer :
« L’initiative privée partout ; le Service public là où c’est nécessaire ! »
Voilà qui devrait être fédérateur.
 
Car il faut se rappeler que le service public est financé sur les flux générés par l’initiative privée. Et que celle-ci a bien besoin d’un cadre normatif dans lequel elle s’épanouie.
C’est le premier rôle de la puissance publique : fixer la norme par la loi.
 
Mais l’initiative privée ne peut pas subvenir à tout. Notamment parce qu’elle a besoin de générer sa propre pénurie pour survivre (elle meurt dans l’abondance d’un « Chinese price »). Ensuite parce qu’elle a vocation à s’enrichir pour mieux financer et son activité, et ses acteurs (actionnaires et salariés) et, à la marge, ses propres carences face à l’indigence qu’elle peut générer notamment.
Et également la « chose commune », du ressort de la puissance publique (que gère la collectivité publique, troisième rôle de la puissance publique).
Notons que l’assertion ci-dessus développée, commande à la puissance publique, d’intervenir en initiative privée : c’est son deuxième pôle d’activité ! La subsidiarité…
 
Normalement, des plus libéraux aux plus marxisants, tout le monde devrait pouvoir se retrouver dans cette « vision » du monde !
Et dans la formule « recuite » avec mes mots.
(La version originelle est : « Le marché là où c’est possible, l’État là où c’est indispensable. » : les nuances sont marginales, même si elles existent).
 
Les ultra-libéraux y verront « un moins d’État », alors que les plus anti-libéraux y laisseront à l’initiative privée la part congrue dès lors que le service public sait faire (imagine-t-on, puisqu’il sait tout faire pour être omnipotent) !
Autrement dit, on applique le principe de subsidiarité dans un sens ou dans un autre, mais le mécanisme général, le principe de base, reste le même.
Ça, c’est de l’arbitrage de « politique politicienne », conjoncturelle, sans importance.
 
Ce qui peut le paraître bien plus, important, c’est donc la définition des trois rôles de la puissance publique :
 
1 – Il « norme », règle, arbitre, contrôle, fait appliquer, exécuter la règle !
Il a pour ça un appareil législatif qui produit des lois, une administration qui est chargée de l’appliquer partout sur le territoire, d’en contrôler la bonne exécution et un appareil judiciaire chargé de sanctionner ou de préciser la « norme légale » dans les circonstances les plus tordues.
Jusque là, le rôle d’arbitre va comme un gant à la puissance publique.
 
2 – Il se substitue à la carence de l’initiative privée. Il a, là aussi, un budget qui investit, qui paye, des administrations qui comptent suffisamment de compétences pour faire aussi ce que le « privé » ne sait pas faire, d’autant mieux que c’est l’exécutif qui détecte les carences, qui demande au législatif la permission et l’argent pour intervenir, le tout sous le contrôle du juge de la Constitution qui protège aussi la liberté publique de l’initiative privée et le juge de l’Europe qui veille à réduire les distorsions anti-concurrentielles !
 
3 – Il gère la chose commune, celle qui appartient à tous. Nous l’avons dit. C’est un troisième budget. Mais celui-là est souvent délégué, même si la maîtrise d’ouvrage peut rester du ressort de la puissance publique, puisque le bien est par définition inaliénable (pour appartenir à tous). C’est le cas des routes, des ponts, des « infrastructures » etc.
Et il n’a pas vocation à avaler tout le reste !
 
Juste un exemple pour convaincre : quand il a s’agit de s’équiper d’autoroutes, c’est au privé qu’elles ont été « concédées » et ça marche.
Quand il a fallu passer du minitel et de l’ère du « 22 à Asnières » (juste pour vus rafraîchir la mémoire http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&id_notice=I06268515 pour un court extrait de 2 minutes et quelques sur plus de 7… le reste est payant), c’est par l’ouverture aux marchés que ça a fonctionné.
Idem pour faire des avions, des fusées, des armes, des pôles technologiques avancés…
 
Qu’attend-on donc de créer, normaliser, ces trois schémas distincts de l’intervention de l’État ?
Car naturellement, au nom du principe de la séparation des pouvoirs, l’État-arbitre ne peut pas aussi être l’État-acteur. C’est un peu comme si sur un terrain de tennis, l’arbitre descendait de sa chaise haute avec un raquette en main pour donner du « passing-shot » au joueur en difficulté, un coup à gauche, un coup à droite, pour prolonger indéfiniment la partie !
Faut pas dék !
Mais c’est pourtant bien là, le mécanisme qu’il nous faut, car si une partie de tennis doit de se clore tôt ou tard, un pays ne peut pas : il est éternel (enfin presque) !
 
Reste donc à Ségo le chantier de déterminer les circonstances et les moyens de l’État-arbitre (ça c’est facile) et celles où il se doit d’intervenir (c’est également assez facile).
Mais sera-t-elle capable de retraduire cela dans des institutions rénovées, sortant enfin des efforts centripètes de l’État Jacobin et de ceux centrifuges de l’État Montagnard ?
Car c’est bien là l’enjeu : L’Europe a déjà adopté cette façon de faire sur pratiquement tous les sujets (hormis ses propres institutions que les français et les hollandais n’ont pas compris)… même si cela à pour conséquence que les « choses » n’avancent pas vite !
 
Et celui de notre futur commun, à l’intérieur de nos frontières, c’est bien celui que je pose en en-tête de présentation : « La place de l’État dans la vie de chacun des citoyens le composant ».
Ce qu’il peut faire, ce qu’il doit faire, ce qu’il ne peut pas faire et ce qu’il ne doit surtout pas faire !
Jusqu’où peut-il, doit-il intervenir, et comment ?
 
Si Ségo ouvre ce chantier là, eh bien nous aurons peut-être enfin avancé !
Et moi je prends une carte de la rue de Solferino…
 
D’accord, certaines mauvaises langues diront que ce sera quand les poules auront des dents !

Nous verrons bien : prenons date, c’est déjà pas mal.


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