De celui dont les reliques reposent à Venise
« Et à la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : « Elôï, Elôï, lema sabachthani », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ».
Quelques temps avant :
Matthieu 5:3-12
« Heureux ceux qui ont l'esprit de pauvreté, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux les affligés, car ils seront consolés !
Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »
Et Luc 6:20-26
« Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !
Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie !
Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme !
Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation !
Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes !
Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes ! »
De tous, celui que je préfère c'est le : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! » de Matthieu.
Je me rappelle encore, presque 2000 ans après que ces paroles aient été prononcées pour la première fois au-dessus de lac Tibériade, pas très loin du plateau du Golan (je sais, j'y suis allé : un endroit magnifique), les avoir fait lire par le curé de la paroisse de mon père, là où il m'a fait baptisé et avant moi, lui-même porté par ses propres parents, au lieu et place de la traditionnelle évangile sur le vie éternelle.
Il pleuvait ce jour là, début août, sur la Capitale. L'assistance, nombreuse, avait la gorge nouée.
Et pourtant, juste à ce moment là, un bref mais très lumineux rayon de soleil avait inondé les vitraux de l'église presque jusqu'à l'aveuglement !
Je vous jure que j'en ai chialé de joie !
Bien plus tard, un de mes potes qui se souvenait et évoquait la scène m'a dit : « Sur ce coup là, tu as envoyé ton père directement au paradis » !
Ce que je sais, c'est que mon père est un « soldat de Dieu » ! Je ne peux pas vous expliquer comment, mais c'est une certitude... puisque je le tiens de lui !
Il me manque encore, affreusement, presque un quart de siècle plus tard.
Et je pleure et je pleure et je pleure encore en traçant ces lignes...
Imaginant aussi la douleur de tous ceux qui se sont réclamés du « fils de l'homme »... il y a 20 siècles.
Bon week-end à vous tous : après-demain, c'est Pâques !




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