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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Devoir d'inventaire

Jeudi 5 novembre 2009

 

Demandez le jugement !

 

Extraits des motivations du jugement prononcé mardi 27 octobre contre les principaux prévenus de l’affaire de l’Angolagate.

Lisez-les, les mots sont choisis, pesés, millimétrés à souhait.

Ou l’art de « motiver » une décision de justice :

 

D’jack « d’Actali » : relaxé du chef de trafic d’influence.

« Pris isolément ou considérés ensemble, ni les éléments qui fondent la poursuite, ni ceux qui la combattent n’emportent la conviction, après avoir rappelé que la réprobation que peut susciter un comportement ne saurait être un critère d’appréciation des preuves ou un motif de culpabilité. Dès lors, le tribunal n’a pu se départir d’un doute sur l’existence d’une contrepartie convenue préalablement aux interventions de M. Attali auprès du ministre des affaires étrangères pour le compte de « M. Guille-houx. » (l’avocat fiscaliste de MM. « Gay-da-mak » et « Fal-kone »).

Lui, il n’aurait rien vu ?

Dire qu’on le requiert souvent pour « faire gourou » : quelle claque !

 

J-B « Curiace » (à l’Horace) : deux ans avec sursis et 100.000 euros d’amende pour complicité de trafic d’armes et recel d’abus de biens sociaux.

« Fier d’un passé d’humanitaire qu’on lui reconnaît pour avoir été honorable, « M. Curiace » s’est pourtant sciemment associé, en 1994 et 1995, à un commerce d’armes illicite à destination d’un pays d’Afrique en pleine guerre civile. Il a admis qu’il avait alors, selon ses propres termes « découvert l’argent facile, les belles voitures (…) cru que c’était arrivé et pensé [qu’il allait] pouvoir faire des affaires fantastiques et gagner beaucoup d’argent ». Ce parcours d’humanitaire, dont il a, un temps, sacrifié les idéaux par appât du gain, continue cependant de plaider à sa faveur. »

Voilà ce que c’est de se prendre pour « the french doctor kouche-nerf »…

 

Isa-belle « De-du-bac », ex secrétaire et femme de confiance de « Petro Fal-kone » : trois ans dont deux avec sursis et 150.000 euros d’amende pour complicité d’abus de biens sociaux.

« L’activité que Mme « De-du-bac » a déployée entre 1993 et 2000 a été essentielle au succès des diverses entreprises menées de façon dissimulée au sein de la société Brenco France. Elle a, en contrepartie, profité de sommes très élevées. De plus, le conflit de loyauté à l’égard de M. « Fal-kone », qu’elle n’a pas voulu dépasser, ne légitimait pas l’absence, presque totale, d’amendements dont elle a fait preuve au cours de cinq mois de débats, cherchant à minimiser ses responsabilités et à ne pas desservir les intérêts de celui qui l’avait, déjà, généreusement rétribuée ».

Et on dit que le silence est d’or !

 

Petros « Fal-kone » : six ans ferme, mandat de dépôt à l’audience, pour trafic d’armes, trafic d’influence, abus de confiance, abus de biens sociaux.

– Sur (le moyen de) la lettre adressée à ses avocats en juillet 2009 par le ministre de la défense Hervé « Mort-rein », qui soutenait que les activités exercées par MM. « Fal-kone » et « Gay-da-mak » ne relevaient pas de la législation française sur le commerce d’armes » :

« Ecrite quinze mois après l’ordonnance de renvoi, et trois mois avant l’ouverture des débats, elle ne comprend qu’un certain nombre d’appréciations dont la portée est celle reconnue à l’avis d’un amicus curiæ. Elle ne peut être comprise comme un retrait de plainte. De surcroît, même si elle devait être interprétée en ce sens, cela n’aurait, en l’espèce, aucune conséquence juridique » (…).

– Sur le fond : « M. « Fal-kone » n’a cessé de rappeler qu’il n’a d’autres interlocuteurs légitimes que des responsables gouvernementaux, seuls habilités, selon lui, à demander des comptes qu’il estime ne pas devoir rendre à une juridiction. La sanction appropriée aux multiples infractions dont il s’est rendu coupable, aux circonstances de leur commission, aux montants des sommes en jeu, aux buts poursuivis et à l’idée qu’il s’est faite de sa propre impunité ne peut être que celle de l’emprisonnement ferme. (…)

Se prévalant de fonctions diplomatiques alors qu’elles ne lui confèrent ni l’inviolabilité, ni l’immunité pour les délits qu’il est l’auteur, M. « Fal-kone » s’est soustrait à l’action de la justice du 14 janvier 2004 au 3 octobre 2007. Même s’il s’est présenté à l’audience entre le 6 octobre 2008 et le 4 mars 2009, il est plus que probable, au regard de la nature des faits et du quantum de la peine prononcée, qu’il ne se soumette pas aux actes de la procédure jusqu’à la complète exécution d’une décision définitive. Ainsi les circonstances justifient-elles une mesure particulière de sûreté et la délivrance du mandat prévu en vue de son arrestation et de son placement en détention ».

Encore un qui s’est pris pour Roman Polanski ?

 

Arcadi « Gay-da-mak » : six ans ferme pour trafic d’armes, trafic d’influence, abus de confiance, abus de biens sociaux. Poursuite du mandat d’arrêt international

« Il a préféré prendre la fuite à l’étranger. La nature des infractions dont il est l’auteur, la posture qu’il a délibérément choisie et les défis qu’il lance, toujours à distance respectable, ont fait apparaître, derrière le masque de l’honorabilité, un homme qui se joue des frontières, des lois et de la justice ».

On attend BHL pour défendre cet oiseau rare-là qui préfère fuir ses responsabilités plutôt que de les assumer…

 

Georges « Fée-nech », relaxé des poursuites de recel d’abus de biens sociaux

« Après dix-sept ans d’expérience professionnelle, M. « Fée-nech » s’est certainement aperçu que la société Brenco France ne disposait pas du volume d’activité ou de la notoriété des bailleurs de fonds comme l’IUMM ou le groupe AXA, qui avaient estimé utile d’apporter leur appui à l’association professionnelle des magistrats (…).

Ayant eu à connaître d’infractions économiques et financières, la plus simple des arithmétiques lui a sûrement fait remarquer que la somme de 100.000 francs allouée (par M. « Fal-kone ») représentait environ la moitié du budget annuel de son association (…) Même dans l’enthousiasme d’une collecte fructueuse, il n’a pu s’abstraire des interrogations de bon sens que pouvait susciter la conversion de cette somme en cinquante abonnements à une revue d’intérêt relatif, destinés à une société dont il disait presque tout ignorer.

Il n’est toutefois pas possible de déduire (…) que ce qui relève, au moins, d’un manque patent de prudence et de discernement caractérise l’intention constitutive d’un délit de recel.

Faute d’éléments objectifs apportant la preuve de l’intention délictueuse et permettant de forger une conviction qui, pour être intime, ne saurait valablement reposer sur des présomptions, si fortes soient-elles, « M. Fée-nech » doit être relaxé ».

Les abonnements à « Jour de France », il n’y a que ça de vrai…

 

Alain « Guille-houx », avocat, trois ans dont deux avec sursis et 500.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux et blanchiment

« M. Guille-houx » s’est affranchi, sans aucun scrupule, des règles au respect desquelles il lui appartenait plus particulièrement de veiller en sa qualité de professionnel du droit et d’auxiliaire de justice ».

Un avocat ripoux ?

Pas possible !

 

Jean-Didier « Maille-qui-m’aille », banquier, deux ans avec sursis et 375.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux

« S’il n’est pas établi que les fonds lui ont personnellement profité, sa qualité de professionnel de la banque, sa volonté de dissimulation et l’importance de la somme recelée justifient la peine prononcée ».

Comme quoi, ça ne paye plus de « faire banquier »…

 

Samuel « Mandel-saft-déclenché », dit aussi « Plastic Bertrand » pour son rôle dans le transport des espèces dans des sacs en plastique. 3 ans ferme, 500.000 euros d’amende.

Dur d’être « porte-bagage » de nos jours : même à la SNCF, ils ont fini par les virer…

 

Jean-Charles « Marre-Qui-a-nie » (et ici aussi), trois ans dont quinze mois ferme et 375.000 euros d’amende pour recel complicité de trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux.

« Il a été condamné le 1er mars 2007, par la cour d’appel de Paris à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis et 250.000 euros d’amende, et à trois ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende pour trafic d’influence (…) c’est dire qu’entre les années 1993 et 1999, alors qu’il était conseiller du ministre de l’intérieur, puis préfet et enfin député européen, M. « Marre-qui-a-nie » s’est adonné à une délinquance d’habitude, marquée par la poursuite d’intérêts personnels au nom de la défense de l’intérêt général et par le mépris de la probité attendue d’un fonctionnaire ou d’un élu.

Ses actions passées, qui lui ont valu une certaine reconnaissance, mais non l’impunité pour l’avenir, ne modifient en rien la réalité de cette constatation ».

Ah décidément, les menus services à la République, ça ne paye plus !

 

Jean-Christophe « Mythe-errant », deux ans avec sursis pour recel d’abus de biens sociaux, relaxé du chef de trafic d’armes.

« Il a donné des explications dépourvues de toute crédibilité, en en évoquant des analyses géopolitiques, des travaux de sécurisation intellectuelle ou encore des consultations diverses, verbales ou réalisées sans autre support matériel qu’une nappe de restaurant ou un paper-board. Ces déclarations ont succédé à des propos totalement mensongers tenus en qualité de témoin sur ses relations financières avec M. « Fal-kone ».

« Papa m’a dit » n’est même pas l’analyste géostratégique que le monde entier s’arracherait ?

 

Charlie « Pasquale », trois ans dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende pour trafic d’influence passif

« Pour un élu, ancien ministre, le fait de monnayer dans le but de financer son activité politique, une intervention auprès du chef de l’État en vue d’obtenir, en faveur d’un tiers [Arcadi « Gay-da-mak »] une distinction honorifique, fût-elle méritée, présente une réelle gravité. Il est en effet singulier de rappeler que les valeurs distinguées par nos deux ordres nationaux qui ne sont ni l’influence ni l’entregent, ne peuvent être ni échangées, ni vendues. »

Cher payé la breloque !

 

Paulo-Loup « Saoule-i-tzer », quinze mois avec sursis et 100.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux.

Confusion de peine accordée avec celle de six mois avec sursis et 10.000 euros d’amende pour fraude fiscale prononcée par le même tribunal en 2005 : quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas !

« Les mensonges répétés de M. « Saoul-i-tzer » ôtent toute crédibilité à ses propos sur le montant des sommes reçues en liquide, dont il s’est à un moment approché en citant le total de 1.500.000 francs, sur la réalité de ses prestations qu’il a lui-même mises en doute dans un bref moment de vérité, ainsi que sur l’origine des fonds versés ».

Parce qu’il a aussi dit la vérité, cet homme-là ?

Une fois dans sa vie ?

Bravo !

 

Jean-Noël « Tassez-vous-bien-au-fond », ex PDG de la SOFIRAD, un an avec sursis et 50.000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux.

« Ce professionnel de l’information et de la communication qui disposait déjà à l’époque d’une solide expérience des relations humaines et de la vie des affaires, a clairement laissé entendre qu’il avait parfaitement saisi que son interlocuteur (« Fal-kone ») poursuivait un autre but qu’une mise à disposition de fonds à titre purement amical et assurait, en quelque sorte, le préfinancement de services à rendre ».

Prêtez de l’argent à vos potes : il en restera toujours quelque chose…

 

Bref ! Voilà encore une bande organisée à contourner les Lois de la République qui ne manqueront pas de faire appel des décisions du Tribunal, au nom du « Peuple de Gauloisie », de prendre une raclée en audience.

Deux choses très drôles :

Y’en a un qui est venu les mains dans les poches et qui est reparti menotté et encadré par la flicaille direction le quartier VIP de la Santé, comme un malpropre.

 

Et l’autre qui soutient le « Chi », l’ami des coups fourrés, qui va devoir passer… peut-être… sur le même banc des accusés, même chambre du TGI de Paris.

Que la République des fripouilles se sert-elle encore les couilles coudes ?


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Dimanche 14 juin 2009

 

 

Ou « petits règlements de compte » au sein du SAC.

 

Momo et Cindy m'ont poussé à remiser en avance les « bons plans » du « Service Action Civique ». J'ai quelques « papiers » sous le coude à vous fournir des égouts de la Cinquième République qui tourne autour du sujet.

 

Mais notons que la « tuerie d'Auriol » en est un épisode assez fameux, pour ne pas dire « fumeux » à en fumer de l'hémoglobine humain pour... rien !

 

Le 18 juillet 1981, « Mythe-errant » est au pouvoir, arrivé là par le sort des urnes et quelques canailleries bien senties entre « Chiraquiens » et « Giskardiens », Jacques Massié, chef présumé du SAC de Marseille est assassiné avec toute sa famille (on hésite pas dans le nettoyage ethnique dans cette région-là) par ses propres hommes qui le soupçonnent de vouloir les trahir au profit de la gauche, dans un contexte de paranoïa anti-coco estrême.

Le massacre a lieu dans la bastide familiale située près de la bonne ville d'Auriol.

 

Massié, chef local du SAC marseillais n'était en fait qu'un simple brigadier de police qui, grâce à ses réseaux, avait décroché une place l'école des inspecteurs à Cannes-Écluse en Seine-et-Marne.

Ses absences répétées avaient laissé libre cours aux accusations de son adjoint dans cette antienne de barbouses, Jean-Joseph Maria, avec qui il était en conflit, et qui finit par le soupçonner de trahison et de malversations.

 

En avril 1981, Massié prévient la Police que Maria et l'un de ses fidèles, Lionel Collard, un ancien para, sont probablement derrière les coups de feu tirés quelques jours auparavant sur sa voiture.

L'épouse du brigadier en avait même demandé à l'école de son fils de redoubler de vigilance.

Au mois de juillet, une équipe recrutée par Maria et Collard prévoit de kidnapper Massié puis de le tuer, et de récupérer au passage des documents compromettant à son domicile.

 

L'enquête révélera que les repérages sont effectués par Jean-Bruno Finochietti, un instituteur apprécié de ses élèves, loués par les parents et sa hiérarchie pour ses qualités pédagogiques, Didier Campana, un motard psychologie, Jean-François Massoni et Ange Poletti (deux « cousins » corsi) tout trois postiers et syndiqués CGT.

 

Notons que Jean-Joseph Maria prétend avoir été « colonel de paras ». En réalité, il n'a jamais été que simple soldat dans des bureaux à Nancy et n'est qu'un très ordinaire directeur d'entreprise familiale de peinture, sans doute en manque de reconnaissance.

Le 18 juillet à 15 heures, l'assaut est lancé : le calvaire, car il s'agit de ça, des victimes va durer trois heures.

Marie-Dominique Massié, l'épouse, son fils, Alexandre, âgé de 7 ans, sa mère, son père et le beau-frère sont rassemblés et ligotés au premier étage.

Ils sont gardés par Finochietti, qui racontera qu'Alexandre s'est endormi avant que sa mère ne le supplie : « Ils nous tuent, sauve au moins l'enfant. »

Il ne fera strictement rien, malgré la proximité d'une porte-fenêtre qui aurait permis de le laisser filer.

 

Vers 18 heures, le seul vrai parachutiste de la bande, Lionel Collard, tranche : « Il faut les descendre. » Au bas de l'escalier, ils sont étranglés un à un par Collard, à l'aide d'une cordelette.

Alexandre est le dernier.

C'est Finochietti, l'instituteur modèle et père de deux enfants, qui le prend dans ses bras.

Poletti le frappe à coups de tisonnier. N'en pouvant plus d'entendre ses râles, Finochietti achève le môme de 7 ans au couteau !

Vous avez dit des « barbares » ?

 

Les corps sont transportés par Collard et Massoni au fond d'une mine désaffectée.

Finochietti, Poletti et Campana attendent le retour de Massié et le tuent vers 3 heures du matin à coups de poignard alors qu'il tentait de s'enfuir.

 

Les déclarations de Marina Massié, la sœur de la principale victime, et l'empreinte de Finochietti retrouvée sur une bouteille dans la maison permettent de remonter la piste et de retrouver les corps. Finochietti craque le premier et avoue son crime.

Campana indiquera : « On nous a dit qu'il s'agissait de l'exécution d'un ordre venu d'un niveau supérieur. »

Ah oui ?

Pour les femmes et le gosse aussi ?

 

Ce déchaînement de violence et les implications politiques de ces assassinats ont fait grand bruit dans la presse « gauloise » et d'ailleurs.

Elle a surtout mis en lumière la persistance de diverses organisations paramilitaires d'obédience extrémiste et la négligence bienveillante de l'appareil d'État à leur égard pendant deux décennies.

 

L'affaire entraînera la dissolution du SAC par la loi du 3 août 1982.

Une commission d'enquête parlementaire (uniquement composée de membres de la majorité de gauche, la droite ayant refusé d'y siéger) avait été constituée immédiatement après les faits mais sans recommander la dissolution du SAC.

Cette question fut cependant abordée par le Parlement, qui elle vota la dissolution.

 

La Cour d'assises des Bouche-du-Rhône a jugé, en mai 1985, Finochietti, Campana, Poletti, Massoni, qui ont plaidé coupable alors que Maria et Collard ont au contraire démenti toute participation.

Jean-Joseph Maria, Lionel Collard et Ange Poletti ont été condamnés à la réclusion à perpétuité, Jean-Bruno Finochietti et Didier Campana à vingt ans de prison et Jean-François Massoni à quinze ans.

Pier Debizet, d'abord inculpé et renvoyé devant les assises, a bénéficié, après cassation d'un non-lieu rendu par la Chambre d'accusation de Paros. Il est décédé en mai 1996/

 

Tous sont libres aujourd'hui et vivent en paisible citoyen de ce pays, votant même pour les prochaines élections européennes.

 

Quant au SAC dissout, il a pu se reconstituer sous d'autres appellations que nous verrons un peu plus tard.

Le « service d'ordre » des gaullistes gaulois, né de la nécessité de protéger la personne du Général par des hommes sûrs issus de la résistance, privé de « chef » a viré, ce jour-là, dans le banditisme assassin des « bonnes vieilles » méthode de la guerre d'Algérie.

 

Très regrettable dérive inhumaine !


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Dimanche 17 mai 2009

 

C'était le bon temps du « socialisme triomphant ».

 

Celui qui faisait le ménage en « nationalisant » à tour de bras et faisait « valser les têtes » impertinentes, n'est-ce pas Jean-Pierre Elkabbach !

René Lucet est le fils d'un propriétaire de cinéma de Fontainebleau.

Ancien élève de l'Institut d'Études Politiques, licencié en droit, ilentre à la caisse d'allocations familiales de Melun en 1964, qu'il finit par diriger quelques années plus tard après avoir travaillé à Paris.

 

En 1979, il devient directeur de la CPAM des Bouches-du-Rhône et impose, par des méthodes musclées, un assainissement des finances.

En particulier, il met fin à la délégation de service public dont avait bénéficié une mutuelle proche de la CGT.

Apparemment, le syndicat en avait profité pour se constituer une caisse noire.

Il découvre aussi un système de financement de partis politiques locaux à travers un système de fraude à l'assurance-maladie.

Très marqué à droite, il suscite bien évidemment la méfiance du gouvernement socialiste dès 1981.

 

En fait, de deux réseaux de fraudes semblaient s'imbriquer.

Le premier, basé à Marseille, fondé par un ancien truand rescapé de la guerre gangs qui avait suivi l'arraisonnement du yacht Combinatti dans les années 50 et avait fait une trentaine de morts.

Il s'agissait de fabriquer de fausses factures destinées à alimenter des caisses électorales pour des politiciens locaux.

 

Le second est niçois, dirigé par un inspecteur des impôts de cette ville, Julien Zemour, cousin des truands du même nom, et bénéficiait nécessairement de la complicité des directeurs des hôpitaux victimes de cette fraude.

 

Le scandale révèlera la corruption de nombreux fonctionnaires dans diverses mairies de toute la France et de toutes couleurs politiques (Paris, Nice, Marseille, Clermont-Ferrand, Le Havre, Perpignan...).

 

Or, René Lucet est retrouvé mort le 4 mars 1982 officiellement « suicidé » de deux balles de gros calibre dans la tête.

Aussitôt, une violente polémique enfle : La droite accuse le gouvernement de l'avoir acculé au suicide.

La gauche, plus lucide, s'étonne de cette mort et se demande s'il ne s'agit pas d'un meurtre.

René Lucet aurait été tué parce qu'il en savait trop sur certains financements politiques.

 

Et plus d'un fait en devient troublant.

Tout d'abord, selon les rapports d'autopsie, les deux balles auraient été mortelles ET successives.

Comme si une seule ne suffisait décidément pas...

Ensuite, très précautionneusement, l'un des policiers a lavé la main de René Lucet après avoir relevé les empreintes, ce qui empêche de faire un test à la cire pour savoir si le mort a réellement tiré (test connu par toutes les polices du monde depuis bien longtemps...).

Enfin, le commissaire Marza rédige un rapport indiquant que ni la présence de sang au plafond, ni la position de René Lucet, ni le tir de deux balles successives ne peuvent être expliqués.

 

Le 16 mars, le corps de Lucet est exhumé : les experts affirment eux que les deux balles ont été tirées successivement et que René Lucet était vivant quand la deuxième fut tirée.

Un peu comme si, ravagé par la douleur du cerveau étalé sur le mur du fond, Lucet aurait lucidement mis fin à ses propres souffrances en appuyant une seconde fois sur la queue de détente de son arme !

 

Badinter s'indigne ! Pas du « suicide », mais que le procureur de Marseille, Albert Vilatte, n'ait pas fait remonter de telles informations et qu'il ait même refusé, dans un premier temps, le rapport du commissaire Marza.

 

Dès la fin mars, le procureur Vilatte est muté. Une enquête pour meurtre est enfin ouverte et ce n'est qu'en janvier 1988 qu'elle est classée faute de n'avoir pu jamais éclaircir les circonstances de ce « suicide » si particulier.

 

« Le Monde » n'a d'ailleurs jamais publié l'article de J. Malrieu sur le sujet (mai 1982).

« La main qui a appuyé le revolver sur la tempe de René Lucet ne se doutait pas qu'elle n'allait pas seulement faire sauter la tête d'un malheureux fonctionnaire.
Les deux balles qui ont fait éclater la cervelle de René Lucet pourraient bien à terme désintégrer la Sécurité Sociale et au delà de la S.S., le système de santé auquel elle sert de« vache à lait »
 ».

Il relève que si Lucet n'était pas mort, personne n'auraient jamais su qu'un directeur de Caisse de la S.S. pouvait s'octroyer 880.000 F de frais de représentation par an et s'offrir en outre quatre gardes du corps aux frais des assurés sociaux.

Tout le monde aurait ignoré qu'une Caisse primaire de S.S., à l'ère de la gestion informatisée, avait besoin de 3.300 employés pour administrer les dossiers de maladie d'un seul département.

« Il est scandaleux en effet qu'un service dont le seul rôle est d'encaisser des cotisations sociales pour les redistribuer aux ayant-droit, en l'occurrence les malades, puisse disposer de « frais de représentation », quel qu'en soit le montant. »


Il y a en effet en France 130 caisses d'Assurance-Maladie.

Si ces caisses suivent l'exemple de celle des Bouches-du-Rhône, c'est plus de 100 millions de francs par an qui sont extorqués à la Sécurité Sociale pour régler les dépenses somptuaires et les trafics d'influence de ses gestionnaires.

 

« Pour expliquer la progression des dépenses de la Sécurité Sociale qui dépassent aujourd'hui celles de l'État et absorbent à elles seules le tiers du revenu national, il faut aller chercher plus loin que la gabegie ou l'incurie administrative ».

Et pourtant, non seulement rien n'est vraiment changé dans l'administration des caisses d'assurance sociale, quelques deux décennies plus tard, mais chacun se tait.

Normal, depuis dès cette époque, non seulement on savait qu'ILS étaient capables de tuer un ministre en exercice, mais qu'une seule balle pouvait ne pas être suffisante quand il s'agit de protéger des « amis politiques » et leurs petits secrets...

 

Deux coups au but, c'est le « B.A. BA » de tout tueur à gage.


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Dimanche 10 mai 2009

Le déroulé des faits et procédures.

 

En 1979, sous la présidence de « VGE à la barre », Robert Boulin est ministre du Travail du troisième gouvernement de « Ba-barre-yturique ».

Dès l'automne 1979, des lettres anonymes parviennent aux sièges de plusieurs journaux. Elles accusent Robert Boulin d'avoir acquis de manière illégale une garrigue à Ramatuelle, sur laquelle il a fait bâtir sa résidence secondaire.

Le journal d'extrême centre de l'ultra-droite gauloise, « Minute », est le premier à attaquer vigoureusement le ministre.

Boulin choisit de riposter, déclarant au micro d'Europe 1, le dimanche 21 octobre : « Que voulez-vous que je réponde ? J'ai l'âme et la conscience tranquilles et j'ai été exemplaire. Peut-être encore plus que vous ne le pensez, parce qu'il y a des choses que je ne peux pas dire ici. »

La phrase de trop ?

 

Le 30 du même mois, à 8 h 40, le corps de Robert Boulin est retrouvé dans l'Étang de Rompu, au cœur de la forêt de Rambouillet.

Son cadavre se trouve à cinq mètres de la berge, et gît dans un endroit où la profondeur est de 50 cm.

Le SRPJ de Versailles chargé de l'enquête conclut d'abord au suicide par noyade après absorption de barbituriques (des vraies, pas des politiques « premier ministrales »).

Puis, dans un deuxième temps, après ingestion de Valium (ce qui est plus précis).

La publication des articles de presse, suite aux lettres anonymes, aurait rendu Robert Boulin dépressif.

Il aurait alors ingéré une grande quantité de Valium, pénétré dans l'étang et se serait noyé.

 

Affaire déjà ubuesque en soi : les chiens ont été lâchés à l'automne 79 ! Fallait-il salir l'honneur d'un ministre gaulliste réputé honnête pour « le rendre dépressif » à en aller se « mouiller les alvéoles pulmonaires » pour éviter qu'il ne dise des « choses qu'on ne peut pas dire » ?

On aurait pu en rester là !

Mais non...

 

Problème : en octobre 80 disparaissent les prélèvements de sang de Robert Boulin.

Le bon docteur Le Breton, responsable de l'institut médico-légal décide alors et par précaution de cadenasser le frigo contenant les derniers prélèvements d'organes du ministre.

 

En mai 83, l'épouse du ministre, Colette Boulin, affirme sur « la Une » pas encore privatisée qu'elle n'a jamais cru à la thèse du suicide de son mari et qu'après sa mort, on a fait pression sur elle pour qu'elle se taise.

Paris-Match publie des photos du corps du ministre tirées du dossier judiciaire. En juin 1983, la famille Boulin, conseillée par Jacques Vergès, avocat sulfureux méritant, dépose plainte (on ne porte pas plainte, on la dépose) contre X pour homicide volontaire.

 

Afin de pouvoir prouver la noyade, le 28 septembre 83, Jacques Vergès demande au juge d'instruction Michel Maestroni, du Tribunal de Versailles, un examen anatomo-pathologique, pour comparer les particules contenues dans les poumons du ministre avec des prélèvements d'eau de l'Étang Rompu.

Cette analyse ne sera jamais effectuée suite à la disparition des poumons et les prélèvements d'organes, conservés à l'institut médico-légal seront tous détruits du frigo pourtant cadenassé.

On pratique néanmoins une deuxième autopsie à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux le 16 novembre 1983, à la demande de la famille, après exhumation des restes du corps.

Cette autopsie met en évidence la présence de plusieurs fractures au visage, non-mentionnées lors de la première autopsie en 1979.

Les légistes constatent que le corps a subi des soins de thanatopraxie et d'embaumement, sans que la famille en soit informée.

C'est non seulement contraire aux lois françaises mais aurait eu pour effet de maquiller les traces de coups.

Les légistes considèrent qu'il y a eu « traumatisme appuyé du massif facial du vivant de Robert Boulin » sans conclure, pour autant, que ce traumatisme ait pu être mortel.

Claude Richir, ancien responsable du laboratoire de l'hôpital Pellegrin, déclare avoir constaté une fracture des os propres du nez, pouvant difficilement résulter d'une chute.

On doit, selon lui, envisager la possibilité d'une mort « consécutive à de petites hémorragies multiples diffuses dans le cerveau, comme chez les boxeurs après un KO mortel ».

 

Bertrand Boulin déclare alors à la presse avoir vu des dossiers sortis par son père avant sa mort, en septembre 1979, concernant, Elf, Dassaut la Sécurité Sociale et l'Arabie Saoudite, le 15 janvier 1984.

Ces dossiers ne seront jamais retrouvés.

Lætitia Sanguinetti, la fille d'Alexandre du même nom, avance à son tour que : « D'après ce que papa m'a dit, les dossiers de Boulin concernaient une série de facturations diverses et variées de grosses sociétés, françaises ou étrangères, qui servaient au financement occulte des partis, et notamment au RPR ».

La fille de l'homme qui a vu l'homme qui a vu des factures...

 

Trois jours plus tard, sur les marches du palais de justice, la famille Boulin accuse carrément le Proc' de Versailles, Robert Barbat, de « forfaiture », suite aux nombreuses irrégularités et anomalies de l'enquête.

 

Le garde des Sceaux, Robert Badinter soi-même, dépose plainte pour « diffamation » contre la famille Boulin.

En mars 1984, « l'affaire Boulin » est dépaysée au TGI de Paris.

Le juge Yves Corneloup reprend le dossier, en liaison avec la BC (Brigade criminelle)

Et c'est là que tout le monde découvre, en octobre 1985, l'existence d'une écoute téléphonique du maire de Saint-Léger-en-Yvelines qui démontre que l'heure officielle jusque-là servie aux médias du décès de Robert Boulin a été rectifiée sur ordre du Procureur de la République de Versailles.

 

Car le 7 novembre suivant l'adjoint au maire, Serge Tirlet, dans sa déposition décrit les traumatismes au visage de Robert Boulin, qu'il avait constatés par lui-même au bord de l'Étang Rompu.

 

Deux ans et demi plus tard, René Boyer, nouvel avocat de la famille Boulin (Vergès ayant lui aussi jeter l'éponge), demande le 30 avril 1987 au garde des Sceaux, alors Albin Chalendon (l'homme aux bijoux controversés), l'aide judiciaire pour financer les coûts d'exhumation des bocaux contenant les derniers prélèvements d'organes du ministre censés se trouver sous un monument à la gloire des donneurs d'organes au cimetière de Thiais.

C'est en juillet de la même année que l'Express annonce que le réfrigérateur cadenassé de l'institut médico-légal contenant une partie des prélèvements de poumons de Robert Boulin a été fracturé, puis vidé de son contenu.

Le juge Corneloup interroge enfin, sur commission rogatoire, Henri Tournet le 28 octobre 1987, l'homme qui a vendu le terrain de Ramatuelle à Robert Boulin, vivant à Ibiza.

Malgré les demandes réitérées de la famille à différents ministres de la justice, l'extradition d'Henri Tournet n'a jamais été requise.
Le magistrat demande à la Brigade criminelle de retrouver aussi le postier de Montfort-l'Amaury pour éclaircir l'épisode des lettres posthumes.

Selon la Brigade criminelle, il est impossible à rencontrer car il est en Guadeloupe.

Curieusement, le postier, est retrouvé par des journalistes en consultant l'annuaire, en fait affecté à un poste en Bretagne...

Après des fouilles infructueuses au cimetière de Thiais, la famille Boulin découvre que les ultimes prélèvements d'organes du ministre n'y sont pas enterrés, contrairement à ce que la Justice et la police lui indiquaient depuis plusieurs mois, en novembre 1987.

James Sarrazin révèle dans l'Express du 8 janvier 1988 que la position des lividités cadavériques relevées sur le dos de Robert Boulin indique que le corps du ministre a été déplacé après sa mort.

Un pool de journalistes de plusieurs médias s'oragnise pour tenter de tirer au clair les conditions de la mort de Robert Boulin.

En mars 1988, le magistrat Alain Verleene reprend le dossier Boulin.

 

C'est en juin 1988 qu'il reçoit la plainte de la famille Boulin « destruction de preuves ».

Mais le juge Laurence Vichnievski, juge d'instruction, rend une ordonnance de non-lieu le 20 septembre 1991, seulement quelques jours après que le dossier lui a été confié.

La Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris, présidée par Martine Anzani confirme le non lieu « en l'état » le 24 mars 1992.

Quelques mois plus tard, le 15 décembre de la même année, la Cour de cassation confirme à son tour le « non-lieu » ouvrant un nouveau délai de 10 avant une éventuelle prescription de la procédure.

La justice rend également une ordonnance de non-lieu dans la plainte pour « destruction de preuve » le 4 juillet 1995, suite à la disparition des prélèvements anatomo-pathologiques

 

Il faut attendre novembre 1999 pour que Francis Christophe publie une « contre-enquête » dans le magazine « Golias », remettant en cause la version officielle du suicide.

Le 15 janvier 2002 dans l'émission « 90 minutes sur Canal + », de nouveaux éléments sont apportés, infirmant la thèse du suicide : le témoignage du colonel de gendarmerie (Jean Pépin) qui a sorti le corps de l'eau, et celui d'une spécialiste en toxicologie (Juliette Garat) qui a analysé le sang du ministre.

10 mois plus tard, le 30 octobre 2002, la justice annonce l'audition de nouveaux témoins dans l'affaire Boulin.

Cette nouvelle enquête préliminaire interrompt la prescription.

 

Jacques Douté témoigne dans le journal « Sud-ouest » le 13 décembre suivant, expliquant avoir été prévenu de la mort de Robert Boulin dès le 29 octobre 1979, à 20 heures.

Ce qui est anachronique...

 

La police judiciaire de Nanterre clos ses auditions le 4 janvier 2006 : 28 personnes ont été entendues entre 2002 et 2006 mais il n'y a pas réouverture d'information judiciaire.

Enfin, la phase judiciaire est définitivement close par la procureur général de la Cour d'appel de Paris, Laurent Le Mesle, en rejetant le 16 octobre 2007 une nouvelle demande de réouverture du dossier de Fabienne Boulin-Burgeat, fille de Robert, qui en a publié un livre comme pour clore cette affreuse affaire de « suicide du père ».

 

Suite partie II ->


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Dimanche 10 mai 2009

 

Les contre-enquêtes

 

C'est qu'un certain nombre de contre-enquêtes ont été menées par quelques journalistes. Elles mettent toutes le doigt sur des incohérences dans les conclusions de l'information judiciaire, de nature à réfuter la thèse du suicide.

 

Fabienne Boulin, la fille, a répertorié pas moins de 75 anomalies dans le traitement de l'affaire :

 

À propos des menaces de mort, Jacques Paquet, ancien chef de cabinet de Robert Boulin, témoigne de menaces très précises venant de membres du SAC dirigé par Charles Pasqua, conseiller influent puis Ministre de l'intérieur de Jacques Chirac, lors du passage de Boulin au ministère de l'Économie et des Finances (de mars 1977 à mars 1978).

Or, ces menaces écrites adressées à Robert Boulin, conservées par son inspecteur de police, n'ont jamais versées au dossier.

De multiples témoignages font également état de menaces physiques à l'encontre du ministre.

Mais aucune ne semble a été examinée ou prises au sérieux par un juge.

 

À propos de la nouvelle de la mort, Jacques Douté, un proche de Robert Boulin alors en compagnie de deux personnes, reçoit un coup de téléphone le 29 octobre 1979 (la veille), vers 20 h 00 à son restaurant de Libourne lui indiquant qu'« il est mort ».

Cette version est confirmée par Bernard Sube, photographe pour le Conseil Général de Gironde.

Guy Aubert, collaborateur du ministre, est allé vers 20 h 00 le 29 octobre 1979 (la veille) au domicile de Robert Boulin et déclare tout de go à Colette Boulin, l'épouse : « Robert est mort ».

Le chef de cabinet de Robert Boulin, accompagné d'Éric Burgeat, conseiller technique et gendre du Ministre, signalent peu après minuit au ministère de l'Intérieur, puis à Matignon la disparition du ministre.

 

Or, d'après le dossier pénal, les premières recherches sont lancées le 30 octobre à 6 h 25 du matin et le corps n'est retrouvé qu'à 8 h 40 par une brigade de gendarmerie.

Pourtant, dès 2 heures du matin, l'information de la découverte du corps remonte au sommet de l'État : Yann Gaillard, directeur de cabinet de Robert Boulin, est convoqué à Matignon vers 2 h 00 du matin par Philippe Mestre, directeur de cabinet du Premier Ministre.

Celui-ci reçoit, devant Yann Gaillard, un coup de téléphone.

Après avoir raccroché Philippe Mestre confie : « On a retrouvé le corps ».

Une version fermement démentie par Philippe Mestre lui-même...

 

L'ancien Premier ministre Raymond Barre, écrit pourtant dans son livre « L'expérience du Pouvoir », avoir été prévenu vers 3 h 00 du matin « que l'on a retrouvé le corps de Boulin dans un étang de la forêt de Rambouillet » et que le ministre s'est donné la mort en se noyant après avoir avalé des barbituriques.

 

Christian Bonnet, Ministre de l'Intérieur de l'époque affirme avoir été alerté lui aussi de la mort de Robert Boulin « entre 2 h 00 et 3 h 00 du matin ».

 

Marie-Thérèse Guignier, administratrice de biens judiciaires, ex-membre des cabinets ministériels de Robert Boulin et intime des milieux gaullistes, est réveillée dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979, entre 1 h 30 et 2 h 00 du matin, par un ami proche, Louis-Bruno Chalret, à l'époque Procureur général près la Cour d'appel de Versailles.

Chalret lui apprend que l'on a retrouvé le corps de Robert Boulin dans les étangs de Hollande.

« Et là », déclare-t-elle, « il se couvre, il appelle tout le monde sur le REGIS (le réseau téléphonique interministériel de l'époque), c'est-à-dire l'Élysée, Matignon, probablement l'Intérieur et la Chancellerie ».

Lié au SAC et aux réseaux Foccart, Louis-Bruno Chalret s'est immédiatement rendu sur place avec une équipe d'hommes sûrs : « On a tout fait minutieusement, comme il fallait. J'ai tout surveillé. Rien n'a été laissé au hasard », dit-il à Marie-Thérèse Guignier, en qualifiant cette affaire de « truc à emmerdes ». Son amie résume ainsi le rôle actif qu'il a pu jouer cette nuit là : « Il était l'homme qu'il fallait pour ce genre de choses ».

 

Victor Chapot, proche conseiller du Président de la République de l'époque « VGE à la Barre », déclare, lui, avoir appris la mort de Robert Boulin à 9 h 00 du matin par un coup de téléphone d'Henri Martinet, un ancien collaborateur du ministre.

Il se serait alors « précipité chez Giscard qui apprend la nouvelle au téléphone au même moment ». VGE, dans son livre de mémoires « Le pouvoir et la vie », dit avoir appris la mort de son ministre à 11 h 30 du matin...

 

À propos du corps, retrouvé bouche fermée, ce qui irait à l'encontre d'un suicide par noyade, les enquêteurs ne s'intéressent pas à la position en « coffre de voiture » du corps, avec les jambes légèrement repliées et un seul bras levé, dont les rigidités semblent cassées.

 

Les partisans de la thèse du meurtre relèvent aussi que l'absence de vase et de boue sur le bas du pantalon et sur les chaussures indiquant que Robert Boulin n'a pas pu entrer dans l'étang par ses propres moyens. Selon Madame Anzani, les pompiers ont traîné le corps sur le sol ce qui aurait eu pour effet de nettoyer le tout.

Une boucle d'une des chaussures du ministre est d'ailleurs manquante et ne sera jamais retrouvée.

Le gilet de Robert Boulin est entièrement décousu dans le dos mais les vêtements ne seront pas analysés durant l'enquête préliminaire.

Le portefeuille est resté sec, mais aucune information ne fut donnée sur l'endroit où il a été retrouvé.

 

Il semble d'autre part anormal que le corps, une fois ramené sur la rive, ait été déplacé avant que les premières constatations n'aient été faites par un Médecin-légiste comme c'est la procédure habituelle en pareilles circonstances.

 

À propos de la voiture, il est à noter que son toit est légèrement ouvert alors que les portes sont fermées à clé.

La voiture est sale et couverte de boue. Pourtant, elle se trouve non loin d'une route départementale et dans un chemin empierré, non boueux.

Georges Restoueix, garde forestier responsable du secteur nord de la forêt de Rambouillet de 1971 à 91, officier de réserve, certifie qu'à l'époque un colonel à la retraite lui a confié avoir vu, vers 23 h 00 le 29 octobre 1979, au bord de la route, sur le terre-plein au dessus de l'Étang Rompu, la voiture du ministre. Bien que celle-ci ait été retrouvée curieusement en contrebas.

 

Divers éléments ne seront pas analysés : une tâche suspecte sur le tapis de sol, des traces de doigt sur la carrosserie, des mégots de gauloises alors même que le ministre n'est pas fumeur.

Un dossier portant la mention « à n'ouvrir que sur ordre formel de ma part » est retrouvé vide dans la voiture du ministre.

 

Frédéric Mesnier, beau-frère de Bertrand Boulin, explique que le véhicule du ministre « avait été réparé sur l'aile arrière-gauche, ainsi que d'une partie de la jupe arrière », alors qu'officiellement, la Peugeot 305 de Robert Boulin n'a jamais été accidentée.

Quand la voiture est rendue à la famille, celle-ci retrouve des cassettes de dictaphone sous la banquette arrière de la voiture, malgré la fouille préalable de la voiture lors de l'enquête.

Du courrier banal...

 

L'autopsie pose aussi problème : Les photographies de l'identité judiciaire révèlent que Robert Boulin porte une entaille à la limite du poignet et de l'avant-bras droit.

Or, il a été démontré que celui-ci ne s'était fait aucune blessure à cet endroit jusqu'au départ de son domicile.

Ce fait n'a pas donné lieu à une analyse ou une expertise.

L'ordonnance de non-lieu ne fait pas non plus état de cette blessure.

L'ancien assistant des légistes bordelais ayant procédé à la deuxième autopsie du corps de Robert Boulin, le 16 novembre 1983, confie avoir été « surpris » et « choqué » par ce qu'il a clairement identifié comme une « trace de corde circulaire au poignet droit » de Robert Boulin.

Il a également vu « un hématome derrière la boîte crânienne » du ministre : hématome gélatineux, bleuté, qui n'était pas un dépôt cadavérique.

Selon lui, cette « face postérieure aplatie » ne peut pas s'expliquer par la position dans le cercueil. Sa conclusion est : « Pour moi, il a été assommé ! ».

Par ailleurs des épistaxis (saignements de nez) sont constatées à la sortie du cadavre de l'eau, ce qui serait la preuve de coups portés antérieurement à la mort.

 

La seconde autopsie découvrira des traces de violence. Pourtant, aucune trace de sang n'aurait été constatée ni sur le costume, ni sur les lieux de la découverte du corps.

 

Les circonstances ne sont pas non plus très cohérentes : Un bristol est retrouvé sur le tableau de bord de la voiture. Il y est écrit : « embrassez éperdument ma femme ».

Aucune recherche d'empreinte sur le bristol ne sera effectuée.

Il est aussi indiqué sur le bristol « la clé de ma voiture est dans ma poche droite » mais la clé est pourtant retrouvée par terre non loin de la voiture.

 

Par ailleurs, quand Robert Boulin quitte, pour la dernière fois, son domicile vers 15 h 30, la corbeille à papier sous son bureau était vide.

Pourtant, au début de la nuit, la famille retrouve dans cette même corbeille des papiers déchirés annonçant le suicide.

Le 29 octobre au soir, de nombreux « collaborateurs » et relations du ministre débarquent au domicile des Boulin et passent dans le bureau personnel du ministre.

Notamment Guy Aubert, Roger Thiery et Patrice Blank, que Robert Boulin avait chargé des contacts avec la presse.

L'enquête préliminaire ne jugera pas utile de les auditionner.

 

Aucune audition ne pourra être faite des policiers en faction devant le domicile de Neuilly de Robert Boulin.

Quand le juge Corneloup a décidé de rechercher ces policiers pour les interroger afin de reconstituer précisément les allées et venues au domicile de Robert Boulin dans la soirée du 29 octobre, une fois prouvée la présence de ces policiers en faction 24 h sur 24, ce sont les registres de présence du commissariat de Neuilly qui ont disparu.

 

Quelques jours après la disparition de Robert Boulin, toutes les archives du ministre entreposées à son domicile-bureau de Libourne sont transportées aux fins de destruction dans un établissement libournais spécialisé.

Ce qu'a longtemps ignoré la famille...

 

À propos des courriers, Robert Boulin écrit le 29 octobre une lettre, constituée d'éléments de son dossier sur la défense de Ramatuelle.

En fin de matinée, il envoie son officier de sécurité, l'inspecteur Autié, remettre ce document en main propre à Monsieur Patrice Blank, son conseiller pour la presse, et Maître Alain Maillot, son avocat.

Ces deux lettres ne seront réclamées que des années plus tard par la justice.

 

La lettre dite posthume, comportant quatre feuillets, reçue par plusieurs destinataires (Alain Peyrefitte, Gérard César, Jacques Chaban-Delmas, Pierre Simon) reprend pour l'essentiel un argumentaire sur l'affaire de Ramatuelle.

La première phrase de la première page, « j'ai décidé de mettre fin à mes jours » est décalée horizontalement et verticalement du texte.

Or cette phrase, ainsi que les quatre dernières lignes, elles-mêmes isolées sur un dernier feuillet séparé, sont les seuls passages de la lettre à faire référence à une intention suicidaire.

L'original de ces lettres dites posthumes est resté introuvable.

 

Françoise Lecomte, ancienne secrétaire du ministre, témoigne que le jour même de sa mort, le 29 octobre 1979, Robert Boulin lui fait taper une lettre qui ressemble mot pour mot à la lettre posthume attribuée, un peu plus tard, au ministre, excepté les mentions suicidaires du début et de la fin.

Toutes les lettres sont des photocopies à l'exception de quelques mots manuscrits et de la signature.

Les lettres dites « posthumes » sont tapées sur un papier à en-tête obsolète du « Ministère du Travail » que Robert Boulin n'utilisait plus à cette époque, ayant à sa disposition le nouveau papier à en-tête du « Ministère du Travail et de la Participation ».

Il est toujours possible qu'il ait gardé l'ancien papier comme brouillon. Mais pourquoi diable ?

De même, le rouleau encreur de la machine à écrire du bureau de Robert Boulin, où aurait pu être tapées ses lettres dites posthumes, ne fut pas saisi immédiatement.

L'inspecteur qui interroge Éric Burgeat, le 30 Octobre 1979, tape sa déposition sur la machine du ministre. Elle ne sera saisie que plus tard et disparaîtra dans les locaux de la police judicaire sans avoir été analysée.

 

La version du suicide, selon Fabienne Boulin-Burgeat, fille de Robert Boulin, est établie par les auditions selon laquelle le corps du ministre portait des traces de coups. Dès lors, « preuve est faite » que des preuves ont été dissimulées avant l'enquête judiciaire.

« De nouveaux témoignages confirment que Robert Boulin a été assassiné, victime d'un complot politique. (...) Nous ne cessons de rassembler les preuves tangibles que mon père a été assassiné et je vois mal comment la justice de la République pourrait continuer à les dénier », a-t-elle déclaré le 16 avril 2007.

 

Le journaliste Philippe Alexandre ne croit plus aujourd'hui à la thèse du suicide : « C'est une affaire vraiment TRÈS politique » dit-il. « L'élimination de Robert Boulin est un fait politique extrêmement important. Et ça, j'ai mis du temps à m'en apercevoir. ».

 

Maurice Robert (décédé le 9 novembre 2005), ancien membre du SDECE, proche de Jacques Foccart, l'homme des réseaux africains de Charles Pasqua, chargé du service « Afrique » chez Elf-Aquitaine, ambassadeur au Gabon en novembre 1979, estime qu'il s'agit de l'« un des crimes les plus mystérieux. La version du suicide ne tient pas la route, » dit-il. « Boulin a été tué. Assassiné. Dans cette affaire, il y a des gens tout à fait douteux. ».

Les faits rapportés par les autorités aussi semblent marqués du sceaux de la « manip ».

 

Rappelons que Robert Boulin était aussi né le 20 juillet 1920 à Villandraut en Gironde

Résistant, il entre en 1941 dans le « réseau Navarre » dont il deviendra le chef.

En 1943, il est engagé volontaire.

Il sera décoré de la Croix de Guerre (39/45) et de la Médaille de la Résistance.

Licencié en lettres et en droit, il devient après guerre avocat à Bordeaux avant de s'installer à Libourne.

 

Un « Gaulliste historique », il entre en politique après guerre, il sera conseiller des républicains sociaux mais débute vraiment sa carrière en 1958 quand il devient député UNR de la Gironde, puis maire de Libourne un an plus tard.

Il sera constamment réélu député et maire jusqu'à sa mort.

Il va aussi exercer des fonctions ministérielles pendant plus de quinze ans en étant ministre ou secrétaire d'état sous les présidences du Général, de Pompidou puis de « VGE à la Barre ».

Sous De Gaulle, il est souvent le seul ministre qui se rend au Sénat lorsque De Gaulle entend punir la Haute Assemblée pour les positions de son président Gaston Monnerville qui s'oppose à l'élection du président de la République au suffrage universel (référendum d'octobre 1962).

 

Il a été membre du Bureau national du Mouvement pour l'Indépendance de l'Europe et vice-président de l'association « Économie et Progrès ».

Robert Boulin est souvent présenté comme un homme intègre avec une grande capacité de travail et apprécié de l'opinion publique.

 

Maire de Libourne de 1959 à sa mort, député de la 9ème circonscription de la Gironde de 1958 à son décès, Conseiller régional d'Aquitaine de 1973 à sa disparition, il aussi assumé les responsabilités et fonctions de Secrétaire d'État aux Rapatriés dans le gouvernement de Michel Debré du 24 août 1961 ;

Secrétaire d'État aux Rapatriés dans le gouvernement de Georges Pompidou du 14 avril 1962 ;

Secrétaire d'État au budget dans le gouvernement de Georges Pompidou (cabinet remanié) du 11 septembre 1962 ;

Secrétaire d'État au budget (2ème cabinet Pompidou) le 6 décembre 1962 ;

Secrétaire d'État au budget (3ème cabinet Pompidou) le 6 décembre 1966 ;

Secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances (4ème cabinet Pompidou) le 7 avril 1967 ;

Ministre de la Fonction Publique (5ème cabinet Pompidou remanié) 31 mai 1968.

Puis Ministre de l'Agriculture dans le gouvernement Couve de Murville le 12 juillet 1968,

Ministre de la Santé publique et de la Sécurité sociale dans le gouvernement Chaban-Delmas le 22 juin 1969,

Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé des relations avec le Parlement dans le gouvernement Messmer le 6 juillet 1972,

Ministre chargé des relations avec le Parlement dans le gouvernement Ba-barre-iturique) le 27 aout 1976, Ministre délégué à l'Économie et aux Finances (2ème cabinet de Ba-barre-iturique) le 30 mars 1977.

Ministre du Travail et de la Participation (3ème cabinet Barre) avril 1978, mort en fonction « suicidé-noyé dans une marre de boue de 50 cm !

 

Ce destin est symptomatique : Dès 1979, on a appris que, comme en Suède avec Olof Palme, il fallait craindre, car ILS pouvaient tuer...

Mais on ne saura jamais ni qui ni pourquoi.

C'était le début de nouvelles mœurs politiques dans notre beau pays de « Gauloisie pacifiée »

 

Hommage soit rendu à sa mémoire et à sa famille.


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Dimanche 3 mai 2009

 

Devoir d'inventaire

 

Pour comprendre le monde qui nous entoure, il faut savoir.

Pour savoir, il faut se souvenir, se rappeler, se remémorer.

Après vient le temps de l'analyse, de la compréhension, de la mise en perspective.

Après le temps du diagnostic, on peut éventuellement prendre du temps à pronostiquer.

Quoique...

 

Nous sommes tous noyés sous un déluge d'informations qui facilite ce « mécanisme intellectuel » de la connaissance et qui le noie en même temps, par... la surabondance d'informations.

La nécessaire « hiérarchisation » n'est pas toujours évidente, ni ne saute aux yeux.

Néanmoins, on peut parfois suivre le « Fil Rouge », ici ou là.

Encore faut-il le distinguer des « faux nez », et c'est nécessairement l'œuvre d'une grande part de « subjectivité ».

 

Lionel Jospin (dit « Tonton Yoyo » sur ce blog, avec une certaine amertume de ma part, teintée d'une dose certaine de « respect » : c'est mon voisin et nous nous croisons soit devant sa voiture de fonction, une rutilante C6 immatriculée « RGF », Radicalement de Gauche Franchouillarde, soit au bureau de vote les jours d'élection...) avait demandé un « droit d'inventaire » des années « Mythe-errant ».

Il ne l'a pas exercé.

 

Et pourtant, il aurait dû.

Non pas que l'ère « Mythe-errandienne » soit pire ou meilleure que d'autres.

D'ailleurs nous commencerons par l'ère Giskardienne.

Mais cette époque-là a été « riche ».

S'est étalée sur 14 années de quasi-plein-pouvoir...

Et se poursuit encore de nos jours : Clearstream par exemple, pour ne citer que l'un des derniers avatars.

Et il y en a d'autres.

 

Pas question pour moi de vous faire non plus des révélations fracassantes.

Juste des faits tels que relatés exclusivement sur Internet (donc retrouvables par tous avec de simples recherches « Googoulesques »).

Mon objectif personnel n'est toujours pas de « faire de l'audience », ni de remettre les points sur les « i », mais seulement de vider mon disque dur sans perdre l'information recueillie.

Donc en mettant en ligne.

D'abord pour mon propre usage, ensuite pour l'usage de bonne foi de tout lecteur, enfin pour les générations futures... si un jour ça les intéresse vraiment... pour mieux comprendre à leur tour, pour éviter « nos » travers, ceux de notre époque.

 

Absolument aucune volonté de nuire à quiconque, de diffamer, d'injurier. Juste un « devoir de mémoire » aux commentaires ouverts, pour recueillir d'autres points de vue, corriger des erreurs passées inaperçues.

Donc véritablement sans intention malveillante.

 

Cette démarche « ouverte » tient lieu aussi de mémoire des discussions que j'ai parfois avec « l'autre » membre de ma fratrie personnelle.

Il se trouve que « ma petite sœur préférée » (je n'en ai qu'une...) m'a demandé de raconter la vie de notre père commun, géniteurs et auteurs de nos jours réciproques, avec notre môman commune.

Père « manquant » par une blessure encore ouverte un quart de siècle plus tard, dont la vie s'est arrêtée brutalement, nous plongeant tous dans un drame traumatisant.

 

Je vais lui faire ce « mémo », pour ses gosses et pour les miens.

Sans le mettre en ligne : c'est à usage privé uniquement.

 

Mais comme j'ai l'esprit tordu, si j'ai bien commencé à évoquer cette période-là par écrit, le « trémolo dans le clavier », la larme à en « tâcher la cravate », parce que je la connais par cœur et me doit de léguer des « détails » appris par la suite et dont je me rends compte qu'ils ont été « oubliés » par les témoins directs, j'ai aussi voulu comprendre le pourquoi et donc reconstituer l'époque.

Ce qui m'a amené à retrouver des « souvenirs communs » similaires, connexes, convergents qui font exploser les capacités de ma machine informatique personnelle.

Ce sont ceux-là que vous retrouverez en ligne au fil du temps, vraisemblablement les dimanches, dans la nouvelle rubrique.

 

Donc, rien de personnel.

Juste un « retour » du temps passé qui revient par bouffées.

Une « cure de désintoxication » en somme.

J'espère, à titre personnel, entrer enfin dans l'âge adulte, après cela.

J'espère, à titre « universel », vous faire vous souvenir que nous ne vivons pas dans un monde parfait, celui que l'on veut bien nous faire croire qu'il existe : Loin s'en faut !

Il y a encore du travail pour y parvenir...

 

Bien à vous tous, lecteurs présents et futurs.

 


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