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Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Le carnet du "Pigeon Voyageur"

Mardi 3 mars 2009 2 03 03 2009 06:31

 

Elles progressent !

État des lieux par un coutumier...

 

On tue lors des braquages pour 80 euros. C'est le procureur de Marseille, Jacques Dallest, qui l'a dit : « Aujourd'hui, on ne se contente pas de revendre de la drogue. On a des homicides ou des tentatives d'homicides qui s'inscrivent dans le cadre de tensions réelles sur fond de trafics de cités ».

Certains policiers parlent de « guerre fratricide ». Et le chaudron du 13ème arrondissement pourrait avoir mis le feu aux poudres.

Les résidants des cités des Lauriers, des Cyprès et des Cèdres, à Malpassé (13ème arr.), vivraient sur une poudrière : Une bande issue de la communauté des gens du voyage, habitant les Cèdres, aurait pris possession des Lauriers pour y installer ses « plans de stups », et déstabiliser tout le quartier.

 

Une drogue qui nourrit des familles.

Car le marché souterrain de la drogue rapporte. Et souvent beaucoup.

« Le shit fait vivre les quartiers nord », assure un policier de terrain.

À la cité Font-Vert (14ème), par exemple, l'une des mieux tenues par les caïds locaux, « les trafiquants peuvent se faire plus de 2.000 € par nuit », confirme un autre enquêteur.

Surtout lorsque les repères sociaux n'existent plus. Le « shit » se vend à 10 ou 20 € selon la barrette et presque toutes les cités en vivent.

La coke, privilège de cités comme Les Iris, La Paternelle, Bassens, Plan d'Aou ou Les Flamants, se trouve à 40 € le gramme.

 

Des armes en vente libre ! Mais oui !
La vente d'armes peut rapporter 1.000 à 2.000 € par jour au pied des immeubles, en liquide bien sûr.

La Castellane, La Cayolle, Le Castellas, La Solidarité sont connues pour ça...

Les « Allô shit » de Marseille ?

Il existe même des trafiquants qui livrent à domicile. Des sortes d'« Allô Shit » qui se déplacent et règlent à la commande.

De la cité de La Savine et à La Marie en tête. Pas facile pour la police de frapper en un lieu précis.

Des « cités multicartes » celles dont le nom revient ? C'est La Cayolle (9ème), au bout des quartiers sud.

Le règne des « touche-à-tout ».

Connus pour faire à la fois dans le haschisch, la cocaïne, le trafic de voitures, de cartes bancaires ou les armes. « Chaque vendredi soir, on sait qu'on va voir débarquer des voitures immatriculées dans le Var qui viennent s'approvisionner. Il suffit de les attendre à la sortie de la cité », confie un enquêteur.

Des spécialités mouvantes ? 

L'une des constantes est l'aptitude des cités à rebâtir un trafic de stups après une « descente » de police. Ce fut le cas aux Iris, après le lynchage du jeune Taoufiki.

Les trafiquants avaient disparu, avant d'y revenir.

À l'inverse, Frais-Vallon, parfois qualifiée hier de « supermarché de la drogue », « n'est plus ce qu'elle était ».

Des bombes à retardement : Ce sont les cités « les moins tenues », celles où les « plans stups » sont faits de rivalités entre bandes, de jalousies sur les bénéfices engrangés, qui génèrent le plus de « désordres », dit la police.

 

En 1958-59, la construction des cités battait son plein dans les 13ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille.

Aujourd'hui, le Nord abrite 240.000 habitants dont 100.000 dans les HLM. À Marseille, où on a toujours manqué cruellement de logements, la guerre avait dévasté 19.000 bâtiments.

Il est alors urgent de bâtir.

 

Car si on s'en tient au rythme de la construction de l'époque, il faudrait attendre un siècle, dit-on en préfecture, pour loger tout le monde.

Et puis, les « grands ensembles » sont nés.

La fracture sociale aussi. Et il faut faire vite.

 

On construit dans la tourmente, sans réflexion. Les programmes se multiplient. L'un d'eux, pompeusement baptisé « Secteur industrialisé », impose de construire à un coût 30 % inférieur au prix habituel.

C'est alors l'ère du « n'importe quoi » avec des logements mal pensés, peu fonctionnels, sans équipement.

En 20 ans, on aura construit près de 140.000 habitations à Marseille.

Où 44 % des logements sociaux pousseront au Nord.

Un Nord étouffé par le béton, le chômage, l'insécurité et bénéficiant des plus grande « Zone Urbaine Sensible » où se trouve 62 % des logements sociaux de la ville.

Quant à se poser des questions sur l'origine de tous ces maux, ce n'est toujours pas politiquement correcte et, donc... on ferme les yeux.

La police est débordée.

Seulement 3.000 policiers nationaux et 275 policiers municipaux pour une ville très étendue.

 

Faut- il sanctionner avant d'apporter d'autres réponses ?

Entre fermeté et laxisme, entre le tout répressif et le trop éducatif, l'équilibre n'est vraisemblablement pas qu'une histoire de loi.

Il faudrait surtout se débarrasser de ces discours lénifiants qui freinent toute réforme en prétextant que le Code pénal doit prévenir avant de punir.

Nul ne peut ignorer le sentiment d'inquiétude de la majorité des marseillais qui est fondé sur des faits de violence réellement insupportables.

L'insécurité s'accroît et où un grand nombre de faits de violences, des incivilités aux actes criminels, sont perpétués par des adolescents de plus en plus jeunes qui ne sont pas tous inconscients de leurs actes.

 

Ne faut-il pas en finir avec cet angélisme destructeur qui transforme les coupables en victimes et les victimes en coupables ?

Ne faut-il pas en finir avec ce déni de réalité ?

 

De vibrants plaidoyers en faveur de la « mixité sociale » sont régulièrement prononcés, mais le divorce territorial (logements sociaux), scolaire (carte scolaire), économique (chômage, précarité, bas revenus, minima sociaux, marché noir), religieux (islam) et ethnique (immigration) se renforce.

 

Autre fait alarmant : des moins de 18 ans, sont impliqués dans la moitié des vols avec violence.

Que fait-on donc ?

 

Ne serait-il pas temps de moins se préoccuper des causes du crime et de s'intéresser un peu plus davantage aux criminels eux-mêmes, de le considérer comme un individu capable de faire des libres choix, y compris celui de sombrer dans la délinquance sauvage ?

Avec pour contrepartie d'en supporter toutes les conséquences légales... et légitimes.

 

Marseille sombre, dans la saleté, mais aussi dans la violence urbaine qui fait fuir les marseillais (enfin ceux qui peuvent) transformant, tous les jours un peu plus, la ville en un vaste ghetto de non-droit !

La deuxième plus grande ville du pays.

Symptomatique.


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Lundi 2 mars 2009 1 02 03 2009 06:30

 

Glissée subrepticement dans le plan de relance de 780 milliards

 

Certains se demandaient si la nouvelle administration allait introduire un changement radical dans la société américaine.
Il est certes trop tôt pour conclure, mais le plan conçu par Daschle, l'ancien sénateur et leader démocrate du Sénat, battu aux élections mais nommé par Obama « au bas-mât » pour être secrétaire d'État à la Santé et qui a dû renoncer pour non déclaration de revenus, apporte un début de réponse.

 

Profitant de l'urgence, Daschle a fait injecter dans le plan Paulson revu et corrigé à hauteur de 780 milliards de dollars, des dispositions qui préparent une nationalisation de facto de la santé américaine et réussissent à mettre en place ce qu'Hillary et Bill Clinton n'avaient pas réussi à faire il y a 14 ans.

 

Le plan prévoit une administration spécifique, le « National Coordinator of Health Information Technology », qui va répertorier tous les traitements médicaux de tous les citoyens et s'assurer que votre médecin suit les directives de l'administration afin de réduire les coûts et améliorer l'efficacité. Les médecins qui n'utiliseront pas de façon appropriée le système seront pénalisés.

 

Qui définira cette « façon appropriée » (« meaningful users ») ?

Le Secrétaire d'État à la Santé appuyé sur un conseil formé d'experts le « Federal Coordinating Council for Comparative Effectiveness Research ».

Pas moins.

 

Daschle a écrit un livre où il explique que l'objectif est de ralentir l'usage de nouveaux médicaments et traitements expérimentaux.

En particulier, il suggère d'utiliser une méthode de sélection qui tienne compte des années restant à vivre, suivant un modèle utilisé en Grande-Bretagne (qui aurait conduit à ne pas traiter la dégénération maculaire des patients âgés tant qu'un œil n'aurait pas été perdu ; mesure abandonnée après 3 années de protestations massives Outre-Manche).

 

Ce dispositif sera célébré par tous ceux qui pensent que l'avenir de la Sécurité Sociale est dans un contrôle plus étroit de l'État.

Pourtant, les résultats de l'exemple français devraient faire réfléchir et se demander si un système de santé coûtant certes plus cher (15 % du PIB) mais où près de la moitié est libre, seulement 8 % distribué par l'État, ne concilie pas le filet de sécurité pour les plus pauvres avec la liberté d'acheter de la santé non remboursée, pour les plus riches qui permet les progrès techniques.

Santé à deux vitesses ?

Elle l'est de toutes manières dans un dispositif contraint comme ceux en usage en Europe, où c'est déjà celui qui a l'argent ou les relations qui est le mieux soigné.

 

Cacher le plan de nationalisation de la santé dans la loi de stimulus a été intentionnel : Daschle avait écrit il y a un an que le prochain président (démocrate) devait agir rapidement avant que les opposants puissent monter une opposition et attacher le plan au budget fédéral car « cet enjeu est trop important pour être paralysée par le protocole du Sénat ».

Une leçon très exemplaire de démocratie appliquée...

 

PV

 

 : Voilà qui m'amuse au plus haut point, PV !

Ici comme ailleurs, on en vient à « réguler » l'activité de santé. Encore et toujours en rationnant, en installant la pénurie réglementariste !

Chez nous, c'est d'abord les remboursements, puis les quotités d'actes, puis la « rationalisation » de la carte médicale et enfin des coupes-sèches dans les services.

Et ces Messieurs démocrates y viennent aussi ?

 

Quand donc « ces sachants-là » comprendront-ils que la santé, ça ne se commande pas ?

Qu'il y a des déserts à combler par des incitations et des années à grippe auxquelles il faut faire face et d'autres non ?

 

Je ne sais pas moi, mais je crois fermement qu'on peut s'y prendre autrement.

Déjà, apprendre aux gens combien ça coûte.

Chez nous, plus personne ne sait puisque le prix décaissé ne veut rien dire par rapport au vrai coût des actes médicaux...

 

Mais ce que j'en dis, n'est-ce pas...


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Lundi 9 février 2009 1 09 02 2009 06:00

 

Carnet de voyage de « Momo »...

 

Je ne vous raconterai pas véritablement mes impressions et souvenirs de cette fin de semaine dernière (en fait la précédente puisque l'Ignoble qui me jalouse fermement m'indique que mon « papier » ne sera mis en ligne que lundi 9 au petit matin, quand la bouilloire à café commencera à siffler dans ses locaux antédiluviens), mais deux trois choses qui m'ont étonné.

 

Pas le luxe des hôtels, j'y suis accoutumé, pensez-donc !

C'est même un des délices de ces congrès internationaux qui me font sortir plus volontiers de ma tanière que le soleil des îles...

D'ailleurs, il n'est pas inouï. Juste « cossu » et parfois un peu ostentatoire : nous sommes en Suisse et on aime les lambris feutrés.

 

Pas les femmes dans leurs tenues somptueuses à rivaliser d'élégance à l'occasion des multiples cocktails qui animent les soirées de cette station de ski qui ne brille pas par la « technicité sportive » de ses pistes, quoiqu'il y en a pour tous les goûts et même quelques amateurs de fractures et entorses diverses...

Ni leurs filles, toutes à marier et resplendissantes dans les éclats de la nuit.

Il y a certes des « gros tas », mais bien habillés, ça fait plus chic.

 

Pas non plus les « G-men » omniprésents, les consignes de sécurité omnipotentes, l'hilarité provoqué par ce gars qui avait perdu son badge et virait à la panique la plus totale !

Sans sésame estampillé, point de salut : c'est tout juste si on n'est pas pris pour un affreux anarchiste chevelu, libertaire et nihiliste d'altermondialiste.

Et là-bas, ça eût laissé des traces dans les mémoires, les tentatives passées d'invasion.

Un virus dont ils espèrent avoir tué les souches sur les cols montagneux enneigés.

 

Ni les paysages... de montagne dans toute sa majesté qui se moque bien de ses petits vermisseaux qui font du bruit avec leurs pales d'hélice d'hélicoptère, animées par des turbines stridentes.

Un vrai ballet aérien, à quasiment toute heure du jour et presque de la nuit tombée.

Ni des buffets et autres mets servis par un personnel fort nombreux et serviable.

 

Ni moins encore des rumeurs venues de la vallée par les ondes hertziennes, cette grève générale française, suscitant à peine quelques haussements d'épaules dédaigneux, comme si ce pays-là était vraiment sorti tout droit d'une époque révolue, d'un livre d'Histoire, ou de contes fantastiques d'un autre âge obscurantiste.

 

Pas plus que de ce que vous avez dû voir sur vos écrans de télévision (dont les caméras sont quasiment interdites dans les cénacles des hautes personnalités et augustes personnages qui passent et repassent en boucle sur les estrades, écartés un peu plus loin que le deuxième ou le troisième cercle), ce coup de gueule de tête de turc du premier ministre qui fut un héros en son pays le soir même : à peine un incident, et je n'y étais pas.

 

J'étais invité par un « ami », ex et futur client, qui possède quelques usines sur la côte ouest du Canada. Pas vraiment un « riche » (enfin pas plus que d'autres), mais venu en qualité de Président de son syndicat patronal : il avait besoin d'un œil et d'une oreille en plus pour mieux se consacrer à son lobbying personnel !

Je lui ai prêté la moitié de mon effectif personnel, gardant l'autre moitié pour nouer des « contacts utiles » avec une aura « d'expert ».

En quoi, je ne sais même pas moi-même.

C'est comme, ça, c'est la vie et ce genre d'occasions ne se répètent pas forcément tous les ans. De toute façon, je n'ai pas les moyens financiers pour « jouer dans cette bassecour-là » tout seul.

J'ai donc suivi benoîtement.

 

Non, mais juste deux choses qui ont marqué tout monde et une qui allait faire rire notre « Ignoble national » et son « haptique appliquée » .

 

1 - L'absence des membres du gouvernement américain.

Personne n'était dupe. Cette réunion-là, des « grands de ce monde », de « tous ceux qui comptent » dans la vie économique, financière et politique de la planète, une sorte de vaste « G 20 » réunissant acteurs et producteurs, ça ne se loupe pas !

C'est incontournable...

 

Motif de l'absence ? Une nouvelle équipe qui prenait seulement « ses marques ».

Ca, c'est la version officielle.

L'autre, la vraie, est nettement moins reluisante.

Une équipe pas préparée peut-être, mais surtout pas préparée à ce que certains n'hésitent pas à qualifier d'effondrement du « système mondial », celui centré sur l'économie-politique américaine.

Même les « grands patrons » paraît-il habitués des grandes firmes des USA, n'avaient pas fait le déplacement (sauf une petite brochette).

Quasiment aucun « premier couteau » du monde de la finance.

Les seconds, à peine visibles, discrets au possible.

 

Et Poutine d'enfoncer le clou en stigmatisant l'assurance de la stabilité fondamentale claironnée l'année passée par les américains parlant de leur économie.

Mais il a fait mieux, lui dont on disait que son pays souffrait d'un manque de croissance (5 % au lieu de 8,5, des exportations dépassant les 215 milliards de dollar contre 171 l'année passée...), se faisant l'avocat de la libre-entreprise : « Nous avons payé très cher notre croyance aveugle dans l'omnipotence de l'Etat (...) » (de mémoire !) : Il parlait de la belle époque où il était chef du KGB/FSU de l'ex URSS...

Et ce n'était pas une erreur de traduction puisque Clinton a fait rire la salle le lendemain en disant « espérer que ça marche bien chez lui, la libre-entreprise ».

 

2 - L'absence de « gourou ».

Et les têtes d'affiche n'ont plus de repère, plus de formule pour expliquer le monde économique tel qu'il va à ses dirigeants autoproclamés !

 

Non seulement ils n'ont pas le moral, mais en plus ils parlent « d'holistic » !

C'est que c'est assez nul en soi, un anglo-saxon qui se met à réfléchir.

« Général » chez eux, ça ce dit « Chairman ».

« Global », chez eux ça veut dire mondial.

Alors ils viennent repiquer un mot scientifique qui veut dire global, sans vouloir dire général ou mondial pour désigner la même chose mais en plus « fin ».

Holistique au lieu de global...

Ca fait « savant » et j'ai eu un peu de mal à comprendre ce que ça voulait dire dans leurs conversations.

Bref : ils ne veulent plus de myriades de spécialistes en tout, mais des « visionnaires » globaux, holistiques.

Des stratèges (Ca se traduit pas par « strategic », qui veut dire encore autre chose).

 

Un ou plusieurs Bonaparte, en somme.

 

3 - Pourtant, ils étaient là, dans les « ateliers ».

Le plus étonnant, mais nous n'étions pas très nombreux à l'écouter, c'était un chercheur du cru. Un prof à l'école polytechnique de Lausanne.

 

Lui, il fait comme notre « Ignoble national ». Il modélise. Mais si Infree modélise des « entreprises », des activités, pour mieux repérer les interactions entre plusieurs facteurs, comprendre comment un « système » réagit aux « inputs » venus de son marché, pour mieux déceler ses faiblesses, le gars modélise les neurones et les synapses !

Il a déjà fait un bout de cerveau avec 8.000 processeurs, d'après ses dires et il veut demain modéliser l'ensemble du cerveau humain.

Drôle d'idée, non ?

 

Mais avec une ambition qui fait froid dans le dos : pas pour battre les meilleurs joueurs d'échec au monde, pensez-donc !

A ses dires, dans 10 ans, 20 tout plus, on pourra (lui et ses équipes, naturellement) « reconfigurer » un cerveau humain.

Pour lui, la médecine sera en mesure, après-demain, de repousser nos limites et de travailler non plus sur l'environnement, notamment médicamenteux, mais directement « sur soi » en recombinant le travail de nos neurones, de nos glandes hormonales, agissant sur tout notre être !

 

Froid dans le dos : du clonage des âmes, de la pensée, des convictions personnelles.

Un « formatage à la demande » pour tous et pour la « bonne cause » médicale en plus !

Absolument hallucinant !

On pourrait en rire s'il n'y avait pas d'énormes capitaux mobilisés pour ce genre de recherche.

 

Ce en quoi, impressions rapportées à « I² », ce dernier m'a fait valoir que « si ce gars présentait son « zinzin » à Davos, c'est que justement, il ne les a pas, ces capitaux ! C'est juste un appel au peuple... »

 

« Folamour n'est quand même pas loin », lui répondis-je.

« Te bile pas ! C'est un truc de pas catholique ça ! Comme ils sont sûrs de LEUR vérité, une et unique, de gré ou de force, ils veulent te la faire partager : ça c'est un outil de plus.

Mais note qu'un peu de com' a exactement le même effet sur les gens.

Quand la réalité contredit la théorie, bien des « communicants » travestissent la réalité et au moins ça colle avec LEUR vérité, c'est tout !

Finiront tous au bout d'une corde... »

 

Optimiste, notre « Infree national » !

 

Momo

 

I² : Je persiste, kamarade ! T'imagines ce truc-là entre les mains des « militareux » ?

Ils commenceront par te mettre au secret et t'avancer autant de fonds que tu veux pour te sortir la « bombe neuronale ».

C'est « Z » de Costa Gavras multiplié par le meilleur des mondes de Huxley.

N'importe quoi !

Une lubie d'extrémiste.

En Helvétie, ça ne peut pas prendre : sont trop ou pas assez calvinistes.

D'ailleurs, tu m'as expliqué que ce gars-là est en fait israélien travaillant à Lausanne : Tout un poème ! Il ne faisait que tenter de vendre un rêve à des gens fortunés.

C'est tout.

 

Réponse de Momo : Il faut quand même avoir un certain culot ! C'est qu'il a du répondant sur le plan technique.


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Samedi 7 février 2009 6 07 02 2009 07:22


VCRM qui parle de chez lui...

Les Marseillais sont sales.

La visite de Marseille est un cauchemar du point de vue de saleté. 

Elle a fait fuir en son temps les experts de l'America's Cup venus inspecter la ville en pleine grève des éboueurs !

A la mairie de Marseille, qu'on se le dise, l'heure est à la mobilisation et ceci pour la énième fois. Sans résultats.

 

La gestion de la propreté est de la compétence de la Communauté Urbaine - Marseille Métropole Provence dont la présidence est assurée par le socialiste Eugène Caselli alors que cette assemblé a une majorité de droite. Curieux !

Toutefois, le maire a déployé un énième plan pour rendre la ville plus propre.
Les mesures proposées relèvent de l'urgence.

Il décide ainsi de ne plus ramasser les poubelles le dimanche dans certains quartiers. Autant dire que les rues risquent d'être plus sales que d'habitude.

Il assure par ailleurs que les 60 agents d'Allo Mairie auront à répondre à 2.000 appels par semaine (un flot d'appels en augmentation régulière de 10 %).

Autant dire que les agents en question auront 63 secondes montre en main pour traiter la demande.

Si la ville est salle, ce sera la faute d'Allo Mairie !

 

Pour renforcer le civisme des Marseillais, le numéro 2 de l'UMP prône les vertus de la démocratie participative de Ségolène Royal mais en en déformant le principe : réunions « quasi secrètes » avec les habitants pour trouver des solutions.

Il faudrait rappeler au maire que le civisme est une conquête sociétale de longue haleine qui doit concerner TOUS les Marseillais !

D'où sort cette notion loufoque et cabalistique de réunions « quasi secrètes » ?

S'agit-il, une fois de plus, de se cacher la réalité de la ville ?

 

Le maire veut par ailleurs signer symboliquement une charte avec les Marseillais mais seulement pour les habitants des quartiers Belsunce, Noailles, Thiers, Paradis, Rome et le Cours Julien...

Etonnant, non ? Pourquoi ce ciblage ? Et les autres quartiers ? En 2015 ? 2045 ?

 

Pour montrer sa bonne volonté, le maire met la main à la poche avec les impôts des Marseillais : livraison de dix engins poids lourds, renouvellement des bennes... Il était temps, diront les sceptiques que nous sommes.

Quant aux amendes (35 € l'infraction constatée), ce sont les Marseillais qui les paieront parce que pour le maire, l'évidence est là : si Marseille est sale, ce sont les Marseillais qui en sont responsables ! Autant dire que la démarche risque fort, une fois de plus, de rester lettre morte...

 

Pour régler le problème de la saleté à Marseille, il faut en faire une vraie cause... municipale : réorganisation des services par le biais d'une négociation avec les syndicats municipaux, plus désireux que la caricature ne le dit de participer à cet élan collectif ;

Mise en place d'une campagne de civisme autrement plus ambitieuse que les affichettes culpabilisantes et mièvres apposées dans les sucettes ;

Signature d'une charte par tous les Marseillais pour rendre leur ville plus propre (rien ne vaut un bon processus identificatoire et non culpabilisant) ;

Sortir de la culpabilisation des seuls Marseillais ;

Echanges qualitatifs avec les commerçants pour qu'ils soient fers de lance de ce changement d'image (et que certains changent au passage leurs comportements).

 

Plus de dix ans après son accession à la mairie de Marseille, Gaudin sent qu'il a échoué sur ce domaine, comme dans d'autres d'ailleurs. Mais il n'a pas échoué en ayant au moins eu la volonté de remédier au problème. Il n'a presque rien fait, laissant aller la situation à vau-l'eau.

 

Environ un tiers de la ville est nettoyée par les société privée et curieusement c'est plus propre.

Alors, ces sociétés vont être déplacées pour nettoyer les quartiers du centre.

Sans commentaire.

 

Le personnel de la mairie bénéficie d'un dispositif appelé « fini/parti » ce qui veut dire qu'une fois le travail fini, ils peuvent partir et faire un autre boulot.

Mais, non, je n'exagère même pas !

On va mettre en place des comités de suivi par quartier et chapotés par les Mairie du secteur (8 en tout) qui n'ont aucun pouvoir décisionnel.

Rien ne changera et les Marseillais s'en accommodent.

 

VCRM

 

I² : Je confirme par l'intermédiaire de « mon pigeon voyageur personnel », l'auteuse de mes jours soi-même qui revient de Marseille pendant que je gardais son chat (saleté de bestiole, va !).

Prix indécents jusque dans le moindre bouiboui !

Ville sale-crade !

Au bord de l'anarchie et déjà une pétaudière infâme...

Et encore, elle n'a vu que les beaux quartiers Est et la Cannebière.

 

Perso, je ne m'y risque plus.

De toute façon, mes clients viennent me chercher à la gare TGV d'Aix ou l'aéroport de Marignane : je ne connais plus de Marseille que la barrière de péage de Lançon !

Trop de grèves pour prendre le ferry pour ma « Corsica Bella Tchi-tchi » chérie...


Même si j'y ai quelques souvenirs d'étape émus de ma prime enfance (la chasse au cafard dans les cabines, les voitures montées en cale par grue et élingues, les odeurs de fioul lourd, les valises perdues dans la cohue, etc.).
Marseille, pour moi qui vomissait tripes et boyaux à la moindre odeur suspecte, c'était le paradis, la fin du jeûne imposé depuis l'avant-veille au soir : au moins, quand je vomissais, c'était plus facile à nettoyer pour mes « accompagnants » !


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Lundi 22 décembre 2008 1 22 12 2008 06:06

 

La Ville en voie de napolisation aiguë !

 

1 - L'incinérateur - Le président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) M. Eugène Caselli a commandé un audit sur cet équipement (brûlot) qui devrait être disponible en janvier prochain.

Pendent la campagne municipale la gauche a pris l'engagement de ne pas poursuivre la construction de cet incinérateur.

Seulement, la société en charge de construction a un contrat en « béton armé » et le coût d'arrêt de construction serait prohibitif.

En effet, le contrat a été négocié par des amateurs qui n'ont jamais analysé (avant la signature) les conséquences si les choses se passent mal.

Rappelons que M.Caselli n'a pas de majorité chez MPM et que le coût initial de 280 M € risque de frôler 400 M € (MPM est un quasi cessation de paiement) et cela accompagné d'innombrables recours juridique initiés par les opposants à cet incinérateur.

 

Et pourtant, une solution de rechange existe déjà.

Une nouvelle technologie qui n'implique ni incinération, ni méthanisation est disponible. Pour le même volume de déchets l'usine coûterait 150 M € (hors foncier) et serait rentable (11% de résultats avant impôts).

Pas de pollution, pas de rejet, une partie de déchets transformée en carburant à un coût compétitif (même avec TIPP), les résidus utilisables soit en agriculture, soit dans le bâtiment.

Mais il est si difficile de dire : « je me suis trompé » !

Et puis, certain proches de « décideurs » qui contrôlent la majeure partie des décharges, ont tout intérêt que cela continue.

 

2 - Bateau de plaisance - La rade de Marseille est magnifique.

Cependant peu de places (anneaux) sont disponibles. La liste d'attente officielle dépasse 15.000 demandes.

Le port est pourtant immense et quasiment vide (merci la CGT). Et on ne fait rien pour que cela change.

MPM a repris la gestion des ports de plaisance ; enfin officiellement...

Les sociétés nautiques ont une délégation de gestion (avec un cahier de charge) donnée par MPM.

Les anneaux n'appartiennent même pas aux sociétaires/utilisateurs.

Ce qui ne les empêche de les revendre sans sourciller.

 

En fait ils vendent de la fumée, car juridiquement ils n'ont rien acheté (d'autre qu'un peu de fumée dispersé par le Mistral)(*).

Pour devenir le sociétaire à la place de quelqu'un qui vous cède sa place, vous devez être sponsorisé par deux autres sociétaires.

Vous pouvez imaginer les subtilités de la combine. Tout le monde le sait, mais mas rien ne change.

Et le port ? On pourrait facilement faire 10.000 anneaux supplémentaires - 1.500 emplois directs et indirects à la clé. Personne n'est intéressé et on ne fait rien. La CGT n'en veut pas. Bravo, la CGT : les combines peuvent continuer et les chômeurs migrer vers Paris ou Lyon.

 

3 - Logement social - La loi SRU (article 55) prévoit que les communes de 3.500 habitants ont 20 % de logements sociaux (LS).

Ce seuil de 20 % de logements sociaux est l'exigence légitime de la mixité sociale a toutefois deux défauts :

- le législateur n'a pas défini en quoi consiste la mixité sociale,

- ni aucun plafond de pourcentage à ne pas dépasser !...

Ainsi Marseille a presque atteint ce seuil, mais la répartition des « LS » est extraordinairement déséquilibrée.

 

En effet, 62 % de ces logements sont situés dans les zones urbaines sensible (les fameuse ZUS - les plus grandes sont à Marseille) et les trois arrondissements (sur 16) situés dans Nord ont 55 % de logement sociaux de la ville.

Il y a en un peu dans les beaux quartiers, d'ailleurs très convenables, mais ils sont habités par les fonctionnaires de la mairie, MPM, Conseil Général etc.

 

Le modèle urbain et architectural des HLM de Marseille construits en masse dans les années 60-70 s'est révélé désastreux et a favorisé la concentration de familles pauvres dans des quartiers sans activité et sans emplois de proximité disponibles en nombre suffisant.

Il en a résulté une explosion de l'insécurité dans ces fameux quartiers dits « sensibles », qui sont parfois devenus aujourd'hui des zones de « non droit » où la majorité silencieuse et honnête est soumise à la violence et à la loi arbitraire.

 

Aujourd'hui, la précarisation massive des populations apparue dans le cadre d'une forte désindustrialisation qui touche la périphérie, conduit néanmoins à la ghettoïsation de certains quartiers du Nord.

Le chômage massif y contribue, avec des taux de 30 % à 40 % d'inactifs de 16 à 25 ans.

Pour le moment rien ne change.

Les « LS » sont toujours réservés au quartier Nord.

Ainsi dans certain quartiers les « LS » représentent 86 % d'habitat !

 

La dernière : la gestion des « LS » est très coûteuse à Marseille.

Il faut 18 employés pour gérer 1.000 « LS » à Marseille. 10 à Paris et 4 dans le privé.

Vous avez dit « clientélisme » ? Affreux que vous êtes !

Mais c'est vous qui viendrez vous plaindre de ne pas avoir des ressources pour entretenir les « LS », n'est-ce pas, qui finiront dynamités comme en banlieue parisienne, peut-être.

Autant d'argent qui part en fumée à chaque coup de dynamite !

 

4 - Marseille-Aix - Après deux ans de travaux (doublement de voies) financés par la Région presque 900 M € (le coût au Km plus élevé que le TGV Lyon/Marseille) il était prévu de l'inaugurer le 14 décembre.

Et non !

Les syndicats ont lancé une grève.

Pourquoi ? Trop de pression sur les conducteurs.

Les TER dans la région sont les champions toutes catégories confondues des grèves à répétition.

Après on s'étonne que ceux qui travaillent préfèrent utiliser la voiture !

 

À la prochaine...

 

VCRM

 

Note de I² : Oui mais ça, mon ami, tu ne connais pas l'enfer de la gare du Nord parisienne ! C'est là que la direction de la SNCF a regroupé tous les « syndicalistes durs » de la Nation... Au moindre « pépin », l'A1, l'A3, l'A86, l'A15, l'A16 et tout le réseau routier est coincé pour la journée depuis la plaine de Roissy ou celles du Beauvaisis !

Des malins : ils protègent ainsi les autres gares.

 

(*) Juste une remarque : quand ça ne vaut rien, ça vaut encore ! C'est j'y suis j'y reste, si tu veux ma place, faut que je parte. Exactement le meilleur système d'exonération fiscale pour des biens qu'on « démonétarise » pour les faire échapper au fisc.

Je vous avais dit qu'un jour je vous expliquerai comment on fait en toute légalité !

Et puis l'actualité politique de « ce pays que j'aime tant » en a jusqu'alors décidé autrement !

Mais j'y reviendrai !

 

Merci pour ta contribution, VCRM.

Pour l'occasion, tu inaugures la rubrique « Pigeon voyageur »... la bien nommée !

La vie chez les « autres » (même pas si lointain), c'est comme ça aussi !


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