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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Mercredi 25 juin 2008

 

Les vérités qui fâchent !

 

Le port autonome de Marseille (PAM de notre Vénéré Correspondant des Rives de Méditerranée) était encore totalement bloqué l'autre jour par une grève à l'appel des agents CGT. À part cinq navires de marchandises et quelques ferries passagers vers la Corsica Bella Tchi-tchi et l'international, l'ensemble de l'activité (pétrole, marchandises et réparation navale) était paralysée, laissant 57 navires en attente, au large !

C'est le énième épisode des suites des grèves perlées et ralentissements larvés d'activité devenues coutumières depuis le 23 avril !

Ce mouvement vise à protester contre le projet de réforme des ports, adopté en première lecture par le Sénat le 21 mai, et qui a été discuté par l'Assemblée nationale à partir du 17 juin.

En fait, à en croire notre VCRM, le but serait tout autre ! Qu'on en juge...

 

Officiellement, pour Marc Reverchon, de l'UMF (Union Maritime et Fluviale) Marseille-Fos, un trafic de 50.000 conteneurs a été perdu depuis le début des grèves, soit « 7,5 millions d'euros en perte de valeur ajoutée », ou 8 % du trafic annuel (plus d'un mois d'activité).

« On n'en peut plus de se signaler par notre capacité à faire de grandes grèves », se désespère Reverchon. « Tous les grands chargeurs, à part CMA-CGM, ont donné des consignes pour sauter l'escale de Marseille et aller à Gênes, Barcelone, Rotterdam ou Anvers. Des conteneurs destinés à Marseille rentrent en Europe par Anvers ! C'est un comble. Et on ne récupèrera pas tout. »

 

En matière portuaire, tout le monde s'accorde sur le constat : les ports français ne bénéficient pas de la croissance exceptionnelle que vit le trafic maritime mondial. Pire, ils perdent des parts de marché.

Depuis 1989, l'activité des ports européens a cru de 60 %. Celle des ports français de 24 %, soit 2,5 fois moins vite...

Celle de Marseille, premier port français, de 7 % (9 fois moins vite) !
Pourtant, le PAM reste rentable : 6,4% de rentabilité en 2006. Même s'il pourrait faire beaucoup mieux, notamment sur les terminaux à conteneurs, enjeu essentiel du développement du commerce mondial et « gaulois ».
Dans ce domaine, à Marseille, la productivité, qui dépend de l'organisation du travail et du nombre de portiques mis en service par navire, est faible : à peine la moitié de ceux de Valence, le quart d'Anvers.

 

Pour les tenants de la réforme, l'organisation actuelle, confuse, pénalise l'activité, avec des grutiers et portiqueurs, agents publics, qui conduisent et entretiennent des grues publiques que louent des manutentionnaires privés. Encore un « truc d'énarque » : simplissime !

Pour être plus efficace, l'autorité portuaire (publique) ne doit s'occuper que des infrastructures, pendant que les manutentionnaires (privés) gèrent l'exploitation, selon le gouvernement.

Mais cette mesure vise surtout à augmenter les bénéfices du privé affirme la « CGT Dockers », en réclamant que l'autorité portuaire continue ses activités d'exploitation.

 

Quelques commentaires :

- Le gouvernement n'investirait peut-être pas assez ! Et pourquoi le ferait-il donc ? Cela donnerait des moyens d'action et des capacités de nuisances supplémentaires à la « CGT Dockers » !

Là où tous les autres pays européens ont modernisé leurs ports et gagnent maintenant de l'argent, en France, il ne peut être question de « public » et donc d'argent du kontribuable pour les quelques dizaines de dockers qui arrivent encore à se compter sur les doigts de plusieurs mains. Or, comme les caisses publiques sont vides, il est difficile d'envisager de jeter cet argent qu'on a pas dans le vieux port pour cause de grévistes à répétition : Merci à la « CGT dockers » de ruiner la région, alors que les « privés » aimeraient pouvoir vous donner du boulot en ayanty la permission d'investir !

- Le port restera « public » (et non un « lieu d'accès public, puisque le citoyen lambda est interdit jusque sur la digue du large), et surtout, grâce à la « CGT Dockers », le « public » ne sera pas indisposé par les mouvements de navires et autres activités industrielles : Pas fous les kamarades ! C'est pénible tout ce taff à envisager.

Résultat, dans moins de 5 ans, ce port qui a fait la félicité des grecs z'antiques, sur laquelle Rome soi-même y a construit sa civilisation « gallo-romaine » jusqu'à Lugdunum, sera une friche, vide, abandonnée, seulement parcourue par d'ex-Cégétistes dockers au chômage qui se repasseront de vieux films d'avant-guerre pour s'occuper...
Et tous les autres, qui voudront voir un port méditerranéen vivant, bé, devrons aller à Barcelone, Valence ou Gênes !

- D'autant que la lutte de la « CGT des docks », contrairement à une idée répandue est tout sauf une défense de droits acquis (et légitimes) : C'est de la « crispation » sur un statut obsolète, contreproductif et stupide, qui n'aboutira, hélas à terme, qu'à la MORT du port et peut-être de la ville en prime !

Ne mélangeons pas tout : il y a des luttes sociales utiles et des mouvements archaïques. Soutenir à tort les uns, c'est d'abord dévaloriser les autres.

- Quel statut à défendre ? Celui de chômeur ou de futur chômeur ? Avec ce type d'actions irresponsables le port sera fermé ou réduit au cabotage. Mais ces beaux messieurs de la « CGT docker » seront peinards, à la retraite, dans leur villa au soleil. Leurs enfants ? Ah, ils seront partis travailler ailleurs, Gênes ou Valence, que voulez vous mon pov' mossieu, ici, y a plus de boulot ! La faute aux méchants capitalistes.

Bel avenir !

- Voilà nos petits copains de la CGT marseillaise. Après l'apéritif durant le conflit de la SNCM (stock-car sur le port, refoulage des passagers pour le Maghreb à coup de lance à eau et on en passe...), ils remettent le couvert ! Tout ça bien sûr au nom de la défense du « service public »... pas le vôtre, le leur !

- Franchement, sans être un « libéral socialiste avancé » (façon De Lanuesque), en quoi décharger un bateau avec une grue est un service public ?

Sans blaguer, le « service public », le vrai, le noble, celui qui ne sait pas faire de distinction entre « riches z'et pauvres », ne sera-t-il pas d'autant mieux respecté qu'il ne porte que sur un vrai service à la population que le privé ne serait pas en mesure d'assurer ?

- En quoi, il y a avantage acquis à défendre, l'année dernière encore me souvins-je, à poireauter à quai depuis une demi-plombe au petit matin, pour décharger le ferry de passage à attendre « l'heure syndicale ».

C'était ubuesque ! Les dockers étaient bien là, sur le quai. Tout le monde attendait qu'ils se décident pour sortir les camions qui bloquaient le garage du ferry... Oh, le temps de dix minutes de manœuvre, alors qu'à l'embarquement à Bastia, c'étaient les chauffeurs des bahuts qui avaient fait l'embarquement...

Puis, trente à quarante minutes plus tard, c'était l'heure : 1.500 voitures à se précipiter sur l'A7 en une seule fournée, avec un seul feu rouge à franchir...

  • Requiem pour Marseille...
  • Le port de Marseille est en déclin depuis plus de vingt ans et ce n'est pas par hasard.
  • La «CGT Docker» est sans doute payée pour précipiter sa fin : cela coûtera moins cher au contribuable!
    Les Génois seront d'autant plus contents et Barcelone se fera un plaisir d'accueillir les navires à qui on a, depuis longtemps déjà, déconseillé d'utiliser ce port aux services aléatoires...

 

Ce port de commerce là va disparaître... Est-ce cela la vérité qui fâche ?

Car alors il sera livré à l'ignoble capitalisme privé pour devenir un grand port de plaisance, attirant autour des Joliettes une jolie faune de « bobos », qui en a marre d'attendre les marées favorables pour sortir en mer depuis les ports de la Manche... mer qui ne veut pas encore tenir compte ni des horaires du TGV ni de ceux des avions !

La mort des dinosaures cégétistes, c'est encore un coup du grand capital sauvage : et en plus, ils n'auront rien vu venir, les dinosaures !

Bref, je passe, même au retour par Toulon, cette année.

Mais je sens que le voyage par Gênes ou Pise n'est pas si éloigné que ça : en plus, il en coûte nettement moins cher, péage au Mont Blanc inclus...

Et c'est bien fâcheux : tous mes souvenirs d'enfance, sortant épuisé d'un voyage de nuit par le train, arrivant avec bagages à pince sur le port, assoiffé limite déshydraté...
Ou encore la journée d'enfer en voiture, départ 2 heures du mat, pour quitter l'autoroute à Avallon (il n'allait pas plus loin !), passer vaille que vaille Lyon sur le coup de midi, se faire l'embouteillage de Montélimar à l'heure du goûter et voir le mer avant le coucher du soleil et le véhicule paternel se balancer au bout d'une grue (les ferries n'existaient pas encore), s'imaginant 12 heures de mal de mer à chasser les cafards toute la nuit dans les cabines surchauffées, avant la délivrance au petit matin au large du Cap Corse et de ses odeurs...

Une autre vérité qui fâche, car elle disparaît pour cause de kamarades en lutte !
Sniff...


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Jeudi 19 juin 2008

 

Le Bac Philo.

 

C'était lundi matin. Comme l'année dernière, c'est toujours aussi marrant :

 

Série littéraire...

1) - La perception peut-elle s'éduquer ?

 

À que voilà un beau sujet ! Percevoir peut-il s'apprendre ? Se perfectionner ou se méprendre ? S'améliorer ou se déliter ? Bref, s'éduquer...

 

Question idiote pour un aveugle de naissance en ce qui concerne la couleur, un sourd-et-muet pour ce qui est de la musique, du chant des oiseaux, s'il en est...

 

Et pourtant oui, ça s'éduque (même le goût et le « bon goût »), comme tout le reste : la preuve, il paraît que l'éducation nationale, dont c'est une petite partie de son essence (le reste étant de fournir un salaire décent à quelques « sachants diplômés », de ceux-là même qu'il faut payer 5 fois plus par copie corrigée s'ils assurent aussi la fin des cours par rapport aux collègues qui n'en auraient pas la volonté), a fait très fort cette année !

Un sourd, justement, passait des oraux de Corsu, langue devenue régionale et « bacable », ai-je lu quelque part !

Je ne vous raconte pas l'accent...

 

Comme quoi, tout s'éduque et ce qui ne se sait pas s'apprend. Mais il y a bien des limites et à la perception et à l'éducation.

Ne serait-ce que le temps d'une vie, hélas trop courte.

 

Et tant d'autres choses : de quelle perception parle-t-on ? Celles des choses de notre environnement immédiat ou bien celle des abstractions les plus ardues ?

Perçoit-on vraiment le mouvement brownien de nos petites cellules grises qui lisent ces lignes ?

Des micros impulsions électriques de notre cerveau qui traduit des contrastes (noir sur blanc) lumineux de cet page en « signifiant » divers et variés ?

 

Tout s'éduque, mais jusqu'à un certain degré, d'ailleurs variable d'un individu à un autre, d'une espèce à une autre...

 

2) - Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?

 

Eh oui les amis « littéraires » ! Grâce à l'outil mathématique et l'emploi des statistiques !

Bon, ce n'est pas un sujet pour vous, puisque vous avez arrêté les maths l'année dernière et la manipulation des grands nombres n'a dû être survolée qu'en fin d'année => vous ne sûchiez pas !

Quoique les régressions linéaires ou autres, normalement, vous auriez dû voir au moins un extrait.

 

Toutefois, là aussi, les maths ont leur limite : elles ne sont pas capables d'appréhender l'aléa.

Le chaos, encore, les fractales aussi, mais l'aléa pur, non !

Par définition... mathématique !

Je ne vous raconte pas non plus le « principe de l'incertitude » de la mesure scientifique... Et encore, ne s'agit-il que d'atomes !

Alors le vivant et son « libre-arbitre »... Ce n'est pas demain que vous ferez du marketing appliqué !

 

Parce que l'exceptionnel, l'individuel, quand ils sont rétifs à la « méthode scientifique », notamment dans la connaissance du « vivant », doivent laisser place au « génie », à quelques « intuitions fortes » pour appréhender « scientifiquement » son essence : c'est historique !

 

Encore qu'il y a aussi une limite : on ne sait toujours pas ce qui distingue un être vivant, du même, exactement le même chimiquement, moléculairement, du « non vivant ».

De celui qui serait animé et de celui qui serait « sans âme »...

Serait-ce le « vouloir vivre », force aveugle et obscure, sans but, sans raison, sans intelligence ?

 

« Choses inanimées, avez-vous donc une âme ? » clamait Lamartine...

3 - Expliquer un extrait des Cahiers pour une morale de Sartre.

 

J'y reviendrai dès que j'aurai eu ce texte...

Série scientifique...

1) - L'art transforme-t-il notre conscience du réel ?

 

Bé, un peu mon n'veu ! Je veux !... Enfin, uniquement par des artistes qui ont du talent !

Car l'art, ça consiste justement à imposer la propre conscience du réel qu'a l'artiste au « passant qui passe » devant son œuvre d'art achevée : il faut que l'un interpelle l'autre, parfois jusqu'à l'émotion suscitée.

Que ça réveille « un truc » dont le « passant qui passe » n'avait pas jusque-là pressenti la « nécessaire et impérieuse urgence » !

Et en plus, une œuvre d'art, c'est atemporel quand ça demeure : ça marche même à travers les siècles !

 

Bon, les « ceux-ce » qui font « artiste dans le civil », histoire d'être subventionnés par le régime des « intermittents du pestacle », pas toujours en ce qui concerne leurs « œuvres », faut pas exagérer quand même !

Car il est des arts et autres objets d'art qui n'émeuvent même pas !

Alors transformer la perception de quoique ce soit...

Il y a une marge.


2) - Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?

 

Tout dépend de la nature de la vérité.

Et, parfois, de la « qualité » de la démonstration.

 

Une démonstration c'est un enchaînement logique qui ne souffre pas la contradiction.

Quand il s'agit d'un fait, sa simple « monstration » n'a même pas besoin d'être démontrée : le seul fait que le fait existe suffit à lui-même : il devient vérité incontournable. Ex : Après la nuit, le jour. Il suffit d'attendre et de vérifier. Si je lâche une pomme, elle tombe.

Si je la plonge dans l'eau, elle en ressortira mouillée pour peu que je l'extraie du liquide.

 

Quand il s'agit d'une vérité plus « obscure » à l'entendement, pour ne pas être visible tous les jours, il faut une démonstration : Pourquoi la pierre s'enfonce dans l'eau et coule alors que le morceau de bois du même poids flotte ?

 

Par contre, quand il s'agit d'une « opinion » (dans la vie, il y a le domaine des faits et celui des opinions), la démonstration ne suffit évidement pas pour établir une vérité.

D'ailleurs, y'a-t-il une opinion « vraie » et une « fausse » quand elles se contredisent ?

Elles ont toutes l'apparence de la vérité bien enracinée (jusque dans l'inconscient, le « ça » de chacun) et sont pourtant toutes fausses car approximatives, trop souvent insuffisantes pour être des « vérités vraies », incontournables !

 

D'ailleurs, l'autre opinion, la « fausse », contraire mais tout autant bien étayée que la « vraie », n'établira pas une vérité « vraie » mais parfois seulement sa ressemblance : tout juste peut-on espérer qu'elle emportera plus ou moins d'adhésions selon la qualité de la démonstration. C'était déjà le grand jeu des sophistes du temps de l'émergence de la philosophie ayant donné naissance à la rhétorique (puis à la dialectique hégélienne bien après la maïeutique socratique).

 

L'exemple le plus célèbre est encore rapporté par Platon : Socrate se demande si le meilleur cordonnier (il cherche un fait, une réalité, une vérité) de la cité est celui que la majorité des citoyens réputent être le meilleur (il s'agit d'une opinion partagée par le plus grand nombre), ou un autre !

Comment établir une vérité sur le sujet ?...

 

Quant aux démonstrations, même rigoureusement scientifiques, elles sont parfois absurdes : Le plus lourd que l'air ne peut pas voler, c'est une démonstration scientifique irréfutable du XIXème... une époque de la machine à vapeur !

C'est bien connu !

3) - Expliquer un extrait de Le Monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer.

 

Celui-là, je l'ai lu : un texte relatif au rôle de l'État et de la notion du juste et de l'injuste (moral).

 

Schopenhauer, très intelligemment (comme d'habitude ! J'ai une faiblesse native pour ce gars-là qu'on n'étudie pas assez) s'extrait de la question morale pure pour se planter sur « l'injuste souffrance ».

Et assigne à l'État le devoir de contrer la « souffrance », non par l'éducation, le sens civique (c'était trop tôt pour son époque et les parents de Jules Ferry n'étaient pas encore conçus !) mais par la mise en place de « punitions » telles que l'action injuste soit dissuadée par une répression encore plus « souffrante ».

 

C'est assez malin de sa part.

Mais insuffisant pour des esprits un peu plus contemporains... Depuis nous avons lu le « despote éclairé » cher à Voltaire, les divines souffrances du non moins divin Marquis de Sade, Malraux dissertant sur la nécessité... faisant peut-être loi (La fin justifie-t-elle des moyens ?).

Nos grands-parents ont vécu les tranchées et la vile souffrance de la « chaire à canon », là, sous leurs yeux. Nous nous remettons à peine de la Shoah et autres génocides contemporains et nous nous révoltons toujours d'une prise d'otage, d'un meurtre de sang-froid, parfois sur des gamins...

 

Et puis l'État s'est arrogé le droit de s'occuper de nous faire vivre à sa guise, disposant de nous et de notre « libre-arbitre » à maintes occasions, toujours selon le principe d'une moindre « injustice souffrante », jusque dans le détail de nos relations et conditions sociales, qu'il assiste ou combat au fil du temps, recherchant une « égalité » mythique comme source d'une « moindre souffrance » généralisée...

 

Mais c'est déjà hors sujet... car cette volonté là n'a pour but que la propre survivance de l'État lui-même et rien d'autre.

Les « socialistes utopiques » pensaient même que le « Léviathan » de Hobbes disparaîtrait quand nous serions capables de vivre en harmonie tous ensemble !

D'où l'émergence (assez « torride » pour la « gauche libérale avancée », pensez donc !) de cette cruelle désillusion : pour faire survivre l'État (et donc l'outil du bonheur de tous), il faut qu'existe « l'injuste souffrance » d'autrui !

Qui n'est donc pas près de disparaître...

Michel lui-même n'est pas loin de le crier, mais seulement à la marge : c'est manifestement un gars raisonnable qui a déjà eu l'occasion de blanchir sous le harnais... de « l'injuste souffrance ».

Je lui laisse le soin de disserter sur le sujet, pour votre plus grand plaisir.

Série économique et social

1) - Peut-on désirer sans souffrir ?

 

La belle question ! Souffre-je de l'herbe encore plus belle dans le champ de mon voisin que j'en désire une tout aussi verte ?

Souffre-je ne de pas pouvoir entrer dans un magasin à acquérir ce dont j'ai envie, la faute à mon banquier qui ne sait plus comment m'expliquer qu'il n'est pas une assistante sociale ?

 

Ce n'est pas sûr, car le problème est sans doute pris à l'envers. J'explique : le plaisir, c'est de satisfaire ses désirs. Ça, c'est une évidence philosophique.

Le « non plaisir » c'est donc le « non désir » des stoïciens, tout autant que celui des épicuriens. Les uns comme les autres savaient ne pas pouvoir désirer toute chose (sauf à vivre de désirs insatisfaits), donc se restreignaient volontairement quant à la portée de leurs propres désirs. Vie d'ascète pour les épicuriens (et oui !), vie détachée de toute aspiration, même de la cessation des souffrances pour les stoïciens !

 

C'est donc la réponse « première » à la question posée aux impétrants de lundi dernier et les deux réponses apportées par les « sages z'antiques ».

 

Mais la question, telle qu'elle est posée, est encore plus subtile : Le désir est-il forcément source de souffrance (démonstration épicurienne) ?

Pas du tout si le désir est satisfait... à perpétuité en somme. J'ai soif, je bois (surtout moi...). Je ne ressentirai jamais aucune souffrance si j'ai à boire jusqu'à ma mort.

Mais alors, puis-je avoir du plaisir sans souffrir ?

Eh bien la réponse est non : au moins le temps de satisfaire mon désir.

Or, les deux réponses sont contradictoires : c'est tout le « sel » de l'esprit, de la condition humaine...

 

Et mes bacheliers du jour auront à user de la « théorie des satisfactions » d'Herzberg, si un jour ils veulent comprendre comment fonctionne au quotidien la vie des hommes sur la « planète bleue ».

2) - Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?

 

Voilà le grand gag des « psys » qui revient !

Pour eux, la réponse est nécessairement positive. D'ailleurs, certains analystes passent leur vie en analyse, histoire de se connaître mieux... les mêmes qui sont censés soigner autrui de leur méconnaissance d'eux-mêmes !

 

Ça, c'est la théorie du miroir : Un miroir peut-il s'observer en train de réfléchir ?

La réponse est négative, forcément, même quand on en met deux l'un en face de l'autre (et sous vide avec un photon excité, ça donne un rayon laser... passons !)

 

On vous dira même que d'une fenêtre, peut-être peut-on embrasser tout l'univers... sauf soi-même !

C'est la nécessaire séparation entre « être » et avoir été « agir ».

Mais même « agissant », il n'est pas sûr que notre premier mystère, c'est encore soi-même !

 

Quant au nombril des z'autres, franchement, j'ai déjà assez à faire avec le mien : ce sujet n'est vraiment pas pour moi !

Car comment connaître les autres si l'on ne se connaît pas soi-même ?

C'était bien l'injonction de Socrate : « Connais-toi toi-même ! »

 

Et pourtant il est vrai qu'en binôme, parfois on en découvre plus sur soi qu'à réfléchir devant son miroir : ça aide parfois dans les moments difficiles.

Mais ce n'est plus de la philosophie, tout juste du pragmatisme.

Et encore.

3) - Expliquer un extrait de De la démocratie en Amérique de Alexis de Tocqueville

 

Désolé, je n'ai pas eu le texte... Comme pour la série « Littéraire », j'y reviendrai à l'occasion.


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Lundi 16 juin 2008

 

The economist...

 

L'hebdomadaire anglo-saxon nous le proposait, la semaine passée sur une affiche d'accroche, jusque sur nos propres murs.

« Ne plus boire, ne plus fumer... ne plus penser » (ou un truc comme ça !)

 

Ce sont des anglo-saxons, car in « Gauloisie », on n'en est plus là :

  • - Ne plus boire (c'est dégueulasse et ça pollue la nappe phréatique par la fabrication d'urée cancérigène : une véritable bombe biologique !), c'est en cours ;
  • - Ne plus bouffer (ça génère des gaz à effet de serre - quand on pète et qu'on rote - et ça pollue encore plus les terres arables à l'azote par le lisier humain produit), idem ;
  • - Ne plus baiser (les «3 B» qui font le 4ème comme «Bonheur» de vivre), sûrement parce que c'est dégueulasse, le plaisir y est éphémère et la plupart des positions grotesques, pour reprendre l'avis de Schopenhauer, le premier des pessimistes qui s'y connaissait pour fréquenter assidûment les « dames de petites vertus » : je ne sais pas, vraiment ;
  • - Ne plus fumer qu'en cachette (et même pas dans les chiottes: vous verrez, nous y arriverons quand on nous sortira que même sur le trottoir, le fumeur émet des particules fines chargées de polonium 210 radioactif, pire que le gazole des autobus), c'est en cours ;
  • - Ne plus promener son chien (véritable machine à déjections sur patte, autre bombe biologique ambulante) ça commence à porter ses fruits ;
  • - Ne plus rouler kon, sauf à suer sur les vélib' ou dans les transports en commun : y'en a qui s'en occupe ferme ;
  • - Ne plus jeter ses mégots et autres déchets n'importe où, sauf à en faire un tri précis et préalable, c'est en cours ;
  • - Et puis, payer, payer, payer! Ça, ils savent s'y prendre :
  • o Les éco-machins, les éco-trucs, les éco-bidules, des maisons « positives » en énergie dès 2013 pour les neuves, puis en 2020, tout le parc immobilier (après le plus de plomb, plus de thermite, plus d'amiante, plus d'ascenseur non normés (2 normes absolues d'ici 2013), plus d'absence de rampe handicapé, plus de risque tectonique, plus de ceci, plus de cela) ;
  • o Des voitures à 120 g/km de CO², après les éco-pastilles, les filtres à particule, l'absence de plomb, l'absence de souffre, demain l'absence de substances nocives dans l'habitacle et pourquoi pas plus de caoutchouc vulcanisé sur l'asphalte pour cause de déguelasseries et autres détériorations des herbes folles (et autres espèces protégées) sur les bas-côtés ;
  • o Du principe de précaution partout : plus d'échafaudage, de tente, de chantier, de téléphone portable (?), de sucre lent, d'excès de sel, de conservateur, d'antioxydant, d'hormone de croissance dans votre bouffe, d'hexafluorure dans votre dentifrice, de gaz anti-couche d'ozone dans votre frigo, dans la clim de votre « tas de boue à roulette », et que sais-je encore...

 

Mais on accepte encore des traces d'OGM dans votre maïs, dans vos tomates (moi je n'en mange pas : je mange les bêtes qui mangent de l'herbe : pas fou !), plus que ça dans les céréales données à becqueter à ma viande à steak, à vos poissons d'élevage, de l'azote dans vos fruits, vos légumes, des saloperies chimiques dans mon pinard ou ma bière, sans compter les innombrables hybrides qui fleurissent vos vases, vos serres et vos jardinets engraissés au purin en sac (que même la salade est plombée au dioxyde de je ne sais pas quoi), tout en interdisant demain mon camembert au sérum de lactose de vache non pasteurisé, les ruptures de chaîne du froid dans votre caddie, etc, etc.

 

Ne plus penser même quand il s'agit de voter (voir ces « parigots » qui d'une seule main ont reconduit leur « Maire bien-aimé » dans ses fonctions, alors même que son précédent programme n'est toujours pas mis en œuvre ! Et que le suivant consistera à bétonner le paysage aux portes de la Capitale, redoubler l'efficacité des embouteillages pour empêcher d'accéder à la ville grâce au tram et augmenter les impôts locaux... en plus !) ;

Ou « Bling-bling » et sa bande de rigolos qui ne savent plus quoi inventer pour nous fendre la pêche !

Ne plus penser du tout : Pourquoi le sage se tait-il ?

N'a-t-il plus rien à dire ? A-t-il déjà tout dit ?

Est-il sage de se taire ?

 

Pourquoi nous fiche-t-on, la semaine passée le film de Lucas sur Arte (l'excellent « THX 1138 »), à moi qui ne paye même pas la redevance mais vais piquer la météo sur le poste du voisin ?

Qui nous décrit une partie de l'univers du roman « 1984 » où même faire l'amour est absolument interdit pour être un crime ?

Et pourquoi pas celui-là qui inversement propose un monde de luxure exubérante (le non moins dérangeant « L'âge de cristal ») ?

Demain Soleil vert, tant qu'on y est ?

Est-ce l'utopie qui revient au galop après quelques années d'oubli ?

Avec plus de force et de nécessité qu'auparavant ?

Pourquoi ce numéro hors-série du « Science & vie » du trimestre qui fait l'inventaire des ressources « durables » de notre planète et rappelle en exemple les quelques civilisations disparues pour avoir saccagé leur propre écosystème ?

Et d'autres qui ont survécu pour avoir su en le préserver ?

 

Les Inuits (là où les Vikings ont crevé de faim),

Et je ne sais plus quelle île du pacifique dont les habitants ont su s'adapter et maîtriser leur natalité par les mariages tardifs, l'usage de substances abortives et contraceptives (là où les habitants de l'Île de Pâques sont morts d'épuisement dans l'exubérance de leur joie de vivre) ?

 

Et pourquoi ne pas citer la politique antinataliste des indiens du sous-continent du même nom, qui pratiquent volontiers la vasectomie, la ligature des trompes ou de nos « grands amis » anti-tibétains et leur politique de « l'enfant unique » dans leur empire du milieu ?

Ça plus quelques hécatombes naturelles, genre désastre humanitaire en Birmanie, genre épidémie sidaïque en Afrique, genre tremblement de terre « sévère » ici ou là, genre tsunami en des lieux reculés, et bientôt nous n'aurons plus à penser « guerre à nos portes » et jusque dans nos plaines ?

 

Ne plus penser, en effet, ne plus penser !

Ne plus y penser ?...

 

...Je ne sais pas si je saurai faire, finalement !

 

Car à tous ces malthusiens criminogènes (demain, on autorisera peut-être le « tir à vue » pour stopper l'emballement démographique dans nos rues, à certaines heures et hors période de migration ou de nichée, comme pour les chasseurs auxquels ont interdit quand même les espèces protégées), je rappelle qu'en 1970, nous étions sûrs, absolument sûrs et certains, car c'était « scientifique », que nous ne disposions plus que de 30 années de pétrole au rythme de consommation de l'époque dont on redoutait déjà qu'elle eusse pu croître...

Ça eut même valu à la « Gauloisie » de la « technostructure triomphante » que le monde entier nous envie, le plan « tout nucléaire », les « avions renifleurs » et le « plan calcul » !

Depuis, la production a décuplé et nous en avons pour encore 40 ans...

 

Qu'il était évident aux mêmes que la terre cultivable ne pouvait pas nourrir plus de 5 milliards d'habitants (et déjà avec toutes ses crises alimentaires qui nous ont transformé Kouche-nerf en « french Doctor » avant qu'il ne devienne chef de la diplomatie de la « Gauloisie »)

Nous sommes 6,5 milliards : la terre cultivable reculent sous le béton, ne progresse pas pour autant au détriment des forêts (qui sont abattues pour leur bois), faute de bras et il y a proportionnellement moins de famine et un peu moins nombreuses, me semble-t-il !

Seulement 19 % des terres cultivables le sont effectivement, d'après les « sachants » de l'ONU...

 

Que l'espèce des baleines à bosse ou bleue devait disparaître avant la fin du dernier millénaire et qu'il en existe toujours autant qui se font harponner, quota ou pas !

Etc. etc. !

 

Le vrai chiant, I² !

 

Il n'en demeure pas moins que c'est à Noël 68 que les premiers yeux d'homo sapiens sapiens ont vu la planète bleue comme une petite boule de billard perdue dans l'immensité d'un cosmos d'un noir d'encre : début de la prise de conscience qu'il fallait en prendre soin.

 

Quelques années plus tard, alors qu'on continuait de piétiner les plates-bandes des sélènes, il y a eu Seveso, les boues rouges de la Montedison et encore plus tard Three-miles-Island, Tchernobyl, toutes ces prodigieuses réalisations de ces technostructures qui imitent, tant bien que mal, celle que « le monde entier nous envie ».

 

Alors ne plus penser ? Moi, je veux bien.

Mais à condition que personne ne pense pas à ma place, svp !


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Lundi 9 juin 2008

 

Trompe qui peut ?

 

  • - «Attendu qu'aux termes de l'alinéa 2 de l'article 180 du code civil, s'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage; que, par ailleurs, l'article 181 - dans sa rédaction issue de la loi du 4 avril 2006 applicable à la cause (le mariage est célébré début juillet 2006. L'assignation date de fin juillet 2006, trois semaines après le mariage. Le tribunal radie une première fois l'affaire du rôle le 4 septembre 2007. Il la rétablie pour être jugée en octobre 2007, avec délibéré au 1er avril 2008) - précise qu'une telle demande n'est plus recevable à l'issue d'un délai de cinq ans à compter du mariage ou depuis que l'époux a acquis sa pleine liberté ou que l'erreur a été par lui reconnue;
  • - Attendu qu'il convient en premier lieu de constater qu'en l'occurrence, l'assignation a été délivrée avant l'expiration d'un délai de cinq années suivant la célébration du mariage et la découverte de l'erreur; que l'action en annulation du mariage s'avère dès lors recevable;
  • - Attendu qu'en second lieu il importe de rappeler que l'erreur sur les qualités essentielles du conjoint suppose non seulement de démontrer que le demandeur a conclu le mariage sous l'empire d'une erreur objective, mais également qu'une telle erreur était déterminante de son consentement;
  • - Attendu qu'en l'occurrence, (l'épouse) acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s'en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de (l'époux) au mariage projeté;
  • - Que dans ces conditions, il convient de faire droit à la demande de nullité du mariage pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint...
  • - Décide (...) la nullité du mariage...»

 

Et de quoi parle-t-on comme d'une erreur « perçue (...) comme une qualité essentielle déterminante du consentement (...) au mariage projeté » ?

 

Il faut aller jusqu'à lire les motifs de la demande de l'époux pour y répondre, qu'on peut résumer de la manière suivante :

« Dire l'annulation du mariage sur le fondement de l'article 180 du code civil, que chacune des parties supporte ses propres dépens. »

L'époux indique « qu'il avait contracté mariage avec (son épouse) après que cette dernière lui a été présentée comme célibataire et chaste, il a découvert qu'il n'en était rien la nuit même des noces.

Celle-ci lui aurait alors avoué une liaison antérieure et aurait quitté le domicile conjugal. »

Admettons que Madame aurait exigé, pour notoirement éconduire sur ce seul motif nombre de prétendants, « un époux qui se soumet au devoir conjugal 6 fois par jour, alors qu'il se serait révélé impuissant à satisfaire cette condition essentielle et préalable », ce mensonge avéré aurait été retenu pour avoir les mêmes effets, sans avoir les mêmes conséquences médiatiques (même si il n'est pas certain que cette solution-là eusse pu être retenue si Madame eût été frigide à en devenir incapable de satisfaire l'appétence d'un Monsieur insatiable)...

 

« Estimant dans ces conditions que la vie matrimoniale a commencé par un mensonge, lequel est contraire à la confiance réciproque entre époux pourtant essentielle dans le cadre de l'union conjugale, l'époux demande l'annulation du mariage. »

Comment pouvait-il en être autrement, dès le premier jour d'un mariage ?

En tout état de cause, cette demande reste « sage » pour interdire objectivement et un peu brutalement aux époux de poursuivre une vie commune harmonieuse, s'il en est !

 

D'autant que l'épouse « mensongère » demande au tribunal, dans ses propres conclusions, « de lui donner acte de son acquiescement à la demande de nullité formée par (son époux), dire que chacune des parties supportera la charge de ses propres dépens, ordonner l'exécution provisoire du jugement. »

Autrement dit, elle ne s'oppose pas aux conclusions de son adversaire, bien au contraire...

 

On notera quand même qu'on ne peut donner acquiescement que pour un droit dont on dispose. Or, l'acquiescement de l'épouse à la demande en nullité proposée n'est pas recevable, car la matière est d'Ordre public (art. 408 alinéa 2 du Code de procédure civile) : elle appartient uniquement au Peuple français et à personne d'autre !

Toutefois, très habilement, le juge retient l'acquiescement comme d'un aveu judiciaire, irréfutable (art. 1356 du Code civil), puisqu'il ne peut être rétracté, et se retourne vers le Procureur, seul dépositaire de l'Ordre public « au nom du Peuple Français » pris dans son entier.

 

Et que dit alors le Procureur (au nom du peuple français) ?

« Je m'en rapporte à la sagesse du Tribunal » !

LA « BOULETTE » !

 

Dès lors, les médias oublient vite fait que le « pacte » de mariage implique la confiance réciproque, avant et pendant les effets du « contrat », c'est un de ses fondements obligés et de « bon sens » !

Il ne viendrait à personne l'idée de s'associer à vie avec des personnes dans lesquelles on n'a aucune confiance, qui mentent dès les premiers mots, ni d'acheter son pain chez un boulanger dont on sait qu'il ne met pas que de la farine, de l'eau, du sel et de la levure dans son pétrin !

 

Bon d'accord, il y a plus simple comme procédure : « on vote avec ses pieds » quand il s'agit de rechercher un autre boulanger !

Là, Madame « retourne chez sa mère »... le soir même !

Les époux auraient pu demander le divorce par consentement mutuel, ou l'un d'eux fonder sa demande pour « abandon du domicile conjugal ».

Pour des raisons qui ne sont pas dites, pour relever sans doute de l'appréciation « subjective » et du vécu des ex-époux, « effacer » semble une bien meilleure solution que de « défaire »... surtout deux ans plus tard !

 

Et tous les défenseurs des droits des femmes, les associations, les « penseurs », jusqu'à nos élites politiques et autres représentants de la « bien-pensance » de ne retenir qu'une chose : Madame, pas Monsieur car on n'en sait rien, n'était pas vierge avant sa nuit de noce ! Scandale, pensez donc !

(Dire que mon Pape interdit toute relation sexuelle avant le sacrement du mariage ! En Corsica Bella Tchi-tchi, on consomme d'abord et on « répare » ensuite !)

Et que n'a-t-on dit pas sur le sujet, jusqu'à l'outrance !

La femme (ou plutôt son hymen) devenue marchandise ? Comme si une marchandise consentait à un mariage !

Demain annulation de mariage parce que Madame n'est pas excisée ? Comme si l'absence d'un crime pouvait être une cause de nullité !

Que l'Islam impose sa Charia jusque dans « nos » prétoires laïcs !

Fort de café !

De merveilleux « bons papistes », que ces gens-là !

 

Car c'est oublier un autre « principe séculaire » : la « théorie générale des obligations » impose un consentement libre éclairé et non vicié pour ne pas avoir à annuler un contrat synallagmatique.

Ce consentement doit être exempt de toute violence, dol (manœuvre visant à extorquer un consentement qui n'aurait pas été consenti autrement) ou erreur (sur la chose au contrat ou sur le co-contractant), autant il faut un texte spécifique pour le mariage.

Texte à la portée nettement plus limitée (et Dieu sait si l'étude des cas de jurisprudence qui ont prospéré est faible par rapport à ceux qui ont échoué pour être légion au fil des siècles : 4 à 500 annulations pour 140.000 divorces par an), car le principe communément admis est : « Avant le mariage, trompe qui peut ! ».

Après, c'est interdit par la loi (et il est hors de question de violer la loi commune, vous le savez bien !)

 

Mais jusqu'où ? Là est toute la question qui se refermera bien vite, puisqu'il semble, contrairement a ce que j'avais affirmé un peu vite (cf. § 5), que la Cour d'Appel de Douai aura à se prononcer sur cette affaire « hors norme » !

À moins que dans leur « grande sagesse », les avocats des parties parviennent à convaincre leur client de se désister et d'ouvrir une procédure de divorce (mais j'en doute, puisque l'un d'entre eux est aussi « agrégé à l'université des sciences humaines de Lille » et commentateur assidu pour le compte de revues de droit).

M'est avis que, dans le cas contraire, la Cour statuera, éventuellement ultra-petita, et règlera la situation en rejetant la demande en annulation, conformément de ce que j'avais appris de la jurisprudence de la Cour de Cassation, pour prononcer un divorce, constatant en cela « l'impossibilité de poursuivre la vie commune » exigée par le Code civil.

 

Pas besoin de « grande réforme » pour si peu ! D'autant qu'avant la mouture de la loi du 4 avril 2006, le délai était de 6 mois à compter du mariage... Ce qui était un peu court pour révéler une éventuelle stérilité d'un des époux !

Et largement insuffisant pour annuler des « mariages blancs » à la demande des pouvoirs publics !

À force de « surprotéger », « l'immense sagesse du législateur » en paye le dividende à son corps défendant !

Ferait mieux de se poser et d'essayer de penser...

 

En attendant, de ce que j'en lis dans la presse, de ce qu'on veut bien de rapporter des passes d'armes dans tel ou tel hémicycle (Rachida Mimi, la Maire du 7ème « bobo rive-gauche » n'est pas mal dans le genre) ou autres lieux de débat, c'est qu'on trompe son monde avec des mots mal pensés, une fois de plus : l'hymen absent (imaginez si cela avait été un prépuce manquant ou en trop !) n'est qu'un alibi, un prétexte, pas la cause déterminante dans ce cas d'espèce, qui reste le « mensonge avoué judiciairement », soit l'équi