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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Mercredi 2 juillet 2008

 

Le processus de Lisbonne : RESUME DES PRINCIPALES CONCLUSIONS OPERATIONNELLES !

 

Mon cher Infreequentable,

 

Très impressionné par votre credo européen de lundi et profitant odieusement de l'immense audience de votre site, je me permets de vous rappeler quelques vérités retranscrites dans mon dernier ouvrage « Une stratégie européenne pour la mondialisation », publié chez Odile Jacob (ISBN 2-7381-2181-0, juin 2008, 155 x 240, 336 pages au modique prix de 23,50 €, dans les meilleures librairies seulement).

 

C'est, quelle que part, la compilation du travail de quelques bénévoles pris parmi les plus hautes personnalités du moment, que j'ai employées comme sapiteurs avec les fonds de la République au sein de la mission « L'Europe dans la mondialisation » reçue des mains même de Christine Lagarde le 8 novembre dernier !

D'ailleurs, elle me fait l'honneur de préfacer cet ouvrage qui fera date dans l'histoire de la pensée humaine, je n'en doute pas.

 

MON constat se résume de la façon suivante :

 

« 1. La Stratégie de Lisbonne continue de faire l'objet d'un consensus au sein de l'Union européenne en raison de la pertinence de ses objectifs de long terme. Elle a cependant produit des résultats contrastés selon les États membres. La méthode non contraignante retenue pour sa mise en œuvre - la « méthode ouverte de coordination » - a eu le mérite d'introduire une coordination européenne dans des domaines de compétence principalement nationale, mais elle n'en est pas moins à l'origine de nombreuses déficiences et fait l'objet de critiques.

 

2. La France est en décalage par rapport à de nombreux autres pays de l'Union européenne dans sa perception négative de la Stratégie de Lisbonne. Les performances françaises au regard des objectifs de Lisbonne, moyennes ou médiocres jusqu'ici, et le faible degré d'appropriation nationale de l'agenda européen, contribuent sans doute à entretenir cette perception.

 

3. Le cycle 2008-2010 de la Stratégie de Lisbonne, qui vient d'être arrêté par le Conseil européen de mars 2008, s'inscrit dans la continuité du précédent. Ce choix reflète le consensus européen en faveur du statu quo et d'une concentration sur la mise en œuvre, ainsi que la fin prochaine de la présente législature communautaire. Le Conseil européen a néanmoins invité à ouvrir sans attendre la réflexion sur l'après-2010.

 

4. La France a beaucoup à faire pour améliorer ses performances nationales et accroître du même coup sa crédibilité au regard de l'agenda de Lisbonne : c'est particulièrement le cas en ce qui concerne la réforme du marché du travail (flexicurité), les politiques de la connaissance, la politique énergétique et environnementale et l'appropriation nationale de la stratégie européenne. Les réformes engagées depuis le printemps 2007 doivent être poursuivies et approfondies.

 

5. Le caractère consensuel en Europe de la Stratégie de Lisbonne ne doit pas occulter les insuffisances du processus lancé en 2000 face aux nouveaux défis, internes et externes, auxquels l'Union européenne se trouve confrontée dans le moyen et long terme. Ces défis résultent notamment de l'intensification de la mondialisation, du retour des stratégies de puissance dans le champ économique lié à l'essor des grands pays émergents, de la problématique énergétique et environnementale, et de l'impact de l'hétérogénéité croissante et du vieillissement démographique au sein de l'Union.

 

6. Sa présidence prochaine de l'Union européenne offre à la France l'occasion de promouvoir certains objectifs prioritaires tels que la dynamisation du « triangle de la connaissance » (enseignement supérieur, recherche et innovation) et l'approfondis-sement du marché financier et de l'agenda social européens. Elle lui offre également l'occasion d'influer sur la redéfinition de la stratégie européenne pour la mondialisation dans l'après-2010.

 

7. La Stratégie de Lisbonne apparaît en effet doublement insuffisante à elle seule comme « réponse européenne à la mondialisation » : d'une part, elle ne concerne que le volet interne d'une telle réponse, et ses performances laissent à désirer sur ce terrain ; d'autre part, l'indispensable volet externe d'une telle stratégie relève nécessairement de politiques communes et non d'une simple coordination intergouvernementale.

 

8. La Stratégie EuroMonde 2015 esquissée dans le présent Rapport comporte, d'une part, un volet interne, baptisé Lisbonne Plus, visant à adapter les Etats de l'Union européenne à la mondialisation. Destiné à prolonger les orientations de la décennie 2000, Lisbonne Plus doit s'appuyer sur des mesures économiques, sociales et environnementales centrées sur la promotion de l'innovation : ces mesures porteront à la fois sur le renforcement de l'économie de la connaissance, la valorisation du capital humain européen et la promotion d'une « nouvelle économie verte ».

Lisbonne Plus doit également être mis en œuvre sur la base d'une gouvernance renforcée, fondée sur des objectifs mieux ciblés, différenciés et évalués, un calendrier synchronisé avec celui de la prochaine législature européenne (2010-2015), une mobilisation plus claire des instruments communautaires, des incitations à agir plus vigoureuses pour les Etats membres, ainsi qu'une plus forte implication des responsables politiques nationaux.

 

9. La Stratégie EuroMonde 2015 doit, d'autre part, reposer sur des politiques extérieures communes permettant à l'Union européenne de contribuer à façonner la mondialisation. Elle conduira à l'actualisation plus ou moins ample des politiques communes existantes - politique commerciale commune, Marché intérieur et union économique et monétaire dans leur dimension externe, et politique agricole commune. Cette stratégie plus globale devra également s'appuyer sur de nouvelles politiques extérieures en matière énergétique, climatique, normative, en matière de développement et de migrations, ainsi que dans le domaine de la surveillance des investissements extracommunautaires dans les secteurs sensibles.

 

10. Le succès de la Stratégie EuroMonde 2015 suppose la réunion d'une série de conditions : un nouveau consensus politique européen pour permettre à l'Europe d'exercer un leadership au niveau international ; un aggiornamento doctrinal conduisant à passer d'une logique d'exemplarité à une logique d'intérêts et à avancer sur des projets concrets réunissant le cas échéant un nombre limité d'Etats membres ; la mise en place d'institutions plus cohérentes et plus efficaces sur la base des avancées du traité de Lisbonne ; enfin la mobilisation adaptée des budgets nationaux et communautaires à la faveur de la révision du cadre financier de l'Union. 

 

Par la même occasion, je vous rappelle les quelques objectifs chiffrés finaux fixés par les Conseils européens de printemps à l'horizon 2010 :

  • - Taux de croissance: 3 % par an - Lisbonne 2000.
  • - Taux d'emploi: 70 % de la population active, 60 % de la population active féminine, 50 % des travailleurs âgés (+ 50 ans) - Lisbonne 2000 & Stockholm 2001.
  • - Taux d'émission de gaz àeffet de serre: Réduction de 8 % par rapport au niveau de 1990 (en application du protocole de Kyoto) - Barcelone 2002.

En fait, le Conseil européen de mars 2007 a fixé à l'Union européenne à l'horizon 2020 un objectif d'au moins 20 % de réduction du taux d'émission de gaz à effet de serre par rapport à 1990 (voire 30 % en fonction des conditions d'adaptation du protocole de Kyoto au-delà de 2012).

 

Sur ces bases, le Conseil européen a également identifié une dizaine d'objectifs chiffrés « intermédiaires » dont la poursuite doit permettre de mieux atteindre les objectifs de croissance et d'emploi, et dont certains sont devenus emblématiques (exemple de celui relatif aux dépenses de R & D) :

  • - Éducation 85 % d'une classe d'âge au niveau du Bac - Lisbonne 2000.
  • - Pacte de stabilité et de croissance Déficit public inférieur à 3 % du PIB, dette publique inférieure à 60 % du PIB - Stockholm 2001.
  • - Marché intérieur: 98,5 % de directives transposées en droit interne dans les délais.
  • - Réduction du niveau global des aides d'État en pourcentage du PIB d'ici 2003 - Stockholm 2001.
  • - Dépenses de R & D 3 % du PIB, dont 2/3 de dépenses privées - Barcelone 2002.
  • - Âge effectif du départ à la retraite: À augmenter d'environ 5 ans - Barcelone 2002.
  • - Structures d'accueil subventionnées pour les enfants: 90 % des enfants entre 3 ans et l'âge de la scolarité obligatoire: 33 % des enfants de moins de 3 ans - Barcelone 2002.
  • - Chômage des jeunes(18-24 ans): Taux d'abandon des études inférieur à 10 %.
  • - Offre d'un emploi, d'une formation, d'un stage dans un délai de 4 mois au plus - Bruxelles 2006.

 

Et pour finir, cher ami, les nouveaux objectifs fixés par le Conseil européen de mars 2007 :

- Un objectif relatif à l'environnement réglementaire de l'économie, à l'horizon 2012 : il s'agit de

« réduire les charges administratives découlant de la législation de l'Union européenne » de 25 % et, pour chaque État membre, de fixer d'ici 2008 « des objectifs nationaux d'une ambition comparable dans ses domaines de compétence » ;

- Des objectifs relatifs à la situation énergétique des pays de l'Union européenne, à l'horizon 2020 : il s'agit d'une part « d'économiser 20 % de la consommation énergétique de l'Union européenne par rapport aux projections pour l'année 2020 » ;

- D'autre part d'atteindre « une proportion contraignante de 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale de l'Union européenne » ;

- Enfin d'atteindre « une proportion contraignante de 10 % de biocarburants dans la consommation totale d'essence et de gazole destinés au transport au sein de l'Union européenne ».

 

Après ça, on ne pourra pas dire que l'Europe ne s'occupe pas du quotidien de ses concitoyens !

 

Vous avouerez, Très cher, qu'il manque beaucoup de volonté politique de la part de citoyens de la « France d'en bas » comme vous, pour crier, hurler, malgré le terrible tableau dressé par vous-même récemment, hélas pertinent et tout à fait juste dans ses aspects négatifs, pour mobiliser et atteindre tous ces objectifs alors même que notre « Ô combien Vénéré Président » commun, va prendre la Présidence tournante de la Communauté Européenne.

 

Il convient donc de souquer ferme !

Bon courage à vous et vos nombreux lecteurs ! »

 

Un anonyme au service de LCT.

 

Je n'invente rien : Vous pourrez vérifier tout cela comme je l'ai fait récemment. http://www.euromonde2015.eu/

 

Bref, moi qui croyais que ce blog n'était lu que par quelques irréductibles passionnés !...

Me voilà fort marri.

 

Passons et constatons que la feuille de route est déjà fermement tracée depuis 8 ans, très démocratiquement après en avoir librement débattu, nullement dans l'opacité de quelques cénacles de « sachants » entre valeureux roitelets et autre baronnies réformées des peuples d'Europe !

 

Et après on se demande pour quelle bonne raison notre belle technocratie, qu'on exporte dans le monde entier (école d'administration d'outre-mer, ex-école coloniale, derrière la fac de pharmacie de Paris) et jusqu'à Bruxelles, vient nous pourrir la vie au point de faire répondre par une poussée d'urticaire négatif à toute question portant sur le sujet européen !

Y'a du boulot...

 

Yeah Chef !

Debout les gars, réveillez-vous !

Demain on va au bout du monde !


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Lundi 30 juin 2008

 

Les galères familiales...

 

Ce week-end, j'étais entre gens de bonne compagnie : que des « ex » ayant servis de nobles tâches mis à la retraite aussitôt que prévu !

Et parfois, il valait mieux qu'il en soit ainsi.

 

Parce que ce n'était que des eurosceptiques. Non pas qu'ils eussent voté NON de gaîté de cœur, mais plutôt qu'ils soient fâchés qu'on les dise anti-européens parce qu'ils ne supportent pas la place de telle ou telle virgule dans le traité de Lisbonne, dit « le simplifié » !

Pourtant, aucun ne l'a lu (sans ça ils auraient vite compris qu'il est encore plus complexe que tous les autres réunis).

D'ailleurs, il est illisible et les traductions faites en monégasque ne sont pas les mêmes que celles faites en Wallon ni que celles faites en basque ou en « gaulois-natif ».

Donc ils ne l'ont pas lu, et quand bien même, il est incompréhensible si l'on n'a pas à côté de soi l'ensemble des autres traités antérieurs causant de la chose.

Passons.

 

Le propos n'est déjà plus là : je veux juste répondre à l'attente unanime et empressé de l'ami « Momo », à l'occasion d'un de ses commentaires de la semaine passée.

 

Et force est de reconnaître que l'Europe, ça avance de travers. Depuis quelques temps disent les plus infects eurosceptiques, les plus nonistes d'entre tous !

FAUX les jeunes !

C'est depuis toujours... ou presque !

 

Pensez, on a commencé par la CECA (l'Europe du charbon et de l'acier), là entre gens du même monde, celui des maîtres des forges qui ont vendu leurs canons à deux générations.

Pour en arriver à quoi ?

Il n'y a plus d'aciéristes au pays et les derniers sites encore en exploitation sont bradés aux indiens pour qu'ils les ferment !

 

Ça eut se poursuivi par l'Europe de la défense, la CED... Qui n'a jamais fonctionné, phagocytée par l'OTAN (qu'on va d'ailleurs rejoindre après les avoir viré du site de Dauphine, pavillon bas).

On en est encore à essayer de constituer une brigade de biffins franco-allemande et à envisager de faire défiler sur les champs, à l'occasion du prochain 14 juillet, devant un parterre de chef d'états méditerranéens triés sur le volet, quelques pelotons détachés pour l'occasion de leurs garnisons en uniforme d'apparat !

Bien incapables que nous sommes d'avoir les mêmes matériels de combat à aligner, que ce soit du chasseur d'attaque aérienne à la munition de base de l'arme de poing des sous-offs...

 

On a eu la CEE. Là, l'Europe des marchands, elle a fonctionné. Lentement, mais sûrement ! De toute façon, elle existait déjà depuis le bas Moyen-âge, entre foires et marchés, bien avant l'emploi du vocable « franc » pour désigner le royaume occidental de Charlemagne légué à l'un des trois fistons !

Ça ne date donc pas d'hier.
Mais ça a perduré : plus de frontière, une même monnaie, plus de droit de douane : les marchands, ils savent y faire, vu leur ancienneté du problème.

 

Du coup, on a fait l'Europe agricole. Patatras ! C'était pour mieux subventionner les agriculteurs qui sont toujours plus nombreux à disparaître alors qu'est née une technostructure aberrante du « comment être un bon agriculteur »... avec les subventions destinées aux « z'agriculs », telle qu'il y a presque plus de spécialistes dans les bureaux du ministère que de fainéants dans les champs !

Et ceux-là, ils ne connaissent manifestement qu'une seule nature d'agriculteurs : les morts !

Si encore nos prés étaient laissés à l'abandon et en friche, mais même pas, il faut abattre les troupeaux, arracher les vignes et retenir à quai les pêcheurs (en de grandes grèves organisées par l'Europe patronale) !

La grande réussite de l'interventionnisme agricole...

Et là, aucun indien pour licencier tout ça, en plus !

Mais l'hécatombe dans les pays du sud, incapables d'accéder ni aux prix proposés pour se nourrir eux-mêmes en autosuffisance, ni investir pour le « qualitativement correct » aux yeux des pays du nord, laissés à la merci des « spéculateurs en bourse », qui n'ont même plus l'immobilier américain pour spéculer honnêtement avec leurs excédents monétaires...

 

L'Europe fiscale ? Même pas !

Le grand bide...

Et pourtant, on a commencé par le plus simple : la TVA !

Eh bien, que ce soit pour les champs d'application, les taux et les assiettes, pour le mécanisme de déduction de la taxe amont, même là, personne ne cause de la même chose !

Que notre vénérable administration des indirects en est encore à demander au quidam qui auto-liquide sa TVA à l'importation, d'être capable de justifier de la qualité d'assujetti de son vendeur ou prestataire de service...

Pourtant, nous avons tous un numéro TVA façonné de la même façon en Europe : les deux lettres du pays et une série de 10 chiffres censée nous identifier à tous les coups !

Alors l'Europe fiscale des impôts directs, y compris des retenues à la source, ne serait-ce sur ce qui est le plus facile à contrôler, à savoir les revenus de capitaux mobiliers, ce n'est pas encore demain la veille, tellement on nage dans l'exception de l'exception.

Re-bide !

 

L'Europe sociale ? Nous sommes libres de nous installer où qu'on veut pour bosser... Oui mais, à condition de respecter les mêmes règles professionnelles que celles applicables dans le pays d'accueil.

Eh bien figurez-vous, même pour un « esclave salarié », cela n'a rien d'évident !

Il faut une série de papiers et d'autorisations pour un polonais venant faire les vendanges en Bourgogne. Et quand ce n'est pas à sa charge, c'est à celle du bourguignon local.

Et en cas du manquement d'une virgule mal placée, les sanctions sont sévères.

Remarquez, pour faire « viticole », maintenant, il faut savoir lire et comprendre ce qui est écrit dans les formulaires à QCM obligatoires à avoir fait l'ENA pour comprendre les notices explicatives !

Déjà que même pour un juriste, on a parfois des surprises quand il s'agit de déclarer la constitution d'une société nouvelle... alors, faire du vin, je ne vous raconte pas !

 

L'Europe douanière ? C'est censé fonctionner. Le problème, c'est que les douaniers qui sont censés appliquer les mêmes règles de la rive gauche de la Neva à la sortie du détroit d'Istanbul en passant par les côtes écossaises et le large de Malte, ils ne lisent pas tous la même chose.

Et puis leurs tribunaux locaux ne disent pas non plus la même chose.

C'est une des raisons pour lesquels il est souvent plus simple de passer par Hambourg ou Anvers pour livrer à Aix-en-Provence que par Marseille (n'en déplaise à notre VCRM national).

Ou transiger et se rattraper sur le prochain business !

Et c'est qui qui paye ?

 

L'Europe politique ?

Elle a eu un hoquet en 2005. Trois ans plus tard elle remet ça en Irlande !

Ça chahutera quand il s'agira de faire entrer la Turquie...
Quant à l'étendre jusqu'à l'Oural ou vers les plaines de Libye... On demande à voir !

De toute façon, entre Gibraltar et Londres, rien que le monde britannique est déjà une série d'exceptions incompatibles avec le principe, même pas du fédéralisme européen, ni même d'inspiration confédérale - sans ça ce serait la guerre de sécession permanente - de l'Europe elle-même comme d'une entité supranationale et autonome.

 

L'Europe de l'espace ? Elle a fait long-feu à Kourou avec la fusée Europa... Au point qu'on lance parfois aujourd'hui des satellites laborieusement construits par Eutelsat - qui reste à avoir du mal à assumer son état de GIEE pour être devenue une SA - depuis la Floride, les steppes russes ou les déserts américains.

Quant à se passer du GPS de l'armée américaine avec Galileo...

 

Bon d'accord, si Concorde ne vole plus, Airbus vole sous toutes les latitudes grâce au coup de pouce royal de l'Europe !

Encore que, de retards en retards, de marchés annulés en parachutes dorés, d'usines fermées en ordinateurs qui ne comptent pas avec les mêmes mesures, on se demande si vraiment l'Europe aéronautique existe ailleurs que dans les conseils d'administration de tous ces planqués...

À peine capable de faire voler sous le feu l'Eurofighter... quant au « tigre », hélicoptère de combat de la même filiale, je ne vous dis pas !

 

L'Europe de l'atome ? Euratome... Eh bien c'est nulle par ailleurs que « chacun pour soi » ! Un bide total où même Areva a du mal à refourguer son savoir-faire et son matériel « que le monde entier nous envie », autre part qu'en Libye contre trois infirmières bulgares et un toubib palestinien (qu'ils en empoisonnaient à coup de sida les gosses de riches locaux, paraît-il !) .

Même les finlandais hésitent encore, les chinois persistent à se poser des questions, tellement la mainmise américaine, qui exporte là du « matériel pourtant jugé sensible » est nettement plus attractive.

Jusqu'aux britanniques qui exploitent des ogives nucléaires made in USA...

 

Bref, 60 ans d'efforts pour pas grand-chose à l'arrivée : on commence à faire entrer la troisième génération d'européens dans le monde du travail et ça balbutie à tous les carrefours !

Faut donc être fou pour être Européen !

Même pas besoin d'être noniste pour comprendre que jusque-là, c'est une vaste fumisterie !

 

Et pourtant...

 

Je suis citoyen européen. Moi, u Corsu, sorti de son île de beauté perdu à deux pas de Rome l'ancienne, celle qui avait déjà fait l'Europe il y a plus de 2.000 ans, je reste « gaulois supérieur » et... indubitablement européen.

Mais mondialiste aussi : c'est une expérience « physique ». Visitant New-York la « grosse pomme », j'ai pleuré de joie en entrant chez moi, dans le bâtiment de l'ONU.

D'abord, on y parlait francilien et sans accent, ensuite, on était ravi de m'accueillir (alors que je ne faisais vraiment que passer).

 

J'ai eu très exactement ce même sentiment partout en Europe - à de rares exceptions près dues aux mécontentements locaux de nos politiques gouvernementales. Toujours, sauf les anglais, tout le monde a toujours fait l'effort de me parler « gaulois » pour m'accueillir, même en Finlande !

Heureux de pouvoir me parler de Sibellius composant Finlandia ou la valse lente à Saint-Germain-des-Prés et d'ouvrir un fin bordeaux pour m'honorer.

 

Je suis Européen parce que je suis fils de Rome depuis la bataille de Gergovie - on ne parle toujours pas de civilisation romano-gauloise, mais gallo-romaine - parce que mes ancêtres ont servi Carlos Magnus (en Corsica bella Tchi-tchi, on n'est pas comme les sauvages continentaux : les archives de l'état-civil baptismales sont restées intactes et pas trop mal conservées.

Je suis Européen parce que ces luttes des familles d'empereurs austro-hongrois, franco-gaulois, ou autres, je m'en tamponne pour ne même pas les reconnaître comme légitimes à dicter la loi dans leurs frontières, pour être d'abord républicain et du coup n'admettant pas ni la guerre de cent ans, ni celle de 30 ans, ni aucune des suivantes, qui n'étaient rien d'autres que le fait de quelques « despotes mal inspirés » et aveuglés.

 

Car je crois encore à l'Europe de Jaurès, celle de la seconde internationale, hélas décédée sur le chemin des dames et des Dardanelles, dévoyée par les Léninistes et enterrée par les fils et petit-fils de la SFIO qu'on se tamponne encore rue Solferino et ailleurs !

Je suis Européen, parce que seul le « cousin » Napoléon, dit « le petit caporal », il l'a refaite jusque sur les bords de la Volga au nom du peuple français, d'accord, pas très longtemps et déjà à cause des anglais, il est vrai, ces anti-européens primaires et viscéraux...

(Et je me rappelle bien de De Gaulle qui nous avait gentiment prévenus à leur sujet, en plus...)

 

Parce que c'est la même, celle des peuples qui ont dit NON à la dictature et au totalitarisme nazi, d'accord, grâce aux anglais et aux américains qui se sont souvenus qu'ils sont aussi américains parce que Lafayette y a mis du sien (avec l'autorisation du roy de l'époque, et que ça s'est aussi décidé par très loin de chez moi, côté rive gauche de la Seine à côté de chez mon marchand de journaux) !

 

Je reste européen pour être sûr, même si je ne sais pas trop comment encore, que c'est cette Europe là qu'il faut léguer à nos gamins en héritage. Pas l'Europe des « technocrates » devenus « eurocrates », sans aucune légitimité - la Commission n'est pas élue, mais elle décide des directives à soumettre au vote du Parlement européen, elle n'est même pas contrôlée, mais juste guidée par les conférences et les Conseils des ministres ou des chefs d'État !

Mais l'Europe des peuples, l'Europe des citoyens, l'Europe des « gens d'en bas », l'Europe de tout le monde et que le « monde entier nous enviera » !

 

D'ailleurs, ils nous la copient tous, autour du pacifique, du continent américain, nord et sud, de l'Afrique, autour de la méditerranée, de l'océan indien, dans la péninsule arabique, tellement ils ont la trouille que la nôtre puisse fonctionner correctement un jour.

Je les rassure, ce n'est pas demain la veille tant qu'on n'aura pas fait le ménage nous-mêmes, mais du coup ils nous poussent au kul pour aller de l'avant !

 

Évidement, ce jour-là, j'étais bien seul à la soutenir, cette pauvre Europe...

Tout le monde m'ayant pris pour un kon d'eurosceptique !

Ils ont tous bu du petit lait m'entendant faire le tableau que je viens de vous résumer, me prenant pour un enragé de noniste, ou un chevelu trotskyste, maoïste ou altermondialiste !

 

J'ai alors pu mesurer tout le chemin qu'il reste à parcourir : nous ne sommes même pas au milieu du guet ! Nous avons tout juste fait deux pas dans l'eau et la rive d'en face est toujours cachée par la brume matinale !

Y seront nous pour trinquer z'ensemble au soir ?

 

Viva l'Europa,

Viva a Francia,

Viva a Corsica... sempré fiéra !

Viva a liberta per u populu Corsu !

Et pour tous les autres dans la grande confraternité des peuples démocrates du « vieux continent » !

Alléluia !


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Mercredi 18 juin 2008


Il y a un an...

 

Nous fêtions ensemble le 67ème anniversaire de la « France qui dit Non ! »

Non à l'envahisseur !

Cette année, ce sera donc le 68ème de ce qui sera devenu la 4ème puissance économique de la planète, avant d'en être réduit à la énième européenne... et la « quasi-lambdaième » militaire, avec le nouveau format en préparation !

Il faut dire qu'entre deux, y'a eu quelques ratés comme l'affaire de Suez, comme les cafouillages de la première guerre du golf...

Et puis nous avons vécu l'impensable, comme le 11 septembre 2001 !

 

Belle progression... dans la médiocrité : passons !

 

Il y a un an, nous fêtions les victoires ! Nombreuses il est vrai. Et quelques casseroles...

366 jours plus tard, qu'en est-il ?

 

« 1° - Le mini traité européen : Pas de majorité qualifiée (minimum 347 élus) à l'Assemblée », disions-nous. Et de rajouter : « Quant aux « nonistes », ils vont se régaler. » !

 

Le mini-traité est devenu « traité de Lisbonne » exactement au format prédit. Ratifié par le Congrès sans problème, malgré les opposants qui ont mis leur mouchoir sur leurs récriminations électorales...

 

Pour se prendre une nouvelle « claque » par « nonistes » irlandais interposés.

Quand donc nos « z'élites » sauront-elles faire œuvre didactique ?

À quoi peuvent bien servir des « z'élites » si elles ne savent pas convaincre le « vulgus pecum » ?

Si elles ne font que s'auto-glorifier de leur propre statut ?

La lutte des classes, elles ont déjà oublié ce que cela voulait dire ?

 

Dommage, pour l'élite eurocratique...

 

« 3° - Juppé et son « grand ministère d'État » du développement durable et autres terres découvertes à marée basse. (...) Battu, il démissionne... dans la dignité... »

 

Nous y avions vu N.H., le « bobo écolo » à haute densité de CO²... ex candidat présidentiel...

C'est Borloo et sa tignasse ébouriffée qui a repris le flambeau et le mot « grenelle » !

 

Pour en faire quoi ? Bé devinez !

Rajouter des tranches de centrales nucléaires (faut dire que les transporteurs routiers, les taxis, les avionneurs et les ambulanciers, ils aiment à rouler à l'uranium enrichi) et des coûts aux coûts, cette blague...

 

J'ai même eu le droit d'être sondé (avec l'argent du kontribuable), pas plus tard qu'avant-hier après-midi, en ma qualité de chef d'entreprises : « Pour vous, le développement durable, c'est quoi ? » et un tas de questions à réponse fermée (oui/non).

À part des réductions d'impôts, de charges sociales et de l'information en plus, j'ai répondu « non » à toutes !

On m'a même demandé si, au titre du développement durable, j'envisageais d'embaucher au moins un handicapé !

Là franchement, je n'ai vraiment pas compris le lien entre les deux notions !

Mais j'aurais dû OUI : moi-même, pour être handicapé du neurone.

 

 « 4° - La « TVA sociale » ? Et l'empoisonneur, brillamment réélu dans sa circonscription (félicitations démocratiques et républicaines, bien entendu) d'être très fier et de sa « cotisation sociale sur la valeur ajoutée » et du piège grossier dans lequel il a fait tomber Borloo la semaine dernière, en direct ! » disais-je...

Et de supputer à tort que la TVA sociale arriverait bien vite.

Il faut reconnaître qu'un an plus tard, on n'y est pas encore. 

 

Était-ce donc un « faux-nez », juste histoire de ne pas avoir d'effet « raz-de-marée » sur le Palais Bourbon ?

 

« 5° - François Hollande, l'homme de « la synthèse ». Échec et mat ! 

Il était temps. Peut-être que la « gauche » va-t-elle pouvoir en profiter pour nettoyer ses vieux fantômes et ses placards... à toutes les étagères. »

 

Eh bien 366 jours plus tard, rien n'est joué, loin de là !

Marrant cette affaire-là.

 

Et de conclure par un : « Le seul vrai vainqueur reste et le peuple de France et sa Constitution (...).

53 % de voix sur « Sarko » = 56 % d'élus ! Pour un effet « majoritaire », on a connu mieux... Au moins (personne ne dira) que notre mode de scrutin est à revoir : Bien au contraire ! »

 

Il n'empêche que la constitution s'apprête à recevoir un tripatouillage de plus : Merci « Ballamou » !

Sans compter les « joueurs de ciseaux » qui sont à l'œuvre dans l'ombre, pour un redécoupage de plus : il faut dire que ça devient nécessité, tant le dernier date du « cousin Pasqua »...

 

Pendant ce temps-là, le monde avance et nous, nous tournons en rond autour de notre nombril...

Exaspérant à la longue !


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Mercredi 4 juin 2008

 

Notre Vénéré Correspondant des Rives de méditerranée nous prie d'insérer :

 

« De la grande stupidité de nos hommes politiques...

 

Marre ! Marre des mots aseptisés, des phrases stérilisées, des ronds de jambes sémantiques et des langues tournées sept fois, qui finissent par recracher des banalités incolores, inodores et insipides !

 

Dans une atmosphère frileuse, peureuse, bouffie de bien-pensance et de culpabilités diverses, tout autant mortifères les unes que les autres, nous avons le droit de garder le silence si nous ne parlons pas droit, entendez : conformément aux règles du club ou, d'une manière générale, à celles de la société érigée en gardienne de l'expression convenable, policée, monocorde.

Balisé et banalisé, le discours se coule dans un lit déjà creusé, marche dans le sens indiqué, suit le pointillé : plus question de se livrer à des débats jugés « dangereux », plus question de donner la parole aux fauteurs de troubles et aux semeurs de doute, plus question de confrontation libre des opinions et des idées !

Au sein de notre système démocratique, les élections au suffrage universel sont un instrument d'une grande efficacité pour assurer le maintien stable de la fraction de personnes stupides parmi les puissants.

Rien sur l'apparence n'indique le contraire. On dit qu'un énarque peut étudier un dossier deux minutes et en parler pendant deux heures. Pour dire quoi ? Rien.

Mais la majorité des gens sont impressionnés. Ridicule !

Le directeur de cabinet adjoint d'un de nos premiers ministres récents est nommé à la tête de Gaz de France. Il n'avait aucune expérience de gestion et de fonctionnement d'une entreprise. Alors pourquoi a-t-il ce job ? Parce qu'il faisait des analyses décapantes du parti socialiste et cela faisait plaisir à « Jacquou premier » (il aurait valu mieux le qualifier de dernier).

 

Les symboles et les mythes sociaux sont les produits phares de la bêtise de nos politiques. Notre capacité à accepter les promesses politiques finit par s'émousser. Et le citoyen a de plus en plus conscience que le marché politique est un marché de dupes.

Mais le politicien est normalement plus malin que son « client-électeur-contribuable », puisque tout son art consiste à vivre à ses dépens sans que ce dernier se rebiffe. Il va chercher toujours plus à s'attirer ses bonnes grâces en se faisant psychologue, pour sonder son âme et en déceler les craintes, les aspirations, et la phénoménale capacité à s'illusionner.

Le citoyen a un besoin illimité de protection. Chaque jour, il risque de perdre son emploi, d'être agressé dans la rue, de tomber malade, de s'appauvrir et de ne plus pouvoir conserver son train de vie, etc. Il faut donc lui vendre des talismans protecteurs, et au besoin lui faire peur pour qu'il les accepte. Pour répondre au besoin illimité de protection, le politicien va jouer les apprentis sorciers et proposer des « mesures » qui se révèleront toujours pires que le mal auquel elles sont censées remédier.

 

Voyons quelques exemples typiques :

 - Salaire minimum pour éviter d'avoir des travailleurs pauvres, ce faisant, on créera une nouvelle barrière à l'emploi qui exclura ceux dont le travail valait moins. Le SMIC devient ainsi un symbole de progrès qui ne protège en réalité personne.

 

 - On durcira à coup de réglementation les conditions de licenciement pour « éviter les abus » des employeurs (le chômage est la principale cause des problèmes dans notre société), ce faisant, on dissuadera les patrons d'embaucher, mais peu importe, on crée ainsi un nouveau symbole appelé « Code du travail » censé nous protéger, alors que le résultat est bien de nous précariser davantage.

 

 - L'assurance santé obligatoire qui n'a d'assurance que le nom (en l'absence de prime liée au risque, de contrat, de garantie) et qui détourne plus de 20 % du salaire complet, soit un 13ème et un 14ème mois complet net pour net : c'est la symbolique « Sécu » à laquelle le citoyen est tellement attaché, tel le chien à sa chaîne. Une chaîne héritée du communisme français, qui remonte à 1945, mais qui est solide, car les gouvernements (non communistes) n'ont eu de cesse de la renforcer au fil des ans, bien qu'elle contrevienne autant à la législation européenne qu'au droit de l'homme à disposer librement des fruits de son travail. De plus, depuis 30 ans 20 réformes de la Sécu ont été mises en place. Résumons-les : toujours plus de cotisations et toujours moins de prestations !

Bravo pour l'intelligence, pardon la stupidité...

 

Tous ces symboles contribuent à édifier un mythe, celui de la « protection sociale », du « modèle social », qui n'a d'efficacité que symbolique, car tous ces services (ou du moins ceux qui sont vraiment utiles) pourraient être rendus à moindre coût et meilleure qualité par le marché privé, ce que les intéressés ignorent souvent, aveuglés par l'illusion sociale totalitaire « solidaire ».

La charge symbolique est si forte, que le français abusé reste prêt à payer très cher pour cette « protection », ce qui est tout bénéfice pour les profiteurs de la « République Fromagère ».

Celui qui viendrait à contester ces mythes serait au sens propre un « iconoclaste antisocial » (tel infreequantable, limite « anacho-anti-syndical »), un monstre d'inhumanité, bref, un libéral !

(S'cuse VCRM : mais tu sais bien que je « barre » le mot libéral dès qu'il est employé, pour bien noter que je me conforme à la pensée unique ambiante, qui veut qu'il signifie une grossière insulte à l'intelligence dominante !)

Il préfère vivre sous la clarté du soleil plutôt qu'à l'ombre tutélaire, mais pernicieuse et délétère, de l'État redistributeur. Le soir venu, il parcoure les villes avec sa lanterne, à la recherche d'un homme qui ne croirait plus aux mythes étatiques, mais en vain : les assistés lui montrent les bienfaits de la solidarité forcée, tandis que les ponctionnés complaisants fustigent son « égoïsme » individualiste.

 

Le citoyen a aussi un besoin illimité de se projeter dans l'avenir, d'espérer en la prospérité, de croire en son bonheur ou en celui de ses enfants, etc. Il ne compte pas sur lui-même pour avancer et réussir dans la vie, cela serait sans doute au-delà de ses forces.

Il faut donc lui vendre du rêve, et c'est une autre des tâches du politicien. Se limiter à subvenir à son besoin de protection par ces symboles « sociaux » inefficaces mais tellement envoûtants serait faire montre de matérialisme mesquin, alors qu'il y a tant à gagner à vendre du rêve, du bonheur futur, le paradis sur terre !...

On lui proposera alors du Grand Dessein, du Vivre Ensemble, de l'Avenir Radieux ou Durable, ou bien l'Europe Sociale, le Pacte Républicain, un Autre Monde (qui est « possible », ou qui est « en marche », au choix), une France qui gagne... bref, toutes les stupidités « pré-totalitaires » qui ont fait leurs preuves au XXe siècle !

(Un autre millénaire déjà, là dis donc !)

 

Il s'agit d'offrir, non plus l'espoir d'un avantage tangible, comme peuvent l'être les simulacres de protection sociale que nous avons mentionnés, mais un mythe collectif, du rêve à l'état pur, qui en appelle à la fois à l'instinct grégaire de chacun (qu'il soit nationaliste, communautaire, religieux ou identitaire) et à la magie noire, à l'État comme source inépuisable de richesses et de bienfaits, infatigable pourvoyeur de lendemains qui chantent.

Tandis que les « gogos » (bobos ?), sans se poser de questions, vivent de mythes, de symboles et d'eau fraîche, les politiciens, en calculateurs réalistes, cueillent les fruits de l'arbre de la stupidité. On peut penser que le « gogo » n'a que ce qu'il mérite. Cet état de choses serait tolérable si on permettait au restant des gens lucides d'échapper à l'esclavage politique, mais on sait qu'ils n'ont pas le choix ; voter avec leurs pieds restant le dernier recours.

 

À Marseille on est très fort, nos politiques locaux nous abreuvent de telle sorte que leurs défaites deviennent les victoires. La ville est en faillite à cause d'un endettement abyssal, mais aux dires de ceux qui l'ont créée, il s'agit de la bonne dette. Foutaise !

Demandez à un paysan d'Auvergne (pas Giscard - il a cessé de penser depuis longtemps) ce qu'il pense de la dette. Ainsi, nos politiques stupides sont effectivement plus dangereux que les gangsters car ils sont imprévisibles et ils sont plus nuisibles car, au contraire de ces derniers qui, de quelque façon, se bornent à redistribuer autrement les richesses, ils appauvrissent globalement la société.

 

Il faut nous réveiller. »

 

Oui mon ami !

Reste que n'est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

 

Bon d'accord, il lui arrive de lire, quelquefois et par hasard, ces textes sur son écran !

Mais il aura tôt fait de classer ce blog pour ce qu'il n'est décidément pas, vacciné, éduqué qu'il est à repérer à des kilomètres tout ce qui n'est pas conforme au « dogme officiel et triomphant ».

 

On aura juste la satisfaction d'avoir essayé !

C'est déjà pas si mal...

 

Bonne journée : I²


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Jeudi 29 mai 2008