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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 05:08

Le Modèle-suédois…

 

On fera un point sur l’inégalité systémique « privé-public » et la chimère des indispensables un peu plus tard, car il est une autre chimère qui sert parfois de référence : Le modèle suédois…

Mais qui le connaît au juste ?

 

Si notre gouvernement envisage de procéder par ordonnances pour réformer les différents régimes de retraites, c’est que désormais le temps presse. Depuis longtemps, l’on sait que notre régime par répartition, tel qu’il existe actuellement, est condamné : Mon prof’ de « droit de la séku » nous l’affirmait à la fin des années 70…

C’est dire si l’idée n’est pas neuve !

 

En effet, il ne faut pas sortir de St Cyr pour comprendre que si à la sortie de la dernière guerre, trois actifs pouvaient aisément financer la retraite d’un inactif, le modèle atteint ses limites quand le nombre des inactifs retraités devient égal au nombre d’actifs (1,4 dans les projections les plus optimistes : À condition de faire plein d’opérations « coup de chaud sur les vieux », à la « Raf’-la-main-sur-le-cœur »).

 

Le vieillissement de la population, l’allongement de la durée de vie ont radicalement changé la donne. Notre système de retraite à bout de souffle doit donc s’adapter en urgence !

Malheureusement, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, depuis le livre blanc de « Roro-card » des années 90, n’ont que très peu réformé pour les uns et pas du tout pour les autres.

Et la « falaise » des déficits des régimes de retraites se rapproche en obligeant le gouvernement actuel à prendre vraiment le taureau par les cornes.

Mais quelles sont les solutions possibles ?

Diminuer le montant des pensions ?

Augmenter les cotisations ?

Ou encore reculer l’âge de départ en retraite ?

Pourquoi pas euthanasier les seniors ou les laisser crever la bouche ouverte…

 

Aucune ne paraît a priori satisfaisante.

Pourtant, la Suède, il y a déjà vingt ans, a profondément modifié son système et semble aujourd’hui en récolter les fruits.

 

« Dans les années 1990, la Suède connaît une crise économique très grave : Chute du PIB, chômage à des niveaux record, déficit budgétaire insoutenable dépassant les 11 %.

Les pouvoirs publics prennent alors conscience de la nécessité de retrouver un budget à l’équilibre, voire en excédent.

Le Gouvernement s’engage notamment dans une réforme complète du système de retraite. Il aura fallu 20 ans de travail et de négociations pour passer d’un système analogue au nôtre, structurellement déficitaire et incapable d’assurer l’avenir des pensions, au nouveau, à la fois plus juste et dégageant des excédents. »

 

Leur réforme des retraites trouve son origine dans un rapport rendu public en 1990. Il fait la synthèse des travaux d’une commission, officiant de 1984 à 1990, composée de politiques et de membres des syndicats et des organisations patronales au titre de leur expertise.

Malheureusement, à sa sortie, le rapport est très mal accueilli par l’opinion publique.

Une nouvelle commission est donc aussitôt créée, composée exclusivement de politiques. Les grandes lignes d’orientation de la réforme, rendues publiques en 1994, remportent alors l’accord de 5 partis sur les 7 représentés en leur Parlement.

Les députés travaillent pendant quatre années afin de mettre au point les détails d’une réforme qu’ils voteront en 1998 pour une entrée en application à partir de 2001.

Preuve du consensus remporté par la réforme, la puissante Confédération générale du travail (LO), comprenant 1.831.000 adhérents (27 % de la population active) a reconnu que ce nouveau système de retraites était plus équitable que l’ancien !

 

La différence entre le système contributif de « comptes notionnels » qui se met alors en place et de répartition à la « mode-Gauloise » est ténue mais capitale : Le « compte notionnel » est un compte « virtuel » permettant de calculer la contribution réelle d’un salarié tout au long de sa vie.

En fonction de ce calcul, ce sont les cotisations des actifs qui servent à payer les pensions des retraités (selon une règle de trois assez basique).

La notion de « solidarité intergénérationnelle » est dès lors conservée, mais chaque individu sait, dès le départ, que sa pension sera proportionnelle au travail qu’il aura fourni durant toute sa vie.

 

Il faut cependant noter deux singularités qui différencient à l’époque la Suède de la « Gauloisie des seniors » et qui ont facilité cette transformation :

– La Suède disposait de réserves importantes accumulées par l’ancien système de retraite (de l’ordre du tiers du PIB qui est de 240 millards d’euros).

Ce qui est loin d’être le cas en mon pays où les caisses sont quasi-vides et où l’on continue d’accueillir des bénéficiaires des « régimes spéciaux » avec des soultes insuffisantes ;

– Les dirigeants suédois ont privilégié une gestion rigoureuse des finances publiques dès cette époque (pas « hérétiques » en religion pour rien…), ce qui a permis de réduire le niveau de la dette, de la charge des intérêts et ainsi de dégager des marges de manœuvre pour financer les engagements intergénérationnels.

Ce qui est très loin d’être le cas en mon beau-pays à moi-même, convenez-en.

 

Leur ancien système ressemblait un peu à notre système actuel avec :

– Une retraite de base forfaitaire distributive appelée « Folk Pension ».

Ce fonds « FP » était financé par des cotisations sociales et par des transferts budgétaires, un peu comme chez nous, mais en plus « soft » ;

– Un régime complémentaire contributif, appelé « ATP », avec un âge normal de départ à la retraite fixé à 65 ans et des aménagements possibles entre 60 ans et 70 ans.

Ce régime « ATP » était basé sur la répartition. Et comme le nôtre, ce système allait droit dans le mur !

 

Il fallait donc passer à un système remplissant trois conditions : La poursuite de l’équilibre financier sur le long terme, être intégralement contributif, être transparent quant aux parts relevant du système de cotisations et celles relevant de l’assurance, voire de la solidarité.

 

Le nouveau système adopté, le « Notional Defined Contribution », ou « NDC », est un système hybride entre répartition et capitalisation qui s’organise de la façon suivante :

– Un régime par répartition à cotisations prédéfinies fonctionnant selon un principe de compte notionnel par des cotisations sociales égales à 16 % du salaire brut.

Il n’y a pas d’accumulation financière pour provisionner les engagements futurs ;

– Un régime par capitalisation, lui aussi individuel, abondé par des cotisations sociales de 2,5 % du salaire dans des fonds de capitalisation agréés choisis par chaque individu ;

– Un départ à la carte à partir de 61 ans ;

– Le montant des pensions est solidaire entre les pensionnés, mais aussi et surtout, en parfaite adéquation avec la croissance du pays.

En d’autres termes, si la croissance baisse, le niveau des pensions baisse et vice-versa, le tout assorti d’un volet financier « tampon » pour lisser les variations au cours des années.

 

La pension annuelle est ainsi calculée au moment du départ à la retraite et est fonction de la classe d’âge et de l’espérance de vie qui y est associée.

Les salariés suédois sont également libres de travailler plus longtemps, accumulant ainsi des cotisations qui leur permettent de choisir une retraite « à la carte », tenant compte du travail fourni tout au long de leur vie.

Une sorte de « cafeteria-plan » qui ne dit pas son nom.

Le système de revalorisation est quant à lui fonction de la croissance et de l’équilibre des comptes de retraite.

 

Ce nouveau système est donc transparent, chacun reçoit en fonction de ce qu’il a cotisé pendant sa vie active. Alors qu’en « Gauloisie-retraitée », le système fonctionne en flux tendu : Le montant des pensions est fixé par l’État et le montant des cotisations est ajusté pour la population active qui paye pour les retraites en fonction de l’évolution de la démographie.

Et les ajustements se font par voie d’emprunt et/ou par allocations budgétaires (l’impôt finance l’assurance…)

 

D’après « Lyne-sait », la part des dépenses de pensions rapportée au PIB est moindre en Suède (12,6 %) qu’en « Gauloisie » (13,1 %).

Alors que je présume qu’il va nous falloir y consacrer 15 % d’ici peu, pris comme d’un plafond à ne pas franchir, même si le nombre « d’inactif » augmente sévèrement à l’avenir… En « ajustant » alors les pensions à la baisse.

Mais le plus important, dans le nouveau système suédois, reste que l’assurance- vieillesse est désormais durablement à l’équilibre.

 

Les mauvaises langues pourraient rétorquer que cette réforme s’est faite au détriment du niveau de vie des Suédois, puisque les taux de remplacement (montant de la pension rapporté au salaire moyen de référence) ont fortement baissé, en passant de près de 80 % à 62 %.

On rétorquera que les réformes de « Fifi-le-déchu » ont eu des conséquences analogues sur les taux de remplacements chez nous.

 

Remarquons toutefois que l’apport d’une comparaison entre nos deux pays nous démontre pourtant, qu’avec le nouveau système, les Suédois gardent un niveau de vie très légèrement supérieur à celui des gaulois.

Très socialisée, avec un taux de prélèvement obligatoire supérieur au nôtre, la Suède affiche des statistiques, en termes de revenu moyen, analogues aux nôtres.

 

Néanmoins il convient, in fine, de s’intéresser aux pensions moyennes nettes, c’est-à-dire à ce que touchent réellement les retraités suédois par rapport à nos retraités.

Or, l’analyse des données permet tout d’abord de constater que les taux de remplacement, c’est-à-dire, le rapport entre la pension de retraite perçue (nette de tout prélèvement) et le dernier salaire net ou brut, sont plus élevés en Suède qu’en « Gauloisie ».

Les statistiques des revenus, en parité de pouvoir d’achat des monnaies (pour corriger le coût de la vie des différents pays) montrent aussi que le revenu moyen suédois est très proche du revenu « Gaulois », autour de 24.000 euros net par an.

En multipliant ce salaire moyen par le taux de remplacement, on obtient un revenu à la retraite légèrement supérieur chez nos voisins scandinaves.

 

À la fois plus juste dans ses fondements, plus rentable pour la Nation et plus généreux pour les individus, le système suédois semble une réussite qui devrait mettre au moins d’accord l’ensemble de notre classe politique.

Mais pour que cette réforme soit mise en place en Suède, il a fallu près de vingt ans !

C’est long, mais elle est acceptée par tout le monde, ce qui est un gage de stabilité.

 

Et l’excédent dégagé tourne de plus aux environs de 2 % l’an chez eux, et ce, quelle que soit la tendance politique de leurs équipes gouvernementales.

Le système est de loin bien plus équitable que le nôtre, puisque les pensions sont calculées au prorata des cotisations versées, au même taux pour toute la population (18,5 %, pour les personnes du secteur privé comme pour les fonctionnaires : Nous reviendrons sur nos propres « délires » sur le sujet, dans un second billet).

 

Alors que les réformes et aménagements de notre régime de retraite général se suivent et se ressemblent tous quant à leurs résultats : Les lois de 1993 et 2003 étaient censées régler le problème de financement pour quelques années, mais les résultats ne sont pas là !

La loi de 2003, celle de « Fifi-le-déchu », n’a pas pu empêcher le creusement du déficit du régime général faisant passer le solde positif de 1 milliard d’euros en 2003 à un solde négatif en 2008 de près de 6 milliards d’euros.

Et à écouter les experts, et même le COR, ce n’est qu’un début : Les comptes vont aggraver nos déficits publics lourdement dans les années à venir si aucune réforme structurelle n’est entreprise.

 

En regard du système suédois, le passage de la durée de cotisation à 41 ans en 2012 semble d’ailleurs plus une mesure de sauvegarde de notre système (en 2012, l’espérance de vie aura augmenté d’1 an) qu’une véritable réforme, tout comme la possible augmentation du taux de cotisation du régime « privé ».

Car pour l’heure, personne ne songe à toucher aux avantages iniques du régime de la fonction publique.

Alors même que les régimes spéciaux – une autre tare-historique – en difficulté ne sont assumés que par la CNAV…

Mais nous l’avions déjà dénoncé par le passé, quand il a s’agit de « racheter » le régime EDF, par exemple, avec une soulte parfaitement insuffisante : Un véritable hold-up imposé par « Bling-bling », quand il n’était pas encore notre « Ô combien vénéré Président ».

 

Vous ne vous rappelez plus : Moi si !

J’étais déjà né…

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commentaires

I-Cube 21/03/2013 16:12


Je sais bien que la capitalisation est dangereuse : Le régime des cheminots (alors entreprises privées) s'est ainsi effondré entre-deux guerres à la faveur de la crise de 29 !


Mais tu avoueras qu'en comparaison que quand les fonds de pension américains souscrivent à nos emprunts publics et qu'on paye avec nos cotisations et impôts leurs retraites, y'a de quoi être
révolté, non ?


 


Tu le dis toi-même : Le régime des commerçants (artisans et autres professions libérales et avancée) verse des pensions "minables" par rapport à ce qu'arrive à peine à faire le régime général de
la CNAV (et complémentaires réunies).


Mais il faut compter avec la "capitalisation" des "commerçants, indépendants, artisans et autres libéraux avancés) l'ami.


Et c'est vrai aussi du régime agricole...


 


Tous ceux-là cotisent peu parce qu'ils ont peu de moyen vu que la plupart du temps ils payent de l'impôt sur les remboursement d'emprunt souscrits au moment de leur installation.


Il faut bien acheter un fonds, des locaux, l'activité, la clientèle, les outils de travail, n'est-ce pas pour pouvoir travailler.


(Un "truc de fou" pour un Corsu bien né : Payer pour pouvoir travailler ! Tu te rends compte comme ils sont cinglés sur le continent... Passons : le propos est ailleurs).


 


Quand ils prennent leur retraite, ils revendent à moins corsu qu'eux.


S'ils n'ont pas "flambé" en 40 ans ou plus de métier (en fait en 10 à 20 ans selon les métiers qu'il faut bien apprendre sur le tas avant, n'est-ce pas...), ils font plus que doubler leur
"pécule" de départ en retraite !


Et ça change tout pour les remettre en situation "supérieure" au salarié du régime général (à qui on va en verser moins et en piquer plus).


Alors bon, faut pas non plus rester totalement dogmatique et autiste; et choisir de se tourner au moins un peu vers plus de pragmatisme, me semble-t-il...


Et si on ne le veut pas pour des raisons "dogmatique"-autistes", parfaitement respectables au demeurant, il s'agit de donner un peu de liberté à tout le monde : Les suédois l'ont parfaitement
compris.


 


Pas nous, au contraire.


Et puis le commerçant qui réussit, il ne fait pas que de capitaliser sur les fruits de son travail : Il investit aussi ses excédents au foil du temps dans du placement immobilier de rapport,
figure toi.


(Et ça donne du logement à autrui, quand il ne se fait pas réquisitionner par "Sicile-Du-Flot"... C'est dire que ce genre de démarche va prospérer en "Gauloisie-nationalisante"...)


Exactement comme le "cadre-supréieur" à qui tout ça ne suffit plus...


Il doit bien y avoir une raison, non ?

Incognitototo 21/03/2013 15:53


Le système par capitalisation est le plus dangereux qui existe, personne ne peut assurer un risque sur 40 ans !!!... En plus, c'est un encouragement à la création de bulles spéculatives, par le
déplacement qu'il opère entre consommation et investissements... La crise l’a déjà démontré qui a privé des retraités américains de tout ou partie de leur pension... Et si l’Euro s’effondre un
jour, certains fonds US s’effondreraient d’autant...

Non, ce qui me paraît important, dans ce que tu révèles du système suédois c’est qu’il fait varier le montant de la pension en fonction des cotisations totales versées par les salariées... ça,
c’est une vraie innovation... qui met fin aux « inégalités » entre les salariés, ainsi qu’entre ceux qui ont beaucoup cotisé et les autres... et qui laisse en plus la liberté aux gens de prendre
leur retraite quand ils le veulent, sans que ça les prive du « surplus » qu’ils auront cotisé...
Bref, c’est une vraie incitation (non imposée arbitrairement par un âge légal) à ce que les gens travaillent également plus longtemps... ce qui démographiquement s’impose, qu’on le veuille ou
non...

En plus, compte tenu de certains régimes spéciaux, comme celui des commerçants et artisans structurellement déficitaires depuis toujours à cause de leur faiblesse de cotisations par rapport au
régime salarié, j’aimerais bien voir leur tête s’ils touchaient vraiment en fonction de ce qu’ils ont cotisé (alors que leurs pensions sont déjà très basses), plutôt que les entreprises payent
pour eux ce qui manque dans leurs caisses...

I-Cube 21/03/2013 15:25


C'est effectivement une solution, le calcul par point...


Mais ça ne change pas grand-chose au niveau des pensions !


D'abord parce que le régime général chez nous a déjà du mal à assurer 50 % des 25 meilleures années ... Plafonnées !


Quensuite nos complémentaires, malgré un taux d'appel de 125 % et un taux de conversion des "cotisations-cotisantes" n'arrivent plus à assurer 1/11ème de la valeur des rentes à servir (le calcul
"à l'nevers" du coût d'achat du point).


 


Je pense qu'on est assez loin, chez nous alors qu'on s'en rapproche chez eux, du mécanisme de l'assurance lui-même.


Oevrait d'abord tenir compte de la cotisation (peu importe son taux et la façon dont il est "capitalisé", en rente future ou "en capital"), donc de la durée, des taux et des assiettes...


ET de l'espérance de vie de la "restitution" en rente.


Ce qui n'est pas fait chez nous, puisque toutes approches mathématiques sont vérolées par le coût de la solidarité (qui devrait être prise en charge intégralement par la puissance publique et non
par l'assurance).


Et laisser un large choix aux-dits assurés, au lieu d'imposer des régimes obligatoires.


Alors qu'en Suède, le choix existe, mais est limité...


 


On verrait ainsi que ta cotisation, sur toute ta carrière, placée sur un support d'exnération fiscale, mais capitalisé (en action, obligation, ou autre, qui reflète le niveau de progression de
l'économie d'un pays), ou d'immobilier (qui reflète la croissance du pouvoir d'achat d'un pays), ressorti en rente exonérée (mécanisme du PEA par exemple) te fais faire des gains 2 fois
supérieurs à ce que servent les régime obligatoires, tous frais déduits...


 


Et je t'assure que tout le monde vivrait nettement mieux, actifs et retraités !


 


Mais on n'en est pas là et on choisira sans doute une solution mortifère, comme d'habitude.


Et après tu t'étonnes que les meks ils partent à l'étranger, quitte à se faire détacher en "Gauloisie supérieure" ?


C'est à mourir de rire, finalement !

Incognitototo 21/03/2013 00:12


Des vrais pragmatiques ces Nordiques...
On a déjà la retraite par point pour les retraites complémentaires... et c'est bien pourquoi je me proposais de généraliser et de fusionner les systèmes...

Il me semble (mais je me trompe peut-être avec un autre pays de la zone) qu'ils font également varier le montant des pensions en fonction des taux de croissance et plus du tout avec
l'inflation... ce qui n'est pas idiot du tout, en termes de solidarité intergénérationnelle... Y a du boulot et des sous, ça augmente, y a plus ça baisse...

I-Cube 20/03/2013 09:23


La faillite n'esst pas une solution : D'ailleurs, on y est depuis que "Fifi 1er" est venu jusqu'en "Corsica-Bella-Tchi-tchi" nous l'expliquer il y a 6 ans de ça...


 


Et ça change quoi avec ces gouvernements successifs de fiéfés-menteurs ?


Pas grand-chose, n'est-ce pas.


 


Tu sais, quand sur 160 milliards, il y a juste un déficit de 20, c'est juste 1,5 mois de trésorerie de retard, finalement...


Il suffit de faire comme l'avait fait un temps la CNAM : Retarder les paiements !


 


C'est d'ailleurs ce que je propose quant aux "Niches fiscales" : La suspension de tous leurs effets pendant un an.


Suspension seulement : 70 milliards d'un coup qu'il y a dans les caisses.


De quoi voir venir puisque c'est presque 6 mois de déficit du budget de la Nation...