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D'où Erre-Je ?

  • : L'ignoble infreequentable
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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:27

BONUS…

 

J’aimais beaucoup Georges Marchais, d’abord parce qu’il me faisait rire, ce qui n’était pas le cas des autres hommes politiques, qui racontaient souvent des choses beaucoup trop sérieuses et ennuyeuses. Lui au moins, son programme était simple et frappé au coin du bon sens : il faut faire payer les riches. D’un coté il y a des gens trop riches, et de l’autre des gens trop pauvres : il suffit de prendre d’un coté pour distribuer de l’autre. Même un enfant de 5 ans peut comprendre ça, et ceux qui disent que ça ne servira à rien, ce sont les riches évidemment.

C’est que le riche à tondre se fait de plus en plus rare dans notre Gaule bien aimée : sur les 300 Suisses les plus riches répertoriés par le magazine Bilan, ils sont 44 Français, soit 12 %. Un chiffre qui reflète très partiellement l’exil fiscal des Français car il ne prend en compte que les fortunes de plus de 100 millions de francs (suisses, soit 81 millions d’euros tout de même), et exclut par conséquent les « petits » patrimoines. Il y a 10 ans, il n’y avait que 17 familles françaises dans le classement des Suisses le plus riches, mais aujourd’hui, les Français sont la 3ème communauté expatriée présente en Suisse.


Tocqueville constatait que « les Français préfèrent l’égalité dans la misère à la prospérité dans l’inégalité ». 

« Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts, et toujours plus d’impôts » (Karl Marx). C’est une éternelle question que de savoir combien l’État peut prélever sur les uns, a priori « les riches » pour donner aux autres, « les pauvres ». S’il n’y avait pas de limite à la redistribution, celle-ci devrait être maximale, et chacun devrait avoir le même revenu, et aussi le même patrimoine. Il faut souligner qu’une société à ce point égalitaire, c’est-à-dire où il n’y aurait aucune limite à la redistribution, serait nécessairement figée et ne progresserait jamais, parce que personne n’accomplirait d’efforts pour améliorer sa condition. On cite alors régulièrement l’exemple des pays communistes. Institutionnalisation des rapines, « première exploitation de l’homme par l’homme », selon Oppenheimer, l’impôt trouvait une espèce de légitimité dans l’idée du sacrifice obligatoire. 

N’est-ce pas ce que les États cherchaient, puisque, comme le disait Maurice Duverger, « Les empires ressemblent toujours plus ou moins à une domination de chef de gangs, organisant une mafia toute puissante, qui leur apporte des super bénéfices » ?

Quant à la redistribution, est-elle bien compatible avec le dixième commandement, qui prescrit : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain » ?

Celui qui établit un impôt, et même celui qui vote pour qu’on lève l’impôt, sur les biens d’autrui et à son profit propre ou au profit de ceux qui le soutiennent, respecte-t-il réellement le dixième commandement ?

Prendre à quelqu’un pour attribuer à quelqu’un d’autre, c’est tout le mécanisme de la redistribution, mais c’est aussi le résultat des convoitises qu’interdit le dixième commandement.

 

Comme le disait Nietzsche : « L’État, voilà le nom du plus froid de tous les monstres. Il ment aussi froidement, et sa bouche laisse échapper ce mensonge : « Moi, l’État, je suis le peuple » ».

Justifier l’impôt, et son montant, par le consentement des contribuables, exprimé dans un contrat social se heurte évidemment au fait que personne ne peut justifier de l’existence d’un contrat, et encore moins de son contenu. Une répartition des richesses n’est pas plus juste, du seul fait qu’elle est décidée par une majorité électorale.

Dans le meilleur des cas elle sera simplement plus conforme à la volonté majoritaire effective, mais si celle-ci a pour seul mobile de s’approprier les avoirs d’une autre partie de la population, ce n’est pas pour autant la justice.

Pourquoi, en effet, la volonté de la majorité, ou de ceux qui prétendent agir au nom de celle-ci, serait-elle plus juste que la répartition initiale des avoirs, qui résulte du travail et de l’épargne de chacun ?

 

Il n’y a que deux manières d’acquérir des richesses. La première consiste à bénéficier des résultats de son travail et des conventions librement conclues avec autrui : C’est le moyen « économique ».

L’autre méthode, c’est le moyen « politique » : Il consiste à obtenir du pouvoir qu’il prenne aux autres, en utilisant la force, ce qu’il entend attribuer à ceux qui bénéficient de sa politique.

Ce système de répartition n’a d’autre fondement que la force : C’est toujours celle-ci, seule, qui explique le recours à l’impôt, que ce soit au nom d’une minorité puissamment armée ou de la majorité !

Dans les deux cas, ce n’est qu’une manière d’user du droit du plus fort.

Il en est ainsi même lorsque le plus fort se revendique de la « solidarité ».

 

À Rome existait, depuis l’an 123 avant Jésus Christ, un système, réservé aux seuls citoyens romains, et créé par celui qui aujourd’hui présenté comme le père de la sécurité sociale, Caius Graccus.

Il consistait à fournir à un certain nombre de bénéficiaires, qui ne cessa d’augmenter, les distributions de blé gratuites, ou à prix très réduit.

L’empereur Auguste, conscient du caractère pernicieux de ce système, que Jules César lui-même avait vainement tenté de supprimer, écrivit : « J’ai pensé à supprimer pour toujours les distributions de blé parce que le peuple, comptant sur elles, abandonnait la culture de la terre : mais je ne mis pas mon projet à exécution, persuadé qu’elles seraient un jour rétablies par désir de la ferveur populaire ».

Au sommet de sa puissance, Auguste lui-même n’osa pas supprimer l’État-providence !

Au fil du temps, ce système de sécurité sociale a fait de la quasi-totalité des habitants libres de Rome des assistés, et il incita même les propriétaires d’esclaves à les affranchir, pour qu’ils profitent de la manne impériale, tout en continuant bien sûr à prester pour leurs maîtres.

On est là au cœur du système « clientéliste » : Le pouvoir a besoin de l’appui d’une partie de la population et il paie cet appui au moyen des impôts payés par les autres.

C’est en ce sens qu’il faut comprendre la célèbre phrase de Tacite : « Coruptissima re publica, plurimae leges ». Plus l’État est corrompu, plus on vote des lois, et, pour les appliquer, plus on vote des impôts.

Ce système profita aux habitants de Rome, aux citoyens romains, et plus particulièrement aux membres de certains Ordres. Il fut étendu progressivement à d’autres prestations. Après le pain, il fallut l’huile, puis d’autres services, que nous appellerions aujourd’hui des « services publics », et qui, là aussi, étaient réputés être « gratuits ».

Or, aucun service n’est jamais gratuit : Le coût de ceux qui sont qualifiés tels est simplement supporté par d’autres que leurs utilisateurs. L’Histoire a montré que lorsqu’un régime repose sur ce type de clientélisme et d’assistanat, il est toujours impossible d’y mettre fin : là où la puissance de César et d’Auguste n’a pas suffi, celle des empereurs qui ont suivi, comme celle, dans l’Occident d’aujourd’hui, de dirigeants, qui voudraient briser l’État-providence, ne peut suffire non plus.

 

Certains gouvernants aiment se présenter comme des « Robin des bois », sous prétexte qu’ils prennent aux riches pour donner aux pauvres.  

La réalité est que Robin des bois combattait l’oppression fiscale du Prince Jean, et avait pour ambition de reprendre à celui-ci le produit des impôts iniques dont il avait accablé injustement les contribuables. Il combattait l’État.

Le système de répartition par l’impôt n’a pas de légitimité morale, mais repose exclusivement sur la force.

On peut sans doute préférer que la force soit celle du nombre plutôt que celle d’un tyran. Mais cela reste une question de force, et non de justice.

Rien de tel, en effet, que de convaincre le contribuable qu’il est obligé de se sacrifier, au profit de ceux qui bénéficient des largesses du pouvoir : Selon cette morale millénaire, « il est immoral de vivre de son travail, mais moral de vivre du travail d’autrui ; immoral de consommer ce que l’on a produit, mais moral de consommer ce que les autres ont produit ; immoral de gagner quoi que ce soit, mais moral de voler. C’est mal de profiter de son accomplissement, mais bien de profiter du sacrifice d’autrui. C’est mal de construire son bonheur, mais bien d’en jouir au prix du sang des autres. Ayn Rand, op. cit., p. 1029 (Atlas Shrugged - La Grève).

Il est clair que, notamment face à l’impôt, l’individu est voué au sacrifice.

Et il l’est, non pas en vertu d’un principe de justice, mais par une simple règle d’autorité.

 

En France, contrairement aux Etats-Unis, être riche n’a pas bonne presse : Les riches sont toujours "les autres", ceux qui gagnent plus que nous.

Pour la plupart des commentateurs, il s’agit de faire payer les très hauts revenus, ceux qui se sont fortement enrichis dans les années 2000. À des niveaux insultants, c’est vrai. Entre 2004 et 2008, les 0,01 % les plus riches ont empoché au minimum 180.000 euros supplémentaires par an avant impôts, selon l’Insee. Mais par définition, ces très riches ne sont pas très nombreux – seulement 10 % des personnes seules touchent plus de 3.000 euros par mois – et déjà imposés. Quand bien même on s’aviserait de leur prendre tout, on ne comblerait pas le déficit, loin s’en faut. La proposition de Hollande, c’est, de la demi mesure : Il faut prendre 100 % aux riches et tout de suite encore, avant que les quelques gros riches attardés qui restent encore en France se cassent avec leurs malles.

 

On ne coupera pas à une hausse importante, durable et largement répartie des impôts. Face à un effort national, à une crise majeure, la Nation tout entière doit se retrousser les manches. Associer la population dans une contribution universelle est d’ailleurs une façon de légitimer l’effort et la redistribution vers les plus défavorisés qui ont mis au pot commun.

La question de fond n’est pas celle de la richesse mais celle des moyens : Il faut faire payer tous ceux qui le peuvent. C’est, simplement, appliquer la déclaration des droits de l’Homme : Chacun doit payer en fonction de ses "capacités contributives" (article 13).

Cette année, on fait payer les riches ; l’an prochain, on fera payer les pauvres. Cela ne suffira pas. C’est la première fois que dans un gouvernement français – 38 ministres, contre 21 en Grande-Bretagne, 16 en Allemagne, 13 en Espagne – il n’y a personne qui soit un peu familier du secteur privé, de l’entreprise, de la vie économique. On ne peut plus aujourd’hui demeurer dans le registre de la démagogie. Prétendre comme on le fait à droite comme à gauche que seuls les riches devront payer et que les classes moyennes seront épargnées demain est un mensonge. Seule une "opération vérité", qui appellerait tous les citoyens, ensemble, à se retrousser les manches, serait capable d’assurer l’avenir du pays et de l’Europe plus généralement.

 

VCRM

 

I3 : Ne t’en fais pas : Les « riches », personne ne leur en piquera tant que ça !

En revanche, à tous les autres, on en piquera quantité de fois plus !

 

Caillaux, alors ministre des finances lors de la création de l'impôt sur le revenu, en mars 1909 a prononcé devant l'assemblée cette citation : « bien sûr les riches ont la capacité de supporter des impôts plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux... »

Un homme pas réputé de « droâte », au contraire.

Il aura dû démissionner à plusieurs reprises, mais en juillet 1914 l’IR était né quand même !

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