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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 05:03

Ou l’État-providence et sa faillite !

 

Faut-il reconnaître que notre classe-politique, forgée à l’image du peuple, œuvrant avec une constance remarquable pour le bien du peuple et forgeant le peuple à son image par effet « feed-back », reste jusque-là un modèle d’autisme assez frappant.

Qui fait hélas exception… au seul plan international il est vrai, car chez nous, c’est devenue une drogue à accoutumance !

 

On évoque en ce moment un « pacte républicain », soit pour le louer comme d’un modèle universel dont la planète entière devrait s’inspirer, et on s’interroge par ailleurs sur ce qu’il est.

Je vous fais une petite synthèse des papiers lus pour vous sur le sujet.

Globalement c’est un « modèle économique et social » qui trouve ses fondement à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, et date d’une batterie de lois prises entre 1945 et 1946.

Pour se démarquer des régimes de l’époque (marxiste à économie « dirigée » ou libéraux à économie « accompagnée »), j’ai moi-même suivi des cours de droit de « l’économie-mixte » à la faculté dans les années 80 !

C’est dire que l’exception est la règle incontournable qui forge les esprits de tout un peuple, même chez les « élites ».

 

L’économie-mixte, est manifestement d’inspiration du programme économique de la résistance (le CNR) mixé aux idées communistes d’après-guerre.

C’est notre « État providence », différent de celui des Anglais parce qu’il fait désormais l’unanimité de la classe politique et que personne ne semble vouloir le remettre en cause (des effets de la drogue les drogués).

Vous aurez remarqué d’ailleurs, que quand aujourd’hui on propose de le réformer, c’est pour le faire durer, pour lui permettre de survivre, non pas pour passer à autre chose d’un peu plus performant ou de mieux adapté à notre propre époque.

 

C’est d’abord un État entrepreneur. Il dirige en direct des entreprises à travers un capitalisme d’État qui se veut désintéressé, au service de tous et en même temps le moteur de la vie économique et sociale.

Si l’on excepte la nationalisation de Renault pour cause de collaboration, les grandes vagues de nationalisation ont eu lieu en 1946, sous le gouvernement du socialiste Félix Gouin, gouvernement dans lequel figuraient également de nombreux communistes.

Mentionnons ainsi la nationalisation des mines avec la création des charbonnages, la nationalisation du gaz et de l’électricité, et la création d’EDF et de GDF, la nationalisation d’Air-Transe, de nombreuses banques et compagnies d’assurances.

Le fric, d’abord les usines à fric !

Confiée à des « grands commis de l’État », soit pour développer et moderniser dans une première époque, soit pour phagocyter l’émergence éventuelle d’alternatives d’initiatives privées.

 

La défiance à l’encontre du « capitalisme privée » est telle, que quand le fric n’est pas suffisant, la puissance publique « invente » des contraintes réglementaires pour protéger ses monopôles et faire rentrer plus d’argent encore, mis au service, soi-disant, au profit du plus grand nombre des citoyens.

Et il est vrai que le développement de l’électrification, des réseaux de télécommunications l’ont été grâce à la monopolisation de ces services durant les « trente glorieuses ».

C’est également vrai que le développement des « grandes entreprises d’État » ont connu des succès divers.

 

Mais l’aéronautique, militaire d’abord, a échoué en nationalisant Bloch (devenu Dassault « dans le civil »). Civil ensuite (Latécoère, sud-aviation, etc.) avec de beaux programmes (la « Caravelle », « Concorde »), qui a failli entraîner la perte des compétences en répétant les faillites commerciales dans le domaine, avant de redécoller avec Airbus (d’abord un GIE de droit privé) et finalement EADS (de droit européen d’abord) dans lesquels un souffle nouveau a pu apparaître grâce à l’arrivée d’entrepreneurs privés.

Le spatial tout également, l’industrie militaire, les constructions navales également, puis l’industrie nucléaire, opaque, partiellement ouvert ensuite, sans compter nos « pétrolières » commandant jusqu’à la diplomatie de mon pays.

 

En revanche, et très vite le modèle et sa « technostructure » ont en effet trouvé leurs limites. C’est un gouvernement socialo-communiste qui a nationalisé, et c’est un gouvernement socialo-communiste qui a privatisé, celui de Pierre Mauroy.

Faire et défaire…

Cela a d’ailleurs scellé la fin du Parti communiste et de l’illusion socialiste en « Gauloisie autiste ».

Rares sont aujourd’hui les entreprises encore nationalisées, même GDF et La Poste ont des capitaux ou un statut privé.

 

Ne demeure que l’Éducation nationale, nationalisée par Jules Ferry dans les années 1880, qui demeure entre les mains de l’État pour des motifs plus idéologiques que de réalité économique et est devenu ce « mammouth » budgétivore qui ne sait même plus enseigner l’écriture, la lecture et le calcul.

Nous en parlions encore récemment jusqu’ici, pour nous en désoler.

 

Un État qui se veut également planificateur. La création, en 1945, du Commissariat au Plan par Jean Monnet vise à fixer des objectifs à 5 ans sur le modèle soviétique (qui a su disparaître…). Il s’agit d’assurer la reconstruction d’un pays largement détruit par les combats.

Il faut redresser l’appareil productif, rebâtir ponts, routes, voies ferrées, et créer de nombreux logements. Les tickets de rationnement sont utilisés jusqu’au début des années cinquante tellement même la production agricole est faible.

Nous avons aujourd’hui du mal à considérer le colossal effort qu’il a fallu effectuer pour redresser le pays.

 

Le commissariat au Plan est tombé en désuétude. L’État essaye toujours d’ordonner, de planifier, mais plutôt dans un souci de prévoyance et de prospective. Il n’y a plus d’ardente nécessité du Plan, comme dans les années 1950, et bien qu’il existe des lois de programmation discutée au Parlement, elles sont régulièrement ignorées au fil du temps.

Pour tout vous dire, mon premier (c’était en fait le troisième) boulot vraiment rémunérateur (sur le budget « balais à chiotte »), à l’occasion de la fin de mes études, c’était au ministère du plan…

Mon patron indirect, était « Roro-card » et le direct un énarque.

Circulait alors une remarque acide dans les locaux : « Il y a deux ministères qui rendent les meilleurs cerveaux totalement fous : L’ORTF et le plan ! »

Je ne suis pas resté longtemps pour passer rapidement à « d’autres aventures », mais je suis resté assez de temps pour remarquer toute la pertinence du propos : Des cinglés !

 

L’État se veut aussi et avant tout protecteur. Pour cela, il invente et organise la protection sociale généralisée en créant la Sécurité sociale par l’ordonnance d’octobre 1945.

Les assurances sociales existaient déjà, mais elles étaient privées. La nouveauté c’est qu’à côté de ces assurances privées figure une assurance publique.

Le deuxième temps survient en 1946, toujours cette année décisive dans l’élaboration du modèle social, quand la sécurité sociale est nationalisée, et que son affiliation est rendue obligatoire pour les salariés et pour assurer sa propre pérennité (qui a du mal à perdurer encore aujourd’hui).

La Sécu que nous connaissons est donc davantage l’héritière de 1946 que de 1945.

On passe ainsi d’un système d’assurance, où chacun est couvert selon ses versements, à un système de transferts sociaux, où chacun reçoit la même chose, mais où les cotisations sont proportionnelles aux revenus.

Mais l’État ne va pas au bout de sa logique et en confie la gestion aux « partenaires sociaux », qui la transforme au fil du temps en une vache-à-lait du syndicalisme.

Alors qu’à la même époque, dans d’autres pays voisin, le système d’assurance sociale pour tous est géré directement par l’État…

 

Le monopole de la Sécurité sociale a du mal à disparaître, en dépit des directives de l’Union européennes. L’assurance chômage est encore aux mains de l’État, alors qu’elle ne témoigne guère d’une grande efficacité. La classe politique est largement adepte de ce modèle social, qui conjugue pourtant l’inefficacité économique, le gouffre budgétaire, l’inégalité sociale et l’inefficacité médicale.

On prétend que le peuple y tient.

S’il connaissait le coût réel de la protection sociale, et ce que cela leur coûte en termes de prélèvement, il n’est pas sûr qu’il continuerait d’y adhérer.

Mais ce sera le jour où le peuple apprendra à compter.

Les jours de ce modèle sont comptés, notamment en raison de ses déficits chroniques.

 

Le rôle que s’attribue l’État dans le logement ne peut se comprendre sans l’urgente nécessité à bâtir des habitations pour des millions de Gaulois qui en étaient privés, suite aux destructions de la guerre.

C’est là que s’ouvre la période des grands ensembles, des HLM, des barres puis des tours.

L’État devient bailleur social, il organise la construction et l’attribution des logements. C’est la fin des bidonvilles, dont le célèbre de Nanterre, existant jusque dans les années 1970, c’est la fin aussi des logements insalubres.

C’est l’époque du « gaz à tous les étages », de l’eau courante au robinet pour tous : Un progrès indéniable.

 

Mais en contrepartie, la loi de 1948 maintient fixes les coûts de location, alors qu’elle se veut aussi de permettre de faciliter le logement. Elle aura pour conséquence de ruiner les propriétaires et d’empêcher les nécessaires travaux d’entretien, causant aujourd’hui des situations d’insalubrités, jusqu’à Paris.

L’État logeur est aussi une façon de donner des pouvoirs accrus aux maires et aux offices HLM en leur donnant la possibilité d’attribuer les logements, avec les risques bien réel de clientélisme que cela engendre.

Là encore, le modèle persiste et se renforce même, avec la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux dans les communes et désormais de 25 %.

C’est complétement inefficace, cela ne permet pas de loger tout le monde en entretenant, comme nous avons déjà tenté de l’expliquer, la pénurie qui contribue à maintenir des prix élevés.

La seule raison de cette permanence reste politique : La « gôche » estime que les habitants des HLM votent pour elle, d’où sa volonté d’imposer 25 % de logements sociaux, afin de s’assurer, dans chaque commune, un électorat captif.

Là, leurs élus n’ont pas tout compris de la fameuse reconnaissance du ventre…

Mais constat logique : La lutte contre la pauvreté est souvent associée à l’entretien de cette pauvreté !

 

C’est l’État qui lance la voie de la modernisation des infrastructures du pays : Construction des autoroutes, des lignes TGV, modernisation des ports, édifications des aéroports parisiens d’Orly et de Roissy, édification des barrages et des centrales nucléaires. Le tout sous l’égide de la DATAR et de nombreuses commissions créées pour l’occasion.

Si nous sommes loin des temps bénis de la DATAR, c’est que les conditions politiques sont largement différentes. Nous ne sortons plus de quatre années de guerre dévastatrice, et les infrastructures sont désormais efficientes et modernes.

Les entreprises de gestion des autoroutes ont été privatisées, Veolia transport fait concurrence à la SNCF, et même l’acheminement électrique n’est plus le monopole d’EDF.

Car « l’État-aménageur » a fait faillite sur les réseaux autoroutiers en concédant la charge financière et les péages.

Notez par exemple qu’en Bretagne, en Normandie (hors l’A13 et les viaducs-sur-Seine), il n’y a pas un seul péage, les autoroutes ayant été financées par l’impôt local…

Et l’État continue de guider l’action d’aménagement du territoire, mais de plus loin.

 

L’État est également un employeur qui pèse sur les compétences disponibles et sur le marché du travail.

Avec son statut général des fonctionnaires, adopté en octobre 1946, et largement rédigé sous l’inspiration de Maurice Thorez, alors chef du parti communiste, ainsi que l’organisation de la presse française, avec les NMPP, créées en 1947.

Un statut des fonctionnaires, qui demeure en place, même s’il a fortement évolué.

En posant la question de la pertinence de ce statut, de son efficacité économique, en posant comme règle le non-remplacement des fonctionnaires, et même en assurant l’embauche de certains fonctionnaires sous contrat de droit privé, le mythe de la fonction publique a été largement écorné. Il reste encore un long travail à parcourir pour s’en défaire, mais c’est une certaine vision de la fonction publique qui a disparu.

Quant au NMPP, en faillite à plusieurs reprises, rebaptisée, recapitalisée, sous-traitée, son agonie n’en finit pas… à coup de grèves à répétition.

 

Le modèle économique et social de « Gauloisie résistante », encore largement en vigueur, est donc tout-à-fait récent dans l’histoire du pays.

Il est totalement absurde d’affirmer qu’il est lié au « pacte républicain ».

La république datant de 1792 puis de 1880, elle n’a pas de lien direct avec ce modèle qui est surtout d’inspiration socialo-marxiste.

Ce n’est pas pour rien qu’on dit de mon pays, à l’étranger, cela va sans dire, qu’il est la dernière grande puissance communiste du monde…

Presque un musée de fossiles !

 

Est-il au moins efficace ?

Certains historiens y voient les raisons du grand développement économique que connut mon pays.

C’est vrai pour la période dite des « trente glorieuses » mais est devenu assez contestable depuis les années 1970, en raison de sa rigidité à s’adapter à de nouvelles conditions mondiales de la vie économique, signe d’une obsolescence mortifère.

Le modèle social édifié en 1946 n’existe donc plus, dans ses structures et dans ses manifestations.

Celui-ci a été largement défait à partir des années 1980, ce qui a permis à mon pays de connaître une modernisation à la marge de son économie et à ses entreprises de partir à la conquête du monde.

Avec les succès tout relatifs que l’on sait.

 

On note ainsi que les « Gaulois-autistes » se sont largement enrichis entre 1980 et 2010, peut-être plus qu’entre 1945 et 1975, même si c’est une réalité difficile à démontrer, dans la mesure où ils sont partis de rien, quasiment du néant en 1945.

Ce qui demeure du modèle, c’est davantage une idée qu’une réalité.

L’idée que l’État doit intervenir dans la vie économique, que celui-ci doit protéger les populations, qu’il peut prendre part au développement…

Or, le large déficit du pays sera peut-être bénéfique sur ce point : Il oblige en effet l’État à faire d’importantes économies.

Même s’il ne sera pas toujours possible de limiter les dépenses à la marge.

 

Les économies, pour être vraiment efficaces, devront se faire dans les postes qui génèrent le plus de dépenses, à savoir l’Éducation nationale et la Sécurité sociale.

La mise en place du chèque scolaire et la fin du monopole de la sécu sont les deux dernières mesures à prendre pour enterrer un modèle obsolète, et une vision de l’État erronée, c’est-à-dire le passage d’un « État-providence » à un « État-subsidiaire ».

 

Il est probable que ce sera le tournant, très difficile pour lui, que va devoir mener « François III » s’il veut conserver un peu de sa crédibilité en politique interne, mais aussi sur le plan international et au moins sur le plan européen.

Reste à savoir s’il en a conscience, reste à observer comment il va s’y prendre.

Comme je dis toujours : À suivre !

Car rien n’est joué.

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commentaires

I-Cube 03/04/2013 07:54


Eux sont autistes !


Et quand ils nous racontent qu'ils réduisent les "dépenses", c'est plein-pot sur les aides sociales, justement.


Le seul outil de cohésion qu'il nous reste et qui fonctionnait encore pas trop mal à travers les actions de la CNAF, par exemple.


Débile... surtout pour des "soces" !


"Bling-bling" nous aurait fait ce coup-là, il sautait allègrement...


Passons : c'est l'époque qui veut ça.


 


En attendant, vous avez raison de souligner le désastre des mesures qui vont être prises : exactement à l'nevers de l'intérêt du pays tout entier.


Nous ne sommes hélas pas nombreux à en être persuadés et à le dire !!!


 


2016, l'échéance ?


Tout se met en place pour que ce soit le cas, effectivement.


Mais on aura perdu plusieurs décennies à le comprendre.

L'Ami-râle 03/04/2013 00:46


Il est temps de tourner la page sur cette période où l’Etat-providence a joué un rôle important et de rentrer dans la troisième
révolution industrielle, celle de « l’iéconomie », c’est-à-dire une économie basée sur l‘informatique et internet.


Et là, nous prenons du retard car elle ne peut être faite qu’en soutenant les entrepreneurs.


 


A cela s’ajoute le mythe de « l’économie sans usine » qui a été retenue en « Gauloisie » à partir des années
1995 (une idée de Lifkin et Thuruk).


Notre production manufacturière représente 10% du PIB tandis qu’elle représente 23% en Allemagne !...


La désindustrialisation est forte et la tendance doit être absolument inversée.


 


Par malheur les « Soces » font du matraquage fiscal sur les entrepreneurs, au lieu de les soutenir, et n’envisagent
pas de réduction des dépenses publiques, ou si peu.


Ils font l’inverse de ce qu’il faut pour le pays.


 


La conclusion est que l’Etat-providence va s’effondrer naturellement parce que la « Gauloisie » va s’effondrer
industriellement et financièrement et que les aides sociales seront aussi touchées.


Comme en Grèce.


C’est une question de temps avec l’équipe actuelle qui ne voit ni les défis historiques des mutations industrielles ni surtout
le fait que c’est la liberté d’entreprendre qui permettra de les relever.


 

I-Cube 02/04/2013 08:01


2016 : échéance "fatidique" ?


Tout y concoure, effectivement.


 


Qui vivra verra, disait l'autre.

L'Ami-râle 30/03/2013 23:24


« François III » ?...


Notre Gorbatchev à nous !...


 


Car si « François III » réussit à tourner la page de l’Etat-providence, il mettra à bas un système d’inspiration
socialo-marxiste qui tient le coup depuis 1946, soit depuis 65 ans.


 


Un système à rapprocher de l’URSS, créée en 1922, qui a commencé à s’effondrer avec la perestroïka en 1985 pour finir par
l’effondrement des pays communistes en 1989, après 77 ans de dictature du prolétariat et ses horreurs indescriptibles.


 


Sachant que la perestroïka a mis 4 ans pour achever l’URSS, une ῝perestroïka à la gauloise῝ pourrait bien mettre autant de temps
compte-tenu des blocages mentaux et des inerties économiques et financières.


Ce qui nous amène à 2016…