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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 04:13

L’histoire éloquente de la SNCM, Corsica Ferries et autres.

 

Vous le savez, j’ai déjà mes billets en poche pour franchir la mer Tyrrhénienne et me rendre d’Europe en Europe, continentale à l’îlienne, jusqu’en « Corsica-Bella-Tchi-tchi ». Et comme tous les ans, je me pose des questions « essentialistes » sur le prix des traversées, les horaires et autres commodités.

Cette année, c’est « mini-croisière » pour le retour : 153 km de mer, départ 20 h 30, arrivée 7 heures du matin…

J’aurai tout le temps nécessaire pour métaboliser un « planteur » ou deux dans une cabine un peu exiguë mais propre et prendre une douche chaude avant de reprendre la route depuis Nice.

Ça fait longtemps que je ne suis pas passé par Nice…

 

On se rappelle que la SNCM est une compagnie de navigation maritime qui assure les traversées entre la « Gauloisie-continentale » et la Corse, la Sardaigne et l’Afrique du nord. C’est aussi une société à capitaux mixtes qui a régulièrement défrayé la chronique par ses grèves, la dernière s’étant déroulée le 15 juin dernier, les syndicats voulant « marquer » la prise de fonction du nouveau ministre des Transports.

Confrontée à une concurrence directe de Corsica Ferries qui a développé les techniques du « low-cost » pour ouvrir le marché à de nouveaux clients, la SNCM pensait certainement être à l’abri grâce à la délégation de service public dont elle bénéficie au titre de la continuité territoriale.

Mais son modèle est désormais largement en péril.

 

Car le « monopole public » est bousculé depuis 12 ans, par l’arrivée de la concurrence

Originellement, Compagnie générale transméditerranéenne (CGT), la société a été rebaptisée SNCM en 1976, en même temps qu’elle devenait publique (75 % Compagnie générale maritime (CGM) et 25 % SNCF), elle fait partie des 3 opérateurs maritimes sur la liaison Continent/Corse avec la Compagnie Méridionale de Navigation (CMN) et Corsica Ferries (CF) depuis la disparition de la Compagnie Freyssinet (et plus tard la Compagnie Paquet).

Notez que depuis 2011 MobyLine assure des liaisons mais uniquement au départ de l’Italie.

 

Progressivement privatisée en 2005, la SNCM est aujourd’hui une filiale de Véolia.

SNCM : 1969, privatisée en 2006, CA 281 M€, 1.600 salariés, 9 bateaux dont 6 ayant un port d’attache en Corse.

CMN : 1931, Société privée du groupe STEFF, CA 87 M€, 435 salariés, 3 navires.

Corsica Ferries : 1968, société privée (à capitaux suisses), CA 196 M€, 1.200 salariés, 13 navires.

 

À partir des années 1999-2000 la part de marché de la SNCM s’effondre. À cette date, son concurrent Corsica Ferries, qui n’opérait des liaisons sur la Corse qu’au départ de l’Italie, profite de l’ouverture du cabotage maritime pour développer des liaisons au départ de Toulon en mettant en place deux bateaux méga-express assurant trois rotations par jour (ils en sont au quatrième…).

Avec un positionnement low-cost, cette arrivée de la concurrence provoque un changement de la physionomie du trafic et une chute vertigineuse pour la SNCM qui divise par deux son trafic passager, même si les résultats de 2011 montrent une légère amélioration (malgré le désarmement des NGV).

 

L’État a alors mis en place plusieurs plans de sauvetage à mesure que la situation financière de la SNCM se dégradait jusqu’à ce qu’en 2003 la Commission européenne impose des cessions d’actifs, dont une partie de la flotte.

C’est le gouvernement « Vil-pin » qui initie le processus de privatisation avec tout d’abord l’entrée du fonds « Butler » au capital qui provoquera l’épisode fameux du détournement du bateau « Pascal Paoli » par les marins corses du STC avant d’être repris par l’assaut héliporté du GIGN. (Il y en a eu d’autres, moins spectaculaires)

Malgré ces rebondissements, la privatisation sera finalisée aboutissant à la composition actuelle du capital : Veolia Transdev 66 % ; État français 25 % ; Salariés 9 %.

 

Pour les marins CGT, la raison des difficultés de la compagnie est clairement identifiée : ils réclament l’application des lois sociales Gauloises à bord des navires battant pavillon italien de Corsica Ferries.

La réglementation européenne qui s’applique est la suivante : Un pays d’accueil européen peut imposer ses règles sociales aux compagnies maritimes dans le cadre du cabotage. Et en 1999, lorsque la libéralisation des conditions de cabotage a été mise en place, « J’y-sais-Gay-sot », alors ministre des Transports avait fait définir les règles à respecter par les compagnies maritimes (décret n° 99-195 du 16 mars 1999) :

Les membres de l’équipage doivent être des ressortissants d’un État membre.
Un contrat de travail doit être établi avec la durée d’engagement, les éléments constitutifs du salaire, emploi occupé, congés payés, etc.

Les règles en vigueur en matière de durée du travail, de repos et de congés sont celles auxquelles sont soumis les marins embarqués sur les navires battant pavillon français ;
Les marins sont soumis à un SMIC maritime calculé à partir du SMIC « Gaulois » ;
Les marins doivent être couverts par la législation applicable en matière de sécurité sociale de l’un des États membres de l’Union européenne. Les risques maladie-maternité, vieillesse, accident du travail, invalidité et chômage doivent, en tout état de cause, être couverts.

Et depuis 13 ans, Corsica Ferries, qui « cabote » et était visée à l’origine par ce décret, n’a jamais été mis en cause.

 

Mais ce qui pourrait bien déterminer l’avenir de la compagnie c’est la remise en cause de la Délégation de service public toute récente : La SNCM devrait voir une baisse importante de ses subventions de plus de 30 millions d’euros.

En avril dernier, le président du conseil de surveillance de la société (et son fameux « fossoyeur » de dégé, celui qui a planté Air-Lib) a annoncé l’hypothèse d’un plan social de près de 800 personnes, soit la moitié des effectifs.

C’est assurément un coup dur pour son modèle économique qui n’est désormais plus adapté.

 

Il existe en effet une distinction dans l’obligation de service public qui s’applique aux trois opérateurs, SNCM, CMN et Corsica Ferries, pour le transport de fret et de passagers :
Il y a d’une part la délégation de service public uniquement sur la liaison Marseille/Corse introduite en 1976. C’est l’application du concept de continuité territoriale dont le principe est simple « le coût de la traversée maritime pour un insulaire doit être équivalent à celui d’un trajet ferroviaire sur une même distance ».

La DSP bénéficie d’une dotation de l’État (c’est vous qui payez) garantissant ce service public de continuité territoriale entre le continent et la Corse. Ce service est assuré seulement à partir de Marseille par les deux opérateurs historiques : la SNCM et la CMN titulaire de la DSP.

Il y a d’autre part « l’aide sociale » aux passagers, instituée en 2002 en complément de la DSP sur les liaisons à partir des ports de Nice-Toulon/Corse, payée uniquement par le CTC, les « locaux îliens », pas vous donc.

Cette aide est distribuée à toutes les compagnies qui opèrent à partir de Nice et de Toulon avec des conditions d’attribution pour les passagers, soit des familles et résidents Corses, des seniors, des jeunes …

Détail (2010) :

Régime de la DSP : 2.641 traversées, 113 M€ de compensations = 42.787 €/traversée ;

Régime de l’aide sociale : 4.028 traversées, 17 M€ de compensations = 4.220 €/traversée.

(Chiffres extraits de l’avis du 17 février 2012 de « Autorité de la concurrence »)

 

Car, le 7 novembre 2011 la délégation de service public accordée à la SNCM et à la CMN pour la période 2007 à 2013 a été annulée par la Cour d’appel administrative de Marseille, décision invalidée par le Conseil d'Etat hier, au moins jusqu'à fin 2013 (ce qui soulage tout ce beau-monde, puisque l'ATC devait revoir le problème en sa séance du 27 juillet) avec menace dépassée de devoir rembourser quelques dizaines de millions déjà perçus au titre des « services complémentaires ».

Et, le 23 mars 2012, la Collectivité territoriale de Corse réagit, obligée de redéfinir les fondamentaux de la DSP, avec des mesures d’économie que l’on peut résumer ainsi :

– La subvention ne concerne que le fret et le passage voyageurs pour les seuls insulaires avec une emphase particulière sur le fret au détriment du passager (le volume étant fixé à 600.000 contre 1.000.000 actuellement).

– La Collectivité territoriale de Corse ne financerait plus les « services complémentaires » octroyés lors des passages en période de pointe, vacances scolaires, etc.

Mais « l’aide sociale » persiste pour être nettement moins coûteuse.

Ces décisions auront bien sûr un impact financier pour les deux opérateurs principaux.

 

Malgré cela Corsica Ferries continue à gagner de l’argent avec pratiquement 10 fois moins de subventions, grâce à une forte rationalisation de sa flotte, le choix du port de Toulon qui perçoit des taxes plus faibles (et puis les dockers ne s’y mettent pas en grève pour cause de Lune…) et des traversées plus courtes (environ 20 minutes) pour un temps de rotation optimisé (3 A/R par jour avec 2 bateaux) !

 

Autrement dit, Corsica Ferries applique les méthodes du low-cost, c’est-à-dire une intensification de l’utilisation des matériels et une réduction des services annexes.

Il ne s’agit donc pas de dumping social comme l’affirment les marins de la SNCM.

 

D’ailleurs le quotidien « les Échos » en mai 2011 soulignait que : « plus que les écarts sur les coûts salariaux c’est la productivité des marins de la SNCM ainsi que le mille feuilles d’avantages obtenus au fil des ans qui fait la différence ». Et de préciser : « L’entreprise marseillaise (SNCM) doit gérer une cinquantaine de primes et des salaires différents d’un navire à l’autre. »

Sans oublier bien sûr les multiples recours à la grève (47 jours au début 2011).

 

Ce qui reste trop drôle, c’est que dans son étude sur le low-cost aérien, Emmanuel Combe explique que le low-cost aérien se révèle être une source de richesse en élargissant la taille du marché à de nouveaux clients et en générant du pouvoir d’achat pour les passagers.

Et c’est vrai que si Corsica Ferries a d’emblée pris jusqu’aux deux tiers du marché passager sur les traversées d’avec la « Corsica-Bella-Tchi-tchi », c’est surtout en multipliant l’offre, le nombre de passages « cheapest » et le nombre de touristes fréquentant l’Île de Beauté !

Ils étaient 1,95 million en 1992, et par un « prompt renfort » ils sont désormais plus de 3,8 millions/an à « arriver au port » et faire le voyage depuis la « Gauloisie touristique » !

Alors que l’offre stagnait pour la SNCM et ses prix augmentaient…

 

Face à ce mécanisme, le monopole installé a deux attitudes possibles : Une, offensive, qui consiste à ne pas freiner le processus de réallocation d’emplois (c’était le boulot du « spécialiste-expert » : Je vous avais annoncé son échec il y a deux ans maintenant…), et la seconde qui tend à freiner l’arrivée du nouvel entrant.

Dans le cas de la SNCM face à la concurrence de Corsica Ferries, on voit que les pouvoirs publics ont longtemps préservé l’opérateur historique. Mais la décision récente de la Collectivité de revoir les conditions de la DSP montre qu’elle veut désormais tirer aussi profit du low-cost pour ses finances publiques locales : Ce modèle peut donc se révéler une bonne nouvelle aussi pour le contribuable, national d’abord en réduisant la « compensation », mais local aussi en multipliant le service et le nombre de touristes !

 

Du coup, je paye moins cher, je voyage sans les cafards (du temps de ma grand-mère et ces navires infects puant le mazout qui me rendaient malade) ma mère et ma sœur s’offrent parfois des virées pour la journée à Nice depuis Calvi ou Île-Rousse, chose absolument impensable du temps de ma grand-mère, et j’ai des amis qui n’hésitent plus à venir partager en sens inverse l’apéro méridien sur mes plages de Balagne pour la journée !

Que du bonheur et du CA en plus pour les locaux, ceux qui payent aussi leurs impôts locaux sur place, figurez-vous…

Moi, j’adore !

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commentaires

I
<br /> Ce n'est pas tout-à-fait comme ça qu'il faut compter.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le navire repart de Nice une heure plus tard pour être avant midi à Bastia et refère une rotation en milieu d'après midi qui le ramène à Île-Rousse au crépuscule embarquer pour Toulon une<br /> nouvelle flopée de touriste.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Par ailleurs, il ne sert à rien d'arriver à 2 heures du mat à Nice : Les commerçants sont fermés : Je sais, je l'ai fait une fois !<br /> <br /> <br /> Et personne n'attend sur le  port pour embarquer dans l'autre sens à 3 heures du matin.<br /> <br /> <br /> Coups foireux...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Donc il prend son temps et économise en carburant pour un CA supérieur : Faites donc les comptes !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quant à savoir qui tient qui par la barbichette, bé c'est assez simple : La CGT tient les dockers de Marseille et pas ceux ni de Toulon ni de Nice (qui réduit de son côté les rotations pour<br /> nuisances).<br /> <br /> <br /> Elle tient aussi les grosses unitées, mais pas le petites chez la SNCM.<br /> <br /> <br /> En revanche elle est absente sur les navires de Corsica ferries.<br /> <br /> <br /> Quant au marins du STC, ils tiennent les ports de Corse et de Nice et quelques petites unités de la SNCM (mais ils ne sont pas nombreux et leurs NGV ont été désarmés).<br /> <br /> <br /> Tout ce qu'ils veulent, c'est ne pas se lever trop tôt ni se coucher trop tard.<br /> <br /> <br /> Donc les horaires des rotations sont calculés pour leur convenir par Corsica Ferries qui ne sont pas non plus des nains.<br /> <br /> <br /> D'autant que ça tombe bien pour leurs rotations low-cost comme dit ci-avant !<br /> <br /> <br /> Ce qui est compréhensible : les bueraux sont sur le port de Bastia (on ne voit que ça quand on attend que le bateau parte).<br /> <br /> <br /> Ils sont donc "au contact" avec les hommes de quai et procure près de 400 emplois de saisonniers.<br /> <br /> <br /> quant aux marins embarqués, ils sont italiens, loin de tout ça et ne déscende jamais à terre, même pour les manoeuvres !<br /> <br /> <br /> Pas fou...<br /> <br /> <br /> Et les navires sont peints en jaune.<br /> <br /> <br /> Vous savez ce que c'est qu'un "jaune" ?<br /> <br /> <br /> Tout y est dit et ça tient depuis des années comme ça au plus grands profits à la fois des autochtones, des commerçants de l'Île et des élus qui encaisse les impôts locaux et des CCI qui encaisse<br /> le droit de passage sur les billets.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pourquoi voulez-vous qu'ils se fassent plastiqués si tout le monde est content et y retrouve sont compte ?<br /> <br /> <br /> Alors qu'à la SNCM, ils n'ont encore rien compris, même quand il s'agit d'embaucher du marin local : D'où les gr_ves et contre-grèves, voire des attentats et de la piraterie au large...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Que voulez-vous, le "dégé en chef", il vient de Toulouse : Il ne peut pas savoir et le siège de Véolia est à Paris alors que celui de la SNCM est à Marseille : Pieds et poings liés dans leurs<br /> schémas létaux !<br />
J
<br /> J'ai la confirmation! Filiale de Veolia (donc la voile car c'est la même racine ...) et implication du fond Butler (personnage principal de Autant en emporte le vent tenu par Clark Gable) ...<br /> <br /> <br /> Si je comprends bien, c'est la CGT qui tient la SNCM (ex-CGT)?<br /> <br /> <br /> Mais pourquoi donc le Syndicat des "travailleurs" Corses n'envisage-t-il pas de torpiller les bateaux de Corsica Ferries? Poser de la dynamite, c'est un truc qu'ils savent très bien faire!<br />
J
<br /> Votre bateau, vous êtes sûr qu'il a un moteur et que ça n'est pas une galère? Des fois qu'ils demanderaient aux passagers de ramer pour le faire avancer ... Parce que, 10 heures de mer pour 153<br /> km, pas de doute possible : c'est à la rame ou à la voile! Et encore ... La voile, c'est 5 heures de mer pas plus!<br /> <br /> <br /> Les marins (corses?) de la SNCM ont trouvé le bon filon : faire travailler les passagers en les faisant payer tandis que, eux, ne font rien tout en étant payés! <br />
N
<br /> Bonjour I-Cube<br /> <br /> <br /> Alors profite bien de cette traversée pour aller retrouver les tiens dans ton petit coin de paradis !<br /> <br /> <br /> bonne journée<br /> <br /> <br /> bisous<br />
I
<br /> <br /> Pas de problème : J'essairai en plus de penser à toi pour que le paradis soit parfait !<br /> <br /> <br /> En attendant, je te laisse un chapite par jour du tome II du roman "Au nom du père".<br /> <br /> <br /> Comme ça, tu pourras voir tout ce qu'un fisl peut faire pour la mémoire de son père...<br /> <br /> <br /> Bonne vacances à toi aussi !<br /> <br /> <br /> Bises<br /> <br /> <br /> <br />