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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 05:04

Ou le gaspi Étatique à 50 milliards d'euros annuels…

 

D'abord, au cours du dernier quinquennat, elle constate que contrairement au mythe savamment entretenu par la « bande à Bling-bling », le chômage a bien plus augmenté chez nous que chez ses voisins européens.

 

Deux raisons à cela : D’une part l'absence de recours au chômage partiel (question tabou chez les « syndicats » de salariés), mais surtout, d’autre part, l'existence d'inégalités criantes en mon pays d’égalité (bien plus que chez ses voisins) entre ceux qui ont un emploi stable et protégé et les dizaines de milliers de salariés à la précarité subie (plus nombreux encore que chez nos voisins européens) malgré tout ce qu’on en dit des modèles mis en comparaison !

Le mythe de l'égalité de traitement de tous les salariés s'effondre une nouvelle fois rien qu’à la lecture dudit rapport.

Et j’en entends encore qui gueulent pour avoir des « droits égaux », en terme de mariage ou d’adoption : Voilà bien qui me fait rigoler, dans la mesure où l’on cache bien pire !

Le droit de vivre de son travail, droit fondamental inscrit dans le préambule de notre constitution pour y intégrer celui de 1946, est bafoué tous les jours depuis des décennies, mais personne n’en parle, personne ne manifeste : On préfère faire les gorges chaudes des pro et anti « LGBT » !

Ça au moins, c’est « démocratique »…

 

Ensuite, surprise-surprise et gros gag, le régime d'assurance chômage, lourdement déficitaire (endettement de 9 milliards en 2009, prévu à 18,5 milliards en 2013) est dû pour plus d’un milliard à raison de seulement 3 % des salariés indemnisés … les intermittents du spectacle !

Qui vient dîner ce soir ?

Ce n’est pas « Valy » mais les saltimbanques de « l’exception culturelle ».

Et tout le monde approuve et applaudit !

Personnellement, j’admire.

L’étendue du racket auquel il n’est bien entendu pas question de mettre fin : Ils sont trop drôles, finalement.

 

Mais tout cela n’est que broutille à côté du reste, plus « technique ».

Concernant les dispositifs d'aide au retour à l'emploi, le plus simple est de citer in extenso la Cour des Comptes :

La « Gauloisie-laborieuse » … « a abordé la crise avec des instruments de politique de l’emploi parfois obsolètes, dont l’efficacité s’est révélée décevante. Les évolutions apportées en 2009 à l’indemnisation du chômage partiel […] n’ont pas permis une mobilisation satisfaisante pendant la crise. Cette faible mobilisation du chômage partiel s’explique par une modernisation trop tardive du dispositif au regard de la conjoncture, par sa complexité et par son caractère financièrement peu attractif pour les entreprises.

Utilisés (chez nous) alors qu’ils ont quasiment disparu dans les autres pays, les contrats aidés, particulièrement ceux du secteur non-marchand, n’ont pas permis par ailleurs d’obtenir des résultats satisfaisants en termes d’insertion durable dans l’emploi. Ces résultats médiocres tiennent à un ciblage défaillant, des durées de contrat trop courtes et un accompagnement insuffisant des bénéficiaires. »

Comme cela est-il si joliment dit : Les « sachants » ?

Des incapables, incompétents voire même dangereux !

Mais eux ne risquent de perdre leur emploi… pour être « reclassés-à-vie » !

 

Autre gros gag : Les 31 milliards annuels de la Formation Professionnelle ont d'après la Cour des Comptes « tendance à reproduire, voire amplifier, les inégalités engendrées par le fonctionnement du marché du travail, la formation bénéficiant plus aux salariés déjà les mieux formés ».

Exactement l’inverse de ce pour quoi ça avait été inventé !

Vive la République « égalitaire »…

Notez que Coluche nous les disait déjà il y a plusieurs décennies : « Nous sommes tous égaux ; mais certains plus que d’autres ! »

Bref, silence dans les rangs, ça ne doit pas faire scandale : 31 milliards, après tout ce n’est rien, n’est-ce pas ?

 

Par ailleurs, en prennent pour leur compte les Conseils Régionaux, les partenaires sociaux, ainsi que leurs opérateurs (« Paul-en-ploie », OPCA, etc.), qui « se superposent sans véritable coordination ».

On a l’habitude d’empiler les « comités-Théodule » pour toujours de meilleures performances globales et plus « productives », mais … « cette multiplicité de centres de décision ne facilite pas la mise en place de politiques ciblées du marché du travail. Les réflexions actuelles sur la décentralisation doivent prendre en compte la nécessité d’une simplification radicale de ce dispositif complexe. »

Avertissement sans frais … Pour le moment !

Car, et autrement dit, ils se marchent sur les pieds à s’en faire des crocs-en-jambe !

Un des exemples de ratage les plus flagrants étant celui du « fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) créé en 2009 avec de fortes ambitions, ses résultats demeurent en-deçà des attentes initiales : la disproportion entre ses engagements, ses paiements et ses réalisations certifiées souligne la fragilité du dispositif ».

 

La conclusion de la Cour des Comptes est donc sans appel, elle « souligne les faiblesses du dispositif (gaulois) d’intervention en faveur du marché du travail. Souvent anciennes, elles ont été accentuées par la crise intervenue en 2008. De ce fait, et en dépit des réformes nombreuses conduites au cours des dernières années, ce dispositif reste largement inadapté à un contexte de chômage durablement élevé. La Cour estime devoir alerter l’ensemble des acteurs concernés – État, régions, partenaires sociaux – et souligne la nécessité d’une inflexion dans la conduite des politiques en faveur du marché du travail. ».

On ne peut être plus clair : Mais Monsieur le ministre préfère « copiter » « Fifi le 1er » !

Plus guignol que ça, ce n’est pas facile.

 

Bref, le portrait des politiques de l'emploi en mon pays pourrait se résumer aux mots-clés suivants : Inégalité absolue, inefficacité structurelle, avenir très compromis.

 

L'équation reste pourtant simple (solde budgétaire = recettes – dépenses), n’est pas encore découverte par tous ceux qui nous gouvernent après 38 ans de déficits budgétaires, alors qu’elle s'applique également à l'assurance-chômage.

Lorsque le chômage augmente, il y a d'une part plus de personnes à indemniser soit plus de dépenses, et d'autre part moins de cotisants soit moins de recettes.

Déjà endettée l'Unedic verrait son endettement croître de plus d'un tiers en 2013 selon des prévisions – pas si pessimistes que ça – sans que cela semble émouvoir des ministres prompts à mettre en œuvre des politiques obsolètes de lutte contre un chômage dont leurs décisions sont les principales causes.

Ils se félicitent d’ailleurs que le chômage n’est pas tant augmenté que ça au mois de décembre dernier : C’est dire s’ils sont « bons ».

Alors qu’ils n’y sont pour rien !

 

Le « soce-propre sur lui » de premier-président de la vénérable institution résume : « Une telle tendance apparaît insoutenable », en demandant aux partenaires sociaux, qui doivent négocier une nouvelle convention d'assurance-chômage en 2013, de prendre des mesures correctrices.

 

Il ne fait pas de doute pour la Cour que ces mesures doivent d'abord concerner des économies sur l'indemnisation. « Si le régime a bien joué son rôle de maintien du revenu des demandeurs d'emploi, il voit désormais son efficacité se dégrader et son équité se fragiliser », estiment les rapporteurs.

Dans la ligne de mire, les règles d'indemnisation, jugées particulièrement généreuses en comparaison avec les autres États européens.

La « Gauloisie sociale »« figure parmi les pays d'Europe offrant l'un des accès les plus ouverts à l'indemnisation du chômage », précise ainsi le rapport.

Il suffit, par exemple, « d'avoir travaillé quatre mois sur une période de référence pouvant aller jusqu'à vingt-huit mois pour pouvoir être indemnisé. »

Et la durée d'indemnisation peut aller jusqu'à deux ans pour un chômeur de moins de 50 ans.

« Des seuils parmi les plus généreux d'Europe »…

 

Mais, mais, mais … Si le rôle de maintien des revenus des chômeurs est bien rempli jusqu'à présent par l'Unedic, très généreuse, les chômeurs touchent donc presque autant lorsqu'ils perdent leur emploi, potentiellement pendant longtemps, même s'ils ne l'ont pas exercé longtemps.

« Il faut donc réduire le niveau d'indemnisation, à commencer par celui de ceux qui cotisent le plus. L'actuelle indemnisation généreuse manquerait d'équité », selon la Cour des Comptes.

Notre système « couvre les salariés les plus précaires, mais réserve aussi le plus haut niveau de protection aux salariés les mieux insérés dans l'emploi », estime la Cour, qui pointe justement dans son rapport l'iniquité de l'ensemble des politiques de l'emploi, souvent plus favorables aux personnes les plus proches de l'emploi au détriment des jeunes et des précaires qui ont nettement plus pâti de la crise.

 

Car la haute-juridiction constate d’un côté que, les indemnités chômage sont, de surcroît, insuffisamment dégressives. Ainsi, un salarié Gaulois « qui touche le salaire moyen, soit environ 2.000 euros, bénéficiera d'un taux de remplacement, toutes prestations sociales confondues, de 66,4 % de son salaire, un niveau inférieur à celui d'un salarié gagnant 4.000 euros (68,3 %) !

Or, dans la plupart des autres pays européens, le taux de remplacement est plus faible pour les salaires les plus élevés.

De plus, l'indemnité maximum peut aller jusqu'à 6.161,29 euros par mois, un record absolu en Europe, ce qui « pose question en terme d'équité ».

D’après les rapporteurs, il serait plus équitable de mieux indemniser les pauvres et les précaires, qui cotisent peu et sur des périodes courtes, et pour ce faire de moins bien indemniser ceux qui avaient un salaire élevé et ont beaucoup cotisé.

À lire ce genre d’ânerie, je me demande encore pour quelle bonne raison je devrais cotiser …

Y’en a vraiment qui marchent sur la tête à triturer des chiffres à qui ils font dire n’importe quoi et son contraire…

 

Car la morale « altruiste » s'étend encore un peu plus : L'équité change tout d’un coup de sens et passe d'une logique où les hauts salaires amènent de hautes cotisations qui donnent droit à de hautes indemnisations à une logique où les hauts salaires cotisent plus pour toucher seulement un peu moins, au bénéfice de ceux qui cotisent moins et qui toucheront plus.

Une belle définition de l'équité qui accompagne une évolution sans le dire de l'objectif de l'Unedic : Une nouvelle œuvre de redistribution forcée fondée sur le besoin et non sur la contribution !

Autrement dit, un grand coup de pied dans le « principe d’égalité des droits » qu’on veut nous imposer par ailleurs urbi et orbi.

Moi, j’admire la rhétorique : Permettez-moi, svp.

Mais ce n’est pas tout : On va y venir.

 

Pour ne rien arranger, « Paul-en-ploie » absorbé dans sa fusion, a été inefficace pour favoriser le retour à l'emploi, et donc faire baisser les indemnités à verser : « La crise est intervenue sans qu'une réflexion suffisante ait pu être entreprise sur les moyens propres à accélérer la vitesse de reclassement des demandeurs d'emploi », résume diplomatiquement la Cour en notant toutefois que l'organisme prévoit désormais de concentrer ses efforts sur l'accompagnement des chômeurs qui en ont le plus besoin.

Il était temps d’y penser, effectivement…

Mais comme ils ne savent pas faire, ils sous-traitent les cas « compliqués » à raison de 700 euros par trimestre !

Le bel aveu d’incompétence.

 

Par ailleurs, et c’est là que je me marre après le laïus sur les montants d’indemnisation, on y apprend que la part des chômeurs indemnisés est ainsi passée de 48,5 %, en 2009, à 44,8 % en 2011, même si le chiffre est contesté par l'Unedic dans sa réponse, qui s'appuie sur une autre définition !

« Le développement de l'activité réduite des chômeurs a pu également être favorisé par la possibilité de cumuler l'indemnité chômage avec un salaire », estime la Cour.

 

« Paul-en-ploie » est inefficace, ce qui est d'autant plus gênant que le nombre de chômeurs augmente sans cesse et pour longtemps et que les chômeurs eux-mêmes sont relativement de moins en moins nombreux à être indemnisés – sans que l'Unedic ne parvienne à l'équilibre pour autant.

Les chômeurs – un peu plus de trois millions – apprécieront d'apprendre qu'ils ne trouvent pas d'emploi non seulement parce qu'il y en a de moins en moins, mais aussi parce que « Paul-en-ploie » met « mal l'offre en face de la demande ».

Encore un bel aveu d’incompétence…

Mais notez que finalement, plus il y a de chômeurs, moins ils sont nombreux à être indemnisés : Une source d’équilibre ?

Pas du tout, puisque selon la Cour, on en reste à un schéma d’assurance qui indemnise au lieu de trépasser à un « bidule » qui réparti la « pénurie pour tous ».

Je vous le dis : Pour quelle bonne raison devrais-je m’assurer (cher) contre un risque qui ne m’assure pas à hauteur de mes espérances ?

Une balle dans le pied ?

 

Enfin, d’après la Cour, le système de minima sociaux (le RSA, revenu de solidarité active, et l'ASS, allocation spécifique de solidarité) est mal articulé avec l'assurance-chômage et est trop complexe pour les chômeurs : « Ce système peut conduire à des ruptures de prise en charge des demandeurs d'emploi », relève le rapport, en notant que plus de 600.000 demandeurs d'emploi ne touchaient ni assurance-chômage, ni minima sociaux en 2010.

Le gros gag, vous dis-je : Tu prends 3 millions de chômeur, tu en indemnises 1,344 millions, tu en jettes 744.000 dans les minimums sociaux et tu en laisses 20 % sans ressource !

Magnifique politique de retour l’emploi, effectivement !

 

La Cour se demande s'il ne serait pas possible de prévoir un système simplifié avec « un socle constitué de la prestation de solidarité auquel viendrait s'ajouter (...), pour une durée variable, une prestation d'assurance », versée par l'Unedic.

Une idée « séduisante en première analyse », estime le ministre du travail et de l'emploi (celui qui crie qu’on est « en faillite totale »), dans la réponse qu'il a adressée à la Cour.

L'Unedic, jalouse de son indépendance, est nettement plus réservée, parlant de « dispositifs aux logiques différentes ».

Et de pré-carré réservé ?

 

L'idée de la Cour des Comptes est donc de mieux articuler minimas sociaux et assurance-chômage, en assumant le caractère hybride entre un modèle bismarckien où les cotisations proportionnelles au salaire permettent une indemnisation compensant proportionnellement la perte de revenus et un modèle beveridgien où chacun, cotisant ou non, a droit à une allocation forfaitisée.

Notez qu’entre Bismarck et Lord Beveridge, aucun des deux n’émargeait chez les marxiste, loin, très loin de là : Même Thatcher aurait pu passer pour une affreuse « gôchiste-alter-machin » à côté de l’un ou de l’autre…

 

L'Unedic ne semble pas conquise : Du haut de ses déficits annuels croissants, elle revendique le « droit de réaliser des pertes », sans que soit envisagée un instant la possibilité de mettre en place une assurance-chômage privée, ni un retour à l’équilibre, donc.

Pourtant, dans la mesure où des minimas sociaux existent, l'assurance-chômage peut difficilement être défendue comme une nécessité ; elle pourrait être mise en œuvre par le privé avec une souscription facultative.

L'idée qu'un organisme privé puisse réaliser des profits là où un organisme public réalise des pertes est malheureusement insupportable aux étatistes convaincus, au moins aussi insupportable que l'idée qu'on puisse souscrire volontairement à une assurance de son choix.

Donc, on continuera à avoir un régime pour les « esclaves-salariés » à la dérive, alors que les deux régimes d’assurance-chômage, au choix, à l’intention des « mandataires sociaux et patrons d’entreprises », prospèrent tranquillement.

J’en suis d’autant plus marri, c’est que quand on monte une entreprise, la dernière chose qui vient à l’esprit, c’est de s’assurer contre ses échecs futurs : Tout le contraire de l’esprit entrepreneurial !

 

Heureusement pour tout le monde, la croissance continue du nombre de chômeurs fera bientôt oublier les erreurs de gestion d'aujourd'hui, et les déficits actuels à 9 chiffres paraîtront ridicules d'ici quelques années – quand la réalité donnera une nouvelle fois tort aux adversaires d'une réduction de la dépense publique.

Les organismes publics se battront pour défendre un bilan moins mauvais que celui du voisin et pourront unanimement pointer du doigt la cause principale de leurs difficultés – la baisse du nombre de cotisants – portant sur leurs épaules un système de retraite par répartition digne des plus grandes escroqueries, une assurance-chômage et des minimas sociaux mal conçus, une assurance-maladie qui commence à coûter de plus en plus cher pour quelque chose de quasi-gratuit.

Nous y reviendrons demain…

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commentaires

I-Cube 31/01/2013 12:53


Ds informations et précisions guère réjouissantes, Monsieur l'ex de "l'âne-pé-heu" !


Mais on sait pour avoir circulé sur le terrain, par ailleurs.


 


Le chômage de masse, comme on l'atteint actuellement est un cancer à métastases : L'inactif doit quand même vivre.


Il le fait dans une économie parallèle, qui ne cotise pas, qui ne paye pas de taxe ni d'impôt et de plus en plus facilement.


En réaction, les "forces de progrès" socialistes sont dans l'obligation de renforcer un "Etat-gendrame" répressif de plus en plus omnipotent et arbitraire.


Vivre des "ses rentes" devenant illégal au plus haut point, plus aucune justification ne devient possible de rester "inactif".


On finira par imposer les "areliers généraux" accélérant la faillite de tout le système.


 


Et plus personne n'aura la liberté de vivre même en bohème.


La fin d'une démocratie : Ce ne sera plus un cancer, mais carrément le sida !

Jacques Heurtault 31/01/2013 12:11


Je me prononce clairement pour le rejet de "l'assurance chômage" et son remplacement par un régime de solidarité qui deviendrait la cinquième branche ( à moins que ce ne soit la sixième?) de la
Sécurité Sociale ...


Cela donne donc : un même pourcentage de prélèvement sur la totalité des revenus, quelquesoit leurs origines, leurs montants (y compris le livret A de la Caisse d'Epargne!) ... et une allocation
servie selon des critères d'exposition constatée (par exemple, une clause prévoyant le remboursement des emprunts immobiliers pendant un an ...).


Dans tous les cas, la durée d'indemnisation ne doit JAMAIS dépasser UN AN ... La victime du chômage dispose donc d'une année pour se retourner. C'est suffisant lorsque les choses sont conduites
avec dynamisme! Le problème, c'est que Pôle Emploi est absolument incapable de faire face à cette mission de base! Non seulement, les inscrits ne peuvent être reçus "en suivi" avant le quatrième
mois d'inscription mais, bien pire, ils ne peuvent pas s'inscrire s'ils sont "en préavis" et encore moins s'ils sont "en recherche d'emploi mais pourvus d'un emploi!

I-Cube 31/01/2013 08:09


Ce qui n'est pas faux, Monsieur mon Conseiller omnipotent, si vous visez nos "sachants" (y compris ce'ux de la Cour des comptes) et autres élus indemnisés (syndicaux ou politiques) !


 


Maintenant, un fonctionnaire cotise (pas beaucoup) au nom de la "solidarité" bien comprise (comme d'un alibi) auX régimes généraux (et généreux).


Et leur propos n'est pas tant de "critiquer", mais d'appuyer là où ça fait mal, à savoir le gaspi invraisemblable de l'usine à gaz de l'Unedic et autres décourverts à marée-base.


 


Personnellement, je m'en amuse très fort de mon côté : J'ai commencé ma carrière professionnel (à la sortie du service militaire où je me suis fait jeté pour "mauvais esprit") commechômeur
inscrit non-indemnisé.


A la fois trop jeune et trop vieux pour rentrer dans aucun système d'aide.


J'ai ensuite cotisé un maximum asses bêtement pour finir par être indemnisé 3 mois durant et pas plus, puis plus jamais pour une raison qui m'échappe : Largement perdant à ce jeu-là.


Depuis, effectivement, je ne cotise plus à rien et ne m'en porte pas plus mal !


C'est un choix, un peu imposé par les circonstances, quand j'ai pu découvrir que c'était le seul qui me permettait de survivre avec charge de famille.


Mais je conçois qu'on puisse faire d'autres choix, naturellement...

Jacques Heurtault 30/01/2013 23:53


Je fais remarquer, non sans quelque délectation, que ceux qui se permettent de critiquer le régime d'assurance chômage (qui est loin de me satisfaire!) actuellement en vigueur sont des gens qui
ne sont en aucune manière exposé au risque de chômage et qui ne cotisent d'ailleurs pas!


En outre, les mêms sont, sauf erreur ou ommission, TRES TRES bien payés! Je me suis laéissé dire autour de 7.000 euros par mois pour un simple conseiller ...

I-Cube 29/01/2013 19:47


Ouis Vladimir, mais ça va mieux en le disant !


 


Note quand même que plus ça va, et plus le ton et les constats sont virulents...


Au moins, on ne pourra pas dire que nous n'étions pas prévenus !