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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 04:17

Affaires jointes C80/11 et C142/11 ; arrêt du 21 juin 2012,

 

C’est pour Inco, ne vous affolez pas !

 

« ayant pour objet des demandes de décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduites par le Baranya Megyei Bíróság (Hongrie) et le Jász-Nagykun-Szolnok Megyei Bíróság (Hongrie), par décisions des 9 février et 9 mars 2011, parvenues à la Cour les 22 février et 23 mars 2011, dans les procédures

Mahagében kft

contre

Nemzeti Adó- és Vámhivatal Dél-dunántúli Regionális Adó Főigazgatósága (C-80/11),

et

Péter Dávid

contre

Nemzeti Adó- és Vámhivatal Észak-alföldi Regionális Adó Főigazgatósága (C-142/11),

 

LA COUR (troisième chambre),

 

composée de M. K. Lenaerts, président de chambre, MM. J. Malenovský, E. Juhász, G. Arestis et T. von Danwitz (rapporteur), juges,

avocat général : M. P. Mengozzi,

greffier : Mme C. Strömholm, administrateur,

 

vu la procédure écrite et à la suite de l’audience du 15 mars 2012,

 

considérant les observations présentées :

 

        pour le gouvernement hongrois, par M. M. Fehér ainsi que par Mmes K. Szíjjártó et K. Veres, en qualité d’agents,

        pour le gouvernement espagnol, par Mme S. Centeno Huerta, en qualité d’agent,

        pour le gouvernement du Royaume-Uni, par M. P. Moser, barrister,

        pour la Commission européenne, par MM. V. Bottka et A. Sipos ainsi que par Mme C. Soulay, en qualité d’agents,

 

vu la décision prise, l’avocat général entendu, de juger l’affaire sans conclusions,

 

rend le présent

 

Arrêt :

 

1 – Les demandes de décision préjudicielle portent sur l’interprétation de la sixième directive 77/388/CEE du Conseil, du 17 mai 1977, en matière d’harmonisation des législations des États membres relatives aux taxes sur le chiffre d’affaires – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée : assiette uniforme (JO L 145, p. 1), telle que modifiée par la directive 2001/115/CE du Conseil, du 20 décembre 2001 (JO 2002, L 15, p. 24, ci-après la « sixième directive »), et de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée (JO L 347, p. 1).

 

2 – Ces demandes ont été présentées dans le cadre de deux litiges opposant, d’une part, Mahagében kft (ci-après «Mahagében») à la Nemzeti Adó- és Vámhivatal Dél-dunántúli Regionális Adó Főigazgatósága (direction régionale des impôts de Dél-Dunántúl) et, d’autre part, M. Dávid à la Nemzeti Adó- és Vámhivatal Észak-alföldi Regionális Adó Főigazgatósága (direction régionale des impôts de l’Észak-Alföld), au sujet du refus de l’administration fiscale d’admettre le droit de déduire la taxe sur la valeur ajoutée (ci-après la « TVA ») acquittée en amont sur des opérations considérées comme suspectes.

 

3 – La directive 2006/112 a, conformément à ses articles 411 et 413, abrogé et remplacé, à compter du 1er janvier 2007, la législation de l’Union en matière de TVA, notamment la sixième directive. Selon les considérants 1 et 3 de la directive 2006/112, la refonte de la sixième directive était nécessaire afin de présenter toutes les dispositions applicables de façon claire et rationnelle dans une structure et une rédaction remaniées sans apporter, en principe, de changements de fond. Les dispositions de la directive 2006/112 sont ainsi, en substance, identiques aux dispositions correspondantes de la sixième directive.

 

4 – L’article 2, paragraphe 1, sous a) et c), de la directive 2006/112, qui reprend, en substance, les termes de l’article 2, point 1, de la sixième directive, soumet à la TVA les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux sur le territoire d’un État membre par un assujetti agissant en tant que tel.

 

5 – Aux termes de l’article 167 de la directive 2006/112, libellé en des termes identiques à l’article 17, paragraphe 1, de la sixième directive, « [l]e droit à déduction prend naissance au moment où la taxe déductible devient exigible ».

 

6 – L’article 168, sous a), de la directive 2006/112, qui reprend, en substance, les termes de l’article 17, paragraphe 2, sous a), de la sixième directive, dans sa rédaction résultant de l’article 28 septies, point 1, de cette dernière directive, dispose :

« Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de ses opérations taxées, l’assujetti a le droit, dans l’État membre dans lequel il effectue ces opérations, de déduire du montant de la taxe dont il est redevable les montants suivants :

a) – La TVA due ou acquittée dans cet État membre pour les biens qui lui sont ou lui seront livrés et pour les services qui lui sont ou lui seront fournis par un autre assujetti ».

 

7 – L’article 178 de la directive 2006/112, figurant au chapitre 4, intitulé « Modalités d’exercice du droit à déduction », du titre X de cette directive, prévoit :

« Pour pouvoir exercer le droit à déduction, l’assujetti doit remplir les conditions suivantes :

a) – pour la déduction visée à l’article 168, point a), en ce qui concerne les livraisons de biens et les prestations de services, détenir une facture établie conformément aux articles 220 à 236 et aux articles 238, 239 et 240 ;

[...] »

 

8 – Cette disposition correspond à l’article 18, paragraphe 1, sous a), de la sixième directive, dans sa rédaction résultant de l’article 28 septies, point 2, de cette directive, qui renvoie aux exigences de l’article 22, paragraphe 3, de ladite directive, dans sa rédaction résultant de l’article 28 nonies de celle-ci.

 

9 – Aux termes de l’article 220, point 1, de la directive 2006/112, qui reprend, en substance, les termes de l’article 22, paragraphe 3, sous a), de la sixième directive, dans sa rédaction résultant de l’article 28 nonies de cette dernière directive, tout assujetti doit s’assurer qu’une facture est émise, par lui-même, par l’acquéreur ou le preneur ou, en son nom et pour son compte, par un tiers, pour les livraisons de biens ou les prestations de services qu’il effectue pour un autre assujetti ou pour une personne morale non assujettie.

 

10 – L’article 226 de la directive 2006/112 reprend, en substance, les termes de l’article 22, paragraphe 3, sous b), de la sixième directive, dans sa rédaction résultant de l’article 28 nonies de cette dernière directive, et énumère les mentions qui, sans préjudice des dispositions particulières prévues par la directive 2006/112, doivent seules figurer obligatoirement, aux fins de la TVA, sur les factures émises en application des dispositions des articles 220 et 221 de cette directive.

 

11 – L’article 273 de la directive 2006/112, qui est libellé en des termes en substance identiques à ceux de l’article 22, paragraphe 8, de la sixième directive, dans sa rédaction résultant de l’article 28 nonies de cette dernière directive, dispose :

« Les États membres peuvent prévoir d’autres obligations qu’ils jugeraient nécessaires pour assurer l’exacte perception de la TVA et pour éviter la fraude, sous réserve du respect de l’égalité de traitement des opérations intérieures et des opérations effectuées entre États membres par des assujettis, et à condition que ces obligations ne donnent pas lieu dans les échanges entre les États membres à des formalités liées au passage d’une frontière.

La faculté prévue au premier alinéa ne peut être utilisée pour imposer des obligations de facturation supplémentaires à celles fixées au chapitre 3. »

 

(…)

 

Par ces motifs, la Cour (troisième chambre) dit pour droit :

 

1) – Les articles 167, 168, sous a), 178, sous a), 220, point 1, et 226 de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une pratique nationale en vertu de laquelle l’autorité fiscale refuse à un assujetti le droit de déduire du montant de la taxe sur la valeur ajoutée dont il est redevable le montant de la taxe due ou acquittée pour les services qui lui ont été fournis, au motif que l’émetteur de la facture afférente à ces services, ou l’un de ses prestataires, a commis des irrégularités, sans que cette autorité établisse, au vu d’éléments objectifs, que l’assujetti concerné savait ou aurait dû savoir que l’opération invoquée pour fonder le droit à déduction était impliquée dans une fraude commise par ledit émetteur ou un autre opérateur intervenant en amont dans la chaîne de prestations.

 

2) – Les articles 167, 168, sous a), 178, sous a), et 273 de la directive 2006/112 doivent être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une pratique nationale en vertu de laquelle l’autorité fiscale refuse le droit à déduction au motif que l’assujetti ne s’est pas assuré que l’émetteur de la facture afférente aux biens au titre desquels l’exercice du droit à déduction est demandé avait la qualité d’assujetti, qu’il disposait des biens en cause et était en mesure de les livrer et qu’il avait rempli ses obligations de déclaration et de paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, ou au motif que ledit assujetti ne dispose pas, en plus de ladite facture, d’autres documents de nature à démontrer que lesdites circonstances sont réunies, bien que les conditions matérielles et formelles prévues par la directive 2006/112 pour l’exercice du droit à déduction soient réunies et que l’assujetti ne disposât pas d’indices justifiant de soupçonner l’existence d’irrégularités ou de fraude dans la sphère dudit émetteur. »

 

Du caviar !

(Je vous ai passé les références jurisprudentielles citées par la Cour, de toute façon pour la plupart, elles ne sont pas encore publiées au Recueil).

 

Et peut-être la fin d’un cauchemar pour les « importateurs » intra-européens, tel que nos administrations fiscales demandent justement des documents inimaginables prouvant que l’assujetti est certain qu’il n’y a aucune fraude à la TVA-amont et payée, pour en admettre … la déduction !

 

Car derrière ce verbiage « à l’anglo-saxonne », il est tout simplement affirmé qu’à moins que l'assujetti ne sache qu'une fraude était en jeu dans le processus de facturation, il conserve le droit de déduire la TVA d'une facture acquittée.

En « Gauloisie fiscaliste », comme dans d'autres pays membres, le assujettis doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour s'assurer de la régularité des opérations génératrices de la TVA, et notamment s'assurer de la validité du numéro de TVA intracommunautaire du cocontractant.

 

Toutefois, rappelons que notre Conseil d'État avait estimé en février 2011 qu'un assujetti, qui ne dispose pas d'éléments lui permettant de soupçonner l'existence d'une fraude, ne peut pas voir son droit à exonération de TVA remis en cause au seul motif qu'il n'avait pas vérifié le numéro d'identification à la TVA de l'acquéreur.

 

La Cour de justice de l'Union européenne, dans ces deux affaires jointes (Aff. n°C-80/11 et C-142/11) du 21 juin 2012, estime que « cette déduction doit être refusée si l'assujetti savait ou aurait dû savoir que l'opération invoquée pour fonder le droit à déduction était impliquée dans une fraude ».

 

Si les États membres peuvent refuser le bénéfice du droit à déduction seulement s'il est établi, au vu d'éléments objectifs, que le droit à déduction de la TVA est invoqué frauduleusement ou abusivement, mais à la condition que l'autorité fiscale prouve que l'assujetti était ou aurait dû être au courant de l'existence d'une telle fraude.

En revanche, un État ne peut plus refuser à un assujetti son droit de déduire la TVA acquittée, en raison des irrégularités commises par l'émetteur de la facture sur la base de laquelle la déduction est demandée, s'il ne prouve pas que « l'assujetti avait ou aurait dû avoir connaissance d'une fraude commise en amont dans la chaîne de prestations » (raisonnement a contrario).

De même, le droit à déduction ne peut être refusé au motif que « l'assujetti, ne disposant pas d'indices permettant de soupçonner l'existence d'irrégularités ou de fraude, ne s'est pas assuré que son partenaire commercial respectait ses obligations légales, notamment, en matière de TVA », ou au motif que « l'assujetti ne dispose pas, outre la facture, d'autres documents de nature à démontrer la régularité du comportement de son partenaire commercial ».

 

Bref, désormais, on est enfin présumé innocent de fraude … jusqu’à preuve du contraire !

Il était temps…

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commentaires

I-Cube 10/07/2012 08:16


Tout-à-fait d'accord !


Un "arrêt" dit la loi.


Un avis, en général on en tient compte pour éviter de violer la loi...

Jacques Heurtault 10/07/2012 00:27


On est instamment prié de ne pas confondre un avis du Conseil d'Etat et un arrêt du même Conseil d'Etat. L'avis n'est qu'un avis ... Celui qui le reçoit a le droit de le mettre "à la poubelle"
... L'arrêt du Conseil d'Etat, qu'il soit pris en procédure d'appel ou en procédure de cassation, s'impose aux structures qui obéissent au droit administratif.

I-Cube 09/07/2012 13:20


Oui en effet, par exemple : Mais là, il s'agissait aussi de dire quels étaient les délais de recours contre une décision illégale !


Sur ce coup-là, le CE a été très imaginatif, parce que s'appuyant sur une directive et ses motifs : Un coup de génie des "sages" !


Mais pouvait-il en être autrement ?


 


Pour un énarque, note quand même que quand il tue une entreprise, même par inadvertance, il estime que la nature ayant horreur du vide, sa place sera occupée tôt ou tard par une autre : Donc, pas
de perte pour "l'intérêt général" !


 


Notre problème aujourd'hui avec la crise et "l'immobilisme" que tu dépeinds ce week-end sur ton blog (j'ai vraiment bien aimé ton dernier post : Un langage qu'on aurait dû entendre, effectivement
et depuis au moins 5 ans : Souviens toi, quand "Fifi-le-déchu" a commencé à en parler, il s'est pris une volée de bois-vert), c'est qu'on n'est pas bien sûr qu'il y ait encore de la ressource
pour assurer la continuité en cas d'erreur d'un énarque inconnu.


 


On est vraiment sur le fil du rasoir : On ne peut plus se permettre le moindre écart, même "juridique" !


C'est d'ailleurs ce qui va faire exploser "le système" à un moment ou à un autre...

Incognitototo 09/07/2012 12:58


Remarque 6 ans pour appliquer le droit, c'est un record de rapidité ... Rappelle-toi l'affaire "Alitalia" qui a duré (de mémoire) 15 ans pour que l'administration fiscale se décide, enfin,
à appliquer l'avis du Conseil d'État.
Oui, tu as parfaitement raison, l'insécurité juridique (pas seulement fiscale d'ailleurs, voir récemment l'affaire sur le harcèlement) est un grand mal français, dont nos politiques ne mesurent
pas du tout les conséquences mortifères pour les entreprises.

I-Cube 09/07/2012 09:55


@ Jacques : C'est bien là le "hic" : Les décisions seraient rapides et fondées, on aurait pas à vovre dans un éternel "non droit", l'épisode où la question n'est pas tranchée.


Cette insécurité juridique est létale à bien des activités comme le souligne Inco par son deuxième commentaire.


Dont bien des "petits-patrons" et même des plus gros profitent pour "franchir la ligne" en désespoir de cause : Une véritable usine à frauder qui pousse sur les "bas-côté" à cause de cela !


Pas vraiment orgasmique, finalement...