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D'où Erre-Je ?

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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 05:01

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Démantèlement du « Comité Libecciu »

 

Entre-temps, il y aura bien plus que ça. Bien sûr, le pays aura vu déferler tant de scandales sur plusieurs mois, depuis les USA, l’affaire Snowden et ses promesses de secrets, les écoutes tous azimuts du NSA, après les « pillages » de « Wikileaks » qui perd son temps à éplucher des millions d’informations que personne ou presque ne lira hors les premiers temps.

Mais tout autant le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes et ailleurs, « l’affaire » Léonarda, cette Rom expulsée qui jettera un défi au pays, l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge et les émeutes et pillages qui ont peu en découler, etc. etc.

 

L’opinion française découvre au fil des mois que l’autorité de l’État est sans effet sur son quotidien pour être mis à mal à toutes les occasions.

Même son entreprise publique des chemins de fer est incapable de maintenir son réseau ferré en état de fonctionnement : ils ont l’air fin, les agents du service-public et leurs suppôts syndiqués, après avoir tant critiqué leurs collègues britanniques « privatisés » il y a bien longtemps !

Eux-mêmes ne font pas mieux et le rapport rendu en juillet 2014 révélera que non seulement la hiérarchie de n’a jamais réagi aux informations de dégradations des matériels qui ont entraîné la catastrophe, mais également les agents de terrain, cheminots et conducteurs, d’avoir toujours su et de n’avoir pas transmis les informations de première urgence indispensables !

Tous coupables de légèreté assassine.

On l’enterrera bien vite à la veille des grandes migrations estivales, ce rapport-là, des fois que ce soit le début d’une remise en cause, tous azimuts, du concept même d’entreprise d’État !

Tout cela est suivi par Gustave et Nathalie.

Quand tout d’un coup en novembre 2013, et c’est le premier coup de folie, le 18.

 

Abdelhakim Dekhar, né en Moselle en 1965 franco-algérien qui grandit dans une famille très nombreuse fait le coup de feu sur un photographe du journal Libération.

Son père était mineur. Sa scolarité était moyenne. « Mais il parlait bien et avait de la culture. Il a eu l'enfance classique d'un enfant de la 2ème génération élevé dans une famille sans problèmes ».

Le jeune homme enchaînera les petits boulots mais, dès sa majorité, décide de s'engager dans l'armée. Il intègre brièvement le corps des parachutistes.

La suite de sa biographie est des plus confuses, à l'image de sa personnalité.

Il prétend notamment s'investir dans le milieu du renseignement. Il apparaît très présent dans les milieux de l'ultragauche au début des années 1990.

Tout le monde le connaît alors sous son surnom de « Toumi ». De réunions en manifestations, il se lie avec Audry Maupin et Florence Rey. Plus âgé qu'eux, il se révèle un ami plutôt envahissant et directif. Il se comportait « comme un chaperon, expliquera à la barre un témoin. Toumi ne ratait jamais une occasion de leur montrer qu'ils étaient jeunes et inexpérimentés. Il jouait le censeur, le curé. »

 

« Toumi » est interpellé deux semaines après le carnage du 4 octobre 1994. Il a eu l'imprudence d'acheter l'un des deux fusils à pompe de la fusillade dans un grand magasin parisien avec sa pièce d'identité.

Mais d'emblée, il explique avoir agi à la demande des services secrets qui l'avaient missionné pour infiltrer le milieu autonome. Une ligne de défense dont il ne se départira jamais. « Personne n'a jamais confirmé cette histoire et, à vrai dire, personne n'y a jamais cru », confie Maître Berrux. Même sa propre avocate est dubitative. « J'y croyais moyennement », explique Maître Hauser-Phélizon. « Mais je n'exclus pas qu'il ait pu être manipulé par les services algériens et qu'il ait pu jouer un rôle, ou cru jouer un rôle. » D’autant que les expertises psychiatriques souligneront ses tendances mythomanes.

 

Au cours de l'instruction de cette affaire qui remonte aux années 90, Abdelhakim Dekhar n'est pas un accusé facile. « Nous avions des relations heurtées », admet son avocate. « Il se mettait parfois en colère mais parce qu'il avait le sentiment d'être incompris par le juge. Il me disait qu'il n'avait pas confiance en moi et moi non plus. J'avais l'impression qu'il ne me disait pas tout. Mais ça ne m'a pas empêchée de m'investir sur son dossier, au contraire. »

Abdelhakim a 33 ans lorsqu'il se présente face à la cour d'assises. Florence Rey l'a clairement désigné comme le troisième homme de la préfourrière. Mais les témoignages sont flous et il est finalement relaxé du chef de complicité. Alors que l'avocate générale a réclamé dix ans de prison à son encontre, il est condamné à quatre ans pour association de malfaiteurs. Un indéniable succès pour ce personnage qui traversera l'audience comme une énigme.

 

Depuis ce verdict, Dekhar, âgé de 48 ans en novembre 2013, n'avait plus fait parler de lui. Ces dernières années, il a essentiellement vécu à Londres où il travaillait dans la restauration collective.

Le subi retour d'Abdelhakim Dekhar au cœur de l'actualité judiciaire a pris au dépourvu ceux qui l'avaient côtoyé. Mais sans non plus totalement les surprendre. « Il m'avait laissée une étrange impression », se souvient l'avocate générale Evelyne Lesieur. « L'actualité renforce le malaise que j'avais ressenti en sa présence. »

Ce jour-là, il blesse salement un photographe du journal Libération après avoir menacé les hôtesses d’accueil et un visiteur dans le hall de la chaîne de télévision M6 peu de jours auparavant.

Ce n’est pas tout de suite la guerre sur les trottoirs.

Mais quand il apparaît à la Défense armé d’un fusil avec lequel il menace des employés occupés à leur pause-cigarette, Gustave prend peur.

Et son combiné téléphonique.

« Monsieur le directeur de cabinet, c’est l’avant-garde qu’on attendait. Je vous avais prévenu ! »

Quoi, un malheureux cinglé qui se ballade armé dans le quartier de la Défense serait à lui tout seul « l’avant-garde » de putschistes annoncés à maintes reprises ?

« Monsieur le directeur … la Défense, ça ne vous ouvre pas les yeux ? »

Quoi la défense ?

« Je suis militaire et j’assurais quoi sinon la défense de mon pays. Percutez-vous maintenant dans votre petite-tête ? »

Pas plus : c’est juste une curieuse coïncidence, juge-t-il tout de go.

Comment se pourrait-il que des putschistes s’éparpillent dans les rues de la capitale alors que les cérémonies du 11 novembre, autour de la flamme du soldat inconnu, se sont passées sans aucun incident notable la semaine dernière ?

Il est vrai que toutes les précautions avaient été prises depuis fort longtemps. Depuis après le 14 juillet et la rage difficilement contenue du Président Landau pour avoir essuyé l’affront, les sifflets et les huées de la foule…

 

Et puis les écoutes de « Nath’-Espelette » se poursuivent : un troisième homme a été vu armé sur les Champs-Élysées. En fait, c’est le même, après avoir pris en otage un automobiliste de passage sur le boulevard circulaire de la défense, mais personne ne le sait encore.

Et là, on ne peut plus croire à une coïncidence, mais bien à une action organisée.

« Allo, Monsieur le directeur de cabinet ? C’est encore moi. Excusez-moi. Au fait, rappelez-moi chez qui notre bien-aimé Président passe ses 11 à 13, en ce moment ! La rue du Cirque, c’est de quel côté par rapport au palais de l’Élysée, au juste ? »

Là, ça « percute » dans le cerveau du haut-fonctionnaire, même si peu de monde connaît les habitudes « hors les murs » du locataire de l’Élysée : lui, il sait la comédienne « Julia Lesgalets » et c’est suffisant.

Un homme armé dans le bas des Champs-Élysées, un président qui rend visite sur son scooter et sans son escorte à sa maîtresse du moment à en faire porter des cornes de vachette enragée encore à une autre, plantée pas très loin, l’amiral retraité pourrait bien avoir raison, cette fois-ci.

Le devoir d’État et surtout son plan de carrière l’obligent à prendre au sérieux son correspondant téléphonique.

Et plus que rapidement.

 

Les lignes cryptées surchauffent activement pendant un bon moment, tous supports confondus.

Le plan épervier-écarlate est déclenché en toute hâte dans tout le quartier.

Même s’il n’a jamais été conçu pour un milieu urbain et dense.

La police de Paris est immédiatement réquisitionnée, la gendarmerie envoie sur place tous ses effectifs disponibles et un, puis deux hélicoptères, équipés d’instruments de détection sophistiqués et ultra-sensibles patrouillent au-dessus du quartier dans le quart d’heure suivant, dans un carrousel aussi bruyant qu’impressionnant, tel que même les touristes, qu’il s’agira officiellement de protéger pour la presse, en détournent leurs objectifs des monuments à portée de mémoire-flash.

Trois compagnies de CRS dévalent les boulevards en convergence sur le quadrilatère entourant « le Château » ; les motards du premier escadron se rendent toutes sirènes hurlantes sur les lieux, renforcés quelques minutes plus tard par ceux du second ; deux compagnies de gardes-mobiles viennent en renfort en toute urgence et les G-men de protection du président sont priés de le ramener dare-dare et jusqu’au fin fond du QG Jupiter, même en slip ou tenue de bain, s’il le fallait.

 

Pour le reste, les ordres apparaissent aussi loufoques qu’imprécis et confus à tous les personnels mobilisés : serait-on en guerre que le QG Jupiter soit rouvert dans l’urgence et autant de personnes, une petite armée, soient tout d’un coup mobilisées sur un si petit quadrilatère ?

La police fait son boulot. Et grâce à la vidéo-surveillance de la RATP et les logiciels de reconnaissance faciale, « trace » le bonhomme qui ne redevient plus qu’un.

Ce n’est pas deux tireurs, ou plus, qui sont repérés puis identifiés, mais bien un seul.

Un certain d'Abdelhakim Dekhar, fiché, condamné et dont on ne savait pas le retour en France.

Un seul, qu’on retrouvera amorphe dans un parking de Levallois-Perret, défoncé avec de la mauvaise camelote, dénoncé par son bailleur qui croit l’avoir reconnu sur les photos diffusées par la presse dans l’urgence.

Un amorphe et drogué, qui se murera dans un silence épuisant après avoir pu délirer sur la participation à un complot, fera plus tard une grève de la faim et attend toujours d’être jugé … une seconde fois dans sa vie.

 

Morthe de l’Argentière s’en prendra pour plus que son grade un peu plus tard : mettre en transe tant de personnes, pas loin de 3.800 hommes et leur matériel, le tout étalé sur quelques dizaines d’hectare (la place de la Concorde n’en comptant que 10 à elle toute seule) pour un soi-disant complot contre le président et les institutions, alors qu’il s’agit seulement d’un vagabond déjanté ?

Autrement dit faire prendre des vessies pour des lanternes à tous les cabinets ministériels et avoir affolé de la sorte toute une armée, sa réputation en était lessivée, passée à la paille de fer pour un long moment !

Lui et ses théories de complot ! Décidément, il vieillissait : il fallait qu’il décroche vraiment et rentre chez lui en urgence !

Après tout, il était déjà à la retraite…

 

Ce jour-là, le ministre fait une entrée fracassante dans le bureau où le « conseiller » passait son savon à Gustave, raide comme la justice, au garde-à-vous.

« Non mais ! Je vous tiens vous et vous vous rappellerez de moi ! » commence le ministre pris d’une soudaine colère. « Je ne sais pas ce qui me retient de vous dégrader sur le champ et de vous priver de votre pension, malgré tous les services que vous avez rendu au pays… »

Et ses rapports et suggestions pour calmer la grande-muette ?

« Comment se fait-il que vous ayez été au courant en direct de ce qui se passait sur les boulevards ? Vous faites dans l’écoute illégale des fréquences de la police et de l’armée, maintenant, si je ne m’abuse ! Vous n’êtes pas à Marciac chez vous à compter les brins d’herbe de votre pelouse ?

Eh bien, vous allez y retourner immédiatement pour y être consigné tant que je serai ministre. »

Gustave explique qu’il dispose de matériel d’écoute de récupération…

« Je suis au courant ! Non mais, vous nous prenez pour des billes ou quoi ? Vous démantèlerez votre compagnie, le « comité Libecciu » dans les 24 heures et réaffecterez les officiers et autres personnels qui y sont illégalement détachés.

Et je vous interdis toute autre activité, désormais, hors de vous occuper de l’amirale Caroline ! »

Elle va bien au moins ? 

 

Réaction de Paul quand il apprend l’exil immédiat de son complice des derniers mois : « Et je fais quoi de votre maîtresse, moi ? »

« Quelle maîtresse ? Vous voulez dire Nathalie ? Mais enfin, je ne vous l’ai jamais dit ? C’est ma fille ! »

Ouh là… Il a aussi une fille adultérine ?

« Mais non, pas adultérine ! Qu’est-ce que vous allez chercher ? C’était une aventure d’avant mon mariage avec Caroline. Et je n’ai su sa filiation qu’il y a quelques années, quand sa mère est morte… Longtemps après mon mariage, figurez-vous ! »

Les affaires de famille, décidément…

« Vous la gardez. Elle ne redemande pas une affectation et poursuit seule sa mission et me rend compte… »

À 3.000 euros par mois, tous les mois, plus les « tickets-restaurant », elle peut.

Des coûts, encore des coûts.

« Vous la déménagez immédiatement elle et son matériel. La hiérarchie va passer pour contrôler le démantèlement de nos installations. »

Pas possible ? Elle ne part à Marciac ?

« Vous n’y êtes pas mon petit-vieux. Marciac, c’est un trou où on ne surveille plus rien. Vous allez l’installer chez vous en face de la Cathédrale de Paris. À deux pas de la préfecture, les écoutes n’en seront que meilleures. »

Vraiment n’importe quoi : un « truc » qui va plaire à Florence, ça !

Un « loft » à peine refait à neuf…

 

Heureusement, ça ne se passera pas comme ça : dès le camion des déménageurs en position, les gendarmes, peu commodes en l’occurrence, laissent faire l’embarquement des matériels et saisissent l’ensemble au carrefour d’en bas et d’avec la nationale 7.

Pas plus loin que le premier feu rouge.

Destination inconnue…

On ne saura que plus tard que l’amirauté récupérera tout ce matériel, mis sous la garde de la « Dominiquette », le capitaine de frégate Guigou, qui revient d’Afrique pour se remettre à surveiller de loin les agissements de Paul dont il est soupçonné, à juste titre, au moins depuis l’affaire du carrefour des mares juliennes, de jouer un rôle actif auprès de Gustave Morthe de l’Argentière.

Nathalie la rouquine n’a plus qu’à rentrer avec son père et son gamin sous le bras à Marciac.

Paul imagine la « séance de l’amirale » avec un certain amusement.

Mais continuera d’assumer la paye de la « gamine » extra-conjugale.

 

Faut dire que d’un autre côté, on commençait à se sentir à l’étroit au Kremlin-Bicêtre : les équipes de ventes de petits-flacons de fin d’année aux grandes écoles et les machines de McShiant dans les sous-sols, la grande salle du rez-de-chaussée encombrée des appareils d’écoute de Nathalie et de ses assistants, Paul au premier quand il y passe avec sur le dos Matilda, Miho et Shirley qu’il faut aussi nourrir, loger et blanchir, et Barbara et Florence au second quand cette dernière revient à ses tables à dessiner…

La cousine de Lev ayant déménagé, celui-là se débrouille pour rester discret de loin en loin tout comme Irina la Russe que Paul n’aura croisé que trois fois depuis la visite à « Madame Robert ».

Même plus la place d’avoir un congélateur à glaçons !

Quelle époque, pense-t-il…

 

Heureusement d’un autre côté, Paul a la bougeotte : il promène ainsi régulièrement ses gardes de son corps en hydravion trois jours par semaine à Aubenas, et les week-ends passés soit au fond de la lagune de Venise, soit en Normandie, selon les avancements de ces deux chantiers-là : une vie d’enfer.

Mais nettement plus calme pour passer les fêtes de fin d’année sur Eurydice qui fait sa première sortie hors de la lagune depuis si longtemps avec une partie de la belle-famille à son bord arrivée en voiture, laissant à quai le trio de donzelles, direction la baie de Kotor.

Retour sur Venise en avion privé pour récupérer l’hydravion…

D’autant que si le temps en adriatique reste frais, la goélette se comporte bien sous la risée, très agréable à barrer et à vivre, du moment qu’on n’est pas les uns sur les autres grâce aux nombreux volumes et cabines aménagés par Florence.

Quant à l’amiral Gustave, il est devenu sourd et aveugle et du coup mortifié et muet : de belles vacances.

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Published by I-Cube - dans Mains invisibles
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