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D'où Erre-Je ?

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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 05:05

Avertissement : Ceci est un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Londres

 

Plus tard, Pisuerga Anjo reprendra contact avec Paul, pour le prier de l’excuser pour ses propos déplacés de ce midi-là.

« Je ne sais pas ce qui m’a pris. Peut-être un réflexe conditionné de banquier quand il voit autant de billets se déplacer sous son nez : il faudra que je me méfie ! »

C’est oublié : il ne s’est rien passé de maladroit.

Seulement si madame ne se sent plus offensée. Humiliée aurait été le mot idoine, mais Paul n’a pas osé.

« Elle est restée à Rome reprendre son service au SIV, ce soir-là. Notez que ma dernière proposition reste valable, pour vous être agréable et vous rendre service. »

Il avait dû refaire ses calculs…

« Je vais y réfléchir. Merci pour tout Monsieur le Président. Un excellent déjeuner et en très bonne compagnie, finalement. »

En fait, Paul part à ce moment-là pour être reçu par le Reine. Et il comptait bien proposer un marché similaire à Lady Joan, si par hasard il la croisait.

 

Depuis peu, Paul loue à l’année un hydravion Cesna basé sur l’aéroport de Deauville pour ses nombreux déplacements, tant en Europe que jusque sur les rives des émirats arabes-unis, afin de passer inaperçu et d’éviter les sempiternelles épisodes d’hommages des équipages civils des compagnies commerciales…

Paris-Deauville, c’est un peu moins de deux heures de voiture dans un sens, trois dans l’autre… Pour suivre le chantier des hauteurs de Cabourg.

Et Deauville-Venise, c’est quelques trois heures de vol au-dessus des alpes quand il s’agit d’emmener Florence suivre le chantier d’Eurydice.

Deauville-Aubenas se fait en un peu plus de deux heures en porte-à-porte quand il s’agit d’aller animer quelques réunions sur place.

Bien sûr, il y a plus commode pour aller à Ras el Khaïmah et son aéroport « Ra'sal-Khaymah Airport », un des Émirats Arabes Unis où se situe une discrète agence d’une filiale de la banque portugaise de « l’Esprit saint » plantée en plein pays mahométan,  rebaptisée pour l’occasion d’un nom imprononçable de couleur « locale » et écrit en « vermicelle », là où sera ouvert finalement le compte « centralisateur » du prochain « hold-up » du siècle avant de filer aux Bahamas.

Hold-up qui sera réalisé avec l’identité des papiers « truqués » de Stéphanie Roya, qui n’en a plus besoin pour vivre en Amérique du sud avec les faux fournis par l’éminent « Monsieur Albert », dit aussi « riri ».

« Truqués » parce qu’un faussaire serbe a remplacé la photo par celle de Cécile Wiseppe, retranchée elle aussi avec de faux papiers plus vrais que nature fournis par le même « Riri » dans l’hôtel de Kotor du pote de promotion de Paul, où ils ont des parts en commun.

 

Parce qu’à un moment, il a fallu présenter « une fille » en chair et en os auxdits banquiers pour « faire plus vrai ». Une exigence de principe.

Et elle ne s’est pas faite priée, même si la température locale est paradoxalement trop élevée pour « chauffer les sangs » et que comme destination dépaysante, il y a mieux.

Le même faussaire a su aussi faire toute la panoplie des papiers officiels, passeport, permis de conduire international, licence de pilote, certificat de naissance, de domicile à un certain Julius Van Molenbeek, né à Brussel et avocat d’affaires à Poperinge en Wallonie avec une photo de Paul grimé d’une moustache ! Un citoyen, avec femme et enfants, décédé dans un carambolage autoroutier voilà quelques années.

Crédible à condition qu’il prenne un forte accent belge et qu’on ne l’interroge pas en flamand…

Il répondra en anglais, par conviction « séparatiste ».

 

Alors, c’est naturellement qu’il se présentera à Heathrow avec son hydravion et la « belle-famille » qui ne veut pas « rater ça » au château de Windsor à la mi-mars, alors que les « cousines » les rejoignent par un vol low-cost depuis Beauvais.

Une forteresse médiévale située dans le Berkshire et l’axe des pistes dudit aéroport, célèbre pour son architecture et pour servir de résidence à la famille royale britannique.

Sa construction commença peu après la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant au XIème siècle.

Il fit ainsi construire une série de forteresses autour de Londres situées chacune à environ 30 km de la ville et du château suivant, ce qui permettait de déployer rapidement des renforts en cas de besoin.

Le château de Windsor est stratégiquement positionné sur une butte artificielle à proximité de la Tamise, une importante route commerciale, et de la forêt de Windsor, un terrain de chasse auparavant utilisé par les rois anglo-saxons.

D’ailleurs, la première fortification se limitait à un donjon protégée par un petit mur d'enceinte en bois.

L'ensemble occupe un promontoire de craie s'élevant à 30 m au-dessus de la rivière.

Une seconde palissade de bois fut construite à l'est du donjon sur ce qui devint la partie haute actuelle.

À la fin du XIème siècle, un autre mur d'enceinte fut construit à l'ouest créant ainsi la forme actuelle du château. De par sa conception, Windsor ressemblait fortement au château d'Arundel, une autre fortification du début de la période normande mais la forme avec deux enceintes le rapprochait des châteaux de Rockingham et d'Alnwick.

Depuis le règne d'Henri Ier d'Angleterre, le château a été utilisé par de nombreux monarques et est le plus ancien palais habité sans interruption en Europe.

Le style raffiné des appartements d'État construits au début du XIXème siècle a été qualifié par l'historien d'art Hugh Roberts comme une « magnifique série de salles sans égales largement considérées comme l'expression la plus élégante et la plus complète de l'art géorgien ».

La chapelle Saint-Georges construite au XVème siècle est considérée de son côté par l'historien John Martin Robinson comme « l'une des plus grandes réussites de l'architecture gothique anglaise ».

Le château de Windsor, aussi affublé du qualificatif de « plus onéreux projet de construction laïc de l'Angleterre médiévale », a survécu à une période tumultueuse durant la première Révolution anglaise quand il fut utilisé comme quartier-général par les armées parlementaires et comme une prison pour Charles Ier.

Durant la Restauration, Charles II reconstruisit une grande partie du château avec l'aide de l'architecte Hugh May et créa ses intérieurs baroques extravagants toujours visibles de nos jours.

Après une période d'abandon relatif au XVIIIème siècle, George III et George IV rénovèrent à grands frais le palais de Charles II et donnèrent aux appartements d'État leur aménagement rococo, gothique et baroque assez exceptionnel.

Victoria choisit Windsor comme sa résidence royale durant son long règne. Et le château fut utilisé comme refuge pour la famille royale durant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, pour être finalement victime d'un grave incendie en 1992.

Il est aujourd'hui une attraction touristique populaire et la résidence préférée de la reine Élisabeth II.

Plus de 500 personnes habitent et travaillent aujourd'hui dans ce château.

 

À noter que durant la Première Guerre mondiale, les sentiments antigermaniques poussèrent même les membres de la famille royale britannique à changer le nom de leur dynastie d'origine allemande, « Maison de Saxe-Cobourg et Gotha », et George V décida de prendre le nom du château et la famille royale devint la « Maison de Windsor » en 1917.

 

Quant à « la famille » et la belle-famille de Paul, c’est surtout cette dernière qui « fait tâche ».

Si Jacques, le frère unique, ne fait pas le déplacement pour s’être retrouvé ridicule à « Château-sur-Cher » et s’être senti « malmené » à l’occasion de la liquidation de l’indivision successorale, en revanche, Sandrine, sa première épouse fait le détour sans ses enfants Alain et Christine.

Mais bien plus, la perspective d’être reçue par la reine Élisabeth II en ses murs et mobiliers ont rendue hystériques les « trois cochonnettes », Arlette, Huguette et Pierrette, les filles de l’oncle-honteux. Pierrette et Huguette viendront avec leur mari.

Manqueront Sylviane et Josiane et leur famille, les cousines germaines côté « colonel » François-Henri de Bréveuil, le frère du grand-père de Jacques et de Paul.

Lady Joan et son mari, les deux sœurs McShiant, Birgit poussée dans son fauteuil électrique par Margaret, la divine Shirley et Sir Oliver, le grand patron des SIS de sa majesté seront également présents.

Même Isabelle Nivelle et sa fille sont venues pour assister à ce « sacre » et faire la photo-pirate, car il n’est permis que le photographe officiel de la Cour en ces murs.

Et puis quelques autres, dont un représentant du gouvernement et celui de la chambre haute, qui viendront accueillir dans la pairie le nouveau venu, Sir Paul de Bréveuil…

Dire que leurs ancêtres ont vraisemblablement combattu les ancêtres de Paul, élevés au rang de la baronnie d’empire dans un autre millénaire !

Ah, les effets de la « cordiale entente » …

Ce qui ne justifie toujours pas « l’épisode de Fachoda », pas plus que celui de Mers-El-Kébir, n’est-ce pas !…

 

La belle-famille ? Oui, toujours aussi sont extraordinaire. Georgette la « dondon décolorée » en robe de mousseline rose et néanmoins mère de Florence, toujours à faire du gringue et des œillades insistantes à Paul, ne décollant pourtant pas du bras de son mari qui s’est mis lui aussi sur son 31 pour l’occasion. « Jean-Jean », le frère aîné chauffeur-routier avec tout l’attirail qui va avec, du tour de coffre aux tatouages en passant par la tignasse en queue-de-cheval, a fait un effort vestimentaire, engoncé dans un costume trop petit qu’on se demande comment les coutures peuvent tenir. Accompagné de son épouse Françoise qui a enfin lâché ses gamins pour l’occasion : question de budget sans doute.

Elle en reste toute intimidée, encore plus effacée et riquiqui que d’habitude.

Et bien sûr l’ineffable « Pierrot », le fils cadet au bras d’Élisa et sa femme, le « gros cul » de la bordée qui se pense encore plus irrésistible que jamais à se trémousser ostensiblement sous le regard de tous ces mâles aux uniformes rutilant qui rentrent dans son champ de vision, même son beau-frère et son beau-père : Un vrai poème !

Le tout sous le regard amusé de l’amiral Gustave Morthe de l’Argentière en grand uniforme de gala, qui a fait le déplacement avec « l’amirale »…

 

Séquence « émotion » quand sa Majesté fait un bref discours sur l’histoire du « Royal Victorian Order », l’ordre royal de Victoria et de ses différents grades de Chevalier notamment celui de « Knight Grand Cross », autrement dit le GCVO ou « Chevalier Grand-croix », emportant l’usage du titre de « Sir ».

Pour le terminer par un récit personnalisé de sa soirée du 27 juillet dernier et finir par ce laïus : « Pendant ce temps de festivités mondiales, des hommes sûrs tels que vous, Sir Paul, ont agi dans l’ombre pour assurer la sécurité de mes sujets et éviter au monde entier un effroyable conflit.

Sachez que votre rôle a été déterminant et que notre royale gratitude vous sera éternelle … »

Snif, n’est-ce pas ?

Georgette, comprenant un mot sur deux, un peu plus loin à l’oreille de son mari : « Mais qu’est-ce qu’il a fait, ton gendre ? »

Trop loin de Florence pour relayer la question…

Il faut dire que c’est toute une histoire, une autre histoire, déjà narrée (cf. « Parcours olympiques, aux éditions I3 »).

Sa très Gracieuse Majesté prenant congé, Paul devise ensuite avec les quelques sommités présentes et se fait happé par Lady Joan qui invite tout le monde en son manoir du Kent… Des autocars sont prévus pour le déplacement de deux heures autour du sud de London jusqu’à sa demeure du Kent.

C’est que la minette, elle a sûrement une idée derrière la tête.

 

Paul profite du voyage pour attirer son attention sur son problème du moment.

Et sitôt arrivés, elle s’enferme dans son cabinet de travail avec lui.

« Baise-moi ! J’en meurs d’envie ! »

Florence, son mari, ses invités sont de l’autre côté de la porte, à tourner autour des buffets somptueusement dressés, hein…

« Écoute, faudra d’abord demander la permission à Florence. Ensuite, si je te parle de quelques milliards, est-ce que ça pourrait calmer ta libido le temps de m’écouter ? »

Quoi des milliards ? Des milliards de quoi, d’abord ? D’orgasmes peut-être ?

« Non ! Tu te souviens de l’opération de fin 2009 sur le trust ? »

Bien sûr qu’elle se souvient… Comment pourrait-elle oublier cette seconde rencontre, ici même au manoir de feu Sir Thornner ? C’était le feu…

« Eh bien il en reste à rapatrier… »

Comment ça ? Elle a tout rendu et il a même signé un « quitus pour bonne gestion ».

Oui, certes. Alors il explique l’existence des « queues » et des minoritaires.

« Ah bé oui, ça c’est normal. Mon clerc avait fait du bon travail. Tes minoritaires étaient désignés par Monsieur Robert, le banquier correspondant. Nous, on a fait qu’exécuter ses instructions et virer les produits à qui de droit. Et encore, je pense qu’on n’a pas tout vu, le reste ayant été géré au fil du temps et en direct, ou par d’autres agences ayant reçu mandat. Rien de plus légal. Tu as juste récupéré le solde disponible. »

Oui, mais les « minoritaires » n’existent pas. Ce sont des faux nez.

Et alors, il veut en faire quoi, là, Paul ?

« Nettoyer aussi cette partie-là… et la récupérer. On finit d’identifier tout le monde, les noms, les comptes, les banques, les dates, les montants, les soldes. Et jusqu’aux numéros de compte avec clé d’identification. Je veux savoir si tu peux me prêter une structure ad hoc dans un paradis fiscal pour faire transiter ces sommes avant de les restituer au Trésor public de mon pays. »

Pourquoi un paradis fiscal ?

« Parce que malgré les précautions prises la dernière fois, j’ai eu à gérer un inspecteur des impôts dément, qu’il a fallu le laisser passer pour un fou pour s’en débarrasser, et que je ne veux plus apparaître en première ligne. Il me faut quelque chose de discret. »

Paul en fraudeur fiscal ? Lady Joan en rigole.

Le ministre et ses comptes numérotés suisses, c’est lui aussi ?

« Non. Pas directement. C’est mon entourage. Donc indirectement, oui… »

Bien joué, finalement !

 

« Je vais te répondre… Je ne peux pas t’aider directement, je n’ai juridiquement pas le droit de te vendre ou te monter une structure dans un paradis fiscal. Mais les « vrais » banquiers de la City ont le droit. Moi, je ne suis pas banquière, tu comprends ?

Alors, pour te rendre service, je peux t’en présenter un ou deux, si ça t’arrange. Mais si c’est pour remettre cet argent au Trésor public français, surtout rapidement, ça va te coûter chaud, vu le risque pris au regard des autorités monétaires mondiales. »

Combien ?

« Il faut compter en millions de Livres Sterling, plus mes commissions… »

À régler en nature ou en espèces ?

« Paul !!! Mais je suis mariée, voyons ! »

Pas à une contradiction près, la lady, elle qui voulait se faire tringler sur le tapis il n’y a pas cinq minutes…

Et puis cet imprévisible : « Note que mon mari est devenu un voyeur assidu à mes petites fantaisies. D’ailleurs, ce soir, on termine en « Condom-Party » avec tes invités… Faut bien leur montrer comment on s’en sert, chez nous, à tes frenchies ! »

Ouh là !

Beau-papa et belle-maman, les cousines, les Nivelle, l’amiral et son épouse, et tous ce beau monde-là, participant à une partouze ?

Mais elle est cinglée !

Pas du tout : Elle sait y faire. Comment avait dit feu Almont, déjà ?

Intraitable ?

 

(…)

 

Le lendemain, avant le retour sur Heathrow en autocar, elle précisera quand même quelques points utiles.

« Je ne sais pas comment tu vas faire, mais sache que le fameux Monsieur Robert, celui qui donnait des instructions à mon clerc, il était français. Et a gardé de la famille, son épouse ou sa fille, je ne sais pas, en banlieue parisienne où il se rendait fréquemment.

Tu dois pouvoir retrouver un numéro de téléphone dans le dossier d’archive que je t’ai remis l’année dernière, ils y sont tous.

Et il te sera important de récupérer aussi les codes bancaires et des exemplaires de signatures, que tu trouveras aussi dans le dossier, si tu veux mettre la main sur les fonds que tu dis. »

Une piste et un avertissement indispensables, chère Joan.

« Alors on se reverra ? »

Elle connaît désormais les conditions de Paul : en passer d’abord par Florence.

Qui elle aussi a des exigences.

Et il ne veut surtout pas d’histoire avec la mère de sa fille.

Pas encore ni déjà.

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Published by I-Cube - dans Mains invisibles
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