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Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Pauvre Marianne...
Un peu de pub :
Le cas d’Oséo…
Vous vous souvîntes qu’il eu été question de payer des lycéens pour leur assiduité à fréquenter leurs professeurs marris d’être payés avec du bon impôt bien de chez nous à faire cours à des classes vides !
Loin de la bonne vieille distribution des prix de fin d’année aux élèves méritants d’antan.
Il doit me rester, à ce titre et à la cave, un bouquin en surplus sur les institutions de la « Gauloisie éternelle »…
Bref, une bonne façon de « motiver » les meilleurs à faible coût dans un passé encore tout chaud, et de motiver les « nuls » dans un présent encore brûlant…
Mais que sursautai-je, pris de tressautements bizarres sur mon fauteuil l’autre jour en recevant une invitation à m’inscrire à la « Transat Jacques Vabres », départ le 8 novembre prochain !
D’abord, ce dimanche-là, je compte faire faire la fête à ma Môman à moi pour son énième anniversaire, que le lundi suivant, je compte bien m’enivrer… de joie pour le 20ème anniversaire de la chute du « mur de Berlin » (ah que j’y fus !) et que les jours suivants sont déjà passablement occupés avec deux Conseils d’administration, plus un CE Central où tout le monde est déjà sur les dents pensant que je vais annoncer un plan de restructuration avec « charter de licenciés » à la clé.
Que même ma « secrétaire dédiée » n’est pas au courant du contenu de mes décisions : d’abord parce que je n’en réfère qu’aux actionnaires (ce sont eux qui me mandatent et que je compte bien avoir une majorité à ces Conseils) ensuite parce que ledit plan, c’est tout autre chose et que c’est préparé « par ailleurs » dans le plus grand secret : j’ai horreur d’être enquiquiné par les parasites quand je bosse !
Déjà que c’est un gros effort surhumain pour moi qui suis né Corsu, alors qu’on ne vienne pas en rajouter, SVP !
Reste juste à régler les quelques détails d’intendance qui font ch…
Ah que en croisière payée par Oséo, les amis ?
Pas par Jacquou Vabres, ex-marchand de café devant l’éternel, qui a vendu sa boutique Montpelliéraine depuis au moins une génération (Jacques, c’était la troisième, celle qui bouffe tout) qu’il doit en être à l’état de momie depuis belle lurette.
Là, je manque de choir !
Pour moi Oséo est, en partie seulement, un établissement public français (« L'entreprise des entrepreneurs ») chargé de soutenir l'innovation et la croissance des petites et moyennes entreprises – également appelé « banque publique des PME » ou « agence de l'innovation » (sorte de grand pôle financier public, créé en 2005 par le « Chi ») – pour « favoriser entrepreneuriat, innovation, compétitivité, maintien et création d'emplois grâce à la simplification de l'accès au financement privé et public ».
Bon, un truc de technocrates technocratiques, qui avaient d’ailleurs annoncé l’année dernière qu’ils ne s’occuperaient plus que des « très grosses PME », styles, les « activités sensibles ».
Et puis je ne vous raconte pas : ils sont tellement compliqués, que leurs « logiciels » (le vrai d’ailleurs pillé à une SSII qui est morte depuis) et celui de leur fonctionnement interne mobilise au moins deux personnes à plein temps pour espérer être accueilli dans des délais raisonnables…
Il est issu du rapprochement de l'ANVAR (Agence nationale de valorisation de la recherche en charge de l'aide à l'innovation) et de la BDPME (Banque du développement et des PME) en intégrant la SOFARIS (Société Française d'Assurance Risque).
En 2008, sous « Bling-bling », l'AII (Agence de l'innovation industrielle), créée de son côté en 2005, a finalement été fusionnée à Oséo Innovation (ex-ANVAR).
Le budget de fonctionnement (équipement informatique, locaux, salaires et experts payés par l'État, autrement dit vous) est de 40 millions d'euros/an, pas moins !
Ses interventions servent de « levier » pour les financements privés qui demeurent très largement majoritaires : 6 milliards d'euros de financement et de prise de risque (sous forme de prêt, de garantie ou d'avance remboursable) permettent de dégager plus de 14 milliards d'euros de financement dans le privé sur le plan national pour plus de 60.000 entreprises par an, cap sur les 75.000 en 2009 !
Bref, un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, ainsi que du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Statut qui lui permet de soi-disant de « travailler dans la neutralité » avec l’ensemble des acteurs économiques : vous apprécierez avec pareilles tutelles…
« OSEO a pour mission de soutenir l'innovation et la croissance des PME, l’objectif étant d’assurer une plus grande continuité dans la chaîne du financement de leurs projets, grâce à la complémentarité de ses trois métiers : soutien à l'innovation, financement des investissements et du cycle d'exploitation en partenariat avec les banques et garantie des financements bancaires et interventions en fonds propres », qu’ils disent d’eux-mêmes !
« Aider les PME à innover et à grandir pour favoriser l'émergence de champions de demain constitue, plus que jamais, une priorité pour OSEO, confirmée par l'élargissement de son périmètre d'intervention et le renforcement de ses moyens d'action. Une attention particulière est également portée aux entreprises de taille moyenne ou à fort potentiel de croissance, capables d'exporter avec des produits à forte valeur ajoutée. Le soutien à la création et aux transmissions d'entreprises demeure essentiel pour le renouvellement du tissu d'entreprises et la préservation des emplois » qu’ils en rajoutent.
Alors pourquoi cette invitation à un départ précipité sous les tropiques et les paradis fiscaux de la région ?
Et à la voile en plus !
Je ne suis pourtant pas sur la liste des 3.000 fraudeurs officiels recherchés par le fisc (je sais, j’ai vérifié).
Et puis voilà, en creusant ce n’est qu’un jeu de « course virtuelle » sponsorisée par Oséo.
Alors là, mobiliser les « jeunes entrepreneurs » d’entreprises dynamiques « à forte valeur ajoutée et capables d’exporter », 24 heures sur 24, parce qu’être à la barre, ça nécessite quand même une vigilance de tous les instants, à la recherche de la moindre saute de vent, bé franchement, y’a mieux pour claquer le pognon du « Kon-tribuable », non ?
Bé non !
On file bien du pognon aux cancres…
Pourquoi pas aussi « aux patrons buissonniers » ?
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