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Les Ex-Archivés

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !    
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 04:01

Séries générales

 

Les sujets de la série L : Coefficient de 7.

 

Un très beau sujet : « Le langage n’est-il qu’un outil ? »

 

Faut-il d’abord définir ce qu’est un outil….

Globalement, c’est communément un instrument utilisé par un être vivant, directement ou par le truchement d'une machine, afin d'exercer une action le plus souvent mécanique ou thermique sur un élément de l’environnement à traiter (matière brute, objet fini ou semi-fini, être vivant, etc.).

Il améliore l'efficacité des actions entreprises ou donne accès à des actions impossibles autrement.

L'outil peut être compris comme un prolongement de la main, du corps, un intermédiaire d'action, voire comme une prothèse dans le sens où il remplace (ou même crée) un membre ou un organe.

 

Selon cette définition, outil serait quasiment synonyme d'objet technique. Toutefois, le langage courant réserve ce terme aux objets portables, interchangeables : Ainsi, la faux est un outil, mais la moissonneuse est une machine, la perceuse électrique portable est un outil, mais la perceuse à colonne d'établi est déjà une machine-outil.

 

Le domaine d'application limite également l'usage du terme outil : On parle d'outil en mécanique, dans la construction ou en agriculture/jardinage, pour les objets à usage ménager, on préfère le terme d'ustensile (de même étymologie), les objets à vocation artistique ou scientifique sont plutôt appelés instruments.

Au sens figuré, on parle d’outils pédagogiques pour désigner du matériel ou des pratiques didactiques.

Par extension, le terme outil peut s'appliquer à des outils virtuels : On appelle outil informatique, les applications d'envergure limitée à une tâche spécifique ; on appelle outils linguistiques, les applications de type dictionnaire de langue ou traducteur ; on appelle outil mathématique une notion utilisée de façon récurrente pour faire aboutir des raisonnements ou résoudre des problèmes.

Les mathématiciens ont ainsi un langage bien commode qui manipule des notions et des concepts qui n’existent même pas, comme la racine carrée de – 1 !

 

Le langage, selon la proposition proposée comme sujet du bac fait-il appel à la notion d’outillage de la pensée, un prolongement du cerveau ?

 

Les hommes possèdent d'exprimer leur pensée et de communiquer entre eux au moyen d'un système de signes conventionnels vocaux et/ou graphiques constituant une langue.

Nous nous exprimons nécessairement par des mots, et nous pensons le plus souvent dans l'espace.

En d'autres termes et selon Bergson, le langage exige que nous établissions entre nos idées les mêmes distinctions nettes et précises, la même discontinuité qu'entre les objets matériels.

« La clarté du langage s'établit sur un fond obscur, et si nous poussons la recherche assez loin, nous trouverons finalement que le langage (...) ne dit rien que lui-même, ou que son sens n'est pas séparable de lui », selon Merleau-Ponty.

 

« La nature n'a pas juré de ne nous offrir que des objets exprimables par des formes simples de langage ; (...) la transmission parfaite des pensées est une chimère, et (...) la transformation totale d'un discours en idées a pour conséquence l'annulation totale de sa forme. Il faut choisir : ou bien réduire le langage à la seule fonction transitive d'un système de signaux : ou bien souffrir que certains spéculent sur ses propriétés sensibles, en développant les effets actuels, les combinaisons formelles et musicales, − jusqu'à étonner parfois, ou exercer quelque temps les esprits » selon Valéry.

 

Toutefois on peut remarquer que le développement du langage de type humain est étroitement lié au développement du cerveau et des facultés psychiques qu'il supporte.

Contrairement à ce que l'on pensait à l'époque de Broca, il n'existe pas de centre spécial et limité du langage, pas plus qu'il n'existe une aire de la pensée.

Ce centre est représenté par une vaste zone de l'hémisphère cérébral gauche, appelée zone logo-psychique.

 

Le langage est formé de sons différents (ou de signes), identifiables et signifiants.

Mais pas seulement : Le langage intérieur est permanent et c’est l’activité verbale produite mentalement, mais non exprimée.

Dès lors, la pensée n'est rien d'« intérieur », elle n'existe pas hors du monde et hors des mots. Ce qui nous trompe là-dessus, ce qui nous fait croire à une pensée qui existerait pour soi avant l'expression, ce sont les pensées déjà constituées et déjà exprimées que nous pouvons rappeler à nous silencieusement et par lesquelles nous nous donnons l'illusion d'une vie intérieure.

« Mais en réalité ce silence prétendu est bruissant de paroles, cette vie intérieure est un langage intérieur » (Merleau-Ponty).

 

D'une manière générale, le langage peut être défini comme la faculté d'instituer un objet quelconque comme signe.

« La définition la plus générale qu'on puisse donner du langage est d'être un système de signes (...). Par signe, il faut entendre tout symbole capable de servir de communication entre les hommes. Les signes pouvant être de nature variée, il y a plusieurs espèces de langage (...). Il y a langage toutes les fois que deux individus, ayant attribué par convention un certain sens à un acte donné, accomplissent cet acte en vue de communiquer entre eux ».

 

Leibniz concevait la notion de langage formalisé, comme pure combinaison de signes dont seul importe l'enchaînement, de sorte qu'une machine serait capable de fournir tous les théorèmes, et que toutes les controverses se résoudraient par un simple calcul.

D’où les langages de programmation, qui permettent une interface permettant au programmeur de communiquer aisément avec l'automate.

Mais c’est tout aussi vrai entre deux mathématiciens…

Du coup, le langage est un système de symboles quelconques, d'objets institués comme signes, permettant à des individus de communiquer entre eux.

Le langage gestuel, mimique, des fleurs, des parfums, par signaux.

« Un langage possède des signes capables d'exprimer des idées isolées et détachées de toute autre (...). Je ne dis pas que le langage des gestes, et même celui des attouchements, n'en soient pas susceptibles à un certain point » en prétend Destutt.

« Vouloir paraître détachée de la vie, (...) c'était l'idée qu'elle voulait inculquer à d'Arthez par cette toilette grise. Albertine, qu'intéressait ce muet langage des robes » questionne M. de Charlus sur la princesse de Cadignan chez Proust, dans Sodome.

« Si toute série d'objets rassemblés, classés et utilisés par l'homme pour la communication avec ses semblables est par définition un langage, tout sera langage : les pierres des monuments, les couleurs du peintre, l'écran des images » selon Schaeffer.

 

« Ce que le théâtre peut encore arracher à la parole, ce sont ses possibilités d'expansion hors des mots, de développement dans l'espace, d'action dissociatrice et vibratoire sur la sensibilité.

C'est ici qu'interviennent les intonations, la prononciation particulière d'un mot.

C'est ici qu'intervient, en dehors du langage auditif des sons, le langage visuel des objets, des mouvements, des attitudes, des gestes, mais à condition qu'on prolonge leur sens, leur physionomie, leurs assemblages jusqu'aux signes, en faisant de ces signes une manière d'alphabet » nous en dit Artaud dans « Le Théâtre et son double ».

 

« Cela est juste, dit monsieur de Bourbonne en fermant sa tabatière par un geste sec dont la signification est impossible à rendre, car c'était tout un langage » (Balzac).

« Il est vrai que les yeux d'Émile étaient fort éloquents et qu'il était difficile de ne point comprendre leur langage ».

« Mais les mains qu'elle croise et décroise avec une anxiété grandissante parlent, à leur manière, un autre langage » pour Bernanos.

 

Les cris, chants, voix, comportement des animaux sont considérés tout autant comme des moyens d'expression, de communication.

« Le langage des abeilles, des dauphins, l'agitation de ses longues oreilles [de l'âne], dont je commence à comprendre le langage, me disait le bonheur qu'il avait de se sentir libre » : Alphonse Daudet.

« Elle [une chatte] éclata en miaulements terribles, en rugissements, elle fit entendre son langage de bataille » en dit Colette.

 

Et on peut en dire encore pendant des plombes.

En bref, le langage, c’est un ensemble de règle, de grammaire et d’orthographe, concernant le lexique d'une langue donnée. Mais pas seulement…

Ce serait oublier les langages chromatiques ou musicaux.

Staël en disait que : « Les arts sont au-dessus de la pensée : leur langage ce sont les couleurs ou les formes, ou les sons ».

« Nous pouvons joindre à ces trois pièces [de Debussy] comme participant du même esprit, quoique (...) seuls le langage harmonique et l'emploi de la pédale en assurent le caractère suggestif, la deuxième Image de la seconde série ». Pour Artaud, « poser la question (...) de l'efficacité intellectuelle d'un langage qui n'utiliserait que les formes, ou le bruit, ou le geste, c'est poser la question de l'efficacité intellectuelle de l'art ».

 

La plastique est également un langage plus encore qu'on ne le croit. Elle est une manière de parler parce qu'elle est une manière de penser.

« Elle peut exprimer des idées et des relations d'idées que le sculpteur ou le peintre serait tout à fait impuissant à traduire par des mots. (...). La grandeur d'un esprit n'est pas liée à ses facultés discursives, mais à son plus ou moins de force à exprimer, dans n'importe quel langage, ce qu'il conçoit. Et parce que Cézanne ne comprendrait pas toujours le langage de Hegel, je ne vois pas pourquoi Cézanne serait un moins grand esprit que Hegel, qui ne comprendrait pas mieux, j'imagine, le langage de Cézanne. La philosophie elle-même n'est qu'une manière de parler » pour Faure.

« La sculpture prête son langage à toutes les parties des églises » (Stendhal).

Green en dit que : « J'avais été très frappé par le Beatus vir de Monteverdi. Il parle un langage qui s'est perdu, un langage d'une sérénité divine et d'une douceur telle qu'après lui les plus grands ont quelque chose de rude et de dur »

 

Schubert se demandait quel est le rapport qui unit ou oppose le langage du rêve, celui de la poésie, celui de la nature.

Entre l'expression métaphorique du Rêve, dont les termes sont des images, des objets, des personnages, et l'expression de la veille, qui recourt aux mots, il existe plus d'une différence essentielle.

Car « l'image, dans sa simplicité, n'a pas besoin d'un savoir. Elle est le bien d'une conscience naïve. En son expression, elle est jeune langage. Le poète, en la nouveauté de ses images, est toujours origine de langage » pour Bachelard.

 

Le langage définitivement un outil ? Évidemment.

Un simple outil et seulement un outil parmi d’autres ?

Pas certain, sauf à considérer que c’est un outil d’infinies créations…

 

« La science se limite-t-elle à constater les faits ? »

 

Trop facile !

La science ce n’est évidemment pas qu’un ensemble de constats « de pur fait », mais bien un ensemble de connaissances du monde qui nous entoure et dans lequel on vit tous ensemble à des époques données…

 

La science se nourrit de faits, seulement de faits, qu’elle constate et vérifie, tel que n’importe où, n’importe quand, dans les mêmes conditions d’observation ils restent identiques à eux-mêmes.

Mais la science déduit et induit aussi : Elle est le produit des observations des faits et de l’intelligence humaine.

 

On peut dévier du sujet en abordant l’opposition de la science et de la croyance.

En abordant ou non le « fait religieux ».

Les deux matières sont le produit de la même intelligence – qui déduit, qui induit – même si l’une constate et l’autre postule.

Toutefois, de plus en plus souvent la science exige le maniement de données statistiques. Or, la statistique présume d’une relation entre deux concepts nouveaux, deux observations, deux actions, en admettant des « écarts » dans les résultats attendus.

Sans la statistique, la science en tant qu’état des connaissances, n’aurait pas progressé comme elle l’a fait depuis un siècle.

En revanche, elle introduit elle-même jusqu’au « principe d’incertitude » (qui n’est en réalité, en physique des particules et des champs, qu’une sorte d’apparition de l’énergie du vide, qui en prend là pour en restituer ailleurs) et est basé sur quantités de postulats (des « croyances ») qui ne se démontrent pas, mais dont on vérifie les conséquences tous les jours.

Une démarche assez proche du « religieux ».

 

Pour rester « philosophique », des questions comme la nature de la flèche du temps, comme l’inflation de l’Univers dans ses premières secondes d’existence, violant ainsi le principe de la vitesse limite de la lumière par ailleurs vérifié sempiternellement, sont assis sur un ensemble de « présupposés » qui relève de la « croyance prouvée », démontrée a posteriori.

Sont-ce pour autant des domaines « extrascientifiques » ?

Sûrement pas, puisque l’inverse de la connaissance, c’est la méconnaissance, alors que l’inverse de la croyance c’est l’ignorance.

« Jusqu’à ignorer l’étendue de sa propre ignorance ».

 

Alors oui, la science constate pour repousser les limites de la méconnaissance, par ailleurs de l’ignorance et conséquemment du champ des « croyances ».

 

Et puis le texte à expliquer est un extrait de Lettre à Élisabeth de Descartes.

 

« Bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu’on ne saurait subsister seul, et qu’on est, en effet, l’une des parties de l’univers, et plus particulièrement encore l’une des parties de cette terre, l’une des parties de cet État, de cette société, de cette famille, à laquelle on est joint par sa demeure, par son serment, par sa naissance. Et il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie, à ceux de sa personne en particulier ; toutefois avec mesure et discrétion, car on aurait tort de s’exposer à un grand mal, pour procurer seulement un petit bien à ses parents ou à son pays ; et si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n’aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver. Mais si on rapportait tout à soi-même, on ne craindrait pas de nuire beaucoup aux autres hommes, lorsqu’on croirait en retirer quelque petite commodité, et on n’aurait aucune vraie amitié, ni aucune fidélité, ni généralement aucune vertu ; au lieu qu’en se considérant comme une partie du public, on prend plaisir à faire du bien à tout le monde, et même on ne craint pas d’exposer sa vie pour le service d’autrui, lorsque l’occasion s’en présente. »

 

Pour comprendre ce court passage de René Descartes, il faut avoir su que les correspondances avec la princesse Élisabeth de Bohême, fille du roi Frédéric de Bohême s’étalent durant la période allant de 1643 jusqu'à la mort de Descartes en 1650 à Stockholm.

En 1643, la princesse Élisabeth, en exil depuis la guerre de Trente Ans, demande à Descartes de lui donner des conseils dans ces moments difficiles.

Et que cette correspondance constitue une importante source de réflexion sur le bonheur, l'union de l'âme et du corps, les passions, et Dieu.

Mais c'est aussi une peinture des dernières années de la vie de Descartes et de ses difficultés à faire éditer ses « Méditations métaphysiques ».

 

Or, Descartes est considéré aujourd’hui comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne. Avec sa formule – « je pense, donc je suis » – il fonde avec le système des sciences sur le sujet connaissant face au monde qu'il se représente.

En physique, il a apporté une contribution à l’optique et est considéré comme l'un des fondateurs du mécanisme.

En mathématiques, il est à l'origine de la géométrie analytique. Certaines de ses théories ont par la suite été contestées (théorie de l’animal-machine) ou abandonnées (théorie des tourbillons ou des esprits animaux, concept que reprendra Keynes).

Sa pensée a pu être rapprochée de la peinture de Nicolas Poussin pour son caractère clair et ordonné.

 

Sa méthode philosophique et scientifique, exposée à partir de 1628 dans les « Règles pour la direction de l'esprit » (ouvrage inachevé et posthume), mais surtout dans le « Discours de la méthode » en 1637, affirme constamment une rupture par rapport à la scolastique enseignée dans l'Université.

Le « Discours de la méthode » s'ouvre sur la fameuse phrase « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Elle se caractérise par sa simplicité (Descartes la résume en peu de règles, quatre en tout dans le « Discours de la méthode ») et prétend rompre avec les interminables raisonnements scolastiques.

Elle s’inspire de la méthode mathématique, cherchant à remplacer le syllogistique aristotélicien utilisé au Moyen-Âge depuis le XIIIème siècle.

 

Comme Galilée, Descartes se rallie au système cosmologique copernicien ; mais, par prudence envers la censure, il « avance masqué », en dissimulant partiellement ses idées nouvelles sur l’homme et le monde dans ses pensées métaphysiques, idées qui révolutionneront à leur tour la philosophie et la théologie.

L'influence de Descartes sera déterminante sur tout son siècle : Les grands philosophes qui lui succéderont développeront leur propre philosophie par rapport à la sienne, soit en la développant (Arnauld et Malebranche notamment), soit en s'y opposant (Hobbes, Pascal, Spinoza, Leibniz).

 

Descartes affirme ainsi un dualisme substantiel entre l'âme (la « res cogitans », la chose cogitante, la pensée) et le corps (la « res extensa », la chose étendue, l'étendue au-delà). Il radicalise sa position en refusant d'accorder la pensée à l'animal, le concevant comme une « machine », c'est-à-dire un corps entièrement dépourvu d'âme.

Cette théorie sera critiquée dès son apparition mais plus encore à l'époque des Lumières, par exemple par Voltaire, Diderot ou encore Rousseau.

 

En revanche, le texte proposé aux candidats de la série L du Bac versus 2013, est exemplaire d’un discours sur « homme dans la société » idéalisant le bénéfice d’actions pour soi ou pour autrui, qui servira de base à la notion « d’intérêt général » version « Gauloise » (qui s’oppose à la version « anglo-saxonne »), plusieurs siècles plus tard…

Mais pas seulement.

 

Et curieusement, les examinateurs reprennent ces mêmes thèmes en série ES coefficient 4 :

 

« Que devons-nous à l’État ? » :

S’il savait, il nous reprendrait tout…

Et : « Interprète-t-on à défaut de connaître ? »

Un sujet sur la nature des connaissances, lui aussi

Le troisième sujet est le commentaire d'un extrait de De la concorde, de Saint-Anselme :

 

« Prenons maintenant un exemple où apparaissent une volonté droite, c’est-à-dire juste, la liberté du choix et le choix lui-même ; et aussi la façon dont la volonté droite, tentée d’abandonner la rectitude, la conserve par un libre choix. Quelqu’un veut du fond du cœur servir la vérité parce qu’il comprend qu’il est droit d’aimer la vérité. Cette personne a, certes, la volonté droite et la rectitude de la volonté ; mais la volonté est une chose, la rectitude qui la rend droite en est une autre. Arrive une autre personne la menaçant de mort si elle ne ment. Voyons maintenant le choix qui se présente de sacrifier la vie pour la rectitude de la volonté ou la rectitude pour la vie. Ce choix, qu’on peut aussi appeler jugement, est libre, puisque la raison qui perçoit la rectitude enseigne que cette rectitude doit être observée par amour de la rectitude elle-même, que tout ce qui est allégué pour son abandon doit être méprisé et que c’est à la volonté de repousser et de choisir selon les données de l’intelligence rationnelle ; c’est dans ce but principalement, en effet, qu’ont été données à la créature raisonnable la volonté et la raison. C’est pourquoi ce choix de la volonté pour abandonner cette rectitude n’est soumis à aucune nécessité bien qu’il soit combattu par la difficulté née de la pensée de la mort. Quoiqu’il soit nécessaire, en effet, d’abandonner soit la vie, soit la rectitude, aucune nécessité ne détermine cependant ce qui est conservé ou abandonné. La seule volonté détermine ici ce qui est gardé et la force de la nécessité ne fait rien là où le seul choix de la volonté opère. »

 

Et en plus « éloigné », les mêmes thèmes pour les sujets de la série S coefficient 3 :

 

« Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ? »

Le troisième sujet est le commentaire d'un extrait de « La pensée et le mouvant », de Bergson.

 

« Qu’est-ce qu’un jugement vrai ? Nous appelons vraie l’affirmation qui concorde avec la réalité. Mais en quoi peut consister cette concordance ? Nous aimons à y voir quelque chose comme la ressemblance du portrait au modèle : l’affirmation vraie serait celle qui copierait la réalité. Réfléchissons-y cependant : nous verrons que c’est seulement dans des cas rares, exceptionnels, que cette définition du vrai trouve son application. Ce qui est réel, c’est tel ou tel fait déterminé s’accomplissant en tel ou tel point de l’espace et du temps, c’est du singulier, c’est du changeant. Au contraire, la plupart de nos affirmations sont générales et impliquent une certaine stabilité de leur objet. Prenons une vérité aussi voisine que possible de l’expérience, celle-ci par exemple : « la chaleur dilate les corps ». De quoi pourrait-elle bien être la copie ? Il est possible, en un certain sens, de copier la dilatation d’un corps déterminé à des moments déterminés, en la photographiant dans ses diverses phases. Même, par métaphore, je puis encore dire que l’affirmation « cette barre de fer se dilate » est la copie de ce qui se passe quand j’assiste à la dilatation de la barre de fer. Mais une vérité qui s’applique à tous les corps, sans concerner spécialement aucun de ceux que j’ai vus, ne copie rien, ne reproduit rien. »

 

Et une exception : « Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? ».

Réponse : Non, surtout pour un « Corsu-bien-né » !

Le travail fatigue et il y a d’autres façons plus agréables de prendre conscience de soi, notamment pendant les « siestes-coquines » !

Mais là, j’aurai eu zéro…

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