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L'Incroyable Ignoble Infreequentable
Pauvre Marianne...
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Manifeste unitaire (de l'Ignoble) !
La crise économique due à la crise financière internationale touche durement toutes les couches de la population : salariés, entrepreneurs, retraités, jeunes, chômeurs, malades, extrême précarité, etc. !
Elle menace et réduit leurs revenus et ressources.
Alors qu'ils n'en sont en rien responsables, les « laborieux » qui fournissent l'essentiel des biens et services à tous les autres et à eux-mêmes (principe de la séparation des tâches), ils en sont les premières victimes, menaçant de grossir le nombre de demandeurs d'emploi, menaçant les régimes sociaux jusque et y compris celui des retraités !
Elle menace l'avenir de nos jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités de notre pays.
Par conséquent, elle ne peut qu'accroître les inégalités, les risques de précarité, la paupérisation de tout le monde, fonctionnaires dévoués compris faute d'activité productive suffisante !
Par conséquent, une seule vérité s'impose : Les seules lois du marché, pour incontournables qu'elles soient, ne peuvent pas, ne pourront jamais régler à elles seules tous les problèmes de tous les citoyens pris dans leur ensemble.
Face à cette situation sans précédent, et considérant qu'il est de leur responsabilité d'agir en commun, pour obtenir des mesures favorables au soutien et au rebondissement de l'activité économique et sociale « L'Ignoble Infreequentable », soutenus dans son initiative par les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, les organisations patronales adhérentes au MEDEF, CGPME, SNPMI et de nombreuses Unions locales ou sectorielles a décidé d'interpeller les responsables politiques de l'État et des organismes Européens et internationaux, en particulier lors de la journée du 29 janvier (et les suivantes).
Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l'économie des emplois, du maintien des « marchés » de biens et services « réels », par une protection du pouvoir d'achat de chacun et de la capacité d'investir de nos entreprises dans des biens durables et profitables.
1 - Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
De nombreuses grandes entreprises, pour protéger leurs marges, mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs !
Les uns et les autres font alors supporter à leurs salariés des blocages de rémunérations ou des destructions d'emplois, rendant inemployables et inutilisables de nombreuses compétences fort onéreuses à former.
Des travailleurs, salariés et indépendants, sont contraints à des durées du travail toujours plus élevées pour maintenir leur niveau d'activité rémunératrice et faire face aux charges de la vie courante.
Les travailleurs temporaires, en intérim ou en CDD, en « mission » pour des clients uniques ou raréfiés, sont les premiers à faire les frais des baisses d'activité.
D'autant que de nombreuses entreprises prétextent la crise pour opérer des restructurations massives, poussées à cela pour maintenir coûte que coûte la rémunération de leurs banquiers (fournisseurs de capitaux permanents) et apporteurs de capitaux propres, phagocytant les capacités techniques à un rebond, cannibalisant les compétences et outils de travail, usant et abusant des délocalisations.
C'est bien évidemment inadmissible et intolérable : Il faut y mettre un terme !
Les entreprises confrontées aux baisses d'activité utilisent des mesures de sauvegarde d'emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés... Toutes ces mesures doivent faire l'objet, très en amont, d'une analyse critique afin d'être en mesure de négocier des solutions visant la préservation de l'emploi et les salaires.
Notamment, les aides publiques doivent aussi y être conditionnées et encadrées afin qu'elles ne soient pas perdues pour l'emploi et les entreprises.
Elles doivent envisager d'améliorer l'indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier dans des conditions acceptables et équitables.
Ces périodes de baisse d'activité doivent également être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés, apprendre la maîtrise de techniques plus performantes, plus rentables, plus profitables.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c'est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité qu'une plus grande performance, une meilleure productivité, sera assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires.
Dès 2009, le gouvernement doit abandonner une politique aveugle de suppression d'emplois et penser autrement l'évolution des services publics dont la qualité, la fiabilité et la disponibilité constituent une très importante source de performance globale pour tout le monde, notamment en développant des compétences transverses, en améliorant la flexibilité des fonctionnaires là où ils manquent, piochant là où ils sont en surnombre.
La situation des salariés précaires du privé et du public appelle des mesures d'équité sociale, seul moteur de la motivation à restaurer et de la performance appliquée.
2 - Politiques salariales : améliorer le pouvoir d'achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d'entreprises, à l'accroissement des iniquités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes parfois au détriment des salaires et surtout de l'investissement, humain et matériel.
Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent mettre en place des mécanismes assurant « mécaniquement » au moins un maintien du pouvoir d'achat voire une réduction des inégalités tout en préservant le financement permanent des actifs permanents.
Des allégements massifs de cotisations sociales et de prélèvement fiscaux doivent être conditionnés à la conclusion d'accords d'entreprise, dans le cadre d'un projet d'entreprise pluriannuel auxquels les salariés seront appelés à adhérer ou à se démettre.
Les « gains » résultant de ces allégements doivent être répartis équitablement entre travailleurs et investisseurs afin de redonner toute sa valeur au travail et armer encore plus fermement les entreprises dans la compétition mondiale.
3 - Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat.
Il est de la responsabilité de l'État et de l'Union Européenne de décider de politiques d'interventions publiques coordonnées favorisant une relance économique.
Celles-ci doivent viser à la fois :
Ils doivent être puisés dans les « gisements de productivité » de toutes les activités, publiques et privées.
Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d'une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l'Environnement, mais pas seulement : ils doivent, d'abord et nécessairement viser à l'efficacité.
Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l'objet de contreparties contractuelles ou répondre à un cahier des charges prenant en compte ces nécessités.
Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d'emploi.
Elle doit faire l'objet d'une information et d'un avis préalable des élus représentant tous les acteurs concernés : élus politiques, comité de clients, de fournisseurs, d'utilisateurs, d'entrepreneurs, de salariés.
Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l'utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle renforcé par la puissance publique et des représentants de clients, fournisseurs, utilisateurs et salariés axé sur l'urgence, la nécessité et le rendement financier.
4 - Préserver et améliorer les garanties collectives
Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent aussi par l'amélioration du « corpus » législatif.
C'est pourquoi il faut :
5 - Réglementer la sphère financière internationale
Cette réglementation doit mettre un terme, dans un délai court, à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l'opacité du système financier international, à encadrer les mouvements de capitaux et la création monétaire.
L'Union européenne peut être au premier plan pour l'exiger. C'est d'ailleurs l'une des solutions « techniques » indispensables pour combattre l'inflation et des coûts et des prélèvements sociaux et des prélèvements fiscaux pour viser à la conservation des pouvoirs d'achat et des équilibres stables de l'économie : la tâche majeure de la BCE...
Si elle n'y parvient pas, il faut que le Gouvernement prennent les mesures qui s'imposent au nom du « principe de subsidiarité » et montre l'exemple et la voie à suivre à nos partenaires.
Il faut notamment imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l'OIT dans tous les échanges internationaux, permettre l'éclosion d'un quitus de « droit social » aux frontières politiques de nos territoires.
L'aide publique au développement doit être maintenue et améliorée mais conditionnées aux efforts faits en matière sociale et des droits de l'homme, des femmes et des enfants.
C'est ce qu'exige avec force le Mouvement Syndical Citoyen International (MSCI) fondé autour de « l'Ignoble ».
(Même s'il est « Infreequentable »).
Petit « essai littéraire » livré à votre sagacité d'Internautes (quelques mots seulement ont changé), qui a pour objet de vous montrer que « la frontière » entre les organisations syndicales qui appellent à la grève générale ce jour, n'est pas très loin de ce qu'il faudrait réellement revendiquer...
À rapprocher du post d'hier, bien sûr
Propositions, politiques celles-là, à venir.
Faut que j'y réfléchisse encore un peu...
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