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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Mercredi 14 janvier 2009

 

Notre future vie sexuelle ?

 

En 2000, France Télécom lançait un programme de recherche sur le parfum numérique. Soit la possibilité de reconstituer une odeur à distance.

Les applications promises s'annoncent multiples (télévision avec chaînes odorantes, présentation d'un produit avec senteur...), mais la difficulté technique pour mettre au point un appareillage efficace a limité tout développement.

 

Après l'odorat, place au toucher. Avec des objectifs nettement plus ambitieux : créer des sensations via Internet et faire voir le jour à des poupées-robots hyper sophistiquées : l'Haptique !

 

L'industrie japonaise nous fait des chiens-robots, l'industrie allemande, des véhicules assistés de robots.

Nous avions inventé le VAL... sans « traminal » aux commandes.

Les robots commandent aux machines, posent des vaisseaux spatiaux sur les astres célestes et planétaires.

On attend, comme pour donner raison aux auteurs de science-fiction, des robots « humanoïdes » avec impatience.

Ça et l'haptique appliquée, je ne vous raconte pas !

Enfin si...

 

Le laboratoire de recherche en communication multimédia (MCRLab), de l'université d'Ottawa (Canada) travaille sur la transmission numérique de sensations tactiles synchronisées avec des images. L'application première serait de pouvoir serrer la main d'un personnage virtuel et de ressentir la pression de ses doigts, voire la texture de sa peau.

Une interface avec un système mécanique de micro-capteurs, du simple gant à la combinaison intégrale, produirait l'illusion. Ce champ de développement fait partie de l'haptique.

 

Il s'agit de la science du toucher et de la perception du corps dans l'environnement (http://fr.wikipedia.org/wiki/Haptique). Tout le monde connait au moins une déclinaison de l'haptique : les fameuses manettes vibrantes pour jeux vidéo.

 

Dans un tout autre genre, réservé aux adultes, les « sex toys » et autres godemichets utilisent le même principe.

Idée souvent vérifiée, le développement commercial d'une technologie dépend souvent et avant tout du sexe.

Le succès du magnétoscope a été couplé à celui de la vidéo pornographique.

Le succès de la télévision à péage Canal + a été aidé par la programmation de films X.

Sorte d'apothéose de cette « union », David Levy imagine dans « Love and Sex with Robots » : the Evolution of Human-Robot Relationships un monde où la relation intime avec une poupée robot serait habituelle.

L'amour et l'acte sexuel deviendraient une expérience paramétrable, avec choix sur commande de l'émotion et de la position, grâce à un partenaire artificiel capable d'initiative.

 

Le scientifique britannique en intelligence artificielle annonce l'avènement de cette réjouissante innovation pour 2050 !

Pas besoin de se projeter dans le futur pour considérer dès maintenant les conséquences probables sur la conscience humaine et le rapport de l'individu à la réalité.

Captivé par l'image, l'humain se tromperait volontairement sur la nature réelle de ses contacts physiques et de ses émotions afin d'exercer ses désirs. Dans cette optique, la sensation prime sur tout.

L'acte sexuel devient une réaction physique basique à des stimuli.

L'amour, un simulacre dans lequel tout ce qui est espéré devient réalisable.

Le comblement immédiat des sens suffirait, avec la seule aide de sa propre capacité à s'illusionner. Une vision matérialiste, voire utilitariste, des rapports humains.

 

Quels pourraient être les impacts bénéfiques d'une utilisation des poupées-robots ?

Une personne âgée n'aurait plus à craindre le regard de son partenaire...

Elle n'aurait plus à pâtir de ses limites physiques...

Avec en contrepartie, une remise en cause dangereuse de la nature de la vieillesse et, par extension, de la mort ?

S'il est possible d'exercer une sexualité constante, fondée sur la performance, une certaine distance sur l'existence devient impossible. Avec à la clef un chamboulement total de la société et une inversion de ses valeurs élémentaires.

Les fantasmes les plus extrêmes (ou donnant une importance cruciale au physique, au résultat attendu) seraient les seuls respectés et appréciés. Sans la présence de l'autre, avec un supplément d'âme factice, la modération n'est plus de mise.

Seul avec son robot, l'individu pourrait projeter ses pulsions sans aucune limite !

 

La vision d'une expression des désirs interdits (cf. les images mangas) ferait place à la mise en scène de ceux-ci. Par exemple avec l'apparition de poupées représentant de très jeunes personnes. L'industrie des « love dolls » propose dès à présent des poupées siliconées, bien plus réalistes que leurs ancêtres gonflables, qui peuvent prendre n'importe quelle apparence.

Le réalisme est un argument de vente et préfigure la prochaine étape annoncée par David Levy : la robotisation (http://www.youtube.com/watch?v=HGfaQCY_bo4).

 

La conséquence de cette évolution est l'aliénation de l'individu. La dernière ?

Un film français a largement traité le sujet, racontant l'histoire d'un homme qui substituait à sa femme une poupée (Monique de Valérie Guignabodet).

Dans le futur, coucher avec une poupée-robot sera-t-il tromper son mari ou son épouse ?

Plus loin, désirer une poupée-robot qui rend possible la mise en scène d'un interdit sera-t-il légal ?

À l'échelle mondiale, le flou actuel à propos du statut de l'image donne une indication sur la capacité de la collectivité à réagir.

L'effacement progressif de la frontière entre réalité et virtualité, l'enfermement psychologique dans une chimère, la dépendance à une illusion vide de sens sont d'autres résultats prévisibles.

 

En cas d'apparition, la technologie des poupées-robots ne s'adresserait qu'à une petite part de l'humanité, apte à consommer des produits manufacturés à prix élevés : le rêve de tout « marketeur » ! Des produits hyper polluants, accompagnés d'un coût énergétique déraisonnable verraient le jour, au service d'une petite élite.

Relayé par les médias, un débat porterait sur l'apport des poupées-robots à l'individu. Les poupées-robots : un bien-être pour soi ? Pour ou contre ?

 

La question est pourtant ailleurs, dans la capacité d'une collectivité à partager des valeurs et une éthique. La question doit rester que voulons-nous ensemble ?

Et non pas que puis-je exiger pour moi ?

L'investigation du désir de chacun par un medium « alter-réaliste » transformerait bien plus l'esprit d'une société que l'esprit d'utilisateurs particuliers. Le monde deviendrait hostile, car uniquement capable de satisfaire le désir d'un seul individu.

Se renfermer sur une telle expérience du désir aiderait à anéantir l'identité de l'homme.

 

C'est ma sœur qui avait raison : nous finirons tous enfermés dans nos logis, connectés au monde par Internet, vivant de virtualités, se faisant ravitailler par des robots livreurs, côtoyant d'autres robots, « domestiques » ou « sensitifs », trop peur d'affronter l'autre, de le rencontrer, de le côtoyer, de vivre avec, d'aller dans le rue, la cité !

 

Un monde d'aliénations !

Même la Science s'en mêle de nous le fabriquer avant de nous le vendre.

J'aime bien ces jeunes qui ne veulent pas de cet avenir...


Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires - Recommander - Publié dans : La science en marche - Par I²
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