Notre future vie sexuelle ?
En 2000, France Télécom lançait un programme de recherche sur le parfum numérique. Soit la possibilité de reconstituer une odeur à distance.
Les applications promises s'annoncent multiples (télévision avec chaînes odorantes, présentation d'un produit avec senteur...), mais la difficulté technique pour mettre au point un appareillage efficace a limité tout développement.
Après l'odorat, place au toucher. Avec des objectifs nettement plus ambitieux : créer des sensations via Internet et faire voir le jour à des poupées-robots hyper sophistiquées : l'Haptique !
L'industrie japonaise nous fait des chiens-robots, l'industrie allemande, des véhicules assistés de robots.
Nous avions inventé le VAL... sans « traminal » aux commandes.
Les robots commandent aux machines, posent des vaisseaux spatiaux sur les astres célestes et planétaires.
On attend, comme pour donner raison aux auteurs de science-fiction, des robots « humanoïdes » avec impatience.
Ça et l'haptique appliquée, je ne vous raconte pas !
Enfin si...
Le laboratoire de recherche en communication multimédia (MCRLab), de l'université d'Ottawa (Canada) travaille sur la transmission numérique de sensations tactiles synchronisées avec des images. L'application première serait de pouvoir serrer la main d'un personnage virtuel et de ressentir la pression de ses doigts, voire la texture de sa peau.
Une interface avec un système mécanique de micro-capteurs, du simple gant à la combinaison intégrale, produirait l'illusion. Ce champ de développement fait partie de l'haptique.
Il s'agit de la science du toucher et de la perception du corps dans l'environnement (http://fr.wikipedia.org/wiki/Haptique). Tout le monde connait au moins une déclinaison de l'haptique : les fameuses manettes vibrantes pour jeux vidéo.
Dans un tout autre genre, réservé aux adultes, les « sex toys » et autres godemichets utilisent le même principe.
Idée souvent vérifiée, le développement commercial d'une technologie dépend souvent et avant tout du sexe.
Le succès du magnétoscope a été couplé à celui de la vidéo pornographique.
Le succès de la télévision à péage Canal + a été aidé par la programmation de films X.
Sorte d'apothéose de cette « union », David Levy imagine dans « Love and Sex with Robots » : the Evolution of Human-Robot Relationships un monde où la relation intime avec une poupée robot serait habituelle.
L'amour et l'acte sexuel deviendraient une expérience paramétrable, avec choix sur commande de l'émotion et de la position, grâce à un partenaire artificiel capable d'initiative.
Le scientifique britannique en intelligence artificielle annonce l'avènement de cette réjouissante innovation pour 2050 !
Pas besoin de se projeter dans le futur pour considérer dès maintenant les conséquences probables sur la conscience humaine et le rapport de l'individu à la réalité.
Captivé par l'image, l'humain se tromperait volontairement sur la nature réelle de ses contacts physiques et de ses émotions afin d'exercer ses désirs. Dans cette optique, la sensation prime sur tout.
L'acte sexuel devient une réaction physique basique à des stimuli.
L'amour, un simulacre dans lequel tout ce qui est espéré devient réalisable.
Le comblement immédiat des sens suffirait, avec la seule aide de sa propre capacité à s'illusionner. Une vision matérialiste, voire utilitariste, des rapports humains.
Quels pourraient être les impacts bénéfiques d'une utilisation des poupées-robots ?
Une personne âgée n'aurait plus à craindre le regard de son partenaire...
Elle n'aurait plus à pâtir de ses limites physiques...
Avec en contrepartie, une remise en cause dangereuse de la nature de la vieillesse et, par extension, de la mort ?
S'il est possible d'exercer une sexualité constante, fondée sur la performance, une certaine distance sur l'existence devient impossible. Avec à la clef un chamboulement total de la société et une inversion de ses valeurs élémentaires.
Les fantasmes les plus extrêmes (ou donnant une importance cruciale au physique, au résultat attendu) seraient les seuls respectés et appréciés. Sans la présence de l'autre, avec un supplément d'âme factice, la modération n'est plus de mise.
Seul avec son robot, l'individu pourrait projeter ses pulsions sans aucune limite !
La vision d'une expression des désirs interdits (cf. les images mangas) ferait place à la mise en scène de ceux-ci. Par exemple avec l'apparition de poupées représentant de très jeunes personnes. L'industrie des « love dolls » propose dès à présent des poupées siliconées, bien plus réalistes que leurs ancêtres gonflables, qui peuvent prendre n'importe quelle apparence.
Le réalisme est un argument de vente et préfigure la prochaine étape annoncée par David Levy : la robotisation (http://www.youtube.com/watch?v=HGfaQCY_bo4).
La conséquence de cette évolution est l'aliénation de l'individu. La dernière ?
Un film français a largement traité le sujet, racontant l'histoire d'un homme qui substituait à sa femme une poupée (Monique de Valérie Guignabodet).
Dans le futur, coucher avec une poupée-robot sera-t-il tromper son mari ou son épouse ?
Plus loin, désirer une poupée-robot qui rend possible la mise en scène d'un interdit sera-t-il légal ?
À l'échelle mondiale, le flou actuel à propos du statut de l'image donne une indication sur la capacité de la collectivité à réagir.
L'effacement progressif de la frontière entre réalité et virtualité, l'enfermement psychologique dans une chimère, la dépendance à une illusion vide de sens sont d'autres résultats prévisibles.
En cas d'apparition, la technologie des poupées-robots ne s'adresserait qu'à une petite part de l'humanité, apte à consommer des produits manufacturés à prix élevés : le rêve de tout « marketeur » ! Des produits hyper polluants, accompagnés d'un coût énergétique déraisonnable verraient le jour, au service d'une petite élite.
Relayé par les médias, un débat porterait sur l'apport des poupées-robots à l'individu. Les poupées-robots : un bien-être pour soi ? Pour ou contre ?
La question est pourtant ailleurs, dans la capacité d'une collectivité à partager des valeurs et une éthique. La question doit rester que voulons-nous ensemble ?
Et non pas que puis-je exiger pour moi ?
L'investigation du désir de chacun par un medium « alter-réaliste » transformerait bien plus l'esprit d'une société que l'esprit d'utilisateurs particuliers. Le monde deviendrait hostile, car uniquement capable de satisfaire le désir d'un seul individu.
Se renfermer sur une telle expérience du désir aiderait à anéantir l'identité de l'homme.
C'est ma sœur qui avait raison : nous finirons tous enfermés dans nos logis, connectés au monde par Internet, vivant de virtualités, se faisant ravitailler par des robots livreurs, côtoyant d'autres robots, « domestiques » ou « sensitifs », trop peur d'affronter l'autre, de le rencontrer, de le côtoyer, de vivre avec, d'aller dans le rue, la cité !
Un monde d'aliénations !
Même la Science s'en mêle de nous le fabriquer avant de nous le vendre.
J'aime bien ces jeunes qui ne veulent pas de cet avenir...
Le paradis promis pour 2050 !
Je n'ose imaginer...
Plus besoin de séduire, d'être attractif, plus de pulsions refoulées à en devenir dingue de chez les psychopathes !
Eux-mêmes soignés dans les prison pour pédophile et autres prédateurs sexuel avec tes toys sensitifs, chacun dans sa petite cellule et ses pilules bleues délivrées par les toubib des prison !
Des relations homme-femme libérée de toute arrière pensée, assexuée dans des sociétés d'individualités policées jusqu'à l'harmonie totale, tous mes fantasmes assouvis à travers un robot, l'anesthésie du sentiment à l'égard de l'autre, ne plus supporter ses "chaussettes sales" et ses "coups de lune" comme autant d'horreur qui déchirent les couples.
C'est Cindy qui va être contente.
Ca et les FIV, demain l'utérus artificiel et le clonage enfin entrés dans l'âge industriel, c'est Huxley qui va bicher un max !
J'adore ta petite soeur : elle est visionnaire !
Plus qu'elle ne veut bien le laisser le croire...
N'en jetez plus ! Déjà que j'avais pas le moral , la lecture de ce soir me donne encore plus l'envie de tout envoyer valser, et dire que j'ai mis au monde des êtres qui vont devoir évoluer dans un monde virtuel, heureusement 2050 c'est dans longtemps...J'y serai plus.
Parce qu'avoir une poupée mec, fidèle et obésissant, capable d'assouvir tous mes fantasmes et de ranger le linge, faire faire leurs devoirs aux enfants, leur préparer leur goûter, le dîner et de lancer la vaisselle sans râler, de balayer et programmé pour dires des mots gentils sous peine d'être débranché,
JE NE DEMANDE QUE CA !
A lire Cindy, on a du souci à se faire !...
Enfin pour ceux qui aiment la "chaire fraîche" empreinte de trémolots des "masses molles", et pas le silconé qui ne rend qu'imparfaitement l'effet visuel !
Heureusement, on aura nous aussi des "poupées vibrantes" à se mettre en les cuisses !
Enfin... Je serai mort en 2050 !
CINDY, vous avez parfois des idées lumineuses : ce que femme veut, Dieu le veut !
Je comprends maintenant pourquoi ils s'en occupent... au Canada : C'est une commande du père Noël de Cindy !
Et pour les miracles, il demande des délais...
Mais demain, vous n'aurez plus votre utilité biologique, les "hommes" ! Alors autant vous préparer à disparaitre, puisqu'avec le clonage, l'avenir de l'espèce est assurée !
Et puis nos maxi-toys vous remplaceront utilement si en plus ils ne font pas ch...
Infree nous le dit : y'a de la recherche sur l'utérus artificiel... Ca plus le clônage plus nos poupées bombes sexuelles programmées pour nous séduire, et sans microbes ni sida, les femmes ont également du souci à se faire tout autant !
Car c'est bien là la seule chose qui comptent : que l'âme brille de 1.000 désirs !
C'est beau comme le romantisme !
Il m'en faut plus !
Tu me dis quand et où et je serai là !
Promis...
Assez grand pour tenir la bougie par nous-mêmes !
Bougie ardente ?
Telle est la question...
Tu me fais penser que je vais t'en remettre une du même genre demain...
Dans mes histoires d'en rire !
Bref, essaye de penser à autre chose et de passer à un autre registre, l'AMI !
Vous ne pouvez parler d'autre chose ?
Vous êtes tellement intéressant quand ça reste sérieux !
Nous non plus d'ailleurs...
Donc on passe et on cause de choses sérieuses :
Pourquoi on dépense tellement de milliard à ce genre de recherche plutôt qu'à penser à éradiquer la faim de le monde, les maladies létales, etc...
(cf. voir mon post sur les 700 milliards à Paulson ?)
Crever la dalle, et ils n'y pensent plus.
Plus à rien du tout !
Sans doute l'instinct de conservation,
la nécessaire préservation de l'espèce,
Je ne sais pas !
En échange de quoi ?
Pas grand-chose et en plus vous aimez bien aussi !
Mais pour elles toutes, c'est seulement l'essentiel dont elles entendent garder l'exclusivité.
D'ailleurs, le viol est un crime, même au sein d'un couple marié : ça tombe donc sous le sens commun !