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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !

Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

Lundi 17 novembre 2008

 

 

Transformer la France en « paradis fiscal » c'est possible !

 

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2 - Impôts sur les individus, locaux et nationaux

Aujourd'hui, 64 milliards d'euros de ressources des collectivités locales proviennent de transferts de taxes en fait prélevées par l'État.

Là encore, environ 50 milliards pourraient ne plus être transférés sans autre désagrément que comptable, à charge pour les collectivités de se financer par elles mêmes. (Cette estimation « conservatrice » évite de compter deux fois les dégrèvements de taxe professionnelle assumés in fine par l'État).

Or, l'impôt sur le revenu rapporte à l'état environ 56,4 milliards. Il pourrait donc être tout bonnement supprimé sous sa forme actuelle, moyennant 6 milliards d'économies diverses. De la culture
subventionnée aux
associations d'intérêt douteux, à l'éducation et ses effectifs non enseignants pléthoriques, en passant par les centaines de « Comités Théodule » sans intérêt, et la baisse du coût de perception des impôts simplifiés, les 6 milliards doivent pouvoir aisément se trouver. 

Ceci dit, si on supprime 50 milliards de transferts vers les collectivités, ainsi que 24 milliards de taxes professionnelle, il faudra bien que celles-ci trouvent à se financer.

En outre, l'occasion d'une telle réforme « big bang » serait trop belle pour enfin se débarrasser de la taxe  d'habitation (TH), pour 13 milliards d'euros, dont le mode de calcul a le double inconvénient d'être d'une complexité absolument effroyable, et d'aboutir à une imposition dégressive, c'est-à-dire qu'un habitant de classe moyenne d'une commune pauvre paiera plus qu'un habitant riche d'une commune riche, en proportion de ses revenus.

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Les taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties (TF, environ 18 milliards d'euro à elles deux) ont les mêmes inconvénients que la TH.

Enfin, les droits de mutation (DM) sur les transactions immobilières, qui rapportent environ 6 millards aux communes, grèvent le budget des accédants à la propriété et altèrent la mobilité des lieux de résidence par rapport à l'évolution des lieux de travail : Leur suppression serait également souhaitable.

Il conviendra donc de remplacer la somme (Transferts + TP + TH + TF + DM) par une autre source de financement d'un montant équivalent, soit 111 Mds€.

Où l'on reparle de la « Flat-tax »

L'impôt sur le revenu actuellement, ne rapporte que 7 à 8 % de l'ensemble des revenus déclaré Cette proportion n'a quasiment pas évolué depuis des années.

Par conséquent, en supposant « conservativement » que l'économie ne réagit pas à un tel stimulus, un impôt unique sur tous les revenus de 7,6 % vierge de toute « niche fiscale » rapporterait autant, soit 56 Milliards, que la construction actuelle.

Si l'on souhaite continuer à exempter les très bas revenus du paiement de l'impôt, ce qui serait politiquement vendeur, le taux nécessaire serait de l'ordre de 9,5 % à 10 %.

Notons que la CSG et la Crds, sur une assiette plus large il est vrai, avec leur taux de 8 % rapporte nettement plus que l'impôt sur le revenu avec son barème progressif et ses taux marginaux de 40 % !

C'était vrai hier, ça le sera encore demain.

Par conséquent, un impôt local de 19 % avec une exonération forfaitaire des premiers euros de revenus correspondant à peu près au seuil de pauvreté rapporterait sans difficulté les 111 milliards nécessaires aux collectivités locales pour boucler leurs fins de mois.

Là encore, il est probable que la réaction de l'économie à une telle révolution fiscale serait étourdissante, provoquant un surcroît de rentrées fiscales inimaginable par nos technocrates et leurs conseillers « néo-keynésiens ». Les surplus pourraient être reversés à l'État en vue d'amputer puis très rapidement d'annuler nos déficits.

On peut aussi imaginer que l'État adopte ce principe mais qu'il « étrangle » autoritairement les collectivités de 1 % la première année, afin de les forcer à faire des économies.

Il n'y a pas de raison que les collectivités ne recherchent pas elles non plus à faire l'audit de leurs dépenses mal conçues...

Certes, le « big bang fiscal » ainsi conçu rebattrait les cartes : certaines collectivités risqueraient de voir leurs revenus chuter, d'autres constateraient une augmentation considérable.

Idem pour les Conseils généraux et les Régions. Sans doute un fonds provisoire de péréquation, alimenté par une petite fraction de notre nouvelle « Flat-tax » et destiné à éviter des mises en cessation de paiement de certaines localités, serait nécessaire.

Mais à moyen terme, l'effet sur les collectivités locales serait forcément salutaire.

En effet, celles-ci ne peuvent aujourd'hui tout simplement pas envisager de financer leur développement sans quémander des subventions à l'échelon supérieur. Le coût de la nécessité de monter à chaque projet des tours de table de plus en plus complexes est élevé : temps nécessaire, bureaucraties afférentes, et remise en cause des projets dès qu'un partenaire est défaillant.

Sous réserve de retravailler les attributions des différents échelons de collectivités locales (ce qui mènera inévitablement à des suppressions, hors du champ de cet article), celles-ci bénéficieraient d'une plus grande autonomie fiscale, et leurs contribuables profiteraient d'une fiscalité bien plus lisible qu'actuellement.

En gros, ne subsisteraient comme impôts locaux que notre « flat-tax » locale et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (que les communes pourraient transformer en paiement à l'usage, au poids, au volume, etc....), ainsi que quelques impositions plus marginales comme la TLE (taxe locale d'équipement, destinée à couvrir le coût de raccordement des nouvelles constructions aux réseaux existants).

Dans ces conditions, l'impôt étant nettement plus lisible et le décideur proche, les contribuables sauraient aller faire pression sur leur maire ou leur Conseiller général pour que la pression fiscale reste raisonnable.

Il serait donc envisageable de fixer le taux à 19 % la première année, puis de laisser chaque collectivité libre de fixer son taux ultérieurement, sur une assiette imposable calculée de façon identique au niveau national.

Ainsi, la compétition fiscale engendrée devrait garantir une plus grande responsabilisation des élus face à l'augmentation des impôts, voire même provoquer un mouvement de baisse, initié par quelques communes meilleures gestionnaires que d'autres.

 

NB de I² : un grand optimiste, « Disque Dur ».

Mais ça vaut la peine qu'il s'exprime aussi !


Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander - Publié dans : La faute à Marx (rubrique éco-po) - Par I² et d'autres...
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Commentaires

Yaka Fokon !
Mais pourquoi pas, il y a une certaine logique à tout ça !
Commentaire n° 1 posté par Momo le 17/11/2008 à 08h39
L'idée de confier aux collectivités locales l'intégralité de la responsabilité des impôts directs n'est pas inintéressante... Seulement, outre le fait que je suis d'accord pour supprimer quelques échelons de décisions, il faudrait l'assortir de multiples gardes-fou, sous peine de voir se développer des potentats locaux et même des mafias, qui finiraient par demander une sécession de leur région. Cela pose en outre le problème de la territorialité de l'impôt... Par exemple où et comment payent ceux qui ont plusieurs résidences et des patrimoines dans toute la France?... Un peu compliqué à gérer, non ? L'effet pervers est assez évident, comme cela se passait avec feu la vignette auto, on verrait se développer des communes, paradis fiscaux locaux, où se domicilieraient ceux qui veulent payer toujours moins, et ils sont nombreux...
Il y a plus simple... (Cf. : mes propositions)
Quant à la flag tax, je suis définitivement contre (d'ailleurs, je supprimerais également la CSG et CRDS), cela nous prive d'un instrument essentiel d'équité et de redistribution économique et sociale ; ce qui ne veut pas dire que de nombreux aménagements ne sont pas à prévoir pour rendre la fiscalité plus transparente, plus simple, plus citoyenne (par exemple, il est inadmissible de faire croire aux bas revenus qu'ils ne payent pas d'impôts, alors que ce n'est pas le cas) et plus équitable.
Commentaire n° 2 posté par Incognitototo le 17/11/2008 à 10h05
@ Momo : faut bien commencer par avoir une "vision", non ?
Et puis je vous avais promis un dire à peu près complet. La suite la semaine prochaine...

@ Inco : Tes propositions, fort nombreuses et très cohérentes dans l'ensemble, je m'en suis naturellement inspiré de mon côté.
Je ne t'en remercierai jamais assez, même si nous divergeons sur bien des points, toi et moi.

Tout comme celles de "DD".
Mais les présenter aussi, c'est aussi présenter un point de vue différents des nôtres pour tenter d'aboutir à des solutions acceptables : on ne dira pas que je suis sectaire (ni "égomane" comme insiste parfois Michel).

D'ailleurs, si tu veux, je peux reprendre en "copier/coller" les tiennes pour les remettre ici en ligne.
Mais c'est d'abord chez toi qu'il faut les découvrir, me semble-t-il...

Personnellement, vous connaissez tous les uns les autres, ma façon de faire : la complexité de la recette budgétaire est telle à mon sens, qu'à part les quelques spécialistes qui maîtrisent "un peu", personne n'est foutu de faire des prévisions justes !
Même pas le supercalculateur de Bercy.
Pas moins de trois services s'en chargent et ça donne souvent trois résultats différents...
C'est dire !

Pour couper court, je préconise ni plus ni moins la généralisation d'un bouclier fiscal (hors droit de mutation qui sont des évenements "exceptionnels", à caractère exceptionnel : "One shot").
A un moment, forcément, la complexité cède le pas sur la simplicité.

C'est ce type de réforme, "à l'Allemande", qu'il nous faut envisager.
Un régime dit "normal" et un régime optionnel dit "simplifié".
Mais ce n'est guère envisageable avec nos hauts-fonctionnaires actuels et le personnel politique qui va avec.
Aucune volonté claire sur le sujet actuellement !

La preuve : "Bling-bling" nous a fait croire pendant sa campagne électorale qu'il simplifierait et allègerait.
Il a créé en seulement 2 ans, 5 impôts nouveaux et les niches fiscales sont passées officiellement de 416 à 486 en 4 ans !
Et ce n'est pas fini puisque nous allons en avoir une demie-dizaine supplémentaire d'ici à l'année prochaine !

Hérétique ?
Commentaire n° 3 posté par I² le 17/11/2008 à 12h48
Ce que je vois dans ces propositions de DD (I et II), c'est l'étendue de l'évaporation liée aux "niches" et exemptions de toutes sortes.
Est-ce une façon de créer des emplois dans le domaine de l'optimisation fiscale (DD veut-elle mettre i2 au chômage?)? Et à qui profite l'optimisation fiscale?!

A part l'incompétence, où sont les résistances à la simplification? Il faut bien que le système soit stabilisé par ceux à qui il profite, non?

Puisqu'on est dans les propositions, je serai d'accord pour payer un impôt obligatoire à taux fixe de 1 ou 2% de mes revenus à l'entité que je veux (association, entreprise, collectivité locale, SEM, état...), directement. C'est un principe qui existe dans certaines communautés et que je trouve stimulant.

i2, tu es l'égomane le plus ouvert et le moins sectaire que je connaisse!
Commentaire n° 4 posté par Michel MARTIN le 17/11/2008 à 14h46
Je ne comprends toujours pas pourquoi cette simplification n'est pas en cours !

Pourquoi autant de biches, de dérogations qui semblent pourtant si onéreuses ?
Je veux bien admettre que ceratines adoucissent le poids de la fiscalité qui pourrait être redoutable si elles n'existaient pas, notamment pour les "petites gens" (je pense à la PPE, aux crédits d'impôt pour ma femme de ménage, à ceux pour le garde des enfants, aux donc pour les restaurant du coeur), mais les autres ?

Un grand mystère...
Commentaire n° 5 posté par Cindy le 17/11/2008 à 17h40

@ Cindy : C'est assez simple à comprendre...

Imagines que le législateur souhaite une relance de la fabrication de parapluie "Franco-gaulois" pour "aider la filière" qui va disparaître (il n'y a plus qu'un fabricant dans l'Est, je crois).

Scandaleux que l'on s'abrite sous des parapluie bulgare à la sulfureuse réputation (italien, anglais allemand belge qui soustraitent l'essentiel en Chine) !

Soit on met une taxe para-fiscale sur le parapluie, tous les parapluies et quelle que soit leur origine, qui en double le prix et la recette supplémentaire sera versé au syndicat des fabricants de parapluie gaulois pour garantir de nouveaux investissements et soutenir l'activité du parapluie gaulois par des subventions d'exploitation...

C'est para-fiscal et si l'on respecte la règle des minimis de Bruxelles, y'a pas de souci ! Mais c'est impopulaire : devoir payer le double du prix pour pouvoir acheter un pêt-broque, tu vas voir la tronche de l'électeur.

 

Soit on décide d'un crédit d'impôt de X %, remboursable sur l'IR ou le bouclier fiscal, ou l'ISF sur tout investissement, donation, legs, cotisation, ce que tu voudras, versés par les quelques milliers de volontaires qui y trouveront la "bonne affaire du siècle". Eux paye comme tout le monde le parapluie au prix du marché, donc ceux fois moindre que ce qu'il aurait pu être autrement avec la taxe parafiscale et on sauve la filière gauloise sans dépenses budgétaire.

Le tour est joué.

 

Et l'electeur est content, d'une part il n'a rien payé pour le plus grand nombre, d'autre part l'Etat à sauver des emplois, donc n'aura pas à dépenser de l'argent pour soutenir l'assurance maladie, retraite chômage etc, puisqu'on aura des cotisations sociales, de l'impôt sur le revenu pour les salariés restés en poste, ce qui n'aurait pas été le cas s'ils s'étraient retrouvés au chômage, de la TVA et même, osons l'espérer, de l'IS des fabricants de parapluie (sans compter ceux sur les distributeurs). Tout bonus pour la finance publique.

Dans ces niches là, l'Etat n'est jamais perdant au contraire (on l'a vu très nettement pour la jupette et la balladurette et tant d'autre), d'autant qu'il ne supporte pas le "risque industriel" : d'où leur multiplication depuis des décennies !

Plus clair ?

Commentaire n° 6 posté par I² le 21/11/2008 à 10h30
Un peu tordu quand même !
Commentaire n° 7 posté par Cindy le 26/11/2008 à 18h31

Bé oui, mais c'est comme ça depuis l'invention de l'IR en 1959...

 

Avant, il y avait l'IR au taux progressif et chaque cédule avait un taux proportionnel propre sur le volume d'argent encaissé.

Plus simple pour la III° et la IV° République, mais un peu compliqué pour la finance publique alors qu'on venait d'adopter le Plan Comptable Révisé de 1957 pour les commerçant et les sociétés, notamment...

Commentaire n° 8 posté par I² le 02/12/2008 à 16h02
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