Quelle est donc la « génération cocue » (II) ?
On peut poursuivre tout autant le même constat à projeter dans le futur, pour faire suite au « post » d'hier matin.
La génération « A », celle du « Baby-boom » née entre 1945 et 1965, qui a eu 20 ans entre 1965 et 1985 est celle qui est sans aucun doute la plus « individualiste revendiquée », jusqu'à son fameux : « Il est interdit d'interdire ! »
Parce qu'elle se sentait déjà flouée, il était hors de question de lui imposer quoique ce soit.
Elle s'est mise à bosser à compter de 1965 et jusqu'à 2005 pour les premiers et jusqu'en 2025 pour les derniers à prendre une retraite méritée mais minorée : et la « pensée unique » le lui fait remarquer (t'as rien glandé, donc ta retraite n'augmentera peut-être même pas de 0,8 %, même pas le tiers de l'inflation en 2008 réelle, cf. § 4).
Du coup, elle a fait peu d'effort et peu d'enfant (génération (I) née entre 1985 et 2005) : ce qui n'est pas de bonne augure pour les vieux jours des « baby-boomers ».
Ce n'est pas bien grave, ils avaient qu'à pas foutre le bordel s'y prendre autrement (sans qu'il le lui soit permis
quand même, que ce soit de la part des penseurs et électeurs de gauche comme ceux de droite ou du centre mou de la « sociale démocratouille », tous « à la masse » sur ce
sujet).
Normalement, c'est un atout pour la génération « I », qui entre sur le marché du travail dans de bonnes conditions.
Par malchance, elle remplace une génération « creuse » (les enfants nés entre deux guerres), due au déficit d'homme vaillant à l'issue de la première guerre mondiale, ce qui reste donc « étal », mais sans compter l'immigration forcenée des années 60/70...
Faut se rendre compte : pas finies les études, que déjà, le premier vrai boulot c'est chômeur ou « contrat aidé » et situations précaires.
Je sais, j'en ai vécu un bout : il fallait non seulement avoir des diplômes en or (quelques-uns parfaitement difficiles et délivrés au compte-goutte même après concours d'entrée), mais en plus 5 ans d'expérience obligée pour avoir une chance d'embauche...
Et ça continue encore aujourd'hui : c'est dire si il n'y a pas pénurie de main-d'œuvre, mais juste inadquation (à force de former des « alpha plus »).
Alors, cette génération là a poursuivi ses études, accumulant encore et encore les formations supérieures sans même n'avoir jamais trimé, blanchi sous le harnais. Mais Dieu qu'elle est bien formée... sur le papier !
Incapable de se prendre en main de façon autonome.
Elle prendra sa retraite entre 2025 et 2045, à une époque ou normalement les régimes de retraite, s'ils survivent tels que nous les connaissons aujourd'hui, devraient retrouver des équilibres naturels.
À condition qu'il n'ait pas explosé en vol dans les années 2020 à 2030.
On devrait (on aurait dû) arriver, en effet, à retrouver des années de croissance entre 2005 et 2035. Mais après, c'est terminé jusqu'en 2065...
Un cycle long de croissance pour 2 cycles de crise, elle n'aura pas été gâtée, se souviendront les historiens du XXIIème siècle !
Elle s'est tout juste remise à faire des enfants. Ils naissent aujourd'hui (génération « II ») de 2005 à 2025 et l'on constate que le taux de fécondité s'est enfin redressé, au moins en France, avant de commencer à s'étendre dans le monde occidental.
Mais au prix d'un métissage profond des cultures et des peuples (ce qui va encore faire hurler le « côté Bling-bling » d'U negru di San Cloud, mais comme il est en faillite, je m'en tape !)
La génération « II » va donc arriver « aux manettes » fermement tenues par les « anciens », ceux de la génération « A » (les baby-boomers) en broutant la laine sur le dos de leurs parents.
Pour bénéficier d'une petite décennie de forte croissance avant de replonger dans des problèmes au moins aussi aigus que la génération « A » et les « 30 dépressives ».
Sauront-ils gérer leur problème ?
Pas si ils sont moins bien formés par leurs parents.
Pas s'ils se laissent séduire par la vie facile et l'endettement, à leur tour.
Pas si personne ne les prévient (et ce blog est aussi fait pour tous ceux-là) !
Pas si leurs parents n'éclusent pas d'une façon ou d'une autre la dette laissée impayée par leurs grands-parents (la génération « A ») en profitant de la croissance mondiale (jusqu'en 2035) pour l'apurer.
Espérons qu'eux aussi seront pris de la vertu de faire des enfants en nombre, qu'ils ne connaîtront pas quelques cataclysmes naturels ou d'autres ayant pour origine la folie humaine.
Espérons qu'ils n'auront pas à vivre et grandir dans une poubelle stérile et aux ressources épuisées à jamais.
J'ai confiance.
Car il faut aussi qu'ils se tournent vers l'avenir de leur propres enfants (la génération « III », celle qui va naître entre 2025 et 2045).
La « II » va pouvoir assumer une partie des « désordres » laissés par la génération « A » grâce à la période de croissance 2005/2035. Puis à s'assumer elle-même dans une autre période sombre de l'économie mondiale (je ne sais bien évidemment pas comment : je sais que c'est comme ça, inévitablement !) de 2035 à 2065.
Pour revenir à de meilleurs jours entre 2065 et jusqu'en 2105.
2105, date du début de la disparition de la génération « II », née entre 2005 et 2025... Celle qui éclot sous mes yeux (et les vôtres aussi par la même occasion).
2065, c'est aussi la fin de la formation de la génération « IV » et le début de la « V ».
Un autre monde, je serai mort et vous aussi !
Espérons seulement qu'Over-blog (la plateforme hébergeuse) conserve d'une façon ou d'une autre ses archives électroniques, pour que quelques historiens nous fassent « entrer en notoriété » suffisante jusqu'à être étudiés et décortiqués dans la moindre virgule), vous avec vos commentaires (moi j'y serai déjà bien avant pour avoir pris le palais de l'Élysée, avec la solide ambition d'y étancher la cave en grands crus avec Inco dont e foie ne supporte que le meilleur...) !
Ainsi va le monde, dans ses tendances lourdes. Il n'a pas de destinée et l'histoire des hommes y est construite d'histoires anecdotiques au regard de la seule clé qui compte encore aujourd'hui comme hier (et donc demain) : la démographie.
Mais n'écoutez pas les démographes, ils ne racontent que des bourdes depuis toujours.
Et, sans vouloir faire plaisir à Michel ou à quiconque, l'humanité reste quand même à régler un autre point clé que son évolution démographique naturelle : son milieu, sa planète.
Là encore, c'est « anecdotique » : elle y parviendra, j'en suis certain.
Je crois fermement que l'humanité est capable d'essaimer en dehors de sa toute petite planète bleue, et d'aller y piller les ressources naturelles non renouvelables dont elle aura besoin au-delà des générations « III » et « IV », ou de se contenter de gérer la pénurie.
Car la « pénurie », souvîntes-en vous, génère le conflit et l'alimente. Le vecteur et le système le mieux adapté, reste l'économie de marché, règlementé à la marge (pour corriger les abus).
C'est ça qu'il faut que l'on construise pour nos enfants et petits-enfants afin de sortir cette espèce d'hominidé dont je fais partie, qui n'a rien pour elle que son cerveau (je vous renvoie à mes posts sur Holbecq), du cycle multiséculaire des confrontations de cultures qui mènent à l'asservissement des uns par les autres.
Sacré défi, les jeunes !
A propos de problèmes générationnels, il y a quand même une spécificité française, c’est que les manettes sont détenues par les vieux pour les vieux, qui font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher les jeunes de prendre leur place… Drôle de mentalité, totalement différente de l’anglo-saxonne qui est toujours prête à donner sa chance à un jeune qui en veut… ça a donné 68 et ça donnera encore des révoltes… D’ailleurs ne nous y trompons pas : si les plus de 60 ans n’avaient pas voté, Sarkozy n’aurait pas été élu… Le conservatisme rétrograde et le Sénat ont encore de beaux jours devant eux…
Ma sœurs (licence d’
Dans cet acharnement des vieux à s’accrocher à leur place, il y a vraiment un problème œdipien spécifiquement français….
J’avais développé cette idée au moment des présidentielles : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-4592200.html et malheureusement, ça reste d’actualité...
@ Jasmin : Moi aussi, je vois comme toi !
Curieux, non ?
" Je ne fréquente pas Marseille !
Perso j’ai eu J-J Dupeyroux (une antiquité de gauche dans une fac de droite, Paris II, remplacé sous la pression par Catala, nicole) comme prof de droit de la Sek-Sok.
Il y abordait déjà le problème il y a 30 ans !
Ce qu’il nous disait qui était prévisible se passe sous notre nez : je dois encore avoir son polycopié dans la cave si ça vous interésse…
Je n’ai fait que poursuivre son raisonnement, puisque lui est sans doute un des rares à avoir vu juste contre la “pensée unique” de l’époque.
J’avais aussi noté par ailleurs qu’il faut se méfier des “économistes démographes”.
Ceux du XIX° siècle avait déjà prévu que le peuple allemand aurait disparu à l’aube du XXI° siècle…
C’était marqué partout dans “leur pensée unique à eux”.
En bref, tout est une question de point de vue (l’affaire de la bouteille à moitié peine ou à moitié vide).
Et trop souvent on ne démontre que ce que l’on croit en la matière.
Maintenant RDV dans 30 ans, l’Ami, et nous verrons bien ! "
Naturellement, tous les points de vue reste autant valable les uns les autres du moment qu'il s'agit d'opinion.
Maintenant, quand une opinion se révèle exacte, ça devient un fait.
Et les faits sont incontournables pour être gravés à jamais dans le marbre de l'histoire !
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