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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Mercredi 14 mai 2008

 

Quelle est donc la « génération cocue » ?

 

Je lisais l'autre fois un article d'un hebdomadaire de la « pensée unique », qui faisait la couverture...

J'y reviens avec retard, car forcément, avec 3 semaines de 4 jours, voire de 2 de 3 jours, 1 de quatre pour une « normale », ce mois de mai 2008, c'est quasiment « 25 % de perdu » en terme de volume d'activité...

Il m'a donc fallu... rattraper le temps perdu au détriment de mes pérégrinations « littéraires cybertroniques » !

Veuillez m'en excuser.

 

Un hold-up d'une génération sur l'autre ? Sans aucun doute...

Désignée coupable la génération « mai 68 » ? C'est un peu court ! Elle me semble plutôt la « cocue » obligée. Et elle le savait dès l'âge de 20 ans (d'où ses moments de mauvaise humeur).

Qu'on compte bien...

 

Nés entre 1945 et 1965 (A), de parents eux-mêmes nés de 1925 à 1945 (B), engendrés eux-mêmes par des géniteurs nés en 1905 et 1925 (C), issus eux-mêmes d'une génération apparue entre 1885 et 1905 (D), fruits des ébats sensuels de celle née entre 1865 et 1885 (E), il convient de remettre les pendules à l'heure.

 

La génération « E » est née entre la fin du second empire et les balbutiements de la IIIème République, en plein essor industriel ! Leurs parents (F) étaient des gamins ou n'avaient rien connu du coup d'État du « neveu », mais leurs grands-parents (G) étaient nés sous la restauration, dans le souvenir majestueux de leurs propres parents nés sous le premier empire et la Révolution...

« E » bataille de 1905 à 1965 dans le monde du labeur. Une époque particulièrement difficile : Deux guerres mondiales, une décolonisation (qui avait fait leur richesse et celle de la génération précédente (F)), un « trou démographique » qui avait vu leurs fils tombés au champ d'honneur. Avant de disparaître peu ou prou dans les années 70 et 80.

 

La génération « D », c'est la « vrai » sacrifiée : Avoir 20 ans en 1914, avoir 45 ans en 1939, il fallait bien quelques compensations « indolores » en 1960 quand ces quelques survivants entourés des nombreux petits-fils du baby-boom aient commencé à « passer le relais » et prendre des retraites en cotisant à peine 15 à 20 ans !

Tiens, mon ami : La Cnav vous calculait encore les pensions sur vos 20 meilleures années, à cette époque-là !...

 

La génération « C », au boulot de 1925 et jusqu'en dans les années 1970 à 1990 a été celle qui a aussi surfé sur les « 30 glorieuses » !

Avec quelques ratés au démarrage et quelques hoquets sur la phase finale...

Donc, pas pour tout le monde, ni tout le temps, mais quand même.

C'est celle-là qui a payé les retraites des parents avec trois fois rien.

Mais c'est celle-là, qui sans faire de bruit à fait miroiter le « mirage de la répartition » à ses gamins (B), tout en cumulant l'avantage de détenir des patrimoines « costauds » que sont censés faire fructifier la descendance !

C'est celle-là qui tout en virant sèchement Rocard et son « livre blanc sur les retraites », bénéficie des outils juridiques et financiers nouveau que sont les assurances-vie, les démembrements de patrimoine, cédant la nue-propriété mais gardant surtout l'usufruit...

C'est celle-là qu'il a fallu supporter jusque dans les années 90 à 2000, sans attirer l'attention sur elle !

 

La génération suivante, la « B » est celle née pendant les années folles et le front populaire, mais également tous les fascismes de l'Europe qui se suicidait...

Ella a surfé directement, « plein pot » et mieux que ses géniteurs, sur les 30 glorieuses. Au boulot dès 1945, elle a fait le « baby-boom » pendant 20 ans.

Ayant instinctivement bien compris les mécanismes mis en place par leurs parents (qui ne pensaient qu'à eux) et tout le sel qu'on pouvait en tirer.

C'est elle qui dans le sillage des prédécesseurs a emprunté pour rembourser avec de l'argent dévalué.

Arrivés dans les années 90, alors qu'elle avait fini d'être emprunteuse, devenue créancière et prêteuse, sans avoir à sa charge les générations précédentes, elle a aujourd'hui entre 63 et 83 ans !

C'est elle qui a inventé les pré-retraites et autres départs anticipés de la vie active !

Elle vit bien, accumule tous les bénéfices d'une époque facile, d'avoir engendré une nombreuse progéniture et d'avoir hold-uper les « gamins » (A) en leur faisant croire qu'eux-mêmes avaient trouvé la solution pour leurs propres parents avec aisance qu'il suffisait de dupliquer et répliquer à l'infini.

 

Patatras ! Les « baby-boomers » - notre génération « A » - seront les cocus de toutes ces fadaises !

Ils ont eu 20 ans en 1968, et 4 ans plus tard c'était le premier choc pétrolier !

La belle affaire.

Pompidou premier ministre expliquait qu'avec 1 million de chômeur, ce serait la révolution ! On en est encore à 2 millions officiels en ayant vu grimper le chiffre jusqu'à 3 durant la période 80 à 2000...

10 ans plus tard, leur premier boulot, c'était « faire chômeur » !

Ils ont été les premiers à voguer de « petits boulots » en situations précaires.

Ils ont parfois 50 ans et vivent encore chez papa-maman (ou dans leur mur mis à disposition : « Tanguy », film « culte »...) ou à se faire aider par eux...

C'est eux qui ont retardé les naissances, fautes de situation financière stable durant des années.

Quant à leur retraite, à liquider entre 2010 et 2030, déjà que celle de la génération précédente n'est pas fameuse, il y a fort à parier que les leurs ne vaudront plus grand-chose.

Mais eux, ils n'auront jamais eu l'occasion de se constituer un patrimoine pour venir compléter : ils devront attendre d'hériter pour les plus chanceux, c'est-à-dire entre 2015 et 2045, pour s'y retrouver un peu, quelques années encore à survivre !

 

Bref, on est assez loin du poncif selon lequel les « soixante-huitards » aurait « hold-uper » tout le monde. C'est plutôt l'inverse.

À condition que leur « condition de victime » ne soit pas non plus transmise à la génération suivante, via l'endettement public !

Mais là, je compte sur les trenta pour ne pas se « laisser avoir » !


ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander publié dans : Le charme discret des gauloiseries par I²
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