Après le jour le plus long, le pont le plus... long !
Je vous renvoie gentiment au post de l'année dernière et ses commentaires... j'avais ma fibre historique en me mélangeant allègrement les pinceaux sur un « détail » !
Cette année, le souvenir va plus vers ceux rapportés par ma famille.
Mon père cantonné loin de la capitale, ayant vu passer la division « Das Reich », quelques semaines plus tôt, précédée de sa sulfureuse et justifiée réputation...
Ma « Môman », soulagée de ne plus dormir dans les caves depuis quelques semaines, pour devoir habité pas très loin d'un site industriel de la France occupée, pilonné à l'aveugle par l'aviation de nuit britannique (les américains s'occupant d'autres choses... le jour). Et elle de confondre aviation alliée et allemande (elle en a gardé la détestation du « boche », du « frisé », du « schleu » vissée à l'âme !).
Tel témoin se rappelant qu'il avait participé à la libération de Paris, quelques mois plus tôt, pas tout à fait un an avant, la Sten à la main sur le boulevard Saint-Germain, vidant une partie de son chargeur sur la troupe occupante pour couvrir ses camarades dans leurs déplacements et ayant fait mouche...
Avec ce tressautement de l'âme, encore 64 ans plus tard.
Telle autre nous racontant avec force détails sa vision d'adolescent, parti des faubourgs populaires à pied pour aller à la préfecture, et servir de cible à des francs-tireurs arrivés jusque sur les toits de l'Hôtel-dieu !
Le 8 mai de cette année là, c'était la fin de cette épouvantable épopée, d'une humanité épuisée, écoeurée, humiliée jusque dans son essence même ! (Ah la puissance des dogmes ambiants !)
11 mois après l'opération Overlod, pour en finir avec l'abomination !
Même pas un an pour envahir la moitié de l'Europe face à une des armées les plus puissantes du moment.
Et 63 ans après, l'occasion de passer un long week-end de détente, pour cause de cumul de deux jours fériés, chômés et payés, un même jour (l'ascension et la fête du travail) et sa récupération conventionnelle (prévue dans la plupart des dites conventions collectives)...
8, 9, 10, 11 et le 12, lundi de Pentecôte... Je ne raconte pas les « yeux en trou de bite » du mardi 13 au matin, à peine remis des cohortes de véhicules encombrant les routes communes, évidemment sous-dimensionnées en de pareilles occasion...
Perso, je vais sans doute aller voir la mer, s'il fait beau... Mais ne le racontez pas à ma sœur : elle encore capable de mettre tout le monde sur mon chemin, les encombrant encore plus à tout raconter à ses copines !
C'est simple, son téléphone, enfin ses téléphones, son toujours occupés en pareilles occasions.
Les « anciens », s'ils avaient su, n'auraient-ils pas décalé cette date ?
Ou remis Pâques à plus tard ?
Faire la fête, j'aime bien... Glorifier nos combattants de la liberté, tout autant. Nous ne serions pas devenus ce que nous sommes devenus sans eux !
De là à cette débauche des mois de mai... qui va se prolonger par quelques grèves de fonctionnaires, plus les perturbations de ceux qui imaginent avoir le bac sans bosser (alors qu'il suffit de se présenter et ne pas rendre copie blanche), ça permet tout juste d'avoir la paix à travailler un peu, après avoir rendus mes hommages matinaux et émus à quelques monuments aux morts, sans que le téléphone ne sonne de façon outrecuidante.
Bon week-end à vous tous.
I²
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