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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Lundi 31 décembre 2007
De la « très grande sagesse des magistrats » (II).
 
J’avais dit que j’y reviendrai, quel que peu poussé par « Cindy » (commentatrice assidue sur ce blog).
Dès les aveux de Maranelli, la culpabilité de l’assassin présumé du préfet Érignac semble établie. Une fenêtre de défense pouvait s’ouvrir.
 
D’ailleurs, le doute a fini par s’installer. Car avant la « guerre de juristes », la défense engage « la bataille de l’opinion publique ».
Une « bourde » des 4 avocats ? Consciente ou inconsciente ?
Où alors, ils n’avaient décidément rien d’autres à fournir et le savaient déjà pour avoir pris connaissance du dossier et s’être forgé une intime conviction personnelle : c’est devenu un classique de la vie judiciaire de ce pays, hélas !
 
Petit retour en arrière.
L’acquittement, en appel, le 22 février 2006 des deux enseignants, Jean Castela et Vincent Andriuzzi, soupçonnés d’être les commanditaires du meurtre (la piste « éducation nationale/mouvance indépendantiste »), leur a donné des ailes.
Pour autant, les solides éléments recueillis par l’accusation, notamment des aveux très détaillés des membres du commando, ne peuvent pas être balayés d’un unique revers de manche.
C’est dans ce contexte que les juges Laurence Le Vert et Jean-Louis Bruguière s’apprêtent à boucler leur instruction.

Les défenseurs d’Yvan Colonna insistent avant tout sur le fait qu’il n’existe « aucun élément matériel » contre leur client.
Sans les appels échangés entre les portables, l’enquête sur l’assassinat du Préfet n’aurait sans doute pas abouti.
Or, contrairement à ce que je croyais il y a encore peu (paragraphe 3), dans le cas de Colonna, cet élément technique fait défaut à l’accusation.
Selon les policiers, à cette époque, le berger ne disposait pas de portable, même s’il utilise, à l’occasion, celui de sa compagne. Mais pas ce soir là.
Quant à l’analyse de l’arme déposée au sol, elle n’apporte aucun indice, ni empreinte, ni ADN : le tueur était ganté. Dans ces conditions, les aveux restent l’atout majeur de toute accusation.

De plus, lors du procès en assises qui s’ouvre en juin 2003, les quatre accusateurs de Colonna l’innocentent.
Et Alessandri assure, depuis qu’il en a pour perpétuité (18 ans seulement en France quand tout va bien), qu’il est le tueur : on ne peut pas juger deux fois un même homme pour un même crime ou délit, sauf révision du procès. Le risque est nul qu’il voit sa peine alourdie.
Ils sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité et d’ailleurs ne font pas appel du verdict.

Pour les avocats de Colonna, les aveux de « garde à vue » ne peuvent avoir qu’une explication : les policiers auraient soufflé le nom du berger de Cargèse. Les gardes à vue n’auraient donc pas été aussi « étanches » que l’assurent les enquêteurs et les multiples précautions prises (notamment le rapatriement à Paris des quatre accusés par avions séparés).
Les suspects auraient tout simplement cherché, dans un premier temps, à minimiser leur responsabilité en désignant un innocent.
Toutefois, on ne comprend pas bien pourquoi Yvan, un ami d’enfance et non pas quelques hautes figures du Nationalisme Corse, ou n’importe qui d’autre…

D’autant qu’on ne comprend pas pourquoi les policiers auraient désigné Colonna, un homme qui n’était même pas dans le premier cercle de leurs suspects !
Enfin, si Colonna n’était pas présent sur les lieux, qui était le troisième homme vu par les témoins ?
Arguties « d’avocalieux » assez lamentables dans une affaire aussi grave…

Plus intéressant, les avocats font remarquer que les premiers aveux, utilisés par l’accusation, comportent des contradictions quant à l’emploi du temps de Colonna le lendemain de l’assassinat, aux lieux de stockage des armes et de réunion du groupe.
Tous ne se souviennent pas, par exemple, s’être rendus dans la propriété des Colonna, à Cargèse.
Des contradictions frappantes peuvent être relevées : Pierre Alessandri, en mai 1999, affirmait s’être débarrassé de la seconde arme volée aux gendarmes en la jetant à la mer.
Mais en février 2005, le nationaliste est extrait de prison et conduit jusqu’à sa distillerie de Cargèse.
Là, grâce à ses indications, on exhume le second pistolet, caché sous un alambic.
Ses aveux, à lui mais à lui seul, de 1999, ne sont donc pas paroles d’évangile !
Même quand il s’accuse d’être le tireur, peut-on reprocher à cette argutie d’avocat…
On peut aussi imaginer qu’il en est tout autant de ses complices avérés.

Pour Maître Philippe Dehapiot, ça ne fait plus aucun doute, l’affaire est entendu : « À part les mises en cause lors des gardes à vue, rétractées depuis, aucun élément ne permet d’impliquer Colonna. Lors (de leur) procès, les accusés l’ont mis hors de cause de manière détaillée. Si on applique les grands principes, on devra l’acquitter. »
Sans répondre à la question du choix de le désigner tous unanimement, lui et pas un autre…

Mais on peut aller plus loin : Une jeune femme, Marie-Ange, qui assiste à l’assassinat du 6 février 1998, aurait pu être déterminante.
Elle passait en voiture avec sa mère lorsqu’elle entend comme un « bruit de pétards » et aperçoit le tueur. Elle remarque d’abord le geste de sa main sur la crosse du pistolet : il tirait en direction du sol.
Elle en donne une description assez précise : 35 ans environ, 1,70 mètre, mince, mal rasé, cheveux blonds mi-longs, yeux enfoncés, joues creuses avec un pli marqué.
Ce n’est donc pas Colonna qui a le cheveu court et châtain.
D’ailleurs, lors d’une « parade d’identification » organisée par la juge d’instruction, elle ne reconnaît pas Yvan Colonna. Pas plus que Pierre Alessandri, celui qui s’accuse d’avoir pressé sur la détente. Ni aucun autre.
Après, elle s’étonne que son témoignage ait été rangé au dossier par les enquêteurs : il n’apporte rien contre le commando, dont maintenant on est sûr d’en avoir identifié quelques membres… qu’elle ne reconnaît pas !
De toute façon, comme le racontent les occupants du véhicule qui emmène les fuyards, ils sont tous grimés et gantés.
D’ailleurs, comme pour le confirmer, au procès elle réitère son affirmation de ne pas reconnaître l’accusé dans son box… Elle n’a pas pu, par la force des choses.
On note également que pour le médecin légiste, 1,70 mètre, c’est trop court pour être le tireur (toujours
paragraphe 3).
Ça, c’était bien un élément majeur : mais aucun des avocats ne l’a exploité avec succès !
Personnellement, j’aurai demandé la suspension sur-le-champ du procès et une contre-expertise immédiate de ces conclusions là !
Mais non…

Les avocats ont préféré se plaindre d’une instruction à charge : Bien naturellement qu’elle est forcément à charge, puisque c’est l’une des particularités de notre procédure pénale.
Mais elle est aussi à décharge.
Or, s’insurgent-ils, toutes leurs demandes d’actes n’ont pas été suivies d’effet.
Ils réclamaient notamment une reconstitution de l’assassinat, qui leur a été refusée par la juge Laurence Le Vert.
On se rappelle qu’en 1999, la situation était inversée : alors qu’Yvan Colonna se trouvait en cavale, ce sont les mis en examen qui ont refusé, au dernier moment, d’y participer.
D’ailleurs, au procès de Colonna, la Cour accède à leur demande, encadrée par une myriade d’effectifs de police dépêchée sur place à la hâte… et Colonna de refuser d’être extrait de sa cellule !
Débile !
Mais pour le seul motif qu’il n’avait rien à faire là-bas… puisqu’il n’y était pas, à l’en croire !

Les conseils de Colonna se plaignent également, que la justice n’ait pas pris en compte certaines écoutes « favorables » à leur client.
Rien de très précieux : elles ont été réalisées avant le démantèlement du groupe, entre décembre 1998 et mai 1999, en plein « pataugeage grave » de l’enquête policière qui s’évertue, à l’époque, à démonter une « filière agricole ». Or, il est berger et ses potes sont agriculteurs : une piste conseillée par un indic bienveillant du Préfet Bonnet.
Et des surveillances téléphoniques qui accréditeraient l’idée vague d’une « vie rangée » de leur client.
Pour Maître Gilles Simeoni, ces « investigations n’ont établi aucun comportement suspect » et démontrent « sa non-implication dans l’action clandestine ».
Il a raison : elles ne démontrent rien, même à l’égard des autres membres du véritable commando : c’est qu’ils étaient prudents !
C’est dire l’inconsistance de ce point de défense…
 
Pour Maître Pascal Garbarini, « depuis l’acquittement de Castela et d’Andriuzzi en appel, le 22 février 2006, la défense d’Yvan Colonna devient enfin audible » et de constater pour sa part « qu’aucun élément matériel ne le relie au dossier. »
C’est si vrai, que même la confirmation du témoignage d’Alessandri devant la Cour d’Assises Spéciale a été, de l’aveu de tous, un grand moment de tromperie, égrené sans aucune conviction, ni même émotion, sans la moindre réaction de la part de Colonna.
Pensez ! Deux amis d’enfance et les nombreuses complicités que cela procure habituellement : pas crédible un seul instant !
Selon Maître Antoine Sollacaro toute « l’instruction a été bâtie sur un postulat de culpabilité ! ».
Comment pouvait-il en être autrement, à dire vrai ?

Personnellement, j’aurai bâti la défense de cet homme là en lui conseillant une grande, très grande docilité envers ses juges et les instructeurs du dossier.
Dans l’hypothèse où je n’ai rien à me reprocher dans un assassinat, je ne galope pas dans la garigue environnante pendant 4 ans : je me forge un alibi en béton.
Du genre qui explique tout : j’aurai assumé un « je dormais avec Michèle dans sa distillerie ! » (l’épouse, forcément volage pour l’occasion, de son ami Alessandri), ou une autre peu importe : elle aurait nié pour cause de répudiation immédiate et d’opprobre populaire compacte devant l’Éternel. j’aurai rapporté un détail anatomique vérifiable qui accréditait mon dire, et le tour était joué.
C’est grand crime en Corse de dormir avec la femme d’un ami (ou de tout autre) même en étant soi-même eunuque (et elle sans la clé de sa ceinture de chasteté), mais comme il s’agit d’un ami dans le tournant de toute une vie, il aurait compris !
Et nous aussi : au moins on aurait su d’où venaient les aveux de garde-à-vue et le pourquoi d’une telle accusation.
Ça n’a pas été le cas…
 
Et dans sa « très grande sagesse », la Cour a tranché en balayant tous ces faux-nez et reconnaissant l’implication directe de Colonna dans ce lâche assassinat dont l’envergure politique se résume à quelques pétards enfiévrés contre les bâtiments publics depuis quelques jours, à l’égal de tous les autres !
 
Car deux questions demeurent : Si ce n’est pas Colonna, ce ne peut pas être Alessandri, tout aussi trop petit l’un que l’autre !
Il y a donc un autre membre du commando passé inaperçu jusque-là, c’est indéniable ! Qui ?
Et pourquoi dans le dos, signe d’un grand professionnalisme de l’exécuteur, trahissant par ce geste « technique » sa provenance continentale ?
 
Mais c’est une toute autre affaire, dont on ne saura sans doute jamais le détail !
Puisque comme à l’accoutumée, l’instruction et les enquêtes se sont cantonnées à rester au degré zéro, sans savoir qui était Érignac et sur quoi il travaillait.
 
Or, ce que l’on sait quand même, c’est que la piste de la « brise de mer », la mafia locale depuis quelques temps malmenée par la « génération montante » (cf. Jean-Jé), menacée dans l’avenir de ses futurs casinos par la victime, grosses machines à recycler de l’argent sale, renseignait sans doute le successeur d’Érignac, le préfet incendiaire Bonnet, par l’intermédiaire d’un indic, dénommé « Corte » aux dires de celui-là à la barre !
D’abord la « piste agricole », tombée d’on ne sait z’où (on ne dénonce jamais personne nommément dans ce pays là, qui est aussi le mien : au pire, on suggère !).
La graine a poussé, quelques intérêts bien sentis de nouveau confortés et en route pour un avenir radieux : c’est qu’il est toujours utile de se montrer « arrangeant » avec les autorités locales, même préfectorales et surtout policières, jusqu’à la connivence… et d’en profiter pour orienter qui vers qui : aux flics de faire le ménage. La « pioche » a été bonne, à ce jeu là !
Depuis, « Corte » s’est tu, comme par hasard !
 
Quitte à en contrôler soi-même la bonne exécution ? Avec un « pro » sur place venu du continent, au cas ou ça déraperait au moment du passage à l’acte !
Car, comment savait-il, ce « Corte là » pour si bien renseigner la DNAT qui « pataugeait grave » après avoir remué la « filière agricole » sur un « coup de tête » téléguidé, peut-on imaginer, qui s’est traduite par quelques inculpations de notables véreux, pour seulement six mois plus tard déclencher les écoutes téléphoniques de décembre 98 à mai 99 (celles qui n’ont rien donné) autour d’Alessandri et compagnie ?
La manip est un peu trop cousue de fil blanc pour être totalement honnête.
 
Soyons clair : j’aurai argumenté pendant l’instruction et la cavale de mon client sur ces points là.
Car il est un autre « détail » qui chagrine : Le trio est en marche vers Érignac. Ils le filochaient depuis le théâtre. Et Alessandri dit lui-même qu’il croise la route du Préfet, en couverture du tireur qui le suit, qui vient donc de face.
C’est là que Colonna aurait dû tirer : de face !
Il ne l’a pas fait, aurait laissé passer sa cible, ce serait retourné, l’aurait coursé sur quelques mètres pour lui coller l’arme sur la nuque ?
Aberrant !
Et Marie-Ange de voir ensuite un inconnu, avec la même arme, s’acharner à 4 reprises sur le corps sans vie et à terre…
Non : le relais aurait pu être pris par un tireur qui suivait le Préfet, dans la même direction, que Colonna connaît que trop bien pour lui céder son flingue au moment de le croiser, immédiatement, dans la foulée.
Ce qui explique le coup à la nuque, par derrière, à la va-vite comme pour « sauver l’opération » !
C’est homme là, personne ne l’a vraiment cherché et tous les membres du commando l’ont protégé.

Un vrai roman policier, finalement, toute cette affaire !

Et une toute petite dernière pensée pour la famille de ce Préfet là, en cette fin d'année, qui a la sagesse de se contenter de cette vérité là : Même si Colonna n'a pas tué, ils en avaient tous l'intention délibérée.

Et sont donc condamnés pour ce crime là, si stupide, même à la cause Corse.


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Vendredi 28 décembre 2007
Comme tous les vendredis.
 
Et puis la nouvelle est tombée à l’heure du digestif méridien sous nos tropiques : Benazir Bhutto est morte de ses blessures reçues à l’occasion d’un attentat kamikaze hier !
Il se faisait tard de part chez eux. Elle préparait une réunion électorale pour son parti, le PPP.
 
Du coup, je suis triste. Pour cette mère de famille, encore qu’elle savait ce qu’elle représentait pour les pakistanais en proie à l’islamisme terroriste et décadent des plus radicaux dans un pays Chiite, et avait dit et répété qu’elle était en danger.
La mort d’un opposant politique n’apporte absolument rien à la vie des gens, à la vie de la cité, si ce n’est une régression de plus.
Encore moins dans la violence, si ce n’est un enfoncement de plus dans la barbarie.
D’ailleurs l’opinion mondiale, unanime, a condamné promptement cet assassinat. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’en est même réuni dans l’urgence !
Quant aux bourses de valeurs, elles ont régressé. Pas encore celles des places européennes – c’est pour aujourd’hui et la BCE en a profité pour ramasser 145.640 millions d’€ à 4 % émis quelques jours plus tôt.
L’or, le prix du baril, l’euro en ont profité pour augmenter…
Et les pakistanais pour se faire une nuit d’émeute !
 
Bhutto ! C’est d’abord un nom, celui de son père Zulfikar Alî, sur lequel elle avait « capitalisé ».
Celui-ci avait commencé ses études à Bombay, pour les poursuivre à Berkeley puis à Oxford. En 53, année de naissance de sa fille, « l’unique ». Il est avocat au barreau de Londres.
Il retourne au Pakistan quelques années plus tard, pour y exercer son métier et rejoindre en 1958 le cabinet du Président Iskander Mirza en qualité de Ministre de Commerce, puis en 1963 au poste de Ministre des Affaires Étrangères où il signe, la même année, le traité sino-pakistanais le 2 mars qui fit tant gloser.
 
En juin 1966, Bhutto démissionne de son poste et fonde le Pakistan People's Party (PPP), ce qui lui vaut d’être emprisonné, de novembre 68 à février 69 à la suite de troubles.
Lors des élections générales de décembre 70, le PPP gagne une large majorité au Pakistan occidental, mais échoue à conclure un accord avec le cheikh Mujib-ur-Rahman qui obtient la majorité sur le territoire du futur Bangladesh.
Cette partition, typiquement britannique (un pays divisé en deux et séparé par un pays-continent, l’Inde) entraîne une guerre civile sans merci en 71, musulmans en occident, bouddhistes à l’orient.
L’Inde connaît ce type de trouble, dont l’assassinat du Mahatma en fut un des épisodes saignants.
 
Le Premier Ministre Yahya Khân démissionne et Bhutto lui succède avant de devenir Président de la République, le 20 décembre 1971.
Bhutto nationalise des industries majeures du pays, amorce une réforme agraire dans la droite ligne du marxisme triomphant de l’époque et retire le Pakistan du Commonwealth lorsque sa royale britannique majesté et d’autres pays occidentaux reconnaissent le nouvel état bangladais.
 
Après le vote de la constitution de 1973, Bhutto reprend le poste de Premier Ministre pour tenir le pouvoir en une seule main et gouverne de façon autocratique (nous savons ce qu’il en est avec notre Vénéré Président à nous). À l’issue d’une nouvelle crise politique, il est renversé et emprisonné par le général Zia Ul-Haq, qui impose la loi martiale le 5 juillet 77. Une période de dictature militaire s’ouvre…
Condamné à mort pour conspiration de meurtre, Bhutto est pendu le 4 avril 1979.
 
Sa fille Benazir est née à Karachi en 53. Elle fait des études secondaires au Pakistan, intègre le Radciffe College aux USA, puis Harvard. Elle les poursuit au Royaume-Uni : philosophie, politique, économie et droit international à Oxford.
Elle rentre au Pakistan en 1977 peu avant que son père, président du pays, soit renversé.
Après sa détention et son exil, elle revient au pays en 1986 et dirige l’opposition à la loi martiale.
 
Zia ul-Haq meurt le 17 août 1988 dans un mystérieux accident d’avion et en novembre de la même année, à la tête du PPP, le parti socialiste pakistanais créé par son père, elle gagne d’une faible majorité les élections législatives et devient Premier ministre : elle deviendra la première femme Premier Ministre dans un pays musulman : ce n’est pas rien et force à l’admiration.
Son gouvernement est démis par le président Ghulan Ishaq Khan pour corruption et abus de pouvoir en août 1990.
Son époux, ministre des investissements, Asif Alî Zadari est même maintenu en détention de 1990 à 1993, puis est acquitté, alors que le parti de Bhutto perd les élections de 1990.
Elle redevient Premier Ministre en 1993 où elle montre un sens politique des plus chevronnés, fait des alliances, y compris avec des militaires, ce qui lui permet de traiter certains des problèmes de façon plus efficace que lors de son premier mandat, mais elle doit faire face à la montée du fondamentalisme musulman.
 
En novembre 1996, son parti perd à nouveau les élections au profit de la Ligue musulmane.
En 1999, Bhutto et Zadari sont à nouveau tous les deux condamnés pour corruption. Bhutto part en exil en Angleterre et son époux aux EAU (États Arabes Unis), conteste ce jugement.
En 2002, ne s’étant pas présentée au procès en appel, elle est condamnée à ne plus pouvoir pénétrer sur le territoire pakistanais !
De plus, le président pakistanais Pervez Musharraf fait voter la même année un amendement à la constitution interdisant de faire plus de deux mandats de Premier ministre, ce qui lui interdit tout retour au pouvoir… C’est démocratique, dans ce pays là !
 
Durant l’été 2007, nous avons été témoins et des vacances pontifiantes pour plouc friqué de notre « Vénéré Président » sur la côte est des USA, invité à manger des hot-dog par son illustre modèle, pendant que Bhutto entamait de longues transactions avec Musharraf, en vue du partage du pouvoir : c’est une drogue dure à addiction !
L’ordonnance de réconciliation nationale est signée le 5 octobre, emportant amnistie à Bhutto et Zadari.
 
Elle peut rentrer pour préparer les élections du 8 janvier prochain, faire l’unité de l’opposition, après moult difficultés relatives aux désordres et troubles à l’ordre public que sa présence sur le territoire provoque : plusieurs fois elle est assignée à résidence.
Pour finir par périr bêtement pour son peuple, tiraillé entre la présence des occidentaux et de l’US Army (mais on se souvient aussi de ses ingénieurs Matra/DCN kidnappés alors qu’ils supervisaient la fabrication des joujoux guerriers des dirigeants du pays) et des fondamentalistes radicaux perchés dans les montagnes, ou les heurts frontaliers dans le Cachemire.
 
C’est qu’il ne faut pas oublier que cette ancienne colonie anglaise, que dis-je, cet ex-protectorat, n’est ni plus ni moins qu’une puissance nucléaire régionale, cible de toutes les ambitions de radicaux anti-sionistes !
Et quand on pense que notre Ministre des affaires étranges, B. Kouchner s’en va-t-en guerre au Darfour, laissant monter la pression de la bouilloire pakistanaise peut-être au profit d’anti-sionistes musulmans, il y a parfois des claques qui se perdent : Pas sûr qu’il entre dans l’Histoire avec un grand « H » ce coup là !
 
Bref, je n’ai pas envie de rire, ce matin !
Un pays va de nouveau être ballotté entre terrorisme d’État et terrorisme islamiste : Pas de quoi se réjouir en cette fin d’année.
Il y a trois ans, la terre « frémissait », provoquant un tsunami monstrueux et meurtrier.
Espérons que la sagesse des hommes soit plus forte que le « frémissement » que va provoquer cet attentat évitant un sort semblable à ce pays là.
 
Bref, je suis triste ce matin.

Bon week-end quand même.


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Jeudi 27 décembre 2007
De la « très grande sagesse des magistrats » (I).
 
Je ne pouvais pas ne pas y revenir, alors même que le verdict est tombé.
Vous en étiez avertis (paragraphe 2) !
D’ailleurs, je ne suis pas le seul… Les « cousins » îliens s’en donnent à cœur joie depuis quelques temps, canardant des gendarmeries locales, rafalant ici ou là, faisant parler le plastic contre des bâtiments publics pour exprimer leur joie de reprendre le « combat armé » !
Est-ce un « juste combat », une « juste colère » ?
Ils en sont tous persuadés : Colonna est innocent, il est la victime d’une justice à trois vitesses (une pour les riches, une pour les pauvres et une… pour les Corsi), de la raison d’État, de la culpabilité ostentatoirement et obstinément affirmée par celui qui sera devenu Président (Ô combien Vénéré !) après avoir été ministre de l’intérieur, toute présomption d’innocence bue !
 
Quelques éléments de réponses à travers un rapport des faits et de l’accusation tels qu’ils peuvent être relevés ici où là.
Nous en avons d’ailleurs puisé l’essentiel à travers un article très bien fait, publié par « L’Express » le 30 mars de l’année dernière (2006), sous la signature d’Éric Pelletier et de Jean-Marie Pontaut, tous les deux des journalistes « confirmés ».
 
Le 6 février 1998 au soir, le préfet de la région « Corse », Claude Érignac et son épouse se rendent à un concert de musique classique à Ajacciu.
Le préfet dépose son épouse devant le théâtre et gare son véhicule un peu plus bas.
À 21 h 05, il remonte la rue, sans remarquer les trois hommes qui l’attendent sur le trottoir.
Son assassin s’avance dans son dos, dégaine un pistolet 9 mm, le plaque sur la nuque de sa victime.
Un premier coup de feu éclate. Le préfet s’effondre.
Le tueur tire encore quatre fois. Deux balles atteignent la victime à la tête.
Puis il abandonne son MAS Beretta réglementaire au sol.
Celui-ci porte le numéro de série, A00199 : l’arme avait été dérobée lors d’une attaque d’un commando contre la gendarmerie de Pietrosella, dans la nuit du 5 au 6 septembre 1997, bourgade de montagne située au dessus de Porticcio, station balnéaire bien connue des touristes continentaux pour se situer en face de la cité Napoléonienne…
Dans le communiqué de revendication, authentifié par le numéro du Beretta, les tueurs choisissent de ne pas se donner de nom.
De multiples fausses pistes, guerres entre police et gendarmerie et fuites dans les médias plus tard, les policiers réussissent à démasquer le commando, quinze mois plus tard.
En épluchant les 3.682 communications échangées par portables dans la zone d’Ajacciu le 6 février 1998 entre 20 h 10 et 21 h 40, ils parviennent à repérer deux lignes utilisées par deux militants nationalistes radicaux, Alain Ferrandi et Didier Maranelli.
 
Le vendredi 21 mai 1999, les policiers de la DNAT, dirigée par Roger Marion, interpellent Ferrandi et Maranelli, Alessandri et Istria. Versini et Ottaviani, seront arrêtés un peu plus tard. Les enquêteurs de la DNAT ne disposent pas d’autres indices matériels que la téléphonie.
Pourtant, ils obtiennent des aveux qui dépassent toutes leurs espérances.
C’est paradoxalement, l’alibi trop bien huilé de Maranelli qui les perdent : Il affirme qu’à l’heure du crime, il se trouve sur les hauteurs de Cargèse, à la chasse à la bécasse (poufiasse, pétasse konnasse), alors que son portable est activé dans le centre d’Ajacciu.
Le 22 mai, Maranelli passe donc aux aveux : le soir du meurtre, il a servi de guetteur en alertant le commando du départ du couple Érignac de la préfecture.
Le 23 mai, entre 2 heures et 3 h 40, il livre le nom d’Yvan Colonna comme étant le tireur.

Et on ne l’arrête plus ! Il raconte aussi les réunions de préparation de l’assassinat sur le domaine familial des Colonna, à Cargèse. C’est toujours Maranelli qui parle d’un repérage effectué, la veille du crime, en compagnie de Colonna et d’Alessandri, dans une Fiat Panda noire.
 
Pierre Alessandri, un ami d’enfance d’Yvan Colonna, se montre lui aussi très disert en garde à vue.
Un témoignage important : « Je me tenais en couverture du tireur, ganté, grimé et armé. »
Il croise Claude Érignac, le laisse passer et entend dans son dos plusieurs coups de feu.
Sans être en mesure de préciser qui de Colonna ou de Ferrandi a tiré.
Après le meurtre, poursuit Alessandri, le commando, Colonna compris, se rend dans le pavillon de Ferrandi, situé sur les hauteurs d’Ajaccio, à Alata. Tous y passent la nuit, réveillés en sursaut par l’appel d’un de leurs complices vers 5 h 30. Une alerte qui les oblige à passer plusieurs heures dans le maquis.

Martin Ottaviani, recruté tardivement pour servir de chauffeur, est le troisième homme à dénoncer Yvan Colonna. Il décrit l’ambiance tendue qui règne dans la voiture avant le meurtre. « Yvan Colonna a pris place à l’arrière », précise le chauffeur.
Il s’est équipé d’une paire de lunettes et de gants de couleur sombre. Il porte aussi l’une des armes dérobées à la gendarmerie de Pietrosella. Deux minutes après l’assassinat, Ottaviani voit arriver Colonna, Ferrandi et Alessandri. Ils montent dans le véhicule et filent vers leur planque d’Alata. Ottaviani entend : « C’est bon, on l’a tué...»

Enfin, Joseph Versini, s’épanche à son tour. Il a participé aux réunions préparatoires. En compagnie de Colonna, assure-t-il. Mais Versini ne se rend pas à Ajaccio le soir du meurtre : il ne se sent pas capable de tuer un homme de sang-froid…

Par ailleurs, trois épouses apportent des précisions sur la préparation de l’assassinat ainsi que sur la fuite du groupe. La concubine de Versini cite Yvan Colonna comme membre du commando.
Michèle Alessandri précise, elle, que les réunions avaient lieu dans la distillerie familiale, une vaste propriété à l’écart de Cargèse. Outre son mari, dit-elle, il y avait Yvan Colonna, Didier Maranelli, Alain Ferrandi et Marcel Istria.
Le 7 au matin, le lendemain de l’assassinat, elle se rend à Alata, chez Ferrandi, pour ramener son mari. Elle y voit, dit-elle, Colonna.
Quant à Jeanne Ferrandi, elle évoque elle aussi la présence du berger à son domicile.
 
Ces sept témoignages là sont confirmés à l’issue des gardes à vue devant les juges d’instruction et recoupés par différents indices.
 
On ne voit pas bien pour quelles raisons objectives, ces 7 personnes là désigneraient, toutes séparément, une personne qui n’aurait rien à voir dans cet attentat, ce lâche assassinat de sang-froid, alors même qu’elle désigne un citoyen « actif » pour être engagé dans un réseau indépendantiste fort et intransigeant.
Une vengeance personnelle ?
Une « affaire d’homme » à 1 contre 7 ?
Une sordide vendetta par femmes interposées ?
 
De toutes ces hypothèses explicatives d’un geste qui enverrait un innocent pour de longues années derrière les barreaux, aucune trace, bien naturellement.
 
Si encore Yvan n’avait rien à voir avec ce commando là, il aurait été très simple de s’en expliquer. Mais non : le berger préfère « prendre du recul ». Et de quelle façon !
Une petite balade matinale dans le maquis n’est pas suffisant pour inculper qui que ce soit.
Colonna ne figure pas dans le coup de filet du vendredi 21 mai 1999. Il prend la fuite dans la nuit du samedi au dimanche, après avoir retiré de l’argent à la banque.
Les enquêteurs le ratent de très peu.
Il faudra une traque de quatre années pour arriver à localiser le suspect et à l’interpeller dans une bergerie, le 4 juillet 2003.
Il affirme que, à l’aube du 23 mai, le dimanche, alors que Maranelli passe aux aveux entre 2 heures et 3 heures 40 du matin, il monte au pacage pour s’occuper de ses chèvres : Les chèvres, mais c’est bien sûr !
Il a passé la nuit près du col de Sevi. En redescendant vers le village de Vico, il aurait croisé une « relation ». L’homme, dont il refuse de dévoiler l’identité, lui tend un exemplaire de France-Soir, dont la Une s’orne de sa photo et du titre « Wanted ».
Le berger a alors l’impression de tomber dans un gouffre. D’où l’idée aussi sotte que grenue de « prendre du recul »…
« Ce n’est pas devant la justice qu’Yvan Colonna décide de fuir, assure son comité de soutien. C’est de l’injustice qu’il cherche à se préserver ! ».
Bien évidement : ça tombe sous le sens !!!
 
D’accord, il fallait peut-être sauver le « soldat Colonna », tant qu’aucun aveu personnel ne pouvait être retenu contre lui.
Tous les membres du commando d’Ajacciu qui l’ont mis en cause se sont donc rétractés les uns après les autres.
Pierre Alessandri est le premier à revenir sur ses déclarations.
Le 26 octobre 2000, au détour d’un interrogatoire, il lâche : « Je voudrais juste vous dire qu’Yvan Colonna n’était pas sur le lieu de l’assassinat du préfet de région. Je sais que cette déclaration mériterait davantage d’explications, mais, en raison du refus qui nous a été opposé au niveau du regroupement des prisonniers corses et de la politique en général, je n’ai pas l’intention d’en apporter davantage. Je verrai ultérieurement avec mes conseils si je dois apporter à un moment ou à un autre plus d’explications à ce sujet. »
Ce qu’il n’a jamais fait, pour ce motif aussi dérisoire… puisqu’il perdure !
 
Le véritable coup de théâtre survient deux mois plus tard. Yvan Colonna donne, pour la première fois, de ses nouvelles et clame son innocence : Yvan Colonna adresse une lettre à l’hebdomadaire nationaliste « U Ribombu », qui la publie en janvier 2001.
Dès lors, les rétractations se multiplient.
Une lettre recommandée de Maranelli, avec accusé de réception du 9 janvier 2001, arrive sur le bureau du juge d’instruction. De sa cellule, il veut « apporter une précision indispensable à la manifestation de la vérité ». En effet, poursuit-il, les accusations contre Yvan Colonna « sont totalement erronées ». Lui aussi entend s’expliquer en détail « ultérieurement », ce qu’il n’a jamais fait.
À partir de juin 2001, c’est au tour d’Ottaviani de préciser que : « Je confirme pour moi, je ne confirme rien pour les autres. »
 
Mais, si ces assertions sont justes, une question demeure : Pourquoi l’ont-ils tous désignés comme le tireur ?
Grand silence dans les rangs…
 
Un autre détail rend les dires de Colonna suspects : Le 11 janvier 2005, Yvan Colonna livre, enfin l’alibi qui l’aurait innocenté et qu’il promettait au juge Thiel depuis son arrestation.
On imagine l’impatience du magistrat.
Par malchance, il ne concerne pas l’assassinat du préfet, mais l’attaque contre la gendarmerie de Pietrosella, où les armes du commando ont été dérobées.
Colonna explique que, le 5 septembre 1997 au soir, il dînait à la pizzeria le Saint-Jean, à Cargèse. Interrogé, le gérant, Paul Donzela, recouvrait d’un coup la mémoire – sept ans plus tard – et confirmait les déclarations du berger. Et d’ajouter derechef le détail qui tue : il n’avait pas eu de contacts récents avec les Colonna !
Vérifications faites, une demi-douzaine de coups de fil ont été échangés les semaines précédentes ces « aveux » avec la famille et un avocat…

Voilà ces faits, dans toute leur cruauté et absurdité, qui ont servi à la Cour d’Assises Spéciale à condamner exactement à la même peine que les autres, Yvan Colonna, en qualité de co-auteur !
Ni plus. Ni moins.
Si la Cour n’alourdit pas la peine du tireur présumé, faute d’éléments suffisants, c’est la marque du « bénéfice du doute » sur celui qui a porté le coup meurtrier.
Pour le reste, il est bien clair que pour les magistrats considèrent Colonna comme membre du commando : d’où la peine identique pour tous.
 

Ça plus les maladresses de la défense (car je n’aurai pas défendu cet homme là de cette façon là, nous y reviendrons peut-être un autre jour) et toujours une question lancinante et sans réponse : Pourquoi dans le dos ?


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Mercredi 26 décembre 2007
Les promesses (électorales de B. De LaNuée) n’engagent que ceux qui y croient !
 
Profession de foi de 2001 : de source sûre :
 
 
3 / Pour une nouvelle " qualité de ville "
Redistribuer l’espace public, remettre en cause l’hégémonie automobile pour vaincre les pollutions, réduire la “ fracture territoriale ” entre les arrondissements, ouvrir Paris sur son agglomération, offrir à ses habitants des logements de qualité : tels sont les principaux enjeux d’une “ ville pour vivre ”.
 
Voilà bien une « attente centrale » qui a pris des allures de machine folle en délire…
 
       Urbanisme
o       Instaurer un urbanisme démocratique fondé sur de nouvelles méthodes : transparence dans les décisions, information, concertation avec les riverains et leurs associations.
       Voilà qui pouvait plaire : Transparence dans les décisions ! C’est tellement bien fait que même les élus de l’opposition municipale n’y comprennent plus rien à rien. Information = désinformation ! Sous De-La-Nuée, tout n’est que propagande et grandiloquence (sans le talent de Jack Lang le boutonneux). Concertation = piqûre de rappel ou embrigadement associatif ! Même du temps des goulags, nous n’avions pas vu pareil travail d’orfèvre !
o       Accorder la priorité aux espaces verts. Réalisation ou mise à l’étude de cinq grands projets parisiens : jardins d’Éole sur la cour du Maroc, requalification des berges de la Seine, grand parc des Batignolles, réaménagement des bois de Boulogne et de Vincennes, création d’un grand jardin sur la ZAC Paris Rive gauche.
       Rien depuis plus de 7 ans. Si, à Batignolles, on continue d’en causer. La Zac Rive Gauche était le « joujou » de Jack All Good… Ça continue de bétonner sévère…
Pour les deux « poumons verts », l’affaire s’est résumé à ré-attribuer les concessions des « clubs » et à virer les péripatéticiennes sylvestres d’un bois à la périphérie de l’autre !
o       Définir et mettre en œuvre un projet urbain parisien adapté à la réalité des quartiers et à l’échelle de la métropole :
§         Aménagement de la couronne de Paris entre le périphérique et les boulevards des Maréchaux en relation avec les communes périphériques : requalification urbaine, développement économique et social, réhabilitation des grands ensembles de logements sociaux, aménagement des portes de Paris,
       On attend de voir… depuis 7 ans !
Mais la fédération française du Judo a enfin une salle nationale à la porte Châtillon et le stade Charléty a été livré, accueillant les locaux du comité Olympique National.
§         Aménagement du centre-ville (6 premiers arrondissements) visant à redonner toute a place à la fonction résidentielle, à diminuer les nuisances liées à la circulation automobile et à valoriser le patrimoine culturel et commercial,
       Les nuisances circulatoires ont augmenté en réservant de larges espaces de la chaussée aux transports en commun (ceux qui les empêche de s’insérer dans la circulation normale quand il est en est besoin et provoque des thromboses circulatoire régulières à peu près sur tous les parcours).
Et en plus les commerces se plaignent de ne plus voir leurs clients habituels des citées friquées, découragés par les encombrements : allez savoir pourquoi ?
Du coup les « résidentiels » n’ont pas la vie facilitée…
§         Aménagement des principales places de Paris.
       Les principales places de Paris ? Lesquelles ? Ça aurait dû se voir depuis 7 ans…
 
       Logement et habitat
o       Éradiquer l’habitat insalubre (1 200 immeubles potentiellement concernés) en une mandature.
       Parlons-en ! On cite 700 logements rénovés, mais on ne sait même pas où ! Faut croire notre Maire sur parole…
D’ailleurs lui-même annonce plus de 2.000 logements à rénover entre-temps ! Serait, par hasard, la conséquence de la politique du point précédent ?
o       Relancer la production de logements à loyer modéré, transformer l’habitat ancien à des fins sociales et favoriser la mixité en appliquant la loi “ Solidarité et renouvellement urbain ” : acquisitions foncières et immobilières, développement des opérations programmées d’amélioration de l’habitat avec conventionnement des loyers, mobilisation du domaine privé de la Ville.
       Là encore, si c’était dans ses rêves, il y a très loin de la coupe aux lèvres…
Aucune acquisition majeure et toujours des listes d’attente interminables qui n’ont fait que grossir depuis l’arrivée de son équipe aux affaires…
Sans compter que maintenant, bien des gens résident dans des tentes de fortunes un peu n’importe où !
Il y a même eu un « mort de froid » place de la Concorde ces derniers jours !
o       Gérer le parc social avec les locataires en établissant des rapports plus transparents entre les bailleurs sociaux liés à la Ville et les occupants du parc social.
       Des rapports plus transparents quand les charges locatives augmentent plus vite que les loyers eux-mêmes, c’est sûr qu’il y a encore des efforts à faire… en terme de transparence !
Quant au reste, on compterait pas moins de 200.000 locataires (mais est-ce seulement à Paris ?) qui occupent des &laqu