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  • : L'ignoble infreequentable
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  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
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Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Mercredi 7 mai 2008

 

Permettez que je prolonge mon dire !

 

Deux idées clés, émises dans mon « courrier » méritent quelques précisions.

La première concerne les « dogmes », la seconde « l'unité d'œuvre » universelle.

 

La plupart des personnes comme vous, qui proposent des solutions à tous nos soucis d'êtres mortels, partent de constats parfaitement clairs et rassembleurs, largement consensuels, pourrait-on dire !

Pour asseoir leurs analyses et pratiquer une « dissection » des mécanismes logiques.

Je vous sais honnête. Je vous fais donc totalement confiance sur ce point.

Et pour tout vous dire, je pratique exactement comme vous quand il s'agit de résoudre un problème juridique, social, fiscal ou financier : je modélise la situation et une fois correctement fait, je regarde ce que ça donne si l'on change une ou deux variables « à portée de changement ».

C'est de l'ingénierie pure...

Et j'en déduis que pour atteindre tel objectif, il faudrait modifier tel ou tel paramètre : s'ils sont à ma portée et peu coûteux ou contraignant, je les propose à mes clients.

S'ils sont coûteux et/ou contraignants, je le fais aussi (par conscience professionnelle), mais pour mieux les écarter.

 

Le problème entre le « micro-situationnisme » et le dogme, c'est que beaucoup pensent qu'on peut répliquer une solution à l'infini, dès lors qu'elle est bonne dans les éprouvettes d'un laboratoire.

C'est un peu ce que vous faites et ça construit votre force de persuasion qui va se présenter en dogme.

C'est un « truc d'ingénieur » : ça ne sait pas s'arrêter à un moment donné.

 

Par exemple, et c'est du vécu, un jour, du temps où j'étais « esclave salarié », servant consciencieusement un « négrier esclavagiste de patron », il arrivait le matin en me disant de cesser de perdre mon temps à faire l'abruti pour construire un tarif : « L'IBM 400 doit pouvoir te calculer tout ça en appuyant sur un bouton, laisse tomber ta calculette ! ».

Qu'à cela ne tienne : on convoque une armée de « sachants » informaticiens qui nous pondent un truc en deux temps trois mouvements. Et qu'on passe des mois à incrémenter toutes les variables.

Boum, à la première promotion, le truc explose : trop de données ! Je le finis donc à la main pendant le week-end pour que les représentants aient leur « promo de la semaine » dès le lundi matin dans leur casier !

Il a fallu 2 ans pour avoir un truc à peu près propre, et encore, il a fallu sortir du circuit environ 2 % des références... que je faisais toujours à la main (enfin faisais, faire, parce que ras-le-bol, qu'il en avait le « chef » que j'étais).

 

Idem pour la gestion des palettes marchandises. Ah le « truc zire », sur le papier, c'était génial ! Il n'empêche qu'il partait régulièrement en vrille et qu'il a fallu créer un poste supplémentaire pour saisir les erreurs au service informatique pour que ça soit à peu près correct !

Je ne raconte pas quand on a mis des robots pour bouger les palettes... et faire des économies sur les postes de caristes !

Bé, une palette de marchandises, surtout quand elle arrive par le train (et la SNCF, Société Nationale Casse et de Fauche), ça n'a plus rien à voir avec celle du fournisseur : elle a vrillé, elle a désaxé, elle est de guingois, elle se prend pour la tour de Pise !

Résultat, on a bien eu des caristes en moins, mais des « redresseurs de palettes » en plus...

Et puis, il y a eu les 2 % de la marchandise qui ne passaient pas par les robots : ça aurait coûté trop cher !

 

Tout ça pour dire que de la théorie à l'aspect quotidien, il y a parfois une limite qui n'est pas marquée dans les livres qui l'ignorent superbement.

Le « dogme » n'est jamais applicable à 100 % : il restera toujours des exceptions, qu'il faudra gérer autrement, c'est dans la nature humaine !

Pour l'avoir oublié, le marxisme léninisme appliqué s'est lourdement planté ! Et avec lui deux générations d'humain qui ont parfois vécu l'horreur !

Ce qui est tout autant vrai du nazisme, du maoïsme, etc, etc. L'Histoire en est plein !

 

Le « dogme qui monte », c'est celui dont vous faites la promotion à la marge. Il est juste, il est équitable, il est raisonnable, il est indispensable, il est nécessaire et urgent et en plus il est assis sur des réalités incontestables !

Parfait !

Et pourtant, il va se planter, j'en suis profondément persuadé !

Foin de théorie comme d'une « vérité transcendantale », incontestable.

Oui à des propositions empreintes d'humilité et amendables à volonté, sans polémique aucune.

Mais pas de dogme ou de contre-dogme !

 

De toute façon, plus un « dogme » s'impose par la règle contraignante, plus il est violé. Plus de 3.100 articles dans le Code du travail, des milliers de conventions collectives, des centaines de milliers d'accords d'entreprise, des millions de contrats de travail, ça donne au bout des dizaine de milliers de contentieux devant les conseils de Prud'homme, presque autant en devant les Cours d'Appel et des erreurs démentes comme on en rencontre tous les jours (pour ne citer qu'un cas, ce gars qui vient 2 fois 2 semaines étalées sur un an et qui touche 24 mois d'indemnité de travail... C'est autre, dans la même affaire, qui n'a jamais été salarié de ladite entreprise qui touche 18 mois, parce que l'avocat du syndicat a fait regrouper toutes ces affaires en une seule et à piquer son nom au hasard sur le bottin téléphonique, gardant les indémnités payées par l'entreprise pour lui : de l'authentique pour avoir été vécu !)

 

Le deuxième point concerne « l'unité d'œuvre » qui pourrait servir d'unité d'échange en contrepoint de la monnaie devenue marchandise.

Un bon « ingénieur en organisation » ramène tout en « unité de temps » (alors qu'un expert-comptable doué dépasse le problème et cause en « UO » rapportée en unités monétaire et qu'une bonne PAO croisent les index).

 

C'est donc le temps (temps-machine, temps-œuvrés, temps-méthodés, temps-payé) le plus petit dénominateur commun.

Et sa valorisation...

Quand on ramène la rémunération d'un pédégé du Cac 40 en temps-payé pour mieux le comparer à celui du smicard qui pousse des cartons d'un endroit à l'autre dans son usine, on est effaré !

Que vaut le boulot de celui-là par rapport à l'autre ? Y'en a-t-il un des deux qui doit arrêter, jusqu'à nier sa propre existence de « prolétaire » ?

Quand Michel (déjà cité) nous parle de « monnaie molle » (voire fondante !), c'est le temps qu'il tente de valoriser... en le dévalorisant en terme monétaire.

Une idée géniale, mais en même temps loufoque : comptera-t-il le temps de pousse du germe de blé qui finira sur sa table sous forme de pain de la même façon que le temps pour autrui à vous le faire ingérer si vous êtes dépendant de ce geste pour survivre ?

 

Personne n'est capable de valoriser tous les temps. Ce sont les « marchés », la loi de l'offre et de la demande, qui le font. Et entrepreneur que je suis, si je suis capable de produire moins cher que le prix de vente, normalement, je dois vendre ces temps-là autant de fois que possible !

Mais alors, qu'elle est la valeur du temps que j'ai consacré à inventer le processus (qui ne m'appartient déjà plus puisque ce sont mes salariés qui se l'approprient tous les jours pour produire), à l'organiser, à le contrôler, à le financer ?

Je n'en ai aucune idée...

Vous non plus, ni personne, n'apporte la solution.

 

En bref, même en maîtrisant les unités d'œuvre, je suis bien incapable de faire un prix hors référence marché, même par voie règlementaire.

Or, le dogme, c'est bien une forme de règlement. Il dégénère forcément en règle, un jour ou l'autre.

Il ne peut donc pas répondre aux soucis du quotidien.

Et c'est justement ce qui sous-tend votre propre démarche, à laquelle je ne peux décidément pas souscrire.

 

Ceci étant, grâce à vous, je me suis pris pour « LE Président ».

Et je compte bien poursuivre. Juste pour le plaisir... celui retrouvé de Platon écrivant sa « République » idéale.

Merci à vous.


ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander publié dans : Le jour où je sera LE Président... par I²
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