ajouter un commentaire commentaires (3) recommander publié dans : La bande à Sarko 1er dit "Bling-bling" par Infreequentable
On l’a échappé belle…
Au démarrage, en 2001, la nouvelle municipalité portée par les manœuvres politiques de bas étage destinées à faire « barrage à Seguin » (le baffreur de pizza dont même Épinal ne voulait plus) par les caciques en place, souhaitait imposer des artères exclusivement piétonnes un peu partout à Paris, histoire d’ajouter du « bordel au bordel ».
Plusieurs quartiers devaient donc être exempts de toute circulation à « 4 roues ».
La rue de Rennes devait en être, quitte à être la première.
Puis a été inventé « le débat participatif » par notre Maire toujours prompt à faire parler de lui pour n’importe quelle raison : un vrai cabot qui se veut festif avec sa mine de croque-mort ambulant et le pognon du parigot qui n’en revient toujours pas de voir du sable puisé dans les carrières franciliennes de l’ère secondaire venir saloper les rives de la Seine dans les opérations « Paris Plage on the river » estivales à destination des « djeun » (et autres vieux kons délabrés) des quartiers !
La municipalité a donc reculé, ici avenue Bosquet, là sur les champs Élysée, mais « passant en force » (c’est la méthode Beau-pin… On avait aussi Vil-pin et le CPE) pour les couloirs de bus ailleurs, le tram et les vélos sur les trottoirs (après qu’un des élus écolos se soit fait bousculer sur la chaussée, pour avoir pédalé en zigzag par grosse chaleur), à titre de compensation, imagine-t-on !
La rue de Rennes devait de toute façon être « punie » pour devenir un laboratoire d’essai.
Premières réunions avortées, plusieurs années de travail, 4 équipes d’architectes pour accoucher d’une souris présentée hier soir au gymnase Vaugirard devant les « riverains »… Car il y aura de toute façon de la circulation motorisée sur cette artère vitale !
Nous étions 400, paraît-il, dans un lieu qui ne peut en contenir que la moitié ! Je ne vous raconte pas le délire. Personnellement, je n’ai même pas pu approcher le Maire du 6ème, qui habite pourtant dans la rue voisine ! Brouhaha intense.
Curieusement, je croyais connaître tout mon monde dans ce quartier que je fréquente assidûment depuis une éternité pour y avoir toujours habité, ici ou là ! J’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai fait mes études, j’y travaille, je m’y suis marié, j’y ai conduit mes enfants à l’école, j’y achète mon pain quotidien, mon journal matinal, j’y ai mes fournisseurs, quelques clients aussi et j’y vote à toutes les élections depuis « Giscard à la barre », y compris prud’homales (collège salarié puis collège employeur), pour la Chambre de Commerce et pour mes juges au Tribunal du même nom…
C’est tout juste si je peux repérer quelques têtes connues, et de loin.
Qui sont-ils tous ces gens venus « débattre » pour invectiver bruyamment mes concitoyens venus s’informer ?
Je résume en bref et de ce que j’ai compris, pour la rue de Rennes : Pas de projet définitif, pas de « solution alternative cachée ». Pas de rue piétonne. Tout juste un peu plus de place pour le piéton, et encore…
Ce n’est pas sûr tant il pourrait y avoir des aires de déchargement de camions pour les commerces et le reste pour les vélos et autres « 2 roues » à stationner entre les arbres à venir. (Je veux des palmiers dattiers ou des figuiers : l’ombre des figuiers rend fou, c’est bien connu !)
Pas de quoi faire une révolution, même de quartier, si ce n’est… la méthode !
Ressorti de ce piège là vite fait pour aller prendre « le frais » au café du coin avec un pote (celui qui fait des bouquins sur l’art) – il faisait vraiment trop « moite » à notre goût –, notre réaction commune a quand même été de se dire qu’on l’a échappée belle : Imaginez un instant, un instant seulement, la « Môme Ségo » fraîchement élue instituant partout des « jurys citoyens » !
Le boxon ! Jusque sur tous les sujets d’État, là dites donc !
Passe encore de débattre entre gens soumis à la même discipline partisane à l’occasion d’une campagne présidentielle, élargis éventuellement aux sympathisants… Mais entre opposants, qui ne savent même pas de quoi ils causent, restant avoir pourtant un « avis avisé sur tout », relayant le « prêt à penser » du moment, franchement, c’est la meilleure façon de brader la démocratie représentative à la dictature d’une minorité agissante, ou d’enterrer n’importe quelle innovation et de laisser faire toutes les çonneries du monde avec bonne conscience démagogique !
Bref : Heureusement que la « Môme » retourne à ses fourneaux dans sa Charente profonde, continuant à refuser l’attribution de marchés publics aux entreprises parfaitement compétentes (et qui en ont besoin pour survivre et préserver les bassins d’emplois locaux), parce qu’elles ont des CNE à l’effectif ! (Les pauvres « vieux » privés de boulot ! La dégueulasse, va ! Elle avait prévenu, pourtant…)
Et pour la rue de Rennes, nous aurons une nouvelle équipe municipale d’ici là !
Alors, message à Monsieur Lecoq : J’attends qu’il organise des comités de riverains – des comités, pas des « grandes messes » pour « prendre la piqûre » – entre riverains, avec taxe d’habitation ou taxe professionnelle en main pour y participer (ou carte d’électeur du 6ème).
Et à des heures décentes, pas après une journée harassante de boulot et l’estomac vide depuis le matin…
Ou un référendum d’initiative locale pour prendre un avis autorisé sur tous les délires des ayatollahs autoproclamés, qu’ils soient écolos ou non.
On y verra beaucoup plus clair !
Et j’aurai moins de suées…
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