Présentation

  • : L'ignoble infreequentable
  • infreequentable
  • : politique
  • : La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
  • Recommander ce blog
  • : 19/12/2006
  • Retour à la page d'accueil

Calendrier

Mai 2007
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Commentaires

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Pas de quoi rire

Pauvre Marianne...

Un peu de pub :

Référencé par
Meta-Referencement
http://www.meta-referencement.com

BlogueParade.com - Annuaire des Blogues francophones

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Amis visiteurs !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Ignoble Infreequentable » !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Certes, pour être « ignoble », Infreequentable écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. 
Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance !
 
Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite !
 
En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle !
Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
Jeudi 31 mai 2007
 
Splendide !
 
Le programme politique de l’UMP, retrouvé au hasard d’une navigation erratique sur le Web, est présenté de la sorte :
 
Dépenses nouvelles (Mds d’€)
Enseignement supérieur et de recherche :                      9,0
Effort en matière d'éducation :                                     2,6
Création d’une 5ème branche pour la perte d’autonomie :  3,5
Allocations familiales au 1er enfant :                             2,0
Total dépenses nouvelles :                                                17,1
Réduction de prélèvements obligatoires (Mds d’€)
Exonération de charges sur les heures supplémentaires : 4,6
Suppression à l’horizon de la mandature de l’ensemble
des dispositifs de cessation anticipée d’activité :            5,0
Exonération des droits de donation et de succession pour
les patrimoines petits et moyens :                                3,0
Bouclier fiscal à 50% et déduction de l’ISF des
investissements dans des PME ou des diversités :           3,0
Crédit d’impôt environnement :                                     1,0
Renforcement du crédit impôt recherche :                       0,5
Mesures fiscales en faveur de l’accession à la propriété :  2,5
Total baisse des prélèvements obligatoires :                  14,6
Coût total du programme :                                                 31,7
 
Mesures d’économie (Mds d’€)
Embauche d’un fonctionnaire pour deux partant
à la retraite :                                                              5,0
Suppression – à l’horizon de la mandature – de
l’ensemble des dispositifs de cessation anticipée :           5,0
Alignement des régimes spéciaux de retraite sur les
régimes privés et publics :                                            3,5
Mise en place d’une franchise en matière d'assurance
maladie :                                                                    4,0
Révision générale des programmes :                              14,2
Total des mesures d’économie :                                         31,7
 
Solde :                                                                         0
 
Votez « Sarko », qu’ils disaient, il ne vous en coûtera rien !
Rapport aux 55 milliards présumés du programme présenté par le PS (soit un doublement de l’IR ou de la CSG, au choix), présume-je.
 
Sur le même document (http://www.u-m-p.org/pdf/chiffrage_projet.pdf) présenté en ligne, on peut noter l’effort de synthèse suivant (en Mds d’€) :
 
            Dépenses publiques     Recettes publiques    Déficit public
2006                                  950,3                          901,8                  - 48,5
2007                                  981,2                          935,1                  - 46,1
2008                                1.013,5                       1.960,3                  - 53,2 (Ouille ! Ouille !)
2009                                1.046,8                       1.001,6                  - 45,8
2010                                1.081,3                       1.043,6                  - 37,7
2011                                1.116,9                       1.088,0                  - 28,9
2012                                1.153,6                       1.134,2                  - 19,4
 
Monsieur Le Président de la République compte donc dépenser en 6 ans, 6.393,3 Mds d’€ soit 359 % du PIB national 2006…
 
Dettes publiques (toujours en Mds d’€) :
2006 : 1.151,6 ;
2007 : 1.180,2 ;
2008 : 1.233,5 ;
2009 : 1.279,3 ;
2010 : 1.316,9 ;
2011 : 1.345,8 ;
2012 : 1.365,3 !
 
Autrement dit une augmentation de plus de 18 %… en assez peu de temps.
À la charge de nos enfants, petits-enfants et arrière petits-enfants peut-on préciser...
On peut ainsi « calculer à la louche » que si les 1.151,6 Mds d’€ de dettes existantes au 31 décembre 2006 se rapportaient à 66 millions d’individus, tout compris, femmes, enfants et vieillards inclus (selon une vieille tradition maritime), soit 17.448 € par tête (par « part virile » disent les juristes qui ne sont pas sexistes pour un centimes d’Euro), en espérant que dans cinq ans nous soyons 70 millions à fiscalement vivre à l’intérieur de nos frontières, l’endettement de chacun aura augmenté de 2.056 € pour atteindre le sommet vertigineux de 19.504 € !
13 mois de Smic à 1.500 € net d’alors (autre promesse électorale pas très précise) !
 
La prouesse est magnifique !
D’autant mieux que les calculettes des caciques de l’UMP ne sont manifestement pas à la hauteur du « Grand Ordinateur » de la DGI (qui sait tout de tout le monde) qui compte, rien que pour cette année (2007) un encours de crédit immobiliers à l’habitat de 594,7 Mds d’€ (chiffre de mars), avec une croissance de 10 % l’an et des intérêts payés par les ménages de l’ordre de 20 Mds d’€…
 
Puces électroniques en action, même si la mesure de déduction des intérêts payés par ces ménages étaient réservés aux « primo-accédants » à la propriété, ils sont déjà 600.000 cette année et il en coûterait au Trésor public un manque à gagner de 2 Mds d’€ cette année et de l’ordre de 3 Mds d’€ en année pleine (à condition de ne pas exploser les compteurs par « l’effet d’aubaine » tant redouté), d’après Les Échos de la veille (page 2).
Soit un dépassement de 500 M€, ou de 20 %, rien que pour la première des quelques mesures phares de l’ex-candidat…
 
On attend de « compter » les suivantes : ça risque d’être très drôle, hilarant à en pleurer de rire, bourré de spasmes rigolatoires à s’en dilater la rate et se perforer le duodénum (ou seulement faire « pipi par terre » pour les meilleures constitutions) !
D’ici à ce qu’on nous refasse le coup de Mauroy « d’entre 81 à 83 », l’époque ou tout le monde pouvait raser gratis, il n’y a pas deux pas : Ce n’est plus de la « rupture tranquille », c’est l’Histoire qui hoquette…
 
Rendez-vous, non pas en 2012, mais dès 2009… Pour la vraie rupture !

ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander publié dans : La bande à Sarko 1er dit "Bling-bling" par Infreequentable
Mercredi 30 mai 2007
Steph se présente !
 
Mais oui : Stéphanie Grimaldi, soi-même !
Et directement aux législatives et dans la deuxième circonscription de Haute-Corse (2B) !
 
Il s’agit des cantons d’Alto-di-Casaconi, de Belgodère (ah ! Belgodère et son col avec sa route infernale), de Bustanico (et son boucher, et son petit curé), de Calenzana (avec ses biscuits au sucre et à la fleur d’oranger, le départ du GR 20), de Calvi (Semper Fidelis), de Campoloro-di-Moriani (ne pas confondre l’aéroport d’Ajaccio), de Castifao et Morosaglia (perchés dans la montagne), de Corti (la capitale de Paoli, son université… la plus petite de France), de Fiumalto d’Ampugnani, de Ghisoni, d’Île-Rousse (et son rocher tout rouge, port créé par Paoli), de Moïta-Verde (plus très verte), de Niolu-Omessa (pas très loin de Tralonca la célèbre), d’Orezza (et son eau pétillante) et d’Alesani, de Prunelli-di-Fiumorbo, de Venaco (« village » qui vit naître tant de célébrités, y compris Antoine, le chanteur des élucubrations), de Vescovato et enfin de Vezzani.
 
Beau et vaste pays, dominé par le « Clan » Giacobbi, Paul étant le Président du Conseil général local, PRG, aux côtés de l’autre clan installé à Bastia, celui des Zuccarelli (Émile, ex ministre de la Poste, ayant hérité de son père le siège de Maire de Bastia, la première circonscription) également PRG.
On se souvient que cette circonscription était « tenue » par Pasquini (Pierre) RPR, Maire d’Île-Rousse jusqu’en 97 pour passer aux mains de Patriarche (Paul) UDF/DL, Maire de Novella (étape obligée de la ligne de chemin de fer local et désenclavé depuis quelques années après moult travaux par « l’autostrada » : on y file à vive allure dans des courbes à la visibilité dégagée qui permettent tous les dépassements possibles et les radars sont dans la plaine) !
 
Sarko y a fait un bon score en mai dernier et la miss, investie par l’UMP en novembre 2006, soutenue par tous les caciques du coin, Ange Santini en premier lieu, ex-Maire de Calvi, devenu deuxième adjoint de Calvi aux côtés de Pancrace Guglielmacci – le Maire, Jean étant le premier adjoint et Dominique un des 26 élus (si, si cf. http://www.villedecalvi.fr/fr/conseil.php?visu=espace_citoyen, une vraie « famille » avant de devenir un futur « clan » –, Président de la collectivité Territoriale de Corse depuis 2004, qui exécute les délibérations de l’Assemblée Territoriale et de celui de la communauté de communes de Balagne (qui a tant de mal à construire son antenne de l’hôpital de Bastia) et gère comme elle peut les ressources en eau potable depuis que la nappe phréatique aurait tendance à passer sous le niveau de la mer, en plaine, a de bonnes chances de réussir contre Jeannine Boschi Andreani investie par le PS !
 
Si on peut lui souhaiter de remporter la majorité des suffrages de ses concitoyens, balayant « comme un ouragan » toute opposition démocratique, il faut rappeler que la Dame est déjà une élue locale, pour être Maire de « La Porta », commune de 196 habitants, au Nord et sur le versant Est de la Castagniccia (l’autre côté de ma montagne battue de chemins pluriséculaires tracés par des générations d’ânes), perdue dans une des nombreuses vallées verdoyantes, Présidente de l’Office d’équipement hydraulique de la Corse, Conseiller exécutif…
 
 
Ce n’est pas la princesse du Rocher (l’autre, pas celui de Gibraltar) !

ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander publié dans : Corsitude par Infreequentable
Mardi 29 mai 2007
« Q-Nu » !
 
I – Comme chacun le sait, le « Q-Nu » ne désigne rien d’autre que le « Calcul Numérique »… Exercice phare de tout impétrant à l’entrée d’une grande école quelconque.
Ça consiste à faire une série d’opération numérique (addition, soustraction, multiplication, division) avec des nombres quelconques, dans un ordre quelconque, le plus rapidement possible !
On ne demande pas un résultat arithmétiquement juste, c’est impossible sauf avec un boulier chinois, mais un ordre de grandeur significatif.
Par exemple : (111,77 x 9,84) + (7,86 / π) = 1.124,5097…, tout le monde sait cela (Vous pouvez vérifier, je l’ai demandé à « ma machine à compter », celle qui connaît tous les résultats de toutes les opérations possibles et imaginables : personnellement, je lui fais confiance depuis des années…)
On arrive au même résultat en se disant que 111 (à 0,7 près) x 10 (à 0,16) près égalent 1110 (à 0,86 près) ; que 7,84, c’est 8 (à 0,16 près) et que π vaut 3,14 (à 0,0005 %) ce qui donne 25 (à 0,1605 près). Ou que 3 x 8 = 24…
Par conséquent, 1110 + 25 = 1.135 (à 0,86 % près, le plus fort des écarts) !
Vérification : 1.135 – (1.135 x 0,86 %) = 1.135 – 9,761 = 1.125 !
On peut affiner, naturellement.
 
En bref, il faut avoir un cerveau qui fait en permanence des règles de trois : c’est plus facile. D’ailleurs, j’ai eu un patron qui faisait très fort – pour le calcul de la TVA, c’était utile – qui rapprochait au fil de la conversation toutes les valeurs énoncées.
Il aurait pu dire : « 1.110 + 21 = 1.131 » (ça c’est calcul mental), puis « 1.120 » pour tenir compte des arrondis, puis « 1.125 » pour faire une moyenne, pendant que je m’emmêlais les doigts sur un clavier… à lui annoncer qu’il s’était planté de 51 centièmes !
Alors, invariablement, il vérifiait, tapant une fois sur deux sur son téléphone (les touches sont inversées par rapport à une calculette de comptoir), râlant de sa méprise en se rendant compte que le moteur de l’imprimante ne répondait pas et fulminant contre mon esprit de « kon-table ».
 
II – La règle du « Q-nu » s’applique aussi dans les marchés publics. Au-delà de 90.000 €, un appel d’offre public est obligatoire. Non seulement il n’est pas possible de passer une convention de gré à gré avec une collectivité publique, mais en plus, on vous laisse à peine quelques jours pour réunir des pièces délivrées par les administrations publiques, en plus d’une attestation sur l’honneur de type « 3666 », comme quoi vous n’avez pas été condamné depuis moins de 5 ans, etc.
La DC4 vous demande qui que vous êtes ;
La DC5 vous fait préciser ce que vous êtes (avec un bonus pour les coopératives, scop, artisan, entreprise « adaptée » et entreprise d’aide à l’emploi), le détail de votre chiffre d’affaires, vos 3 derniers bilan, une attestation du banquier comme quoi vous êtes « beau », une attestation d’assurance professionnelle (ne pas cocher la case règlement judiciaire, sans ça il faut produire le jugement qui dit que vous êtes un failli) et une habilitation « défense », décret n°98-608 du 17 juillet 1998, au cas ou vous seriez un espion !
Naturellement, cela ne suffit pas pour autant : Outre votre qualification, professionnelle (diplôme notamment), votre certification qualité, vos effectifs, votre encadrement, vos références professionnelles pour le même type de marché, faut aussi aller quérir un certificat de « bon contribuable » auprès de vos services des impôts (ce qui va déclencher immanquablement un contrôle de comptabilité et 3 mois d’activité à temps partiel à répondre aux demandes d’un inspecteur sourcilleux qui vous prend pour un fraudeur, sans compter une éventuelle vérification de situation fiscale personnelle), un autre des Urssaf qui va déclencher à peu près la même procédure, etc. etc ;
La DC7 qui vous permet d’inscrire toutes les adresses d’organismes publics auprès desquels on pourra vérifier tous les renseignements fournis par ailleurs (pas moins de 10…).
 
Bref, « à poil », comme aux « 3 jours » du service national du temps où l’on portait les armes sous l’uniforme !
Ça, c’est la France qui marche !
Le plus drôle dans l’affaire du week-end (eh oui, ça bosse toujours, dans l’urgence et sans délai, un boss, alors que 60 % de la France se trémousse pendant ce « pont » qui n’existe plus pour cause de solidarité envers les « seniors »), c’est que le pote qui veut que je réunisse tout ça pour se porter candidat à un marché auquel il postule, c’est moi qui ait rédigé l’aspect technique du dossier, avec son aide : Non seulement, personne ne comprenait l’objectif du maire concerné – il m’a fallu quelques entretiens avec lui à mes « heures perdues » pour finalement « mettre en forme sa pensée » – mais en plus, mon pote est le seul en France à être capable de « rentrer » dans ces objectifs là, tellement nous avons « verrouillé le problème » !
 
De deux choses l’une, ou « mon pote » crée un concurrent, en tout cas, donne l’idée d’un produit nouveau à un des cabinets anglo-saxon qui erre sur le territoire, gonflant ainsi les profits des associés de Chicago ou de Boston, parce qu’il n’est pas capable de réunir tous les éléments montrant qu’il a un « beau cul » ou Monsieur le Maire ira se faire voir, tellement il est compliqué !
Ou on réforme la procédure…
En bref, comme le sujet portait sur les moyens d’une réduction des coûts et des moyens pour une augmentation des « services rendus » à la population, la fiscalité locale n’est pas prêt de diminuer dans ce pays là !
 
III – Question « Q-nu », c’est le « Perroquet libéré » (http://www.leperroquetlibere.com) qui en annonce une bien meilleure : le 9 juin à 14 h 00 il y aura une manifestation de « cyclonudistes » sur la pelouse de Reuilly, suivie d’une traversée de Paris !
Qu’on se rassure, les « rollernudistes » seront également les bienvenus, offrant les gracieux balais de leurs déhanchements en sus !
 
Eux au moins, quand ils font « Q-nu », c’est avec ce mot d’ordre : « L’indécence, c’est l’essence ! »
À voir le comportement de Monsieur notre Maire parisien, lui qui n’hésitait pas à verbaliser les strings et les « topless » sur les plages rive droite de chaque opération « Paris on ze beach »…
Et celle de D. Baupin, qui veut mettre tout le monde à vélo dans les rues de la capitale ?

ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander publié dans : Le charme discret des gauloiseries par Infreequentable
Lundi 28 mai 2007
 
Histoire de la semaine…
 
C’est un citoyen rare : il est écologiste ET parisien. Il aime la nature, les arbres, les petits oiseaux et les fleurs. D’ailleurs, il cultive un peu de pavot, juste pour la décoration, sur son balcon. Il aime à se balader sur le marché aux fleurs, coincé sur l’île de la cité entre la Préfecture de Police, l’Hôtel Dieu, le Tribunal de Commerce et la Seine, comme dans un Eden dans un écrin de pierres taillées par la présence humaine.
 
Ce jour là, il est intrigué par un perroquet qui braille l’Internationale à longueur de temps : « C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain ! »
L’animal s’arrête, l’observe en chantant quand il passe devant lui et le siffle quand il s’en détourne, pour le faire revenir.
Il finit par se décider, s’enquiert du prix auprès du commerçant et achète la bestiole multicolore avec son perchoir qu’il installe chez lui au milieu du salon, après un parcours épique à vélo, doublant les bus à l’arrêt qui le redoublaient acrobatiquement entre deux arrêts, secouant tous les passagers comme dans un panier à salade…
 
Évidemment, il convie rapidement ses copains de quartier, très fier de sa nouvelle acquisition, pour venir admirer le bel oiseau qui chante à tue-tête : « C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain ! »
        Et la Marseillaise ? Tu n’as pas essayé ?
        Non ! Je crois qu’il ne connaît que l’Internationale…
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
        Pas de problème avec tes voisins, jusque là ?
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
        Je les emmerde !
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
 
Tout au long du repas, les conversations sont couvertes par « Coco », le bien nommé : « C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain ! »
        Faudrait pas que tu invites tes potes du FN ! Ils en feraient de la pâtée pour chat !
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
        Je n’ai pas de potes au FN ! Ou alors, ils sentaient pas bon !
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
 
Le repas dure et tout le long du digestif on continue d’apprécier « Coco » dans ces vocalises : « C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain ! »
        Il est où le bouton « Stop » ? Commence à m’énerver ton bestiau !
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
        Je ne sais pas ! C’est vrai que c’est agaçant !
        C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, l’Internationale sera le genre humain !
 
N’y tenant plus, l’un des convives éructant, la bave aux lèvres, les yeux ivres de crimes monstrueux contre l’humanité toute entière dans le regard, finit par se lever d’un bond et flanque un claque monumentale à l’oiseau qui le met KO, l’aile et la plume en désordre au bout de sa chaîne.
        Excuses-moi ! Je n’y tenais plus !
        Ouf !
        Il manque déjà » fait l’une des convives… « C’est la…
        La ferme !
Et toute l’assistance, consciente d’avoir vécu là un moment de terrible désolation, de consoler le brave propriétaire de « Coco » resté marri et coi, bouche bée, tétanisé un long moment, lui disant tous les bienfaits de cet acte de libération des tympans, certes violent, mais immanquablement justifié…
 
En fin de soirée, une fois seul, ses amis repartis dans leurs beaux quartiers rive-gauche (côté rue de Rennes, la désolée), l’homme revient contempler son animal, gisant et inerte accroché tête à l’envers à son perchoir.
« Coco » jusque là parfaitement immobile ouvre alors une seule paupière et dit : « Ils sont partis, les Sarkozistes ? »

ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander publié dans : Histoires d'en rire ! par Infreequentable
Vendredi 25 mai 2007

 

On l’a échappé belle…

 

Au démarrage, en 2001, la nouvelle municipalité portée par les manœuvres politiques de bas étage destinées à faire « barrage à Seguin » (le baffreur de pizza dont même Épinal ne voulait plus) par les caciques en place, souhaitait imposer des artères exclusivement piétonnes un peu partout à Paris, histoire d’ajouter du « bordel au bordel ».

Plusieurs quartiers devaient donc être exempts de toute circulation à « 4 roues ».

La rue de Rennes devait en être, quitte à être la première.

 

 

 

Puis a été inventé « le débat participatif » par notre Maire toujours prompt à faire parler de lui pour n’importe quelle raison : un vrai cabot qui se veut festif avec sa mine de croque-mort ambulant et le pognon du parigot qui n’en revient toujours pas de voir du sable puisé dans les carrières franciliennes de l’ère secondaire venir saloper les rives de la Seine dans les opérations « Paris Plage on the river » estivales à destination des « djeun » (et autres vieux kons délabrés) des quartiers !

 

 

 

La municipalité a donc reculé, ici avenue Bosquet, là sur les champs Élysée, mais « passant en force » (c’est la méthode Beau-pin… On avait aussi Vil-pin et le CPE) pour les couloirs de bus ailleurs, le tram et les vélos sur les trottoirs (après qu’un des élus écolos se soit fait bousculer sur la chaussée, pour avoir pédalé en zigzag par grosse chaleur), à titre de compensation, imagine-t-on !

La rue de Rennes devait de toute façon être « punie » pour devenir un laboratoire d’essai.

Premières réunions avortées, plusieurs années de travail, 4 équipes d’architectes pour accoucher d’une souris présentée hier soir au gymnase Vaugirard devant les « riverains »… Car il y aura de toute façon de la circulation motorisée sur cette artère vitale !

 

 

 

Nous étions 400, paraît-il, dans un lieu qui ne peut en contenir que la moitié ! Je ne vous raconte pas le délire. Personnellement, je n’ai même pas pu approcher le Maire du 6ème, qui habite pourtant dans la rue voisine ! Brouhaha intense.

Curieusement, je croyais connaître tout mon monde dans ce quartier que je fréquente assidûment depuis une éternité pour y avoir toujours habité, ici ou là ! J’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai fait mes études, j’y travaille, je m’y suis marié, j’y ai conduit mes enfants à l’école, j’y achète mon pain quotidien, mon journal matinal, j’y ai mes fournisseurs, quelques clients aussi et j’y vote à toutes les élections depuis « Giscard à la barre », y compris prud’homales (collège salarié puis collège employeur), pour la Chambre de Commerce et pour mes juges au Tribunal du même nom…

C’est tout juste si je peux repérer quelques têtes connues, et de loin.

Qui sont-ils tous ces gens venus « débattre » pour invectiver bruyamment mes concitoyens venus s’informer ?

 

 

 

Je résume en bref et de ce que j’ai compris, pour la rue de Rennes : Pas de projet définitif, pas de « solution alternative cachée ». Pas de rue piétonne. Tout juste un peu plus de place pour le piéton, et encore…

Ce n’est pas sûr tant il pourrait y avoir des aires de déchargement de camions pour les commerces et le reste pour les vélos et autres « 2 roues » à stationner entre les arbres à venir. (Je veux des palmiers dattiers ou des figuiers : l’ombre des figuiers rend fou, c’est bien connu !)

Pas de quoi faire une révolution, même de quartier, si ce n’est… la méthode !

 

 

 

Ressorti de ce piège là vite fait pour aller prendre « le frais » au café du coin avec un pote (celui qui fait des bouquins sur l’art) – il faisait vraiment trop « moite » à notre goût –, notre réaction commune a quand même été de se dire qu’on l’a échappée belle : Imaginez un instant, un instant seulement, la « Môme Ségo » fraîchement élue instituant partout des « jurys citoyens » !

Le boxon ! Jusque sur tous les sujets d’État, là dites donc !

Passe encore de débattre entre gens soumis à la même discipline partisane à l’occasion d’une campagne présidentielle, élargis éventuellement aux sympathisants… Mais entre opposants, qui ne savent même pas de quoi ils causent, restant avoir pourtant un « avis avisé sur tout », relayant le « prêt à penser » du moment, franchement, c’est la meilleure façon de brader la démocratie représentative à la dictature d’une minorité agissante, ou d’enterrer n’importe quelle innovation et de laisser faire toutes les çonneries du monde avec bonne conscience démagogique !

Bref : Heureusement que la « Môme » retourne à ses fourneaux dans sa Charente profonde, continuant à refuser l’attribution de marchés publics aux entreprises parfaitement compétentes (et qui en ont besoin pour survivre et préserver les bassins d’emplois locaux), parce qu’elles ont des CNE à l’effectif ! (Les pauvres « vieux » privés de boulot ! La dégueulasse, va ! Elle avait prévenu, pourtant…)

Et pour la rue de Rennes, nous aurons une nouvelle équipe municipale d’ici là !

 

 

 

Alors, message à Monsieur Lecoq : J’attends qu’il organise des comités de riverains – des comités, pas des « grandes messes » pour « prendre la piqûre » – entre riverains, avec taxe d’habitation ou taxe professionnelle en main pour y participer (ou carte d’électeur du 6ème).

Et à des heures décentes, pas après une journée harassante de boulot et l’estomac vide depuis le matin…

Ou un référendum d’initiative locale pour prendre un avis autorisé sur tous les délires des ayatollahs autoproclamés, qu’ils soient écolos ou non.

On y verra beaucoup plus clair !

 Et j’aurai moins de suées…

ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander publié dans : Paris... Ville lumière par Infreequentable
Jeudi 24 mai 2007
 
Délires bourguignons !
 
On sait que l’ISF est un impôt inopportun : Il fait fuir, mais ça ce n’est pas nouveau et il n’est pas le seul. Il est anti-économique puisque payé avec de l’argent qui a déjà supporté de l’impôt, voire des charges sociales. Il est injuste puisque y sont – normalement – assujettis même les contribuables qui ont la malchance de s’enrichir sans rien faire, en laissant monter le cour de l’immobilier de leur habitation principale.
On sait ainsi qu’il augmente de 9 % l’an, tous les ans et en moyenne, depuis sa création ! Non pas que les français s’enrichissent de 9 % l’an tous les ans, loin de là – et d’ailleurs ça se saurait – mais par le double effet de l’augmentation du périmètre des assujettis, ceux qui sont obligés peu ou prou de céder une partie de leur patrimoine (parce qu’ils s’appauvrissent par ailleurs, parfois) et la flambée des prix par raréfaction des « biens à vendre », pour des raisons réglementaires, en général, mais pas toujours.
 
Illustration in abstracto :
Quand vous possédez votre 4 pièces en centre ville pour vous fournir quelques compléments de revenu, quand les loyers encaissés valent un vingtième de la valeur de votre bien (bail à habitation), soit 5 %, non seulement il vous faudra décaisser 1 à 2 points en plus l’entretenir tous les ans, payer la taxe foncière irrécupérable sur votre locataire et les impôts sur le revenu sur le reliquat ! Avec un taux de 30 % d’IR, c’est encore au moins un point qui s’en va en comptant la CSG, la CRDS et autres billevesées sur les revenus du patrimoine.
Reste à peine 1 %, 2 quand c’est bien géré. Soit un peu plus que de quoi payer l’ISF…
Pas très rentable cette affaire là ! Et encore moins quand vous vous privez d’un loyer, pour éviter l’IR et que vous habitez ce 4 pièces vous-même : là, il n’y a que le recours obligé sur d’autres revenus pour payer l’ISF.
 
Idem pour des actions en portefeuille : Il faut viser des PER de 10 à 11 pour faire face, ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui si vous entrez en bourse avec un CAC 40 qui dépasse les 6.100 points, en espérant aussi que vous n’aurez pas à faire face à un « retournement de conjoncture » inopinée : on ne vous remboursera pas la différence.
 
Fort de ces constats, la meilleure a quand même été celle vécue récemment.
Démonstration ubuesque, in vivo :
 
On fait appel à mes services pour tenter de porter un « diagnostic rapide » sur le redressement d’une entreprise qui fait des boîtes en carton.
Cette activité là consiste à solliciter des devis auprès des prospects pour découper et plier des cartons ondulés achetés plats. Commande en main, on se fait livrer le précieux matériel d’emballage, on le passe à la machine qui le découpe et, soit on la laisse les plier pour les empiler prêts à servir, soit on les empile à plat, l’utilisateur final se faisant fort de les déstocker le long d’un mur et de plier au fil de ses besoins.
Deux problèmes de gestion pure : les prix suivent un cours national qui a tendance à grimper depuis nombres de mois, les délais de livraison sont aléatoires quand on est petit (c’est si le camion est disponible), ce qui oblige à avoir un stock volumineux, donc un entrepôt à l’abris de l’humidité, bien ventilé forcément un peu coûteux et il vous faut occuper le personnel et la machine, sans ça, ça coûte encore plus et pour rien.
 
Le souci actuel de l’entreprise visitée, c’est que la machine qui découpe et plie plus vite que son ombre, elle est financée par un emprunt et que l’argent manque assez régulièrement en fin de mois. Le banquier local commence sérieusement à devenir nerveux : faut faire quelque chose.
Alors on fait appel à Zorro !
Pour qu’il trouve le moyen de coûter moins cher à produire, ou pour vendre plus cher…
Bé voyons !
Je gratte un peu : La boîte appartient pour moitié/moitié à la fille unique qui gère le problème et rachète sévèrement les parts de Papa, au fil de l’eau, pour lui assurer un complément de retraite des vieux commerçants ! Admettons !…
En notant que c’est s’obliger à se payer cher, sans contrepartie immédiate (elle a un fils à nourrir et un jules expert-comptable qui passe son temps à vider des chopines au lieu de chercher à retenir ses clients). C’est un aussi une source de charges sociales incontournables, tout ça pour dépenser de l’argent imposable au rachat d’un truc qui finira par être vendu à valeur zéro si ça fait faillite, dans l’achat des parts qui sont elles-mêmes génératrices d’impôt sur plus-values non professionnelles, puisque Papa n’est plus officiellement en activité.
Quand on a les moyens, les bons conseils du pseudo gendre, on peut se le permettre… Mais quand c’est l’argent des autres, il devrait se taire. Surtout quand ils en ont moins.
Passons…
On comprend pourquoi il a du mal avec sa clientèle à lui, celui-là, même si lui ne comprend pas !
 
Je continue de gratter et découvre que « papa » a un pied à terre Quai des Grands Augustins à Paris, planté devant Notre-Dame !
Ce fut acquis « à prix d’ami » via une rente viagère à une cousine qui y vivait et dont on comprend qu’elle accueillait volontiers son cousin pour ses virées parisiennes de célibataire !
Pourquoi pas ! De toute façon à 8.000 €/m² dans le pire des cas, la vente s’impose pour sauver la boîte et ses dix emplois, en calmant le banquier ! Et quand je dis huit, ça peut très bien s’échanger beaucoup plus tant l’emplacement est de rêve et particulièrement rarissime !
 
« Vous n’y pensez pas ! Je vais être imposable à l’ISF ! » Un vrai cri du cœur et des tripes !
Arg ! « Pardon ? » Que faille-je en tomber de mon fauteuil…
Comment expliquer au bonhomme que ses virées parisiennes ne sont plus que de vagues souvenirs, que cet appartement pourrait être loué (« Mais je vais payer encore plus d’impôts et je ne pourrai plus y aller ! ») et que si ça l’amuse, il transforme le tout, ou le reliquat après avoir épongé les dettes du fonds de roulement indispensable, en rente viagère à titre onéreux avec un abattement de 70 % compte tenu de son âge ?
Du coup on peut réduire le rythme des cessions de parts et donc les salaires et charges sociales de la fille, ce qui consolide les éléments d’exploitation et valorise l’entreprise.
 
Calculette en main, effectivement, même en souscrivant à une augmentation de capital pour sauver la boîte qui peut valoir quand même plus que ça si elle était en bonne santé, il paierait effectivement plus d’impôts, et à l’IR et au titre de l’ISF, qu’actuellement, même si la valeur capitalisée de rente diminue au fil du temps, que s’il garde cet immeuble manifestement sous-évalué à ne rien faire…
C’est vrai que la cellule ISF de la rue Geoffroy Saint-Hilaire n’est pas très active, comme toutes les autres, Monsieur le Directeur préférant déployer ses effectifs sur des impôts bien plus rentables comme la TVA au lieu d’aller emmerder les électeurs de Tiberi et les héritiers de « Tonton » Mitterrand, juste à côté, rue de Bièvre !
 
Conclusion : c’est bien tout l’art du législateur, dans son immense sagesse, que de créer de la pénurie d’offre, via sa réglementation fiscale, histoire d’augmenter les prix à titre spéculatif !
Le plus drôle, c’est que si cela avait été proposé, comme au USA, par des milliardaires patentés, et on comprend mieux pourquoi, tout le monde aurait trouvé cela très habile, puisque générateur d’un effet « spéculatif réglementaire ».
Mais pas du tout en France : C’était un « impôt socialiste », issu et porté aux urnes par le prolétariat valeureux en marche pour l’Histoire…
Depuis, les libéraux chiraquiens l’ont bien compris : pas question de toucher à l’ISF !

ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander publié dans : Fiscalité iconoclaste par Infreequentable
Mercredi 23 mai 2007
 
 
Soirée géante, hier, au fond des vignobles bourguignons ! Que des bouteilles sans étiquette, venues de derrière les fagots qui n’ont rien d’autre à faire à la cave !
Naturellement, nombreux commentaires sur la dernière campagne électorale, sans doute pour mieux préparer la suivante.
 
On cause de Devedjian qui s’invite à la tête, pour le moment collégiale, de l’UMP… Les uns y voit l’amorce d’un coup d’état, les autres réclament l’ouverture et la collégialité pour l’empêcher !
Ils ne se souviennent déjà plus de la méthode « Chirac » du temps de Chaban-Delmas ou de celle de « Sarko », plus récemment…
Bref, quand le chat n’est plus là, les souris dansent, c’est bien connu !
 
On parle de « félonie » pour Kouchner et Besson. Ça, c’est sûr, voilà une équipe de bric et de broc qui ne tiendra pas bien longtemps : Sarkozy nous refait le coup de Giscard, avec le « Chi » en premier ministre et des « ministres d’ouverture » : JJSS, notamment, ministre éphémère des réformes, pour être issu du Parti Réformateur – tiens donc – en commençant par l’aile de l’Airbus 300, le premier !
Explosé en vrille pour « voter » contre la dissuasion nucléaire…
On verra bien au prochain remaniement ministériel attendu pour la fin juin !
 
Et on bruisse beaucoup autour de « Ségo » un peu plus loin. Pas soutenue… Non ! Non ! C’est elle qui ne voulait pas d’éléphant dans son entourage, la petite souris !
Voilà donc un parti qui va exploser en plein vol ! C’était net autour de la table : Parce qu’elle a su écarter les poids lourds minoritaires, elle a fait le ménage pour une refondation. Pourra-t-elle poursuivre ?
Les plus enragés le veulent de toutes leurs forces. Les autres restent dubitatifs.
Personnellement je m’inquiète d’une absence possible d’une véritable opposition démocratique…
Parce qu’elle parlait différemment, elle a fédéré bien au-delà que le cercle des socialistes des cabinets parisiens, les fossilisant presque tous. Ce qui ne l’a pas empêché, par son échec, d’en renvoyer la cause sur le dos d’autrui.
Est-ce bien suffisant ?
 
Et pour quelle révolution de palais ? La gauche a surtout perdu ses repères et c’est sans doute à cause de Bayrou qui a brouillé les pistes jusqu’à aller envisager de tenir la bougie pour des soirées orgiaques rue de Solférino (Ah, l’attrait du pouvoir !…) Lui, l’homme de droite centre !
Il va en mourir d’avoir été à chatouiller les frontières.
 
Bonne synthèse d’un inconnu rubicond et déjà passablement éméché : « La France a choisi le pragmatisme, plutôt que le dogme ! »
Là, je m’y reconnais ! Le dogme est bien le cancer de la chose publique. À force d’avoir échoué, à force d’avoir tout essayé, à force d’avoir tout théorisé, à force d’avoir tout épuisé, il a montré ses limites entre la « pensée unique » et les « néo-marxismes ».
 
J’irai même plus loin : La France a choisi la culture du résultat, renonçant à la culture des moyens.
J’explique dans le brouhaha : « Depuis plusieurs décennies, devant l’impuissance à régler des « dysfonctionnements », on a mis toujours plus de moyens. Il suffisait de descendre dans la rue, d’émouvoir et on ouvrait le porte-monnaie ! Pour se rendre compte au final que les résultats n’étaient pas là ! Voire pire, que la situation se dégradait encore plus vite. Alors on change : Culture du résultat d’abord. Et ça peut marcher ».
Je le constate tous les jours en entreprise : quand les acteurs sont au pied du mur, et qu’il faut faire avec les moyens du bord – ceux qui existent déjà – ils font ou s’en vont.
Pour être aussi (un peu) marin, je sais déjà qu’on ne peut pas s’en aller comme ça : donc on fait !
Et le fait de faire emporte toujours une dynamique du succès : le sentiment de l’exploit est nettement plus motivant que le « train-train » des habitudes !
 
En espérant avoir raison, une fois de plus, pour mon pays tout entier, cette fois-ci.

ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander publié dans : Actualité politique par Infreequentable
Mardi 22 mai 2007