J'ai de ces lectures... Désopilantes !
Aimé Césaire est mort et enterré ! Dieu ait son âme !
Je n'ai pas tout suivi, le nez dans mes bagages, mais il paraît qu'il était question de le coller directement au Panthéon, entre deux maréchaux d'empire, pas très loin de Hugo, Voltaire, Rousseau et Moulin réunis !
Voilà bien une idée aussi sotte que grenue !
Je n'ai pas tout lu ni tout su de « ce poète » au verbe fort, déclamant mieux que quiconque la « négritude » (un peu comme mes « cousins », avec nettement moins de talent, clament la « corsitude », pendant que d'autre parle de « bravitude »). Mais franchement, quand celui-là est capable de s'adresser à « l'homme blanc » (autrement dit un nègre dépigmenté, restons dans l'historique un peu sérieux de notre ancêtre Lucy, visible au musée de l'homme des parigots) pour lui lancer que « le nègre - noir faut-il s'imaginer - l'emmerde » profondément, suppose-je, je demande à voir où se trouve la rime, prenant même mes doigts pour compter les pieds...
Un talent qui s'éteint, c'est toujours triste : je l'ai dit mille fois à plusieurs reprises, entre mes lignes, ici
même, moi le nain du « pointillisme cybertronique », même pas capable d'écrire sans faute de conjugaison, à l'orthographe approximative (c'est comme ça : j'ai été éduqué par
l'école publique !) combien ça peut me rendre triste, découragé même.
Mais de là à dépêcher un Président sur place, un peu moins « bling-bling » depuis qu'il porte la cravate noire et le costume sombre, je demande à comprendre.
Certes, dans un pays peuplé de blancs, au passé colonialiste avéré et paraît-il bénéfique pour l'humanité (c'est dans la
loi, je n'y peux toujours rien et ce n'est pas moi qui violerai la loi le premier !), il vaut forcément mieux ne pas être « homme noir »... tout comme il vaut mieux être jaune et
bridé en Asie, black de chez black sur le continent africain (quoique, au Darfour et ailleurs, ce n'est pas forcément un sinécure) et rouge de chez rouge aux Amériques ! C'est comme
ça !
Les grands blonds aux yeux bleus, réputés aryens des rives de la Caspienne, étaient en vogue il y a 70 ans, alors que
les peaux laiteuses et romantiques l'étaient du temps de ma grand-mère !
Aujourd'hui, pour être beau, il faut être brushingué, bling-bling et bronzé des alpes...
Question de mode !
De là à grandir l'homme qui dénonce la fatuité humaine quant au racisme outrecuidant qu'il véhicule, je veux bien, mais à condition d'expliquer qu'il n'y a pas de race, juste des apparences différentes !
Et que naturellement, est stupide l'ignorant qui s'imagine que ces différences physiques sont le reflet des différentes « essences » de l'humain !
Puisqu'il n'y en a qu'une...
Que par commodité, je veux bien qu'on distingue des chevaux, des vaches, des chiens selon leur typologie. Des hommes, nenni, ils appartiennent tous à la même espèce !
De plus, dans mon pays de Gauloisie, depuis sa troisième République (juste quelques mois après sa proclamation), ils sont tous égaux en droit... Je dis bien en droit quels qu'ils soient !
Et que dénoncer la « négritude », au niveau lambda, c'est-à-dire l'aspect, c'est retomber dans l'anticonstitutionnalité de ce qui fait l'unité de mon pays (que j'aime tant et partage volontiers tellement il est beau !). Alors le Panthéon direct...
De dénoncer les comportements racistes, parce qu'ils engendrent la çonnerie à l'état brut, là oui, parfaitement d'accord !
Mais à condition de dénoncer toutes les çonneries, toute autant odieuses les unes que les autres et parfaitement illégales, notamment quand elles s'adressent à des groupes ethniques et... proviennent de « groupes ethniques » se reconnaissant comme tels.
Je pense à Dieudonné et son anti-sémitisme larvé, je pense à ses « arabophobes » du côté des rives du Jourdain, je
pense à ses illuminés du Divin qui viennent se péter la tronche jusque sur « Ground zero », je pense à toutes ces folies qui traversent mon monde à moi-même (et que je partage
volontiers tellement c'est beau !) à le faire tressauter à tout va.
Et à me demander, parfois, si je ne me suis pas trompé de planète et d'époque en y naissant là !
Là oui, Hugo le premier sans aucun doute, avec toute sa magie des mots était capable d'enflammer n'importe qui à dénoncer la misère, toutes les misères. Il a été reconnu comme digne de reconnaissance par la Patrie.
Aimé aurait dû connaître le même sort, reconnu « à la Patrie reconnaissante », pour dénoncer des déviances d'esprits faibles qui ne devraient même pas exister, même pas en rêve (en cauchemar, pour être clair) ?
Je ne comprends pas bien.
Et j'admire sa famille et ses fidèles, qui ont plus de sagesse que nos gouvernants, voire leurs putatifs remplaçants, à laisser la dépouille du vieil homme au milieu des lieux qu'il aimait à fréquenter.
Qu'il soit remercié pour ses lignes et sa poésie.
Et qu'il y repose donc en paix !
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