Lundi 30 avril 2007
Communication scientifique
Respectueux des divers « délires d’opinion » des prochains jours, inévitables en cette période préélectorale et autres « marchandages », par ailleurs, comme vous, restant dans l’attente du débat promis mercredi prochain comme point d’orgue, pour lesquels nous sommes incompétents à émettre un quelconque jugement éclairé, nous avons décidé, comme lors de la dernière semaine du premier tour des élections présidentielles, de ne pas vous infliger nos coups au cœur (et autres indignations) !
Ce serait indécent : vous avez déjà les vôtres à gérer. Et c’est assez stressant comme ça, nous en convenons.
Nos « histoires de corsitude » n’ayant emballé que peu de monde, faute pour la plupart de ne pas avoir le doux chant de l’accent insulaire dans l’oreille, nous ne vous infligerons pas, non plus, amis lecteurs, une seconde séance ! Nous avons décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique : « La fiscalité en folie ». Comme nous restons sérieux, cette rubrique sera aussitôt baptisée : « La fiscalité iconoclaste », autrement dit comme vous ne l’avez jamais regardée (même les pro : clin d’œil à Incognitoto et d’autres visiteurs que ce sujet peut intéresser) !
Toutefois, en ce qui concerne le stress, aujourd’hui, nous nous en tenons à tenter de soulager « l’ignorance vertueuse » de certains penseurs modernes candidats à de brillantes fonctions ultimes, qui se sont récemment exprimés sur « l’acquis et l’inné » en matière pathologique [cf. : http://infreequentable.over-blog.com/article-6350413.html], concernant notamment le suicide des jeunes.
Il se trouve qu’en page 54 du n° 1076 de la revue « Sciences & Vie », dont nous restons un fidèle lecteur depuis août 1973, malgré les tombereaux d’articles viscéralement et outrageusement anti-nucléaires, allant jusqu’à insulter le bon sens et l’Intelligence d’il y a quelques années, le numéro du moi de mai 2007, il est indiqué que :
« Sheryl Smith et ses collègues du centre médical Suny Downstate, viennent de montrer que l’hormone « alloprégnanolone » (THP), qui agit comme un tranquillisant chez l’adulte, aurait au contraire un effet anxiogène chez les 14-18 ans. »
Il se trouve que chez les souris adultes, la THP se fixe dans le cerveau sur le « récepteur neuronal de l’anxiété standard « GABA-A », ce qui a un effet calmant une heure et demie après un stress, alors qu’à l’adolescence de la même bestiole, la THP se fixe plutôt sur un sous-récepteur de GABA-A « 4 », ce qui a pour effet d’accroître l’anxiété !
En bref, en agissant sur le sous-récepteur pour qu’il ne fixe plus la THP, on pourrait dans un futur proche empêcher d’accroître le sentiment de l’anxiété de la souris adolescente, en espérant transposer la recette aux homo sapiens sapiens dont on souligne « qu’ils ont naturellement plus de difficulté à gérer leur anxiété » !
Autrement dit, les problèmes des dépressions des jeunes ne sont ni culturels, on s’en serait douté, ni génétiques (là, ça conforte notre opinion personnelle non autorisée), mais tout simplement hormonaux…
Comme quoi, la science en marche balaye parfois (et plus souvent qu’on ne peut l’imaginer) les certitudes des facultés de droit, même celle de Nanterre.
Nous nous rappelons ainsi, pour être issu d’une faculté de droit parisienne de la meilleure réputation pourtant, que nous avions fait de même à l’égard de notre professeur de droit (civil) de la famille qui nous bassinait avec son « pater is est que nuptiæ demonstrant », tout à fait justifié à l’époque, insistant sauvagement sur l’impossibilité, « à jamais », pour la science, de pouvoir identifier un père biologique.
Mais tout en reconnaissant que des actions en « dénégation de paternité » pouvaient être engagées avec d’autres moyens de preuve, ce qui était fort rare, exceptionnel et très difficile, même dans le cas de non respect du délai de viduité, disparu il y a quelques années et de l’enfant né d’un père prédécédé (avec tous les problèmes de succession qui vont à la clé, mais que nous avons abordé l’année suivante seulement avec le cours de droit (civil) des biens : souvîntes-vous de l’enfant putatif d’Yves Montand dont on est allé déterrer la dépouille !).
Il faut dire qu’à l’époque, les tests génétiques n’en étaient qu’à leurs balbutiements : on découvrait seulement qu’on pourrait « savoir faire » dans un bref délai, mais on ne voyait pas très bien encore à quoi cela pouvait servir dans les milieux scientifiques !
J’ai eu une mauvaise note scientifiquement injustifiée ce jour là, à faire le kon au côté de 800 z’étudiants, bravant bêtement le plan bien ordonné de ce prof là (et ses con-victions).
Et depuis, les identifications génétiques sont même devenues des preuves irréfutables en matière pénale.
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